Questions de caractère
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Le 3e titre de la collection "Questions de caractère" en coédition avec France Culture. Une exploration philosophique de l'obstination avec l'une des plus grandes spécialistes de philosophie morale." Voilà le sort des enfants obstinés ", chante la comptine, véhiculant une morale qui condamne l'entêtement jugé absurde de celui qui refuse d'écouter d'autres voix que la sienne. Mais que serait l'art sans l'obstination de l'artiste qui croit en ce qu'il fait malgré les critiques frileuses ? Que serait la politique sans le courage d'aller contre l'air du temps et la persévérance qui permet de ne pas abandonner ? L'obstination, à l'inverse du courage qui peut s'en tenir à un coup d'éclat vite retombé, trace une ligne qui s'inscrit dans le durable. Quand le téméraire peut prendre ses rêves pour la réalité, l'obstiné a la tête sur les épaules, les pieds sur terre, et affronte les obstacles un par un. Comprise comme détermination de la volonté envers et contre tout, l'obstination permet souvent de garder le cap quand tout chavire et de tenir bon en temps de crise. Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.
Le 5e titre de la collection " Questions de caractère ", en coédition avec France Culture, consacré à la plus troublante des vertus : la pudeur.Parce qu'elle est à la fois morale (la vertu de réserve) et érotique (" elle fait le charme de l'amour comme le prix des abandons ", disait Louise de Vilmorin), la pudeur est sans doute la plus troublante des vertus. Deux philosophes s'emploient ici à en faire l'éloge, et pour cela sont conduits à s'interroger sur le sexe des anges et la vie amoureuse de Kant. Valeur désuète et même ringarde ? Loin de là : véritable piment du désir, infiniment plus charmante que ses soeurs la pruderie, la décence, la honte et l'escartefiguerie, la pudeur est sans doute le sentiment le plus propre à l'homme, être fragile oscillant à jamais entre l'ange et la bête.
Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs.Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs. En être ou ne pas en être, telle est la question du snob. Mais a-t-il vraiment le choix ? Et si, plus qu'une comédie mondaine, le snobisme était une passion douloureuse, un esclavage ? Le snobisme est un désarroi ou, pire, un divertissement. Et le snob est un clown triste. Mais s'il n'est pas risible, c'est qu'il a, parfois, la sagesse de se moquer de lui-même... Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.