Cent Mille Milliards
Toscane, été 1964. Paul, père de famille français en vacances, voit sa vie basculer en quelques jours. Soixante ans plus tard, son petit-fils, écrivain, part sur les traces de ce secret enfoui.
Huit nouvelles qui captent l’essence de notre époque, entre rires et émotions. Claude Sérillon y dépeint avec finesse et tendresse les héros du quotidien, leurs doutes, leurs espoirs et leurs conversations qui révèlent bien plus qu’il n’y paraît.
1970, Paris. Roch Derouich, jeune idéaliste prêt à tout pour changer le monde, voit son attentat manqué gare de Lyon basculer sa vie vers Cuba, puis Marseille.
Entre haïkus percutants et textes plus longs, Schizoquelquechose explore les fractures intimes et les mondes invisibles. Jérémie Balavoine, artiste multiforme, y mêle radicalité poétique et quête de sens pour un recueil aussi brut que nécessaire.
Rafail, jeune exilé russe à Paris, fuit ses origines et sabote sa propre vie jusqu’à la rencontre d’Irène, photographe aussi déracinée que lui.
Et si l’on osait enfin avouer tout ce qu’on ignore ? Je ne sais pas de Guillaume Wallut est un recueil de 640 réflexions courtes, tantôt profondes, tantôt décalées, qui mêlent humour et philosophie.
La vieillesse : un sujet vieux comme le monde... Et rien de mieux qu'un brillant publicitaire aux punchlines ravageuses pour parler de cette étrange période de l'existence. Tout le monde en a peur, on se rassure avec des citations pleines de sagesse et/ou d'humour, pour finalement éviter d'en parler autant que possible parce que l'affaire est pénible... Et c'est vrai : ce début de XXIe siècle nourri aux amphétamines du progrès technologique s'acharne à piétiner en fanfare nos certitudes acquises depuis si longtemps, tout fout le camp trop vite, alors que la vieillerie, elle, reste et nous colle aux semelles... Éric Hélias, rattrapé par l'âge sans qu'il s'en soit aperçu, a choisi de s'attaquer à cette matière inflammable de notre vie de la meilleure manière : avec bonheur et en moins de 100 pages (on ne va pas en plus s'attarder sur un sujet qui fâche). En 20 courts chapitres composés d'une succession de paragraphes d'une vigueur qu'on croirait échappée d'Indiana Jones, il plante un panorama de la vieillesse qui décape nos opinions (et nos artères aussi, on aimerait bien). Vie de famille, travail, bien-être, santé, argent, amour, sport, culture, spiritualité, désir(s), etc. : rien n'échappe à son regard incisif et plein de tendresse sur cette génération de presque vieux, qui est aussi la sienne. Car cette génération vit un changement d'époque que peu auparavant auront vécu, et la vieillesse d'aujourd'hui ne ressemble en rien à celles d'hier et surtout pas celles de demain. Autant en profiter... « Et peut-être qu'un jour, les plus jeunes se diront : "J'ai hâte d'être vieux, ça a l'air sympa." » Éric Hélias est un publicitaire né en 1964. Inventeur du terme « Quincados », auteur de punchlines publicitaires, comme « C'est ma tournée ! » pour Serge Gainsbourg ou encore « Prenez le temps d'aller vite » pour le TGV, il écrit des tribunes sur l'IA pour le média LHC. Vieillir ne devrait pas vous empêcher de rester jeune est son premier essai et son livre le plus vendu à ce jour.
Journal de bord pendant 4 ans de la vie de l'auteure, Un invité inattendu raconte 4 ans de traitements intensifs contre le cancer, à l'issue desquels aucune certitude n'est acquise, Caroline Turrini entamant la 5e année de ce qu'elle nomme alors une aventure spirituelle, tantôt lumineuse tantôt obscure, car riche de péripéties, tantôt favorables tantôt éprouvantes. Car pour elle, aucun combat n'est ici à mener ni de destination à atteindre. Il y a une leçon de vie à retenir, une transformation à opérer, et ce livre partage cette leçon : le cancer, cet « invité inattendu », tient désormais compagnie à l'auteure qui comprend qu'elle doit guérir non pas de cette maladie mortelle mais de l'idée de guérison pour lui préférer celle d'adaptation. Nietzsche affirme être devenu philosophe grâce à la maladie, et même avoir bâti toute sa pensée sur « la volonté de vivre » ressentie au plus près de la mort. Écrire, lire ou publier un livre sur la maladie ou sur la fin de vie interroge fondamentalement cette pulsion que nous avons en nous et qui dérange parce que nous ne la fréquenterions pas assez. Ni voyeurisme, ni lamentation, pour aborder cette pathologie qui provoque l'effroi - le cancer des autres (nous connaissons tous quelqu'un qui est touché, quelles que soient les circonstances) comme la sienne -, Caroline Turrini choisit sans doute la manière la plus délicate qui soit : avec la pudeur, sinon l'humilité, de la découverte de quelque chose de plus puissant que soi, mais aussi avec le courage et l'humour qui caractérisent l'intelligence dans ce qu'elle a de plus fort, comme de plus léger face à la brièveté de l'existence. Nous savons pertinemment qu'un jour ou l'autre, d'une façon ou d'une autre, la mort viendra nous rendre visite. La lecture d'Un invité inattendu nous y prépare avec une élégance et une dignité qui font du bien. « Je vois désormais comme un luxe le fait que l'existence m'ait jusqu'à présent épargné l'ennui, portée par la curiosité qui me pousse à toujours explorer, chercher et comprendre. Mais bientôt mes pensées s'attaquent au futur et projettent l'idée de récidive qui vient me hanter. Je prends pleinement conscience que le risque sera toujours présent, même après des années de "guérison". L'endroit où je me trouve est parfait pour y songer car ces traitements ayurvédiques sont recommandés et efficaces dans la prévention des récidives. Devrai-je à partir de maintenant me rendre chaque année dans cet hôpital ? Aurai-je le courage de revenir m'enfermer ici trois semaines durant ? »
Sa femme vient de le quitter, il retourne habiter chez sa mère et ne voit ses enfants que le week-end. Il trouve un travail dans une clinique, paye ses dettes, signe le divorce et tente de reprendre le contrôle d'une vie qui lui a échappé, mais comment savoir où se diriger ? Heureusement les enfants sont là, les instants avec eux le réconfortent. Mais il y a ce vertige qui le prend parfois sans qu'il puisse en expliquer la raison. Il finit par aller voir une psychothérapeute, fait de l'escalade, s'inscrit sur une application de rencontres... En 97 paragraphes écrits au cordeau, d'une rigueur et d'une discrétion remarquables, Jérémy Semet décrit cette lente et inexorable descente en soi de son héros à la rencontre d'une vérité qu'il sait présente mais qui lui échappe. Les pages se tournent, les évènements surgissent, incongrus ou touchants, et petit à petit, la lecture devient confidence d'un héros dont on se sent proche. La sensibilité, la retenue et en même temps la vivacité de son écriture captent et servent précisément ce que la vie a de magique (et de tragique) : si l'anodin, le fragile, le trivial prennent autant de place que les chocs existentiels qui bouleversent nos trajectoires sans que nous n'y puissions rien, la vie apporte pourtant des ressources qui n'attendent que nous. Il n'est pas fréquent de rencontrer une telle sobriété littéraire quand tout s'expose, tout se dit, tout s'écrit à propos de soi aujourd'hui. Sans mise en scène littéraire grandiose, S'effondrer en soi-même a la vertu d'inviter à rechercher en soi et autour de soi cet accomplissement que le destin nous réserve.
Premier recueil de poésie de Hugo Sanchez, Pluie acide, coeur rouillé propose soixante-cinq poèmes courts rimés qui tracent dans le sable de l'époque un doux désarroi romantique. Et ce qui frappe d'emblée dans cette abondance de poèmes à la fois contemporains et classiques, c'est leur formidable élégance, la limpidité avec laquelle ils disent la médiocrité humaine partout où elle se tapit, et la vitalité qu'ils déploient envers et contre tout. Chaque ombre se lie à sa lumière : les vers autant rigoureux que savoureux d'Hugo Sanchez expriment la grisaille des sentiments avec exactitude, et à chaque fois pourtant l'amour bat sans faille, la couleur de l'espoir tient entre les vers. Cette évidence dans la forme comme dans le fond rappelle la grande poésie rimée du XIXe siècle, celle qui fait lire aujourd'hui Hugo, Baudelaire, Verlaine ou Rimbaud avec le même appétit pour le sens et pour la formule réussie. Chaque mot compte, chaque pied et chaque sonorité aussi. Avec la dernière rime qui claque et provoque une étincelle dans le coeur. L'évidence et la fluidité de la langue avec lesquelles l'auteur traite des sujets anodins - mais pas tant que ça - pour les porter plus haut démontrent une maîtrise et une modernité sans faille qui réjouit. Là où la prose s'arrête, la rime prend le relais et exprime les trésors de l'âme : la grande poésie traverse les siècles pour ne jamais cesser de nous étonner, de nous éveiller, de nous relever. « J'aime me rendre à la clairière Où les amoureux trop timides Font des poèmes insipides Pour des filles imaginaires Mais ils ignorent que les mots Qu'on lâche sans destinataire Se changent toujours en sanglots Suspendus à jamais, ils errent Cette chorale sépulcrale Je viens pour l'écouter, la nuit Et le plus glaçant de ces râles Sont ceux que je ne t'ai pas dits. »
Athènes, 2026. Marie, jeune femme éprise de liberté, s’abandonne à une passion interdite pour Francis Lévêque, homme marié, scientifique brillant et père de famille.
Olivier cache un secret inavouable : sa mère est morte, mais il continue de vivre comme si de rien n’était. Ce thriller psychologique glaçant explore la folie ordinaire et l’engrenage du mensonge, jusqu’à l’explosion finale.
Entre le Tchad et la France, Kelou, jeune fille espiègle, défie les traditions et la violence pour tracer son propre chemin. Un roman naturaliste puissant, entre quête de liberté et réalité sociale.
À 97 ans, Serge Bourguignon, cinéaste oscarisé pour Les Dimanches de Ville d’Avray, révèle une facette inédite : ses poèmes, nourris de voyages, de spiritualité et d’une passion pour la nature.
1704-1815 : comment l’Angleterre, petite nation insulaire, a renversé l’hégémonie française et dominé le monde. Un essai percutant sur le choc des régimes politiques et ses leçons pour aujourd’hui.
Derrière le Roi de la Pop se cache un homme brisé. Michael Jackson, le roman d'une légende révèle l’enfance volée, les excès et les drames d’un génie trop fragile pour son propre mythe. Une plongée sans fard dans l’intimité d’une icône.
2184 : après l’effacement de l’humanité, une poignée de survivants tente de reconstruire un monde épuré de ses erreurs. Mais quand Rosalice Chao-Che rapporte un objet mystérieux du XXe siècle, c’est une nouvelle apocalypse qui se profile.
Et si un petit nuage trop rêveur vous apprenait à grandir ? Fluffy, le petit nuage raconte l’aventure touchante d’un héros cotonneux qui, après s’être perdu dans la tempête, découvre la force de l’écoute et de l’amour familial.
Cinquante ans après Mai 68, Printemps fragile dresse le bilan d’une génération qui a cru changer le monde.
Cannes, festival en effervescence. Quand un jeune acteur est retrouvé mort d’une overdose sur une chaise bleue de la Croisette, le capitaine Cantaballe, policier solitaire et rêveur, sent que la vérité se cache bien au-delà des apparences.
«C'était un après-midi pluvieux. Je comptais les gouttes qui glissaient paresseusement sur la vitre tandis que madame Monique me rapportait les détails les plus intimes qui ne regardaient que sa salle de bain. Elle en était aux serviettes hygiéniques quand le téléphone sonna, et Pierrette réapparut dans ma vie. - Je vous dérange ? - Mais non, pas du tout. - Et cette hanche ? - Tout va bien, ne vous inquiétez pas. - Je ne m'inquiétais pas. - Alors... - Alors je vous emmène au cinéma. C'était un ordre.» Peter Kassovitz est né en Hongrie en 1938, l'année de l'Anschluss et passe son bac en 1956, l'année du soulèvement. Réfugié en France, il gagne sa vie comme touche-à-tout: tantôt assistant opérateur puis caméraman, truquiste, scénariste, réalisateur, écrivain ou encore producteur, il aborde tous les genres, de la fiction au documentaire, en passant par le court-métrage, le reportage, le film d'animation, le téléfilm ou le long-métrage. Associations libres est son quatrième roman publié chez Cent Mille Milliards, après Comment je suis devenu fréquentable paru en 2019, Les inévitables déconvenues en 2022 et La probabilité du réel en 2024.
Plongez dans les coulisses du monde de l'art avec Du côté de Jarnac, où Marie-Pierre Landry révèle les secrets des choix artistiques pour un président mystérieux.
Un homme ivre, le visage couvert de sang, tombe d’un immeuble sous les rires. Qui est-il ? Pourquoi sa mort semble-t-elle si banale ?
Federico, fils de déporté, se confronte aux silences de son père survivant de Buchenwald. À travers le deuil et la mémoire, L’indicible de la nuit explore comment les traumatismes se transmettent et façonnent les vies.
Et si l’amour n’était qu’une suite de silences et de malentendus ? Les lendemains plus jamais clôt en apothéose la trilogie Le désordre des choses, où Jean-Pierre Zorio-Prachinet explore, avec une écriture crue et poétique.
Sept sœurs, une famille grecque, un prénom mystérieux : La galeriste de Thessalonique mêle mémoire et identité à travers le récit intime de Mirca, benjamine aux racines aussi riches qu’énigmatiques.
C'est la finale du championnat de France de tennis individuel féminin pour les 17 ans. Alice, la tenante du titre, arrive pour quelques jours avec sa famille sur le lieu du match, au bord de la mer. Pendant qu'elle s'entraîne avec son père, sa mère et son petit frère profitent de la plage. Prêt à tout raconte ce qui se passe dans la tête de l'héroïne, et c'est une belle réussite : autour de l'intimité d'Alice, Stanislas Tain crée une toile attrayante dans laquelle il nous enferme, la cellule familiale et les enjeux sportifs oppressent, l'apprentissage se transforme en manipulation, chacun joue son propre match et marque ses points en souriant... Mais pour gagner on se demande quoi. Dans une remarquable maîtrise aussi bien de l'intrigue que de l'écriture, Stanislas Tain pose une histoire presque convenue, mais on n'est ici pas loin de Jean Echenoz, avec des phrases sèches et rythmées où d'infimes détails et une ponctuation stricte jouent de l'effet, faisant rebondir les situations pas forcément où on les attend. Les pages de Prêt à tout se tournent alors et captivent comme les points d'une compétition impitoyable. Et les efforts d'Alice pour trouver la faille dans le jeu de la vie et gagner une liberté légitime illustrent tout ce que la jeunesse attend et offre aux adultes censés l'élever et qu'ils ne voient pas toujours. Car de qui ce livre est-il l'histoire, finalement ? Alice ? Son père ? Sa famille ? Le tennis ? La nôtre ?
« L'Extravagant porta ses pieds nus sur la pointe, il dansa, ce qui choqua les talons hauts et les espadrilles respectivement détenues par quatre jolies filles et un couple de vacanciers égarés. Le bon sens, c'est tout droit, conseilla à ces derniers une femme entre deux âges, c'est-à-dire en train de basculer vers le second, celui où toutes les choses apprises commencent à disparaître, lassées d'être dans une mémoire de poussières de sentiments à présent sans saveurs ni odeurs de parfums d'ivresse. Elle fut ivre, elle aussi, bien sûr, mais c'était il y a longtemps, et n'en a conservé qu'un très vague à l'âme de souvenir amusé. Vous verrez bien par vous même, ajouta-t-elle à l'attention de ce couple de touristes s'exprimant en français châtié. Ceux-ci furent stupéfaits. Le guide qu'ils détenaient dans le sac à dos tenu à main droite par l'homme aux joues rouges ne signalait pas d'évènements biscornus. La ville est un village, profitez de sa quiétude, ses habitants sont paisibles. C'était inexact. »
« Tout était en ordre, la vie imitait parfaitement le cinéma : le photographe mitraillait le corps, comme s'il fallait en remettre une couche, et les pompiers attendaient sagement que le médecin légiste, un homme dans la cinquantaine qui abusait visiblement de la lampe à bronzer, finisse son travail.Il y avait même une petite troupe de badauds derrière les bandes en plastique jaunes comme dans les feuilletons. J'ai fait le tour de la "scène de crime" scrutant l'homme répandu sur la chaussée dans une pose langoureuse, comme s'il avait voulu se reposer après les fatigues de la vie. Et c'est là que j'ai commis ma première erreur qui sera suivie de beaucoup d'autres : j'ai regardé son visage. Il portait une expression de surprise douloureuse, et la blessure béante de la gorge racontait la sauvagerie de l'attaque, sans qu'on ait besoin de paroles. Il ne faut jamais regarder les visages sous peine de s'intéresser aux gens. Qu'est-ce qu'il a fait pour être puni de la sorte ? Qu'est-ce qui avait poussé son bourreau à un geste aussi radical ? »
Dictionnaire anecdotique Le Baron de Coubertin est passé à la postérité, mais sait-on pourquoi il a pu goûter à un « repos » bien mérité à Lausanne ? Ou pourquoi la « Cité des Anges » est en effet bénie des Dieux ? Et que dire des collectionneurs qui s'intéressent à tous les objets liés au Mouvement Olympique, des plus anodins aux plus chers ? Cet ouvrage n'a pas la prétention d'être exhaustif, mais plutôt de permettre aux lectrices et aux lecteurs de compléter leurs connaissances sur le plus grand événement sportif planétaire ou de le découvrir de manière ludique.
« Quand je pense et l'écris j'oublie trop souvent que je ne suis rien. C'est brutal comme entrée mais il faut se le dire. Je suis le chien, l'objet, la contrefaçon d'un ordre supérieur qui de haut me lorgne et que d'en bas j'envie. J'ai un regard noir et deux orgueils borgnes le premier grandit avec les Hommes, veut chatoyer sous le cagnard le second embrasse les astres puis se retourne en vanité de bagnard. »
« Dès l'instant où les mots ne signifient plusMais fondent dans l'irradiationDu son et de l'imageNommer devient se survivreSurvivre à cette bataille de géant en soiSurvivre à ce qui de toi s'en vaPour toujoursPour laisser, peut-être, place à quelque chose de l'essentielCette parcelle du Tout qui germe en chacun de Nous»