Parc en face
Il aura fallu deux sessions d'université, vingt-quatre crédits et un cours sur le constructivisme (zzz) pour que Juliette Papillon comprenne qu'elle a fait fausse route. Un constat plutôt angoissant pour une fille qui aime savoir où elle s'en va. Comment faire pour trouver qui l'on est et ce que l'on veut quand on navigue dans le brouillard en se remettant de la plus grosse peine d'amour de l'histoire de l'humanité ? Dans On ne tire pas sur les fleurs pour qu'elles poussent, on appelle ses amis pour gérer une crise existentielle en plein après-midi, on débat de tout (même de Big Brother Célébrités) jusqu'aux petites heures du matin, on s'entasse dans des appartements trop petits pour faire la fête, et on se réveille parfois là où on ne devrait pas. Voici le premier tome d'une trilogie qui fait l'éloge des amitiés, des amours, des doutes et des folies qui nous marquent et nous construisent.
Après un séjour dans l'Ouest rempli d'introspection, de beaucoup de partys et de randonnées pédestres qui l'ont transformée en fille quasi sportive, Juliette appréhende fortement le retour à la réalité. Comment a-t-elle pu laisser le temps filer à ce point et donner si peu de nouvelles ? Est-ce que Raf acceptera de lui parler ? Alors qu'Aria s'apprête à vivre de grands changements, Juliette se demande si elle sera contrainte de lui révéler le (gros) secret qu'elle lui cache. Même si elle se familiarise peu à peu avec le concept du lâcher-prise, ses beaux principes sont rapidement mis à l'épreuve lorsque de nouvelles relations viennent brouiller les cartes et jouer avec son coeur. Dans la conclusion de cette trilogie, on mange des empanadas, on danse le rigodon dans le salon de mononcle Lévis, on trinque aux grandes décisions, et on souhaite à Papillon d'enfin sortir de son cocon !
Vincent habite au Centre, un lieu de dernier recours pour jeunes délinquants. Aux yeux de plusieurs, son destin semble bien sombre, mais Vincent, lui, rêve simplement de voler de ses propres ailes. Entre ses séances de thérapie et de tutorat aussi longues que pénibles, il attend impatiemment de partir en excursion avec sa troupe scoute; les seuls moments où il peut s'évader un peu. Enfin. Quand son groupe est invité sur une île privée pour prêter main-forte lors d'une partie de chasse aux faisans, Vincent oscille entre l'enthousiasme et le scepticisme. Quelque chose ne tourne pas rond. Qui sont ces gens ultra-riches et pourquoi font-ils appel à des jeunes démunis pour les assister? Il aura sa réponse plus tard, quand les faisans seront relâchés. Que la chasse commence.
Betty est emballée ! Cet été, elle quitte Montréal afin de s'installer avec son père à Milton-sur-le-Lac, où elle travaillera comme sauveteuse à la plage communautaire. C'est là qu'elle rencontre Dylan, un jeune homme de la région, très différent des garçons qu'elle a connus. Le magnétisme est instantané. Mais l'idylle est bouleversée lorsque les amoureux font la découverte d'un cadavre et se retrouvent malgré eux au coeur d'une enquête complexe. Pourquoi ce meurtre brutal ? Milton-sur-le-Lac, petit havre de paix, dissimule-t-il un côté sombre ? Betty est déterminée à percer le mystère qui entoure cet horrible crime. Mais malgré toute sa bonne volonté, elle risque d'éveiller des souffrances qui auraient peut-être mieux fait de rester endormies...
À mon avis, la libération des femmes ne consiste pas juste à donner aux femmes les mêmes droits que les hommes. Il faut que les hommes puissent faire la même chose que les femmes tout en restant des hommes aux yeux de la société. Sinon, c'est que la société est encore sexiste. C'est honteux, pour un gars, d'être comme une fille. Je me demande si, pour une fille, c'est honteux d'être une fille. À trop essayer d'être entendue, Lara s'est brisé les dents et elle le sait. Elle pourrait baisser les bras, mais elle a bien l'intention de réparer les pots cassés, autant avec sa mère et George qu'avec Félix, Alasie et Juliane. Acceptant enfin d'assumer les conséquences de ses actions, Lara vivra de nombreux deuils, mais en apprendra énormément sur elle-même, ainsi que sur l'héritage du patriarcat. Dans cette conclusion à la trilogie Après combien de temps, Lara démontre enfin que lorsqu'on prend soin l'une des autres - et aussi, les uns des autres -, on règle beaucoup de problèmes!
Bastien erre entre le boulot, les jeux en ligne et l'appartement de sa collègue Irina (surtout son lit, en fait), quand, un jour, les mots « je suis enceinte » transforment sa vie en cauchemar... Comment cacher la vérité à ses parents et convaincre Irina de se débarrasser du bébé ? Alors qu'il tourne en rond sur son skateboard, Bastien se retrouve par hasard chez Camille, la mère d'Alex. Au fil des confidences, il découvre que Camille porte, elle aussi, un lourd secret... Une amitié insolite et lumineuse se développe entre eux alors qu'ils tentent de composer, chacun à sa manière, avec ce que la vie a de plus fragile.
On n'a jamais regardé Crossroads, finalement. J'aurais pourtant préféré n'importe quel film poche de Britney plutôt que cette surprise sur notre divan, où ma mère et le père marié de ma meilleure amie se faisaient la tendresse dans l'interdit. Comment trahir sans faire trop de dommage ? Il faudrait aussi traverser des rechutes d'amour, des concours de rock et beaucoup de doutes. Ceux sur notre avenir, sur le chemin à prendre pour se rendre à Montréal et sur nos robes de bal. C'était la fin. De notre secondaire, certes, mais était-ce aussi la fin de notre amitié ? Je n'en savais rien. Et en attendant d'avoir les réponses, on écouterait pas mal moins MusiquePlus.
Marie-Soleil n'a qu'un seul souhait : devenir danseuse. Désormais loin du regard d'Alex, c'est avec fougue et détermination qu'elle fait face aux aléas de sa première session de cégep. Puis, en un crissement de pneus, la lumière de ses ambitions s'éteint. Traumatisme crânien, fractures multiples. Sa vie semble alors s'effriter au même rythme qu'elle apprend à se déplacer avec ses béquilles. Bientôt, il ne lui restera plus rien à faire sauf observer les oiseaux qui piaillent devant sa fenêtre et discuter avec Scrap, l'araignée qui habite le coin nord-est de son plafond. Tout ça en mangeant beaucoup, mais beaucoup trop de bonbons surets.
Max ne veut qu'une seule chose pour sa dernière année de secondaire : passer inaperçu et ne pas faire de vagues. Mais l'arrivée d'un nouvel élève aussi beau que sympathique et dont la seule présence lui donne des papillons vient tout chambouler... Si Nic a accepté de suivre sa mère à Montréal et d'y finir son secondaire 5, c'est dans le seul but d'oublier Jennifer et sa peine d'amour. Il n'avait aucune intention de tomber dans un tourbillon de sentiments confus... pour un gars. Mais on ne peut rien faire contre la chimie qui peut parfois provoquer des réactions explosives!
Une liste, ça sert à mettre en ordre nos idées, nos tâches et les choses à ne pas oublier. Pas à classer des filles. Mais en même temps, me retrouver là, ça me donne comme... l'impression d'être vue. Je rush à étouffer cette pensée-là pis ça me provoque l'envie de me crever les yeux. Pourquoi est-ce si important pour moi, qu'on me trouve désirable ? Parfois, je me demande si on est pas juste des corps, avant d'être des femmes. Lara est prise dans un tourbillon de batailles qui lui semblent impossibles à gagner. La résistance qu'elle organise aux côtés de George, les dates avec Félix, les partys où les abcès finissent par crever, l'effacement d'Alasie et l'évaporation de Juliane... tout ça fait prendre conscience à Lara qu'un féminisme minimalement cohérent commence par la solidarité entre les femmes. Alors pourquoi est-ce que toutes celles qui sont dans sa vie continuent de lui mettre des bâtons dans les roues ?
Alex est un solitaire aux bras assurément trop longs, qui se cache derrière une guitare électrique et son Cahier noir dans lequel il vomit ses états d'âme. Il passe la majeure partie de son temps dans son sous-sol avec... des marionnettes ! Ça, c'est à cause de sa mère Camille, une marionnettiste passionnée, qui lui impose un style de vie pour le moins original. Malgré leurs différends, lorsque le cancer s'invitera dans le corps de Camille, Alex aura à l'épauler et à prendre soin d'elle. Il doit donc gérer sa vie sociale (pratiquement inexistante), ses derniers cours au secondaire (vraiment rageants) et le retour de son père absent (décidément encombrant) tout en essayant de ne pas s'effondrer avant d'avoir obtenu son diplôme.
Je voudrais savoir après combien de temps on meurt, si on arrête de respirer. Et si on peut vraiment mourir comme ça. Je me demande aussi combien de personnes sont en train de regarder la photo de mes fesses sur Internet en ce moment. À l'aube de sa vie d'adulte, Lara se rend compte que ses intérêts sont inexistants et qu'elle n'a aucune passion dans laquelle canaliser son ardeur. Entre ses amies de toujours qui s'éloignent peu à peu, les rumeurs qui circulent à son sujet, les gars trop sûrs d'eux, les partys qui finissent mal, sa difficulté à s'imposer, ainsi que l'impossibilité de s'habituer à tous les changements qui sévissent dans sa vie, Lara ne peut s'empêcher de repenser à une phrase que sa mère lui a dite : « T'es une femme, Lara, et ça, ce n'est pas rien. » Et ça, Lara commence à se rendre compte que ce n'est pas toujours une partie de plaisir.
On n'avait rien d'exceptionnel. On n'était pas wilds comme les filles de Ste-Jeanne-D'Arc, ni belles comme les filles de Dolbeau. Sophie drummait en cachette sur Rage Against The Machine, Catherine se sentait invisible, Becca haïssait la Chicane et moi, je voulais aimer comme dans #1 Crush de Garbage. Non, on n'avait rien d'exceptionnel, mais on s'avait, toutes les quatre. Et le plus clair de notre temps, on écoutait MusiquePlus.
La mère d'Hugo se lance en politique. Plus elle apparaît sur les pancartes électorales et à la télévision, plus Hugo, lui, veut disparaître. Après quatre années à faire de l'anxiété et à ne pas trouver sa place dans son école privée, Hugo voit d'un bon oeil la décision de ses parents de l'envoyer finir son secondaire au public. Là-bas, personne ne sait qu'il est le fils de Judith Morais et il compte bien en profiter pour devenir un ado invisible et sans histoire. Mais tout finit par se savoir. Et bientôt, « le fils de » devra apprendre à se faire un prénom.
On avait de moins en moins de boutons. Sophie pilait de l'argent pour l'Europe, Catherine attendait toujours un peu le gars au tatou de Godsmack, Becca torchait tous les solos de Nirvana, et moi, j'étais rendue une pension alimentaire. On n'était plus des petites filles, mais pas encore des femmes. Comme Britney. On allait bientôt consommer notre premier vrai amour, notre premier buvard et voir notre premier gros show à Montréal. Et en attendant de presque mourir ensemble sur une plage, on se partageait un sac mauve de Doritos et on écoutait encore MusiquePlus.
Depuis quelques mois, Édouard et sa bande - des adolescents sans histoire - ont une façon un peu machiavélique de gagner facilement de l'argent de poche : séquestrer des personnes âgées vulnérables le temps de leur les détrousser à même leur compte en banque, pour ensuite les remettre en liberté sans une égratignure. Leur manège se passe sans la moindre effusion de sang, jusqu'au jour où, cédant à la tentation de faire un dernier coup, le quatuor s'en prend à la mauvaise personne. Les dominos se mettent alors à tomber...
Jeanne aime le sexe et elle ne s'en cache pas. Ce n'est pas que ça la dérange de se faire traiter de fille facile, mais disons que ça n'attire pas les amitiés. Quand elle se retrouve en équipe avec Félix pour un travail d'histoire, celui-ci reste distant et froid. Jeanne le surprend alors avec une proposition un peu risquée. Sans réfléchir, ils s'engagent en terrain glissant. Parfois, lorsque certains gestes sont lourds de conséquences, on ne peut plus revenir en arrière.
Une sacoche volée. Un message envoyé trop vite. Des réminiscences du secondaire. Deux vieux ennemis réunis. Une panne d'électricité d'apparence anodine. Un frère et une soeur en cavale. Un bal des finissants raté. Sept autrices et auteurs, sept nouvelles, une idée: Oups! Mauvaise fenêtre.