Recherches
Une histoire critique de la sociologie allemande ? Autant dire une histoire qui touche au coeur théorique de la sociologie mondiale, et qui concerne au plus haut point, également, la philosophie du XXe siècle. Mais aussi une histoire complexe, trop souvent mal connue dans les pays francophones. D'où l'importance et l'intérêt de cet ouvrage, qui ne se limite pas à une présentation des oeuvres des grands fondateurs de la sociologie allemande : son auteur montre comment des théories et des questionnements en apparence disparates et irrémédiablement éclatés, s'organisent en fait, depuis Hegel, à partir d'une même réflexion critique sur la réification, ou encore la chosification (Verdinglichung), que la modernité est censé
Clochat, le chat farceur, se retrouve en pleine jungle et décide de prendre la place du lion. Mais devenir roi ne s’improvise pas, surtout quand on aime jouer des tours ! Une aventure drôle et pleine de rebondissements pour les jeunes lecteurs.
Qu'est-ce que « l'âme » ? Conservons-nous une forme matérielle dans l'au-delà ? Quelle partie de nous meurt, quelle partie de nous survit ? À travers les témoignages apportés à différentes époques, par des philosophes, des mystiques, des écrivains, sur le spiritisme, l'occultisme, l'évocation des esprits, la communication avec les disparus, les fantômes, les visions, les hallucinations, les transes, les extases, Jean Dauven approche les grandes questions qu'à un moment ou à un autre, nous sommes appelés à nous poser. Certaines explications offertes par la biologie, la physique, la recherche scientifique en général, nous aident à y voir clair. En outre, en étudiant le sillage lumineux, sur les deux rives, de génies inspirés qui ont manifestement connu des états de conscience supérieurs (qu'ils aient été ou non en rapport avec des « esprits »), tout un pan de leur connaissance nous est révélé. Grâce à un découpage précis, un style percutant, Jean Dauven nous permet d'accéder aux portes de cette « Autre Dimension ». À nous de les ouvrir ou, au contraire, après l'avoir effleurée, de méditer sur son abord.
Une histoire critique de la sociologie allemande ? Autant dire une histoire qui touche au coeur théorique de la sociologie mondiale, et qui concerne au plus haut point, également, la philosophie du XXe siècle. Le coup de génie de F. Vandenberghe est de montrer comment, des théories et des questionnements en apparence disparates, s'organisent en fait, depuis Hegel, à partir d'une même réflexion critique sur la réification, ou encore la chosification (Verdinglichung), que la modernité est censée faire subir aux individus. C'est sur le terrain de cette thématique centrale que naissent et s'entrecroisent, indissociablement, théories scientifiques, dénonciations apocalyptiques et épistémologies profondes. Car, paradoxalement, ne faut-il pas que l'individu soit réifié, écrasé par une société objectivée, pour qu'individu et société puissent devenir objets d'une science objective ? D'où le tragique d'une pensée allemande déchirée entre son aspiration à une liberté individuelle authentique, et une passion pour la science, qui ne peuvent qu'apparaître antinomiques aussi longtemps, estime l'auteur, qu'il n'est pas rompu avec la pensée reçue de la réification. En raison de sa clarté et de la légèreté du style, le livre de F. Vandenberghe sera, pour les étudiants, un guide précieux à travers des pensées complexes mais essentielles : les pensées qui ont fait notre temps. Mais le spécialiste y trouvera aussi, outre une contribution de premier plan à l'épistémologie de la sociologie, la plus riche introduction qui soit aux discussions théoriques et métathéoriques, qui animent aujourd'hui la sociologie mondiale. Premier pas vers une déprovincialisation de la sociologie française ? Dans ce second tome, on trouvera la présentation la plus systématique en français de l'École de Francfort et de l'oeuvre de Jürgen Habermas, incompréhensible si on ne la replace pas dans cette modernité.
Depuis la fin des années quatre-vingt, les services publics sont dans la tourmente : leur efficacité, fondée sur un modèle conçu aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, est critiquée de toutes parts. Mais, au-delà du consensus qui s'est dégagé sur leur nécessaire modernisation, les divergences sont profondes : pour les uns, il faut en finir avec les corporatismes et ouvrir les services publics aux vents du libéralisme et de la concurrence ; pour les autres, il faut s'adapter, mais en préservant des acquis sociaux qui bénéficient à l'ensemble de la collectivité. Et, dans les deux cas, l'objectif affiché est de répondre au mieux aux besoins des usagers. Comment dépasser cette polémique largement idéologique, qui escamote par trop les vrais enjeux ? En s'intéressant de près aux discours sur les usagers qui accompagnent les projets de modernisation des services publics depuis des décennies, et à l'histoire longue des revendications des professionnels et des mouvements associatifs. Tel est le propos de cet ouvrage, dont les auteurs passent en revue ces évolutions dans l'ensemble des services publics : télécommunications, EDF, SNCF, justice, police, école, santé, aide sociale, politiques familiales, politiques de quartier. Cet ensemble, sans équivalent, est complété par une série de contributions qui éclairent les débats sur les rôles de l'État-providence, en France et en Europe, ou sur les oppositions usager/client. Le lecteur dispose avec cet ouvrage d'une contribution scientifique originale sur une question d'une grande actualité, et d'une présentation inédite des transformations du secteur public qui se jouent au nom des usagers, souvent à leur insu.
Dira-t-on après lecture, que Péguy fut un anarchiste ? Triple anarchiste, dans le socialisme, dans le bergsonisme, dans le christianisme, esquissant une "aphilosophie". De Jaurès à Bergson, de Bergson à Jésus, toujours "pour moi". Dira-t-on que la chronique volatilise l'histoire ? Péguy a recomposé sa vie au travers de miroirs successifs, sur un rythme de masques et de bergamasques. Insupportable Clio que Véronique attise. Dira-t-on que Péguy fut inconstant, ou qu'il avait du moins la constance de l'être ? Face à Jaurès, face à Bergson, face à Jésus, il reste "devant le porche". Dira-t-on que c'est de la métaphysique, de la politique, de l'esthétique, de l'éthique, du religieux ? En tout cas c'est une tragédie, métaphysiquement vécue, physiquement accomplie à l'orée de la grande mêlée, Et puisque des idées de feu, des langues de flamme, la déraison de l'amour et l'amour de la raison S'y mêlent, Dira-t-on que c'est un roman ?
Dans nos relations sociales, nous avons souvent tendance à agir selon les schémas mentaux hérités des relations familiales de la petite enfance : agressivité, culpabilité, soumission à l'autorité sont ainsi des sentiments souvent présents dans les relations de travail. Et pourtant, la société n'est pas une famille, et les clés qui permettent de comprendre et de résoudre des relations sociales conflictuelles ne peuvent venir de la psychologie familiale et de la psychanalyse. C'est ce que montre de façon remarquablement convaincante ce livre original. Cette originalité, il la doit d'abord au travail de terrain dont il rend compte : plus de vingt ans d'interventions " sociopsychanalytiques ", menées par Gérard Mendel et le groupe Desgenettes au sein d'entreprises, d'établissements scolaires, d'institutions de santé, de centrale nucléaires. De ce matériau très riche, Gérard Mendel dégage une théorie du sujet social profondément novatrice, constituant une discipline à part entière, complémentaire et différente de la théorie psychanalytique. Car si cette dernière aide mieux à comprendre l'inconscient, elle est inopérante pour analyser la façon dont l'organisation sociale, et en particulier la division du travail, contribue également à déterminer les comportements de chacun. C'est dire que ce livre s'adresse aux praticiens du travail social qu'aux chercheurs en sociologie ou aux psychanalystes. Et qu'au-delà, il passionnera tous ceux qui souhaitent mieux comprendre l'un des enjeux majeurs de notre époque : à quelles conditions sociales l'individu peut-il parvenir à développer sa personnalité ?
Au programme de ce colloque : concepts et notions d'ordre et de crime organisé, rapports entre criminalité organisée et ordre économique, ordre culturel, ordre politique et ordre social, les réponses que constituent la police, la justice, les Nations unies, Interpol et l'Europe. « Copyright Electre »
Comment la Confédération générale du travail est-elle organisée ? Qui la dirige ? Combien a-t-elle d'adhérents et qui sont-ils ? Quelle est l'influence de la CGT parmi les salariés ? Comment le PCF la contrôle-t-elle depuis un demi-siècle ? En répondant à ces questions, les auteurs montrent dans ce livre que si la diversité des structures syndicales, qui composent l'organisation, semble grande, les dirigeants ont poursuivi une politique constante d'émiettement des cellules de base, pour les placer sous la double tutelle des fédérations professionnelles, et des unions départementales et régionales. L'organisation en est devenue plus homogène, voire monolithique, mais elle s'est considérablement affaiblie. Depuis le début des années soixante, la machine confédérale a connu un gonflement considérable, sans que ne se desserre le contrôle des communistes. Le livre révèle la manière dont ce contrôle s'effectue grâce à une double direction, qui est décrite en détail, notamment deux de ses aspects très caractéristiques de l'univers communiste : le secteur organisation et la fabrication des congrès. L'ouvrage donne enfin à voir l'érosion considérable des électeurs et des adhérents de la CGT. À la Libération, elle comptait près de 5 millions de membres, soit pratiquement un salarié sur eux ; elle en a aujourd'hui à peine 600 000, soit un taux de syndicalisation inférieur à 3 %. Les auteurs avancent trois causes essentielles à ce déclin. Deux sont propres à la CGT : le repli sectaire de cette organisation depuis 1978, et la chute du communisme. Au-delà, la CGT, comme les autres confédérations, est atteinte par la crise du modèle syndical français. Ce livre est issu de recherches menées depuis quinze ans et, notamment, d'une étude réalisée pour le ministère du Travail.