ÉLP éditeur
Combien ? Peu ! Beaucoup trop peu. Pensez-y ! De toutes les figures féminines qui marquèrent l'histoire, citez-moi celles dont l'aura ne fut pas noircie par le temps ou dont le génie ne fut point usurpé ! Jeanne d'Arc, brûlée vive ! Hélène de Troie, une fois la guerre menée ? Oubliée ! Marie de Médicis exilée, Colette obligée de publier sous le nom de son mari... Marie Sklodowska finalement prix Nobel mais d'abord avec son mari Pierre Curie... Quant aux femmes imaginaires depuis Ève, y en a-t-il une seule que le destin a gâtée d'une auréole bénéfique ? Lilith, Kali la noire, Isis, Athéna, Aphrodite même, Hécate la morbide, Ariane, Eurydice l'infernale, Morgane, Baba Yaga la sorcière, Alice, Clochette la jalouse ou autres Nymphes, Érinyes, Muses, Parques et Amazones... Toutes ont leur part d'ombre, leur légende noire. Avec la grâce de son style et l'humour de ses propos, Thierry Noiret passe en revue le parcours de neuf héroïnes marquantes du passé. S'il se permet de modifier leurs noms, c'est surtout pour tromper « l'ennemi masculin », mais aussi - et surtout, pour mieux leur rendre hommage et restaurer leurs lettres de noblesse.
Clair de soleil - Claro de Sol est le deuxième recueil de poèmes de Marisol Vera, poète, peintre et travailleuse sociale, née au Chili et vivant à Montréal depuis 2006. « Marisol aborde la poésie avec un style unique et bien développé, ainsi qu'une poétique qui valorise le lyrisme, la nature, les relations humaines et, autant que possible, l'espoir face à la tragédie ». - Hugh Hazelton Clair de soleil - Claro de Sol es el segundo poemario de Marisol Vera, una poeta, pintora y trabajadora social, nacida en Chile y que vive en Montreal desde 2006. "Marisol llega a la poesía con un estilo único, bien desarrollado, así como una poética que valoriza el lirismo, la naturaleza, las conexiones humanas y, en lo posible, la esperanza frente a la tragedia". - Hugh Hazelton Marisol Vera aime la vie et s'émerveille de la force qui s'exprime dans la nature en constante évolution. La découverte de ce monde unique l'amène à réfléchir sur les émotions qui imprègnent son âme, les révélant dans ce recueil de poèmes bilingue espagnol-français. Sa sensibilité se traduit à travers la poésie, la photographie et la peinture, depuis plus de 38 ans. Sa poésie a été publiée dans diverses anthologies poétiques collectives en Argentine et au Canada. Ce recueil de poèmes compte sur la participation de sa soeur et écrivaine Margarita Vera. Marisol Vera ama la vida y se maravilla de la fuerza expresada en la naturaleza siempre cambiante. El descubrimiento de este mundo único la lleva a reflexionar sobre las emociones que impregnan su alma revelándolas en su poemario bilingüe español-francés. Su sensibilidad se traduce a través de la poesía, la fotografía y la pintura, por más de 38 años. Su poesía ha sido publicada en diversas antologías poéticas colectivas en Argentina y en Canadá. Este poemario cuenta con la participación de su hermana y escritora Margarita Vera.
Dans L'odeur douce et sucrée de la farine de coco (ÉLP éditeur, 2023), Jean-Pierre Asselin de Beauville évoque son adolescence en Martinique. Dans Le rêve et l'engagement, un récit qu'on peut lire séparément du précédent, il se penche sur ses premières années d'études en France - désignée comme étant la Métropole. Pétri de rêves, idéaliste, il flirte avec des idées d'indépendance pour son île natale. Ses rêves de révolution le conduisent même à s'installer dans cette Algérie, nouvellement libérée où il découvre une autre culture et participe à l'excitation entourant l'émancipation des pays d'Afrique. Dans l'euphorie de la décolonisation, il s'implique et milite au sein de l'Association générale des étudiants martiniquais. De retour sur son île natale, confronté à « la vérité du terrain », il se résout à mettre en veilleuse ses idéaux de séparation. Il repartira en France y effectuer son service militaire - obligatoire au début des années 1960 et terminer ses études supérieures. Le rêve et l'engagement est le récit de la rupture. Rupture entre l'adolescence et l'âge adulte, entre les aspirations et la réalité - qui malheureusement nous rattrape toujours. Dans cette autofiction, rédigée dans un style aussi élégant qu'efficace, Jean-Pierre Asselin de Beauville restitue avec brio l'atmosphère particulièrement stimulante des années 1960. Un temps où tout était (encore) possible. Après une carrière de professeur d'université et de scientifique dans le domaine de la reconnaissance des formes, Jean-Pierre Asselin de Beauville s'est converti à l'écriture littéraire et a notamment publié deux romans, C.Q.F.D. ou la diagonale de l'exil (Echo-éditions, 2020) et Il était une fois le Quenada (ÉLP éditeur, 2022).
Plus on s'adonne aux arts, plus les arts nous font penser. Et comme les arts font penser, il arrive un moment où la philosophie des arts doit être envisagée. On ne peut pas simplement faire. Il faut aussi conceptualiser. C'est inévitable. L'art n'est pas exclusivement passionnant ou émouvant. Il est aussi intellectuellement intéressant, notamment, justement, pour le philosophe des arts... Et ce philosophe des arts, c'est nous. Pas l'artiste. L'artiste qui produit ne sait rien de ce qui se produit, ne comprend rien à ce qui se produit. Et c'est comme ça que ça peut être intéressant. C'est quand il ne sait pas. Il est le dernier à pouvoir juger ce qu'il fait. Marcel Duchamp
Une série de miniatures en prose incisives, confinant à l'insupportable, tant dans le traitement que dans les thématiques extraordinairement ordinaires, qu'elles saisissent et relaient. Les textes de fiction, très brefs, du présent recueil forment un vrac étoffé d'évocations de sentiments intérieurs, à travers l'interprétation expressive (aussi au sens dramatique du terme) d'un lot restreint de réactions sociales. On y exprime, très explicitement, des sentiments frustrés, rageurs, des évocations de situations tendues, conflictuelles. Ces sentiments et ces situations sont les émanations de problèmes particuliers, vécus antérieurement et/ou revécus intérieurement... ressassés... ruminés... Les individus évoqués ici, de texte en texte, varient. Ce sont des hommes, des femmes, des ados bien verts, des briscards blanchis sous le harnais. Ces gens - habituellement une personne par texte - se retrouvent dans des situations de mésaventures, variables elles aussi. Ils rencontrent une personne qu'ils ne veulent pas voir. Ils ont des ennuis dans leur emploi. Ou ça peut être un étudiant qui est confronté à son prof. Ou un prof qui rabroue un étudiant. Ça peut être des conjoints qui discutaillent (on entend alors une seule voix). Ça peut être quelqu'un qui exprime sa contrariété à
« Écoute-moi bien, forgeron. Je ne tolérerai jamais que Karina s'intéresse à un autre que moi. Je pensais qu'en se lassant un petit peu de toi, au fil de ce dernier petit bout d'éternité, éventuellement, elle me reviendrait. Non que non, nom de nom, il faut qu'elle aille se rouler dans la peinture avec ce mortel bizarre. C'est insupportable. » Karina est la déesse domaniale de l'Amour. Elle opère au sein d'un panthéon strictement polythéiste, archaïque et exempt de la moindre hiérarchie autoritaire entre les dieux et les déesses. Karina est une déesse de forme humaine, très belle, radieuse et qui a énormément de prétendants et de soupirants. Au cours de son existence infinie, elle s'est amusée avec beaucoup d'hommes et même de femmes, des personnages charmants, touchants... comme elle le dit, si souvent. Mais Karina a toujours ressenti un certain vague à l'âme. Fouineuse et industrieuse, elle comprend confusément qu'il lui manque quelque chose, dans son existence... Elle veut tirer les choses au clair. Pour ce faire, Karina, déesse de l'Amour, rencontre, en audience spéciale, Ursanna, déesse de la Sagesse et du Savoir. C'est de cette rencontre sublime entre ces deux déesses cruciales qu'il est scrupuleusement rendu compte dans ce roman.
Longtemps la vie de mon père m'a servi de contre-modèle. Je ne parle ni de l'homme ni du père de famille pour lequel j'éprouve encore respect et affection, mais de cet homme éreinté par le travail quotidien en usine, de cet homme pauvre qui devait cumuler les emplois pour offrir une maison avec tout le confort de l'époque à sa famille. Et voilà que je me rends compte aujourd'hui que je fais exactement comme lui... Je mange debout dans la cuisine, je cumule deux ou trois emplois et je n'ai pas l'impression d'être si riche, du moins pas depuis quelques années. Ne pas mener la vie de mon père a constitué un leitmotiv dans mon existence. Cela m'a motivé dans mes études, cela m'a propulsé dans l'existence, notamment quand j'ai entrepris de voyager, de vivre ailleurs. Tout était bon sauf mener la vie de mon père... Et voilà que je le retrouve, ce père que j'ai tant aimé. Je le retrouve dans la vieillesse et dans ma mort annoncée par le temps qui passe et qui, passant, use mon corps et mon âme. Inexorablement. Après Des nouvelles du bout de l'île (2010) et La diversité du monde (2017), voici le Parfois je mange debout dans ma cuisine, troisième recueil des nouvelles et récits de Daniel Ducharme publiés à ce jour. Ces textes ne sont pas regroupés autour d'une thématique commune, même s'ils se rattachent aux deux précédents, soit par les scènes de la vie quotidienne, soit par les souvenirs enfouis dans le coeur de l'enfance. Peu importe, réalisme ou pas, la fiction est là, transformant le train-train quotidien en aventure, les souvenirs lointains en éclats de vie.
Pointe-aux-Trembles, où je me lève matin après matin, redevient à chaque jour une promesse, un espoir, un futur décor pour y peupler mes habitudes et m'y promener en toute quiétude. L'inquiétude, les remords et les soupirs n'habitent pas ici. [...] Il y a tout au contraire ce trop-plein d'émotions, de découvertes, de rencontres possibles. Il me faut chercher les recoins secrets, les ruelles où jouent les enfants, leurs cachettes, les lieux de rendez-vous des amoureux illégitimes, les petites encoignures magiques, les forces telluriques et, pourquoi pas, les sources encore à forer, les caches où se terrent les divinités locales ou les humbles chaumières d'où, le matin, s'extirpent les humains. Une île, douze nouvelles, un arrondissement qui souligne en 2024 ses 350 ans d'existence : Pointe-aux-Trembles. Et Thierry Noiret le raconte dans un style sobre, simple, dépouillé, direct, agréable et vif. Le texte est engageant, naturel. On prend place, tout simplement, dans son univers, en compagnie de sa conjointe, de son voisin et des différents personnages réels et imaginaires qui se mettent à peupler son petit monde, tout en parcs, rives, rues et avenues numérotées. On s'y sent en famille. Une prose susceptible d'enchanter tous types de lecteurs, qu'ils habitent à Pointe-aux-Trembles, Rouyn-Noranda, Toulouse, Rabat ou Namur.
À mi-chemin entre la remise et le camper, que j'avais garé exprès loin de la maison, j'entends, derrière moi, une voix que secrètement j'espérais entendre. Quand l'occasion se présente de débarrasser le monde d'une nuisance durable, il faut sauter sur cette opportunité de faire une bonne oeuvre. Tenant toujours par la taille Christine, qui est pieds nus dans la gravelle, je me retourne lentement, pointant le canon de 357 entre les yeux de Charlie. Il s'est dessiné au crayon-feutre une croix gammée à l'endroit où justement j'ai le goût de lui mettre une balle. Il est avec Tynette, qui est flambante nue. Elle est aussi poilue qu'un bûcheron. On dirait qu'elle s'est collé une marmotte entre les jambes. Charlie rit. J'engage le chien du revolver.., Voici la troisième et dernière de François Du Paradis, un personnage rocambolesque. Né vers 1915, Il va traverser, avec armes et bagages, la quasi-intégralité du vingtième siècle. La chose se jouera cul par-dessus tête, en vivant une existence totalement différente de ce qu'il avait pu prévoir ou anticiper. Tout y passe : Années folles, Deuxième Guerre mondiale, Trente Glorieuses, maccarthysme, époque underground de la contre-culture, même une touche de millénarisme. Rien ne nous est épargné. Et on étale et déploie devant soi peut-être le premier regard littéraire qu'arrive à porter le vingt-et-unième siècle sur celui qui fut, de tous les points de vue, un vrai siècle catastrophique, sanglant, perturbant, artistique, mélancolique. Bref, un siècle de fous. Pierre Charles Généreux porte bien son nom. Il est un romancier d'action puissant, riche, nuancé, cinématographique, doublé d'un peintre de caractère merveilleux. Son récit se déploie à un rythme de charge. Le tout prend corps, en manifestant une capacité d'évocation à la fois perfectionnée et suave.
sans ponctuation ni majuscule bien évidemment puisque nous n'y sommes pas n'y vivons pas encore puisque de la grammaire nous avons largué les amarres puisque cela parle du temps Il y a dans la poésie de Thierry Noiret une recherche de dépouillement, une aspiration à la liberté, une fraîcheur textuelle. Dépouillée, son écriture reste articulée et construite, sans pour autant négliger la dimension automatiste susceptible de se manifester ici et là. Si les majuscules sont abandonnées, en un geste rituel assumé, c'est notamment pour éviter d'établir des distinctions normatives qui découleraient de conventions orthographiques héritées plutôt que de priorités plus intimes et plus concrètes, émanant du texte même ou des souvenirs qui y affleurent. Se verbalise ici le flux textuel, le jeu des rythmes, l'organisation chantante des thématiques. Le tout se fait avec naturel, une sorte de paix des sons et des sens. Au fil de la lecture, on sent s'amplifier le sentiment de découvrir un texte à la fois pur, simple, net, frais... mais aussi profondément vécu et mûri. De toute beauté.
Entre Chili et Québec, Rêverie - Ensueño mêle poésie bilingue et peinture pour explorer l’exil, la nature et l’espoir.
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Jérémi a tout perdu après une nuit d’alcool et de folie : sa liberté, son innocence, et jusqu’à l’espoir de rachat.
Et si une simple lettre pouvait tout changer ? Appel à témoins de Sinclair Dumontais explore le mystère d’un homme qui décide de disparaître, laissant derrière lui douze lettres bouleversantes pour ses proches.
Dans Créatures 2 - Halte : La cité des ombres, l’univers virtuel de Brocéliande s’échappe du contrôle de ses créateurs.
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Et si la mauvaise foi était notre plus fidèle compagne de route ? Dictionnaire de mauvaise foi d’Allan E. Berger débusque, avec un humour mordant et une érudition décalée, les ruses de notre pensée quand elle préfère l’illusion à la vérité.
Serge-Ours, artiste de rue montrealais, se retrouve propulsé roi d’un empire interstellaire. Entre satire politique et délire poétique, Le Roi Contumace explore le pouvoir, l’identité et l’absurdité avec un style flamboyant et décalé.
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Dans un monde post-apocalyptique où les machines ont vaincu les hommes, deux androïdes explorent les vestiges des émotions humaines. Les eaux répétitives interroge : et si la dernière trace d’humanité résidait dans la violence et l’ennui ?
Depuis deux mille ans, une organisation secrète veille sur un être mystérieux, plongé dans un coma inexplicable. Quand un paléontologue découvre ce secret enfoui sous un manoir, tout bascule.
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