Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX)
À seize ans, Jacob, orphelin de père, n'a qu'une idée en tête, s'engager dans la marine et parcourir le monde, comme son oncle, capitaine au long cours, mort dans une armoire, parce qu'il avait peur de l'orage... On le voit, le ton est donné, celui de l'humour, dès le départ de cette éducation sentimentale d'un garçon intrépide et rêveur qui étouffe dans sa petite ville natale, environnée de sapins et d'ennui, sous un ciel de pluie où seuls brillent, pour lui, l'amour d'Évelyne et l'amitié de Lakhdar, champion toutes catégories au jeu des osselets. À cet âge la vraie vie est ailleurs, faite des petits riens, que l'imagination transforme en aventures fabuleuses ou pathétiques. Les escapades en compagnie d'Argos, le bouledogue au grand coeur, les imprévus du métier de pompiste, la rencontre avec les mauvais garçons, et l'apparition de la mort sur le visage d'une vieille femme tendrement aimée. C'est elle, la mort, qui sonnera les matines pour frère Jacob, l'heure du grand départ, et de son entrée dans l'âge adulte. Composé avec une belle insolence, une savante désinvolture, cet adieu à l'adolescence, plein de drôlerie et d'émotion, marque un début éclatant dans la littérature romanesque.
Demain, l'informatique aura envahi les écoles, les collèges, et une bonne partie de l'enseignement sera assurée par l'intermédiaire des ordinateurs et d'internet. Pour en savoir plus, Michel Alberganti a mené une enquête approfondie sur ces programmes que nos enfants utiliseront bientôt. Il nous invite, tout d'abord, à un étonnant voyage dans l'univers des cyber-professeurs, avec lesquels on apprendra aussi bien l'anglais, l'histoire, que la mécanique ou la médecine, au sein de classes virtuelles composées d'élèves venus des quatre coins de l'Europe. Il nous fait également visiter les laboratoires dans lesquels les chercheurs mettent la dernière main aux futurs enseignants artificiels. Il montre comment cette révolution inévitable, sera stimulé
Le jour de son départ en pré-retraite, Hélène Belmont se voit offrir par ses collègues de travail une superbe machine à coudre. Or, Hélène n'a aucune envie de devenir, à cinquante-huit ans, une championne du fil et de l'aiguille. Cette belle femme est encore débordante d'énergie. Elle a des projets. D'abord, elle fera le voyage de ses rêves en Méditerranée. Puis, elle renouera avec d'anciennes connaissances. Gérald, par exemple, qui dresse des crocodiles et un mouton vert pour des spots publicitaires. Si Hélène trouve, auprès de Gérald, la tendresse, l'amour et ce brin de folie nécessaires à son épanouissement, pas question pour elle de se laisser étouffer. Un beau jour, elle part s'installer en Provence. Et c'est là, dans un paisible petit hameau, qu'Hélène va découvrir un bonheur inattendu... À soixante ans, tout peut recommencer. À travers ces années-vermeil, Gabrielle Marquet n'évoque pas seulement un problème de notre temps. Elle retrace aussi, avec drôlerie, les méandres du destin d'une femme qui refuse d'être mise au rancart. Elle se bat, elle se démène. Pour elle-même. Pour les autres. Au nom de l'amour, au nom de la vie.
Au sixième étage gauche, emménage un matin la famille Ben Amar, d'origine algérienne. Sur le même palier, Jacques Villiers, ancien cadre, surmonte difficilement son chômage et s'entend de plus en plus mal avec sa femme Jeanne, qui enseigne le français au lycée voisin. Du côté Ben Amar, Saïd, le père, a réalisé son rêve, en achetant le Café de la Paix à Gentilly, dans la banlieue parisienne. Si Djemila, sa femme, se lie rapidement avec Jeanne, Malika, la grand-mère, gardienne des traditions, reste réticente. Trois générations s'observent de chaque côté de l'ascenseur, jusqu'au jour où Willy et Mégot, les deux jeunes garçons, décident de faire une fugue...
Paris, années 1920. Sous la lune pâle, un baiser scelle un destin et révèle des secrets enfouis depuis des décennies.
« Je croyais m'en tirer avec le coup du magnétophone, j'aurais vidé mon sac devant l'intellectuel en chaise longue, on aurait recopié mes grinçantes clowneries sur du papier chic... Eh ben non. » Eh ben non, en effet. Bien que selon lui cela soit « vachement douloureux les accouchements d'homme », Guy Bedos a écrit son livre, tout seul, comme un grand. Un livre doux-amer, sucré-salé, triste-drôle, figue-raisin, une vraie « dragée au poivre », en somme. Qui surprendra. Ça a tellement de choses à dire un rigolo ? Mais oui. Ça peut souffrir un rigolo ? Avoir envie de mourir avant d'avoir mission de faire rire ? Mais oui. Oh ! vous savez, ça mord aussi, ces bêtes-là, c'est méchant parfois, mais seulement avec les méchants, alors... Entre pluie et soleil, entre cour et jardin, voici ses femmes et ses copains. Voilà, parmi d'autres plus anonymes, les ennemis qu'il se crée (Guy Lux, Jean Cau) et les amis qu'il se choisit (Simone Signoret, Jean-Paul Belmondo, Jean-Loup Dabadie). « Oui, dit Guy Bedos, je suis cet animal inconsolable et gai. Mais je ne demande qu'à être consolé. » Son livre est à son image, tendre et caustique, « mélancomique ».
Dans Trente ans de frousse ou Les mémoires d'un tueur, l'auteur s'attaque avec humour, et une verve sans cesse rebondissante, à l'auréole de gloire si indûment décernée par les romans noirs aux « durs de dur » et aux « vrais de vrai ». En effet, si Little-Cæsar est tueur professionnel, c'est tout simplement parce que son cerveau est réduit « aux proportions ridicules d'une petite éponge imbibée de whisky ». Si La Rafale joue facilement de la mitraillette, il vit par contre dans une telle peur des représailles, qu'il en a contracté une maladie de coeur et des tics nerveux. De même Hot-Dog, gros et gras, passant son temps à confectionner avec de vieux réveille-matin des machines infernales qui éclatent toujours ou trop tôt, ou trop tard, ne cesse de déplorer d'être « par sa superficie peu commune » une cible facile à atteindre, même de loin et par un maladroit ! Quant à Romeo Romani, le chef de la bande, qui, du fond d'une geôle de Sing-Sing, rédige ces Mémoires, il reconnaît bien volontiers qu'il est avant tout un timide et un tendre. Aussi malchanceux dans ses expéditions contre les coffres-forts que dans ses aventures avec Su, la secrétaire du Sénateur, ou avec Jessie, la femme-panthère, il n'a d'autre consolation que d'évoquer la Première Communion de sa fille Claudia et le repas de famille au cours duquel il dégusta son dernier spaghetti d'homme libre, puis, sans l'avoir fait exprès, abattit Eugenia, sa redoutable belle-maman. Farfelus et pourtant troublants de vérité, couards et bornés mais cependant sympathiques, les héros de Jean Giltène nous font rire aux éclats tout en nous laissant bonne conscience. Pour une fois le rieur est du bon côté !
Dostoïevski, ce géant de la littérature russe, revisité par Nina Gourfinkel : une analyse accessible, sans jargon, qui révèle l'actualité brûlante de ses romans.
A la frontière entre la vie privée et la sphère publique, les nouvelles techniques de procréation artificielle soulèvent des questions inédites auxquelles notre arsenal juridique ne permet pas de répondre clairement. Cet essai décrit les options de nos grands partenaires européens, et plaide pour la revitalisation de notre conscience politique. « Copyright Electre »
Tout commence comme dans un roman policier. On trouve une paire de souliers abandonnés en bas d'un escalier descendant à la plage... « Copyright Electre »
Dans l'Algérie exsangue de l'immédiat après-guerre, une vieille originale, Prudence Deschaussayes, confie à Lancelot - le narrateur - le manuscrit d'une tragédie, Trois Enfants perdus, « autobiographique », précise-t-elle. Fasciné par la démesure de la pièce, Lancelot se met en devoir de la faire représenter au théâtre municipal d'Oran. Le soir de la première, la vieille fille disparaît, emmenée par des inconnus qui sont peut-être les héros mêmes de l'histoire. Tel est le point de départ du roman, autrement dit de cette « enquête » que va dès lors entreprendre Lancelot, aidé par son ami Salah Eddine, pour retrouver l'auteur et ses personnages, les véritables modèles de ces « enfants perdus ». Étrange enquête, coupée de rappels, de confessions, et de réminiscences, dont les rebondissements imprévus, les multiples épisodes entraînent le lecteur au coeur du drame algérien, de la conquête à l'indépendance. Une étonnante remontée dans le Temps et la Mémoire de deux communautés unies malgré elles, déchirées par une guerre fratricide dont nous revivons les péripéties à travers le destin maudit d'une famille. Jamais sans doute Jean-Pierre Millecam ne nous avait fait sentir avec une telle intensité la nature mystérieuse d'un conflit où l'honneur de chacun se dévoile, unique et double à la fois, partagé entre l'amour et la haine, le sang et les larmes, la terreur et la pitié.
À travers le récit poignant de Lili et Fabien, deux enfants autistes suivis en hôpital de jour, Un cri obscur plonge au cœur de l’énigme de l’autisme infantile.
Le 21 janvier 1960, Didier Depret et sa jeune épouse Bernadette, embarquent à Cannes, sur le Saint-Briac, voilier de quatorze mètres, pour leur voyage de noces. Loin d'être un record, leur tour du monde durera presque sept années. Ce couple « d'amoureux aventureux » aime à regarder et à s'instruire, et nous conduit des Canaries aux Antilles, de Panama aux îles du Pacifique, de l'Australie à Ceylan, en revenant par la mer Rouge. Leur équipage est choisi au petit bonheur, cinquante équipiers - véritables matelots ou amateurs navigateurs - se succèdent à bord du Saint-Briac durant ce voyage aux deux cents escales. L'auteur nous fait vivre ses aventures dans une série d'anecdotes contées avec humour. Et s'il prétend en toute modestie que « ce voyage n'a rien d'un exploit », il n'en est pas moins vrai que la circumnavigation du globe est plus rare qu'on ne le pense : une soixantaine seulement depuis le début du siècle. Didier Depret nous démontre en tout cas qu'avec de la prudence, de l'ordre et un peu de chance, le tour du monde à la voile est à la portée de tous les amoureux... de la mer.
Et si la liberté de penser était le dernier rempart contre l'oppression ? Le talon d'Achille rassemble les essais percutants de Manès Sperber, où l'auteur dissèque les illusions du marxisme.
Peut-on arrêter totalement la pensée vingt heures sur vingt-quatre ? Vivre quatorze années dans une grotte disputée aux serpents ? Acheter en vingt ans la moitié d'une ville au nom d'une mystique mais aux frais des adeptes ? Parvenir à l'état de bouddha par la pratique de l'amour charnel ? Les temples d'Angkor recèlent-ils une malédiction semblable à celle des Pyramides ? Que sont devenus les bonzes en Chine populaire et comment vivent-ils dans leurs pagodes ? Le Japon compte-t-il seize millions de pseudo-bouddhistes néo-nazis ? Quelle est la vérité sur le Zen, libération spirituelle ou « supercherie existentialiste » ? Mikael Perrin, « professeur devenu vagabond », suivant sa propre définition, a parcouru le monde, chargé de missions officielles. Il relate dans ce livre sa longue expérience vécue en Asie parmi les bouddhistes. Disciple confirmé d'un ordre philosophique hindou, en même temps qu'initié à la pensée bouddhique et fasciné par les convictions d'adeptes qui se font brûler vifs sans un cri, sans un geste, l'auteur a voulu apprendre des « hommes en jaune » les secrets du contrôle apparemment surnaturel qu'ils exercent sur eux-mêmes. A Ceylan, il est admis dans les communautés monastiques les plus rigoristes et se voit proposer la robe jaune. Poursuivant son périple, il est reçu par le Dalaï-Lama du Tibet, se rend au Népal, en Thaïlande, au Cambodge, au Viêt-nam, en Chine populaire et au Japon, vivant dix-huit mois dans l'intimité des moines et recevant les enseignements des chefs spirituels. Guidé par le double souci d'être compris des non-initiés et de déchirer le voile des apparences pour faire connaître authentiquement des contrées que nous comprenons mal, Mikael Perrin offre une révélation de l'Asie par la voie d'un itinéraire spirituel associé à une aventure pleine de péripéties. En étudiant méthodiquement, sur un plan plus général, la question de l'apport du bouddhisme à l'Occident, il contribue, en érudit qui sait interroger l'âme humaine, à la connaissance de l'Est.
Un ouvrier maçon venu des Dolomites a fondé une famille dans la plaine du Laugarais. Et cette famille, conquise par le rugby, est devenue un clan puissant dominé par l'énorme personnalité d'un joueur pas comme les autres : Walter. Le clan des Spanghero a donné six garçons au rugby : Laurent, Walter, Jean-Marie, Claude, Guy et Gilbert. Quatre d'entre eux assurent le présent du R.C. Narbonnais et sont les garants d'un futur dont Guy, le cinquième, devrait être l'élément majeur. Jamais, dans l'histoire du rugby français, une famille n'a tant donné et ne s'est autant livrée. Elle a fait sa cause d'un jeu qui passionne les têtes chaudes de la terre des cathares, tout en participant intensément au développement social de la région. On a parlé d'abord de rugby-paysan à propos des Spanghero. Aujourd'hui, c'est de rugby de P.-D.G. qu'il est question. C'est la marque d'une extraordinaire réussite obtenue par le travail, le sérieux, l'esprit de clan et la passion.
Plongez dans la vie trépidante et l’œuvre monumentale d’Alexandre Dumas, ce géant du roman français dont les héros ont traversé les siècles.
VIIe siècle, Afrique du Nord. La Kahena, reine et prophétesse berbère, défie l’empire arabe et unit son peuple sous sa bannière. Un roman épique où se mêlent pouvoir, trahison et destin, porté par une héroïne inoubliable.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Découvrez les légendaires dynasties du rugby français à travers les destins croisés des Camberabero, Spanghero, Boniface et bien d'autres.
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1914. Dans La carapace, J.-H. Rosny Jeune explore les mystères de l’âme et les limites de l’identité à travers une intrigue où science et fantastique se mêlent.
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1913, Paris. Sépulcres blanchis dépeint avec une ironie mordante les faux-semblants d’une société bourgeoise où l’hypocrisie règne en maître. J.-H.
Découvrez la vie et la carrière de Fernand Ledoux, acteur belge devenu monument du théâtre et du cinéma français. Ce portrait intime, signé André Lang, mêle anecdotes savoureuses et réflexions passionnées sur l’art dramatique du XXe siècle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Trois nouvelles érotiques aussi audacieuses que savoureuses : une jeune manifestante découvre les plaisirs interdits, un site de rencontres réserve des surprises torrides, et une journaliste mène un reportage plus excitant que prévu.
Découvrez l’audacieuse initiation d’Audrey et Victoria, deux sœurs jumelles de dix-huit ans, déterminées à vivre leurs premiers ébats au Château des Plaisirs. Dans ce manoir libertin, leurs fantasmes les plus secrets deviennent réalité.
Et si l'erreur médicale n'était pas une fatalité, mais une réalité à affronter pour mieux soigner ? Dans Guérir. Faillir., Atul Gawande explore sans tabou les limites de la médecine et la responsabilité des praticiens.
Découvrez Salut, bourgeois !, le journal intime piquant et poétique de Maryse Vincent-Neveu, où l’adolescente observe avec humour et causticité les travers de sa petite ville natale.
Décryptez la Grande-Bretagne des années 1960 à travers le regard expert de Jacques Chastenet, académicien et fin connaisseur de l’Angleterre.
Entre autobiographie décalée et portrait d'une époque, Le roman d'un fripon retrace la vie trépidante de Léo Campion, artiste aux mille visages et esprit libre.