André Robinet
André Robinet
Soustraire la santé animale au marché d'une médecine libérale ? Partager les savoirs entre éleveurs, vétérinaires et chercheurs ? Ce sont les défis que relevèrent, dans les années 1970/80, un groupe de paysans du Larzac et quelques vétérinaires et techniciens agricoles. De leur rencontre naquit l'AVEM, Association Vétérinaires Eleveurs du Millavois. Au-delà des enjeux techniques, c'est une aventure humaine aussi vivante que discrète.
Découvrez l’essentiel de la pensée de Maurice Merleau-Ponty à travers une analyse claire et accessible. Ce smartbook, signé par un spécialiste reconnu, vous guide au cœur de la phénoménologie et de la philosophie de l’expérience vécue.
« Qu'est-ce qu'ils fichent autour de cette table, les Hugo ? - C'est le grand jeu à la mode dans les salons, ils font comme à Paris, ils appellent les esprits. Ça fait déjà un an qu'ils vivent en exil sur ce territoire minuscule. Il faut bien qu'ils s'occupent. » Paris, printemps 1985. Pour arracher son amoureux aux griffes de la mort, Lou va devoir voyager dans le temps sur les traces de la vieille Lucienne, voisine de Victor Hugo sur l'île de Jersey. Elle va approcher de très près ce grand poète au moment où en exil, il converse avec les morts et cherche à déchirer le voile qui le sépare de sa fille noyée...
« Qu'est-ce qu'ils fichent autour de cette table, les Hugo ? - C'est le grand jeu à la mode dans les salons, ils font comme à Paris, ils appellent les esprits. Ça fait déjà un an qu'ils vivent en exil sur ce territoire minuscule. Il faut bien qu'ils s'occupent. » Paris, printemps 1985. Pour arracher son amoureux aux griffes de la mort, Lou va devoir voyager dans le temps sur les traces de la vieille Lucienne, voisine de Victor Hugo sur l'île de Jersey. Elle va approcher de très près ce grand poète au moment où en exil, il converse avec les morts et cherche à déchirer le voile qui le sépare de sa fille noyée...
Si les relations des Regulae avec leurs sources antiques ou médiévales ont été bien traitées, leur mise en place dans l'environnement immédiat laisse à désirer. Pourquoi n'a-t-on jamais mis ce premier ouvrage de Descartes en relation avec les "Dialectiques" qui font du xvie siècle un "siècle logique"? Une documentation surabondante prouve que ces logiques renaissantes sont tombées dans les oubliettes de l'histoire. De multiples courants rendent très vivant le développement de ces ouvrages consacrés à l'invention, au jugement et à la méthode. Leurs profils deviennent forts apparents à qui les étudie. Or les Regulae, dont le profil typique exige la considération d'autres concepts que celui de méthode, épousent les schèmes conceptuels du ramisme, sans références à d'autres courants. D'où cette étude qui consiste à prendre pour point de référence la Dialectique française de La Ramée et à tendre l'axe critique et spéculatif qui ne cesse d'être tracé entre La Ramée et Descartes. Mais ce n'est pas là seulement une rétrospection créatrice : c'est aussi une nouvelle entrée dans la philosophie cartésienne de "la lumière naturelle". Les oeuvres mûres seront à reconsidérer sous cet éclairage.
Dira-t-on après lecture, que Péguy fut un anarchiste ? Triple anarchiste, dans le socialisme, dans le bergsonisme, dans le christianisme, esquissant une "aphilosophie". De Jaurès à Bergson, de Bergson à Jésus, toujours "pour moi". Dira-t-on que la chronique volatilise l'histoire ? Péguy a recomposé sa vie au travers de miroirs successifs, sur un rythme de masques et de bergamasques. Insupportable Clio que Véronique attise. Dira-t-on que Péguy fut inconstant, ou qu'il avait du moins la constance de l'être ? Face à Jaurès, face à Bergson, face à Jésus, il reste "devant le porche". Dira-t-on que c'est de la métaphysique, de la politique, de l'esthétique, de l'éthique, du religieux ? En tout cas c'est une tragédie, métaphysiquement vécue, physiquement accomplie à l'orée de la grande mêlée, Et puisque des idées de feu, des langues de flamme, la déraison de l'amour et l'amour de la raison S'y mêlent, Dira-t-on que c'est un roman ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Quelles sont les implications juridico-politiques des positions métaphysiques de Leibniz ? Est-il possible de définir les principes qui ordonnent la diversité des écrits appartenant à ce domaine ? Telles sont les questions centrales abordées dans ce livre. Leibniz passe d'une conception de la souveraineté absolue, à une notion de la suprématie limitée, articulée sur un déplacement de la primauté métaphysique de la puissance à la sagesse. L'opération fondamentale consiste à ramener l'histoire sur le terrain d'un droit naturel rationnel opposé, aux exactions du bon plaisir et de la violence. S'ouvre ainsi une voie théorique qui mène aux princes éclairés du XVIIIe siècle. Par la mise en place de jurismodalités, la philosophie politique débouche sur une politique philosophique qui joint la praxis et la theoria, en alignant les textes diplomatiques sur la tablature des règles fondamentales du droit naturel. Deux éléments doctrinaux soulignent l'apport leibnizien. D'une part, les droits personnalissimes sont chargés d'expliquer la socialité originelle de la vie domestique, privée et princière. D'autre part, la place d'autrui se trouve entièrement réinterprétée, en fonction de l'idéalité de la res et d'une conception de l'amour qui lie la personne à l'univers de la religion rationnelle. Cet ouvrage montre que les thèmes éthiques, juridiques et politiques majeurs de la réflexion philosophique du XVIIe siècle sont ainsi repensés.