Olga Medvedkova
Olga Medvedkova
Rafail, jeune exilé russe à Paris, fuit ses origines et sabote sa propre vie jusqu’à la rencontre d’Irène, photographe aussi déracinée que lui.
Père de l'abstraction, Vassily Kandinsky (1866-1944) a révolutionné l'art moderne en créant un univers nouveau, fait de formes sans signification apparente, de peintures hypnotiques aux couleurs chatoyantes. Une oeuvre qui doit à sa formation éclectique et qui fut guidée par une intense spiritualité intérieure. Dans cette biographie neuve, Olga Medvedkova a puisé dans les archives, correspondances et essais de l'artiste la matière à retracer le parcours de cet immense peintre, pionnier de notre monde contemporain. Né à Moscou en 1866 dans un milieu fortuné, d'un père russe et d'une mère d'origine allemande, le jeune Vassily a grandi à Odessa, étudié à Moscou et beaucoup voyagé avant de devenir professeur puis de tout abandonner pour se consacrer à l'art à Munich. Influencé par la peinture française mais aussi par l'art populaire russe et le symbolisme, il invente son propre style, déjà novateur. Pour cet ancien chercheur en sciences humaines - il a écrit une thèse en économie politique -, l'abstraction est une forme aboutie, le miroir de ses illuminations. Après la révolution russe, Kandinsky tente de participer à la réforme de l'enseignement artistique soviétique mais en vain. Accueilli en Allemagne, il est l'un des créateurs du Bauhaus, où il retrouve un autre grand peintre, Paul Klee. En 1933, il s'exile à nouveau, cette fois en France, où il continuera de peindre et d'écrire jusqu'à sa mort en 1944, laissant assez de traces pour reconstituer l'histoire de sa vie, à la fois concrète et sensible.
Père de l'abstraction, Vassily Kandinsky (1866-1944) a révolutionné l'art moderne en créant un univers nouveau, fait de formes sans signification apparente, de peintures hypnotiques aux couleurs chatoyantes. Une oeuvre qui doit à sa formation éclectique et qui fut guidée par une intense spiritualité intérieure. Dans cette biographie neuve, Olga Medvedkova a puisé dans les archives, correspondances et essais de l'artiste la matière à retracer le parcours de cet immense peintre, pionnier de notre monde contemporain. Né à Moscou en 1866 dans un milieu fortuné, d'un père russe et d'une mère d'origine allemande, le jeune Vassily a grandi à Odessa, étudié à Moscou et beaucoup voyagé avant de devenir professeur puis de tout abandonner pour se consacrer à l'art à Munich. Influencé par la peinture française mais aussi par l'art populaire russe et le symbolisme, il invente son propre style, déjà novateur. Pour cet ancien chercheur en sciences humaines - il a écrit une thèse en économie politique -, l'abstraction est une forme aboutie, le miroir de ses illuminations. Après la révolution russe, Kandinsky tente de participer à la réforme de l'enseignement artistique soviétique mais en vain. Accueilli en Allemagne, il est l'un des créateurs du Bauhaus, où il retrouve un autre grand peintre, Paul Klee. En 1933, il s'exile à nouveau, cette fois en France, où il continuera de peindre et d'écrire jusqu'à sa mort en 1944, laissant assez de traces pour reconstituer l'histoire de sa vie, à la fois concrète et sensible.
Une expérience d'introspection, une réflexion épistémologique et un acte de résistance face à la dépersonnalisation, autour de la question du nom, par l'historienne de l'art et écrivaine Olga Medvedkova. En quoi la question du nom est-elle devenue si importante et actuelle ? Elle revient volontiers comme un malaise et ce livre est une tentative de répondre à ce trouble. Le récit entremêle autobiographie et observation de nos contemporains à l'heure où s'écrivent pour eux des formules toutes prêtes d'expression de pensées et d'émotions. Le nom - ce signe étrange et ambigu de l'individu - est analysé par une historienne de la culture par ailleurs écrivain et traductrice, qui livre son enquête à propos de son propre nom (de son nom propre) et l'histoire mouvementée de sa perte et de sa redécouverte. Car les noms appartiennent et n'appartiennent pas à leur porteur et ils entretiennent bien souvent avec l'individu une relation qui échappe aux rapports entre le sujet et l'objet. La pandémie de 2020 et la quarantaine provoquée ont aiguisé plus que jamais les problèmes évoqués. Écrit sous la forme d'un journal de quarantaine, depuis un appartement parisien, « à la main », dans trois cahiers qui correspondent à ses trois noms, ce livre représente à la fois une expérience d'introspection, une réflexion épistémologique et un acte de résistance face à la dépersonnalisation.