Théodore de Banville
Théodore de Banville
Une série de miniatures en prose incisives, confinant à l'insupportable, tant dans le traitement que dans les thématiques extraordinairement ordinaires, qu'elles saisissent et relaient. Les textes de fiction, très brefs, du présent recueil forment un vrac étoffé d'évocations de sentiments intérieurs, à travers l'interprétation expressive (aussi au sens dramatique du terme) d'un lot restreint de réactions sociales. On y exprime, très explicitement, des sentiments frustrés, rageurs, des évocations de situations tendues, conflictuelles. Ces sentiments et ces situations sont les émanations de problèmes particuliers, vécus antérieurement et/ou revécus intérieurement... ressassés... ruminés... Les individus évoqués ici, de texte en texte, varient. Ce sont des hommes, des femmes, des ados bien verts, des briscards blanchis sous le harnais. Ces gens - habituellement une personne par texte - se retrouvent dans des situations de mésaventures, variables elles aussi. Ils rencontrent une personne qu'ils ne veulent pas voir. Ils ont des ennuis dans leur emploi. Ou ça peut être un étudiant qui est confronté à son prof. Ou un prof qui rabroue un étudiant. Ça peut être des conjoints qui discutaillent (on entend alors une seule voix). Ça peut être quelqu'un qui exprime sa contrariété à
Dans les corps vivants, comme le dit Cuvier, aucune molécule ne reste en place ; toutes entrent et sortent sans cesse. La vie est un tourbillon continuel. Pour réparer cette usure organique de tous les instants, pour fournir à la chaleur animale les matériaux de combustion nécessaires, l'économie a recours aux aliments. Tout aliment doit renfermer des substances identiques aux principes qui composent le sang, afin que ce liquide nourricier puisse réparer ses déchets de chaque jour. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« On m'a souvent demandé pourquoi j'habite un appartement dont le loyer est beaucoup trop cher pour ma très mince fortune, dont les hautes chambres conviendraient à un Louvre, et dont les perrons donnent accès dans un jardinet de trois cents mètres, qui pour Paris est une espèce de parc. C'est pour avoir de vastes et interminables murailles, auxquelles je puisse adosser des bibliothèques et des armoires pleines de livres, car j'aime tous les livres, même inutiles ! et aussi accrocher toute une galerie de portraits de famille, dont les uns sont beaux et charmants, les autres absurdes, mais qui tous me sont chers, les uns parce que je les ai vus depuis ma petite enfance, les autres parce qu'ils me sont venus par héritage, à mesure que la famille s'évanouissait, ne me laissant que de poignants et doux souvenirs. » BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Nice, 1860. Sous la plume envoûtante de Théodore de Banville, la Côte d’Azur se révèle comme un écrin de lumière et de poésie.
C'EST un palais du dieu, tout rempli de sa gloire.Cariatides soeurs, des figures d'ivoire Portent le monument qui monte à l'éther bleu, Fier comme le témoin d'une immortelle histoire.Quoique l'archer Soleil avec ses traits de feu Morde leurs seins polis et vise à leurs prunelles, Elles ne baissent pas les regards pour si peu.Même le lourd amas des pierres solennelles Sous lesquelles Atlas plierait comme un roseau Ne courbe pas non plus leurs têtes fraternelles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez Lettres chimériques, un recueil épistolaire aussi spirituel que mordant, où Théodore de Banville déploie son art de la critique et son amour immodéré du théâtre.
Au cœur du Bourbonnais du XIXe siècle, Légendes et Nouvelles bourbonnaises mêle récits populaires, mystères et traditions locales. Théodore de Banville et Joseph Bonneton y captent l’âme d’une région où se croisent anges, sorcières et prodiges.
Quand vous passez par les chemins, Blonde et frôlant les fleurs vermeilles, Vos lèvres tentent les abeilles, Vos bras font pâlir les jasmins. Des rayons d'or tombant des treilles Galamment vous baisent les mains ; Les roses aux sanglants carmins Chantent vos blancheurs nonpareilles. Ainsi vers vous, ô ma beauté ! Monte dans le bois enchanté Un encens qui soûle les brises, Et le printemps enamouré, Laçant son brodequin doré, S'en va vous cueillir des cerises. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Chose étrange ! Dans leur plus ancienne pantomime, dans leur début vraiment dramatique, les Hanlon Lees ont sacrifié à l'amour. Ce coin d'azur où l'oeil se repose, au milieu des violences de la mimique et de la gymnastique, leur était apparu à la première heure. On le voit disparaître plus tard dans les déchaînements scéniques auxquels ils se livrent ; on dirait que le dieu Cupido a peur de leurs mêlées effervescentes ; ses flèches d'or s'émoussent sur leurs vestes pailletées ; la chanson de Fortunio est étouffée par le cri de Pierrot. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez Les Exilés, chef-d'œuvre poétique de Théodore de Banville, où mythes grecs et lyrisme romantique se mêlent en alexandrins flamboyants.
Vous me demandez l'impossible, mon cher Louis ; eh bien ! j'essayerai de le faire. Car, grâce aux Dieux ! nous autres artistes et poètes, nous avons de tout temps répudié la devise égoïste et lâche, et nous avons adopté celle-ci qui est moins commode, mais plus vaillante : A l'impossible tout le monde est tenu ! Vous êtes un sage, mon ami, et même, à ce que je crois, vous êtes l'unique sage du temps présent. Vous avez commencé par remplir tous vos devoirs, et maintenant vous exercez votre droit, en vous barricadant contre la sottise et contre les importuns, dans une enceinte fortifiée ou peu s'en faut.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Presque tous les traités de poésie ont été écrits au XVIIe et au XVIIIe siècle, c'est - à - dire aux époques où l'on a le plus mal connu et le plus mal su l'art de la Poésie. Aussi pour étudier, même superficiellement, cet art, qui est le premier et le plus difficile de tous, faut-il commencer par faire table rase de tout ce qu'on a appris, et se présenter avec l'esprit semblable à une page blanche.J'entends d'ici l'objection.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A Athènes, chez Aristophane.XANTHIAS.(A la cantonade.) C'est bien, tes ordres seront exécutés. (Au public.) Nous sommes à Athènes, vers la fin de la quatre-vingt-dixième olympiade. Je me nomme Xanthias, et mon maître s'appelle Aristophane. Il parait, on dit, on affirme même qu'Aristophane est poëte. Moi, je le veux bien ; je suis un esclave si dévoué ! Cependant, (Regardant si personne ne l'écoute.) je puis me dire cela à moi-même, en monologue, comme dans les pièces de théâtre, cependant, j'ai cru m'apercevoir qu'Aristophane vit chichement du produit de ses oeuvres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
7 janvier 1860.On dit que la Fortune accueille avec toutes sortes de préférences et de charmants caprices les joueurs qui risquent pour la première fois leur âme sur le tapis vert. La divinité de l'Imprévu, qui préside aux hasards du voyage, ne ressemble-t-elle pas un peu à cette courtisane dédaigneuse dont les caresses cherchent le passant le plus inconnu des autres et d'elle-même ? Si je n'avais tout à fait cette superstition rassurante, je n'oserais guère vous écrire d'un pays aussi banal que la délicieuse petite ville de Nice, car le Revel, le Mérindol, le Mont-Chauve et le Mont-Boron n'ont pas un brin d'herbe que n'aient foulé mille fois les petits brodequins d'étoffe de nos Parisiennes ; et le torrent Paillon, ce torrent furieux qui, par parenthèse, n'existe pas, est aussi inexorablement célèbre dans l'univers que la cascade où se reflètent les élégants sapins du bois de Boulogne.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1870, Paris sous le siège prussien. Idylles prussiennes dépeint avec une ironie mordante la guerre et ses absurdités, mêlant satire politique et poésie lyrique.
Paris, 1890. Théodore de Banville, poète et flâneur, part à la recherche de l’âme secrète de la capitale.
Découvrez Lettres chimériques, un recueil d’études fines et spirituelles où Théodore de Banville, maître du verbe et de l’ironie, explore les coulisses du théâtre et les mystères de la création.
Paris, 1850. Découvrez le portrait vivifiant des femmes qui font battre le cœur de la capitale : Les Parisiennes de Paris de Théodore de Banville.
Découvrez Mes souvenirs de Théodore de Banville, où le poète du XIXe siècle dévoile ses rencontres avec Hugo, Baudelaire et Gautier, et partage son amour inconditionnel pour les livres et la beauté.
Paris, 1883 : Théodore de Banville y capture l’âme d’une ville en perpétuelle effervescence. Paris vécu est une plongée dans les cafés du Quartier Latin, les boulevards animés et les secrets enfouis de la capitale.
Découvrez Odes funambulesques, le recueil culte de Théodore de Banville, où la poésie devient un numéro de funambule : entre acrobaties verbales et satire mordante, une ode à la liberté créatrice.
La collection 'La France du XIXe Siècle : Huit OEuvres Psychologiques et Sociales' se distingue par son exploration approfondie des dynamiques socio-psychologiques de la France durant une période marquée par de vastes changements. En rassemblant une diversité de styles littéraires, de la satire à l'horreur psychologique, elle fournit une vue d'ensemble nuancée des perceptions du XIXe siècle. Certaines pièces examinent les tensions sociales sous-jacentes, tandis que d'autres plongent dans les méandres de l'esprit humain, offrant des arguments puissants et variés qui trouvent écho aujourd'hui encore. Les auteurs de cette anthologie, tels que François Coppée et Guy de Maupassant, ont chacun façonné le panorama littéraire avec des récits qui résonnent avec les mouvements réaliste et naturaliste de l'époque. Par exemple, l'influence d'Edgar Allan Poe se ressent dans les explorations plus sombres des préoccupations humaines universelles. La compilation de ces voix offre un aperçu riche et varié de l'ère, où l'analyse sociale et la psychologie personnelle se tissent ensemble, enrichissant notre compréhension des enjeux du XIXe siècle. Pour le lecteur moderne, cette anthologie sert de fenêtre sur un monde en transition, capturant une mosaïque de perspectives et de voix littéraires. Chaque histoire permet un voyage dans le passé tout en demeurant d'une étonnante pertinence. En parcourir les pages, on découvre non seulement la diversité stylistique des auteurs présents, mais aussi une invitation à dialoguer avec leurs pensées et leurs émotions, précieuses pour quiconque souhaite embrasser la complexité de l'héritage littéraire et culturel du XIXe siècle.
Le Chat : voilà un sujet noble, plein de mystère et de plaisirs. Théodore de Banville consacre un poétique texte à ce merveilleux compagnon de l'artiste, le chat, narré au travers de ses habitudes, de sa nature et de ses exploits. Dieux égyptiens, nobles véritables, n'abandonnant leur langueur paresseuse que pour le plaisir de la chasse, les chats n'ont qu'un seul rival digne d'eux : la femme. Jaloux de leurs moustaches, qui ne les gênent en rien pour manger contrairement à la sienne, Théodore de Banville est un homme à ajouter à leur liste de conquêtes. Plongez-vous avec volupté dans cet éloge du chat, compagnon de nos jours et gardien de nos nuits !
Paris, 1880. Quatre plumes majeures de la littérature française se réunissent pour réinventer l’art de la nouvelle à la manière du Décaméron de Boccace.
Inspiré du chef-d’œuvre de Boccace, Le Nouveau Décaméron rassemble les plumes les plus brillantes du XIXe siècle pour un florilège de nouvelles aussi fines qu’audacieuses.
Dix-neuf récits audacieux, signés Maupassant, Daudet et Banville, pour renouer avec l’esprit libertin et l’art de la nouvelle à la française.
Un hommage moderne au chef-d’œuvre de Boccace : dix nouvelles audacieuses, écrites par les plus grands auteurs du XIXe siècle, explorent avec ironie et finesse les jeux de l’amour, du hasard et de la société.
Dix nouvelles audacieuses, signées Maupassant, Barbey d’Aurevilly et Banville, pour un hommage moderne au Décaméron de Boccace. Entre satire sociale, passion et ironie, ce recueil révèle l’art de la nouvelle française au XIXe siècle.
Quatre grands noms de la littérature française revisitent avec brio l’art de la nouvelle à la manière du Décaméron de Boccace.
Imaginez un château isolé, dix auteurs parmi les plus brillants du XIXe siècle, et une règle : raconter des histoires où l’amour se mêle à l’esprit, sans jamais tomber dans la vulgarité.
Dix-neuf récits audacieux, signés Maupassant, Banville, Goncourt et d’autres maîtres du XIXe siècle, pour explorer les passions humaines à travers des histoires tantôt drôles, tantôt tragiques.
BnF collection ebooks - "CHARMION : Oui, ma reine, un courrier venu de Sicyone Cause là-bas avec le noble empereur. CLÉOPÂTRE, irritée et inquiète : Donne-moi le coup de la mort. - Oui, je sens le danger ; C'est le malheur qui vient avec ce messager. Mais Antoine, dis-moi, quelle est son attitude ? CHARMION : Il semblait frémissant et plein d'inquiétude. CLÉOPÂTRE : Hélas ! - Rappelle-toi bien tout, ma Charmion."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.