Regards sur l'histoire - Histoire contem
Et si la réalité avait plus de dimensions que celles que nous percevons ? Le réel et ses dimensions invite à une exploration pluridisciplinaire du concept de dimension, de la physique quantique à l’art, en passant par la biologie et la philosophie.
Entre tsarisme et révolution, De l'État russe à État soviétique, 1825-1941 retrace la métamorphose politique et sociale d’un empire en pleine mutation.
De l’autocratie tsariste à l’URSS, Des pères du peuple au père des peuples retrace un siècle de luttes et de métamorphoses en Russie.
Besoin de maîtriser les méthodes numériques pour traiter vos données expérimentales ? Manuel de calcul numérique appliqué vous guide pas à pas, des équations aux intégrales, avec exercices corrigés et applications concrètes.
1914 : la Russie, troisième puissance économique mondiale. Comment ce géant a-t-il transformé son économie entre 1850 et 1914 ?
L'Allemagne a, tout au long de la période contemporaine, montré une vocation industrielle nettement affirmée. Parmi les pays riches, elle est celui qui conserve l'orientation la plus poussée vers ce secteur, qui occupe encore aujourd'hui plus du tiers de sa population active contre un quart aux États-Unis, et ceci en dépit de coûts salariaux élevés et de réglementations de plus en plus contraignantes. Comment s'explique cette situation ? En fait, c'est toute une société qui a révélé, à travers les diverses phases d'une histoire mouvementée, une réceptivité particulièrement élevée au progrès technique et scientifique : phénomène aux multiples facettes, l'industrie n'est pas à considérer seulement sous l'angle économique. Le « monde de l'industrie » déborde du cadre des fabriques et des faubourgs ouvriers et fait corps avec la société tout entière. L'enquête historique qui est proposée ici conduira à étudier aussi bien les traditions religieuses que les structures familiales, la géographie des transports ou le système de formation.
L'industrialisation de la France entre 1880 et 1970 reste un phénomène complexe qui ne se prête pas aux schémas réducteurs. Industrialisation sans révolution a-t-on pu écrire. Il est vrai que les processus de modernisation ont pris des chemins spécifiques dans un pays touché par la stagnation démographique, une faible croissance urbaine et deux guerres mondiales. Souvent l'on a décrit une France rétive au changement, frileuse. La comparaison avec l'étranger a cependant ses limites car les différents pays industrialisés n'ont pas fait de choix identiques. Toujours est-il que la France industrielle, avec ses ingénieurs et ses ouvriers qualifiés, ses banlieues inventives et ses secteurs de pointe mérite qu'on ne la caricature pas. D'autant que depuis quelques années, l'historiographie s'est largement renouvelée, soit par des travaux d'ampleur, soit par des thématiques originales. Sans se réfugier encore une fois derrière la spécificité française, il est évident que notre pays a répondu à sa façon aux nouveaux défis de ce que l'on nomme pour simplifier la seconde révolution industrielle. Celle-ci fut en fait un phénomène continu, contrasté selon les régions, inégal selon les périodes. La France n'a pas manqué d'esprit d'entreprise : ses dirigeants et ses cadres ont souvent fait preuve d'autorité et d'audace. La formation des élites techniques comme l'adaptation du monde ouvrier brossent en fait un tableau diversifié, marqué par d'évidentes réussites mais aussi quelques blocages. Les ouvriers, masse croissante qui a inquiété par ses revendications, ont dû quant à eux se trouver, se fixer, préciser leurs attentes. Le destin du monde ouvrier fut marqué par les transformations des méthodes de production qui ont affaibli son autonomie mais n'ont pas entamé le poids de ses revendications. Progressivement, le monde ouvrier a su prendre sa place dans le concert national. En un mot, la période entre 1880 et 1970 permet de tracer le tableau d'une France qui avait déjà un passé industriel important et qui, contre vents et marées, s'efforça de rester dans le peloton de tête des nations modernes.
Dans ce volume sont présentés cinq pays, attachés différemment à une tradition démocratique en 1918 et qui, en 1989, semblent converger vers un modèle à la fois comparable par certaines institutions, et différent par la pratique liée à des cultures et surtout à des histoires récentes originales. La république fédérale américaine et la monarchie britannique puisent à une source commune, et pourtant elles changent de façon différente : le président américain n'a cessé de renforcer son pouvoir pour affronter et la crise des années Trente, celle de la guerre mondiale et surtout celle longue de la guerre froide. En Grande-Bretagne, les responsabilités du Premier ministre et de sa majorité n'ont cessé de se renforcer. En Espagne, un premier essai a échoué dans les années Trente sans doute parce que la culture politique n'avait pas encore intégré la notion d'État, à la différence de l'évolution qui suivit la fin de la dictature, la « transition ». En Italie, la monarchie de Savoie n'avait pu enraciner une vraie démocratie à cause du refus électoral des Catholiques et de l'hétérogénéité sociale, culturelle et économique du pays, dont l'unité était trop récente. En 1946, l'expérience a réussi, non à cause de l'élimination de la monarchie, mais par la constitution de quelques grands partis bien identifiés, de la possibilité d'unifier le pays par la langue contre les dialectes, par les medias, par une politique économique. En Allemagne, la république de Weimar est une expérience discutée, inachevée, dont un historien ne peut prédire quelle eût été son évolution. En 1947, le modèle démocratique a été imposé par les Américains, sous une forme fédérale, à cause de la guerre froide, et dans la partie de l'Allemagne historique qui pouvait, sans doute, en faire l'expérience le plus efficacement.