Lucie INLAND
Lucie INLAND
Le jour de son départ en pré-retraite, Hélène Belmont se voit offrir par ses collègues de travail une superbe machine à coudre. Or, Hélène n'a aucune envie de devenir, à cinquante-huit ans, une championne du fil et de l'aiguille. Cette belle femme est encore débordante d'énergie. Elle a des projets. D'abord, elle fera le voyage de ses rêves en Méditerranée. Puis, elle renouera avec d'anciennes connaissances. Gérald, par exemple, qui dresse des crocodiles et un mouton vert pour des spots publicitaires. Si Hélène trouve, auprès de Gérald, la tendresse, l'amour et ce brin de folie nécessaires à son épanouissement, pas question pour elle de se laisser étouffer. Un beau jour, elle part s'installer en Provence. Et c'est là, dans un paisible petit hameau, qu'Hélène va découvrir un bonheur inattendu... À soixante ans, tout peut recommencer. À travers ces années-vermeil, Gabrielle Marquet n'évoque pas seulement un problème de notre temps. Elle retrace aussi, avec drôlerie, les méandres du destin d'une femme qui refuse d'être mise au rancart. Elle se bat, elle se démène. Pour elle-même. Pour les autres. Au nom de l'amour, au nom de la vie.
Depuis la geôle du marquis de Sade embastillé, pestantcontre«desplatsdontlediablene mangerait pas», jusqu'aux aux repas quotidiens des personnes actuellement privées de liberté, la question de l'alimentation en prison reflète notre organisation sociale et révèle ses dysfonctionnements. Ce livre interroge ce que les détenus trouvent dans leur assiette, qui le décide, pourquoi et comment, en France mais aussi aux États-Unis, pays dont la population carcérale est la plus importante au mondeet risque encore dans une trentaine d'États la révoltante peine de mort, charriant avec elle un imaginaire romancé autour du dernier repas avant l'exécution. En prison, la nourriture est une absolue nécessité, un passe-temps, une perspective d'avenir, un moyen de lutte, un outil de punition ou même un objet de pop culture; mais c'est surtout un enjeu essentiel pour celui ou celle qui est enfermé·e. Cette enquête inédite allie enfin connaissances théoriques et témoignages concrets, afin de dépasser nombre d'idées reçues sur ce que la prison a dans le ventre. Lucie Inland est journaliste indépendante et photographe. Elle est née en 1987 et vit à Rennes. Elle s'intéresse aux questions de société telles que la grossophobie, la mort, les animaux et la CAF. Un de ses articles a gagné le prix du Bondy Blog pour l'égalité des chances et contre les discriminations en 2022. Elle est membre du collectif féministe de journalistes pigistes Tu Piges et ne dit jamais non à un bon verre de vin naturel. Surveiller et nourrir est son premier ouvrage.
Depuis l'enfance, Lucie Inland a appris à « faire attention ». À son assiette, à son corps, à la place qu'elle occupe dans le bus, au regard des autres. À la courbe de croissance scrutée par le médecin, aux injonctions répétées à corriger ce corps qui déborde. Elle a appris, surtout, qu'être grosse n'était pas seulement un état corporel, mais une faute. Dans cette enquête incarnée, elle écrit « de chez les grosses ». Non pour revendiquer une identité figée, mais pour interroger un ordre social. Car la grossophobie ne se résume pas à quelques moqueries : elle structure les imaginaires, façonne les politiques de santé, infiltre la culture populaire et dicte les normes de désirabilité. Elle rencontre celles et ceux qui vivent, ont vécu ou redoutent la stigmatisation du poids, confronte leurs récits aux faits, aux chiffres, à l'histoire des idées. Des cabinets médicaux aux entreprises, des médias aux réseaux sociaux, elle documente la manière dont le poids devient un critère d'évaluation sociale. Ce livre n'est ni un manifeste ni un manuel de développement personnel. C'est une plongée rigoureuse et sensible dans une obsession collective : celle du contrôle des corps. Et une invitation à regarder autrement celles et ceux que l'on réduit trop souvent à leur silhouette. À propos de l'autriceLucie Inland est journaliste indépendante et autrice. Elle collabore notamment avec La Déferlante et La Vie Ouvrière. En 2022, elle a reçu le Prix du Bondy Blog pour l'égalité des chances et contre les discriminations pour l'un de ses articles.