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L'intérêt croissant porté aux paysages constitue une nouvelle avenue pour le développement des territoires ruraux. Largement créés par l'agriculture, les paysages ruraux sont cependant marqués par une uniformisation, souvent interprétée comme une dégradation. Comment aider à façonner l'avenir de ces paysages afin qu'ils deviennent un moteur de nouvelles dynamiques de développement rural? En faisant appel à des chercheurs d'un ensemble de disciplines complémentaires (aménagement, écologie, agronomie, économie) et à des professionnels porteurs d'initiatives nouvelles sur le terrain, ce livre apporte une lecture inédite dans un domaine de recherche d'une importance considérable pour l'avenir.
Ce livre met un point d'orgue à plus de quarante années de recherche et de pratique et rend compte de l'avancée des connaissances scientifiques, didactiques et cliniques dans le domaine de la réadaptation. Il fait le tour de la question de la conduite délinquante et des troubles comportementaux chez les adolescents selon une approche cognitivo-émotivo-comportementale, centrée sur les problèmes concrets de cette clientèle. On y prescrit plusieurs activités éducatives qui favorisent l'apprentissage de comportements prosociaux et qui forment un programme de réadaptation pour tous les adolescents antisociaux des deux sexes, âgés de 12 à 18 ans. Marc Le Blanc, professeur émérite à l'École de criminologie et à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, et Pierrette Trudeau Le Blanc, qui a été conseillère et formatrice au Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire, sont tous deux criminologues spécialistes de la conduite antisociale chez les adolescents.
Dans la mise à jour de la déclaration d'Helsinki, en 2014, l'Organisation mondiale de la santé reconnaissait que les décisions prises par les gouvernements dans tous les secteurs de la vie collective pouvaient avoir une incidence, positive ou négative, sur la santé des individus et des populations. Cette reconnaissance présente un défi de taille pour les organismes de santé publique qui, dans leur devoir de protection et de promotion de la santé, doivent influencer les élus. Comment s'exerce ce rôle d'influence sur les autorités ? Et, surtout, comment mieux le jouer ? Des médecins et des experts reconnus en science politique et en éthique présentent dans cet ouvrage treize cas d'interventions des directions de santé publique du Québec. Tout en montrant à quel point l'acceptabilité sociale est un enjeu crucial, ils proposent des cadres de référence et tirent des leçons pour de futures interventions. Rares sont les ouvrages qui décrivent concrètement les pratiques de prévention qui consistent à mener des opérations visant à influencer les organisations et les décideurs.
Découlant de la tension entre l'accroissement de la demande pour les soins de santé et les contraintes financières des gouvernements, l'évaluation de la performance des organisations et des systèmes de santé est une condition essentielle à la survie de ceux-ci et constitue en soi un enjeu difficile. D'une part, ces systèmes complexes dépendent fortement de leur contexte : améliorer leur performance requiert la participation de nombreux acteurs aux intérêts souvent divergents. D'autre part, le concept de performance est loin de faire l'unanimité ; les modèles utilisés reflètent souvent des préoccupations et des objectifs contradictoires. Les auteurs exposent les perspectives d'acteurs clés provenant des pays lusophones et francophones des Amériques, de l'Europe et de l'Afrique dans le but d'engager les systèmes et les organisations de santé vers une amélioration continue de la performance. Pour ce faire, ils posent ici trois questions fondamentales : en quoi consiste la performance d'un système ou d'une organisation de santé ? Comment l'évaluer ? Et comment utiliser les résultats de l'évaluation de façon à constamment améliorer la performance ?
Affirmer que nous vivons dans une société hautement médiatisée est désormais un truisme. Il n'est pratiquement pas de sphère de nos existences qui ne soient affectées par les médias. Les dispositifs par lesquels nous recevons et émettons de l'information se connectent entre eux, de même qu'avec les objets de nos environnements quotidiens et les réseaux mondiaux numériques. Ces dispositifs - et les contenus qu'ils véhiculent - nous suivent jusque dans notre intimité, s'insérant dans nos amitiés, nos relations professionnelles et nos amours. Dès lors, une maîtrise minimale de ces technologies devient une condition à l'insertion sociale et économique. L'accès aux soins de santé, à l'éducation, à l'information, aux loisirs et è l'emploi impose maintenant comme exigence la capacité à utiliser ces outils. Mais cela ne saurait suffire. Le citoyen doit également pouvoir poser un regard critique sur l'information, en comprendre les sources et en évaluer sa qualité et sa fiabilité. Cet ouvrage regroupe les contributions d'auteurs et d'éducateurs chevronnés. Il jette les bases d'une approche critique de l'éducation aux médias qui répond à des problèmes récurrents concernant notamment la vie privée, la liberté d'expression, la sexualité, la violence et les représentations médiatiques. Normand Landry est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains et professeur à TÉLUQ (Université du Québec). Anne-Sophie Letellier est doctorante en communication à l'Université du Québec à Montréal et boursière Joseph-Arnaud Bombardier.
Dans ce livre, des chercheurs, des administrateurs, des décideurs et des professionnels de la santé se penchent sur les problèmes de justice distributive engendrés par le manque de ressources dans le système de santé au Québec. Listes d'attente, pénurie de personnel et coûts élevés des médicaments menacent l'équité du système et l'égalité d'accès aux soins. De grands enjeux se dessinent, dont le plus important consiste à assurer l'équilibre entre les besoins de la population, les moyens et les techniques accessibles pour y répondre et les objectifs sociaux. Devant la nécessité d'une réforme en profondeur du système public et pour en assurer la pérennité et l'efficacité, les auteurs dressent l'état des lieux et proposent des pistes de solution. Ayant pour but de favoriser l'interdisciplinarité, ce livre est une contribution importante aux débats en cours et deviendra une référence pour tous ceux qui, individus et groupes, cherchent à améliorer la situation.
Dans l'univers des soins de santé, l'éthique doit se construire à partir de l'expérience de la personne malade et s'adapter à elle. Mais de quelle éthique parle-t-on au juste ? Sur les valeurs qui la fondent - l'autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice - , tout le monde semble s'entendre. Pourtant, à bserver un groupe de médecins ou d'infirmières discuter d'une situation problématique, une autre conclusion s'impose : le rapport à l'éthique change selon la conception qu'on se fait de la tâche clinique. Hubert Doucet, spécialiste reconnu, expose ici les principales théories de l'éthique clinique et cherche à les faire dialoguer, en convoquant au passage la pensée du philosophe Paul Ricoeur. Il en présente les fondements et le vocabulaire, s'attarde à son histoire et pose la résolution de problème au coeur de son action. Ce faisant, il apporte une contribution autant théorique que pratique à tous ceux qui, étudiants et professionnels, veulent en comprendre le sens et en tirer le meilleur parti dans le cadre de leur travail.
Grandes entreprises internationales ou petites structures à vocation culturelle, les organisations qui réussissent à atteindre leurs objectifs sont de plus en plus celles qui savent mettre en pratique une approche collaborative et plurielle du leadership. Ce livre en fait une belle démonstration dans huit histoires de cas, qui vont de l'école alternative La Tourterelle au groupe agroalimentaire Danone. Chacune à sa manière, ces organisations appliquent les principes novateurs du leadership partagé, que Édith Luc a déjà exposés dans des ouvrages plus théoriques. En collaboration avec Meryem Le Saget, elle en décrit ici les mécanismes concrets. Édith Luc est professeure associée à la Chaire de leadership Pierre-Péladeau de HEC Montréal. Conférencière reconnue en Amérique du Nord et en Europe, elle agit comme consultante en développement du leadership et dans la mise en place de processus collaboratifs de changement stratégique. Elle est associée de Pivot, une firme spécialisée en stratégie organisationnelle. Meryem Le Saget est consultante internationale, spécialiste en méthodes collaboratives et en déploiement de vision partagée. Elle conseille les équipes de direction et donne des conférences sur les meilleures pratiques de management. Ses livres lui ont valu plusieurs distinctions, dont le prix Dauphine-Entreprise pour Le Manager intuitif.
Que sera la pratique de l'urbanisme dans les prochaines années ? Quelles seront les dynamiques en place ? Les tensions et les conflits entre les acteurs ? Les opportunités à saisir ? Les 50 ans de l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal sont une excellente occasion pour ses professeurs de regarder vers l'avenir. Ils présentent ici les enjeux de leur profession non seulement à leurs étudiants, mais aussi à l'ensemble des citoyens concernés par les grands défis qui s'annoncent, notamment le vieillissement de la population, la mobilité, les transports en commun, la sauvegarde du patrimoine et l'aménagement du territoire. Dépassant largement les questions locales, leurs textes, superbement illustrés par Michel Barcelo, abordent avec la même ouverture les problèmes des grandes villes, du Nord comme du Sud.
Notre parcours, notre éducation, notre vécu sont le résultat d'innombrables choix et pourtant, il existe très peu de formations sur la façon dont nous pouvons consciemment orienter notre trajectoire de vie. À la croisée de la réflexion et de l'action, ce livre offre une approche pragmatique pour apprendre à se gouverner soi-même et à acquérir la discipline nécessaire pour faire face aux défis professionnels. Fruit d'une collaboration entre Édith Luc et son fils, cet ouvrage propose un programme d'apprentissage inédit du leadership. Issu de l'expérience des auteurs, mais aussi de recherches récentes en psychologie sociale et organisationnelle, en neurosciences et en sciences de la gestion, il présente sept schémas de pensée fondamentaux - pour apprendre à apprendre, dialoguer avec justesse ou gérer ses relations sociales - qui aideront chacun à mieux se connaître et à rester fidèle à ses convictions profondes afin de devenir un phare pour les autres.
Si le cas du Québec n'est pas unique, il sert souvent d'exemple pour comprendre les processus migratoires. Prenant le pouls des dynamiques à l'oeuvre dans le Québec actuel, cet ouvrage propose une refonte de la manière dont on doit envisager et étudier l'immigration au Québec. Il considère celle-ci comme un phénomène global et analyse l'interaction entre les acteurs, les sites et les politiques qui façonnent les mouvements de population et l'expérience des personnes migrantes. Il intéressera notamment les chercheurs et les étudiants du domaine en raison des nouvelles avenues de recherche qu'il explore. Les experts réunis dans ce livre rendent ainsi compte des réalités matérielles, politiques, institutionnelles, sociales et même personnelles de l'immigration au Québec, tout en n'oubliant pas de scruter les angles morts des débats engagés dans la société, notamment dans l'arène médiatique. Ce faisant, ils contribuent à combattre la désinformation sur ces questions.
Longtemps confinée aux marges de l'histoire et de la géologie, la géographie s'émancipe au cours du 20 e siècle et prend enfin la place qui lui revient. Mieux, elle devient le pivot autour duquel tournent diverses approches disciplinaires, ce qui permet de rendre compte de questions touchant l'espace et les territoires selon une étonnante cohésion. Dans cet ouvrage, les auteurs soulignent l'importance de la géographie comme discipline pour comprendre le monde qui nous entoure. Organisé, entre autres choses, autour de grands enjeux tels que l'empreinte environnementale des sociétés, la mondialisation, la géopolitique, l'autochtonie, les migrations, les systèmes de transport ou encore les frontières, chaque chapitre illustre les dynamiques sociospatiales qui animent nos espaces en partage. On voit alors les liens étroits qui unissent, par exemple, la mondialisation économique et les migrations et on comprend mieux le caractère indissociable des questions coloniales et celles de l'accès aux ressources et aux territoires pour les peuples ayant subi diverses formes de dépossession. À la fois général et détaillé, cet ouvrage brosse le portrait d'une discipline carrefour, dynamique, engagée et pertinente et offre des clefs d'analyse à tout lecteur intéressé à comprendre les transformations du monde dans lequel il vit.
Au-delà de la percée historique de la Coalition avenir Québec, l'élection québécoise de 2018 a annoncé un changement plus profond dans les facteurs motivant le comportement électoral des Québécois. En particulier, la montée d'un nouveau clivage idéologique qui met l'accent sur des enjeux émergents liés à l'immigration et à l'environnement, et qui a permis à la CAQ, mais aussi à Québec solidaire, de se distinguer face aux deux partis traditionnels que sont le Parti libéral du Québec et le Parti québécois. Ce livre répond aux questions que pourraient se poser les étudiants de tous les cycles universitaires, les journalistes couvrant la politique québécoise et canadienne, les stratèges des partis politiques ainsi que le grand public intéressé par ces enjeux et leurs implications dans leur vie. Avec une grande clarté, voire avec pédagogie, cet ouvrage pose les fondements d'une discussion que les auteurs engagent avec l'ensemble de la société québécoise sur un bouleversement de la politique qui se produit dans de nombreux pays.
La communication publique se définit comme l'ensemble des activités et des phénomènes qui concourent à la production et à la circulation des discours relatifs aux affaires d'intérêt public. Fruit des réflexions de plus d'une vingtaine de spécialistes, cet ouvrage unique en son genre la présente en tant que domaine de pratiques sociales et professionnelles. Il y est question, notamment, des médias d'information, du journalisme, des relations publiques, de la publicité sociale, de la communication politique et des médias sociaux. On y aborde également les grands débats contemporains tels l'espace public et la démocratie, la révolution numérique, la participation politique en ligne ou les inégalités de genre, parmi tant d'autres questions. Ouvrage de synthèse à caractère encyclopédique, il deviendra vite essentiel aux étudiants en communication, en science politique ou en sociologie par son approche pédagogique qui ne sacrifie en rien la profondeur et la complexité du sujet.
Deuxième édition revue, enrichie et actualisée d'un classique de la sociocriminalité, cet ouvrage incontournable a servi depuis près de vingt ans à former maints étudiants aux principaux aspects de la pensée sociologique sur différentes réalités liées à la criminalité, aux criminels et aux conduites culturellement associées au crime. S'appuyant sur les travaux fondamentaux de la sociologie, tels que l'opposition entre holisme et individualisme ou celle entre les théories du consensus social et les théories du conflit, l'auteur présente les éléments essentiels pour comprendre le phénomène et les concepts de base de la sociocriminologie et pose des questions pertinentes. Quel est l'effet des médias sur notre conception de la criminalité, du rôle de la police et du « bon » citoyen ? Comment évoluent les codes pénaux ? Quelles sont les activités quotidiennes des policiers ? Quel est le rôle de l'État et des institutions dans la définition, la prévention et la répression des actes criminels ? Il explique clairement la notion de subjectivité et montre son importance lorsqu'il s'agit de comprendre l'attitude des individus face aux normes et à la transgression de celles-ci. En étudiant les réactions des individus, des groupes, de l'État et des institutions face au crime, le sociocriminologue contribue finalement à définir le cadre sociétal dans lequel nous évoluons.
L'art de raconter est au coeur même de la pratique journalistique. Dans le contexte de la révolution numérique, la maîtrise de l'écriture de presse demeure plus importante que jamais. Elle permet entre autres de départager, dans le magma des réseaux sociaux, les professionnels de l'information de ceux qui ne le sont pas, de même que l'information véridique et fiable de celle qui est inexacte et approximative. Dédié principalement aux étudiants en journalisme, cet ouvrage permet de répondre aux exigences des journaux, de la radio, de la télévision et des magazines Web et s'adresse à ceux qui aspirent à exercer un métier qui agit plus que jamais comme un miroir social et un moteur de changement. C'est pourquoi les auteurs vont au-delà des problèmes d'écriture pour aborder d'autres aspects essentiels de la profession, des règles de base au respect des normes déontologiques qui protègent et encadrent la liberté de presse.
Depuis toujours, les travailleuses sociales collaborent de très près avec les professionnels du monde de la santé, les médecins et les infirmières au premier chef. Or la formation de ceux-ci a peu à offrir sur la nature et l'importance de cette affiliation. Cet ouvrage cherche à mieux faire comprendre les raisons de l'écart qui existe entre formation et pratique et met au jour les liens bien réels, même si souvent occultés, entre le travail social et les disciplines de la santé. Les travailleuses sociales trouveront ici des informations essentielles pour bien s'intégrer aux domaines de la médecine, des sciences infirmières, de la réadaptation ou au monde des aides-soignants. Avec une visée pédagogique assumée, les auteurs décrivent et analysent l'apport de ces travailleuses en santé publique, auprès des personnes vulnérables ou dans divers contextes de pratique médicale. Ils montrent sans équivoque qu'il faut soutenir la collaboration interprofessionnelle dans le vaste réseau de la santé et des services sociaux et proposent des pistes sur la formation en travail social.
Il n'existe pas de publication qui rassemble les points de vue scientifiques et critiques sur les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD, au Québec) et les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD, en France). Pourtant, ces organisations sont depuis longtemps l'objet de vives critiques, notamment dans les médias, à cause du manque de main-d'oeuvre, de services déficients aux résidents ou de la faible qualité des infrastructures. Avec la crise de la COVID-19 subie en 2020, ces critiques semblent trouver, de façon tragique, toute leur justification. Les auteurs de l'ouvrage visent à combler ce manque en présentant une diversité de regards sur la situation de ces organisations. De la vie quotidienne des résidents à la place qu'occupent les CHSLD et les EHPAD dans le continuum de services, en passant par les enjeux organisationnels et professionnels, ils convoquent le travail social, les sciences infirmières, administratives et récréationnelles, ou encore la sociologie, pour expliquer ce contexte si difficile et proposer des améliorations. Ce livre inspirant, qui marie la réflexion, le récit et l'analyse, permet également l'accès à une bande dessinée originale en ligne sur le travail et la vie des préposés aux bénéficiaires, des « anges gardiens » bien humains. Le grand public, mais aussi toutes les personnes qui gravitent autour des CHSLD, des EHPAD ou d'autres types d'organisations gériatriques, ainsi que les étudiants en sciences infirmières, en gérontologie, en travail social ou en administration y trouveront réponse à leurs questions et bien plus. François Aubry est professeur au Département de travail social de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), ainsi que chercheur au centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM). Yves Couturier est professeur titulaire à l'École de travail social de l'Université de Sherbrooke et directeur scientifique du Réseau de connaissances en services et soins de santé intégrés de première ligne. Flavie Lemay est assistante de recherche et étudiante à la maîtrise en travail social à l'Université de Montréal.
Notre héritage culturel regorge d'idées à propos de l'économie et, aujourd'hui encore, les débats font rage sur le rôle et les mérites respectifs de l'argent et de la richesse, sur la justice et l'égalité des échanges, sur l'importance du travail, l'inéluctabilité de la pauvreté. On n'en finit pas de se questionner sur la nature du monde capitaliste, sur le pouvoir du système mondial, sur l'avenir de la croissance économique - ou sur la pertinence même du concept de croissance. Comment les grands penseurs, d'Aristote à David Ricardo et à Karl Marx, ont-ils abordé ces idées ? Cet ouvrage - une analyse croisée entre économie et philosophie - veut donner au lecteur contemporain un accès à la pensée de ces auteurs. Cette riche introduction est une contribution importante à la vulgarisation et à la transmission des idées en histoire de la pensée économique et donne à tous l'occasion de réfléchir à notre sens commun économique. Elle offre notamment aux économistes les outils pour élaborer une conscience historique et un « intellectualisme » loin de toute technocratie.
Anorexie, boulimie, hyperphagie : ce manuel de référence en français, rédigé par plus de 60 experts, décrypte les troubles des conduites alimentaires et propose des solutions concrètes pour les patients et leurs proches.
Existe-t-il une culture pédagogique partagée par les enseignants en management au-delà des particularités des contenus à enseigner, des formations disciplinaires et des contextes institutionnels? L'auteur de ce livre croit que oui, et il en retrace les fondements épistémologiques par une synthèse interprétative critique des livres et des articles les plus cités du domaine. Il propose des «conversations pédagogiques» novatrices et riches de possibilités en ce qui concerne l'enseignement et l'apprentissage de la gestion. De la nature des savoirs en passant par les modèles éducatifs de référence et les transformations des écoles de gestion, il met méthodiquement au jour une expertise particulière au management. Sa rigueur intellectuelle et la capacité qu'il a d'offrir une vision d'ensemble apportent à ce livre très bien documenté un éclairage nuancé sur une question somme toute assez peu analysée. Ces conversations s'adressent aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs en sciences de la gestion et de l'éducation, mais aussi aux conseillers et aux ingénieurs pédagogiques, directeurs de départements et de programmes et, enfin, aux gestionnaires universitaires ou en entreprise.
Cet ouvrage collectif propose un point sur l'état des connaissances actuelles au sujet du cannabis, dans le contexte de sa légalisation. Cette décision historique à l'échelle des politiques canadiennes sur les drogues présente de nombreux enjeux politiques, en santé publique certes, mais aussi dans le champ de l'intervention. De la prohibition à la légalisation, les auteurs présentent tous les aspects du produit, de ses conséquences et de la mise en place d'interventions. Ainsi, une première partie aborde des questions plus proprement historiques, idéologiques et politiques liées au cannabis. La partie suivante aide les lecteurs à mieux comprendre la nature du produit, ses effets cognitifs et conséquences psychosociales, ainsi que les répercussions possibles sur la santé mentale d'un usage mal adapté. Enfin, une troisième partie porte sur les interventions de prévention et de traitements, notamment dans un contexte de légalisation de la substance. Il regroupe ainsi les savoirs d'experts et scientifiques ayant une expérience reconnue et une crédibilité accrue dans les domaines abordés.
À l'heure où la sociologie comme discipline est mise en cause, du fait qu'elle est davantage littérature que science, cet ouvrage a pour but de discuter ouvertement de son statut et de montrer le rôle crucial qu'y jouent le langage et l'écriture. Ceux-ci sont en effet les seules ressources dont dispose le sociologue pour donner et communiquer les connaissances explicatives produites au nom de la discipline. La portée et le contenu de ce livre résident dans l'intention d'aborder l'écriture sociologique en illustrant l'argumentation par l'analyse sociologique conçue ici à la lumière de la Grounded Theory et de certains logiciels d'analyse de données qualitatives, comme Atlas.ti. L'auteur rend compte, avec une maîtrise consommée, de tous les débats actuellement en jeu. En conclusion, on trouvera un court texte, par Marianne Champagne, non seulement utile mais aussi inspirant, énonçant les grands principes d'une écriture claire et précise dont le but ultime est la rencontre avec le lecteur.
L'interprofessionnalisme, véritable ouverture au savoir-faire de l'autre, stimule la coopération et la communication. La compréhension des compétences de chacun permet de mieux affronter collectivement chaque situation ou environnement. Cet ouvrage se penche tout particulièrement sur la collaboration interprofessionnelle dans le domaine de la santé et des services sociaux, en faisant une large part à l'éducation, afin d'améliorer la qualité des soins prodigués. Les auteurs présentent ici les fondements de la collaboration interprofessionnelle, les déterminants de sa mise en oeuvre ainsi que les effets attendus. L'ouvrage synthétise quinze années de travaux sur ce thème ; il est, de ce fait, largement illustré d'exemples issus de la réalité clinique. Pensé pour aider les gestionnaires, les superviseurs cliniques et les praticiens du domaine de la santé et des services sociaux à accroître la capacité interprofessionnelle dans leur organisation, ce livre servira aux formateurs qui pourront y puiser matière pour appuyer leur projet éducatif.
Axé sur les enjeux sociaux, économiques et politiques de notre temps, cet ouvrage est une réflexion sans complaisance sur le vieillissement. Il met en lumière les savoirs actuels sur les habitats et leur aménagement au regard de la demande implicite de la société qui vise à ce que les gens vieillissent chez eux, dans leur communauté. Où en est la recherche à ce sujet au Québec et dans les collectivités francophones ? Quelles sont les politiques publiques et les pratiques d'aménagement dans ce contexte ? Comment adapter et créer des milieux de vie sains, sûrs et accueillants pour tous les âges dans les régions et les villes d'aujourd'hui et de demain ? Les auteurs, des chercheurs et des professionnels issus de plusieurs disciplines, analysent cette question dans un contexte nouveau où le vieillissement démographique a d'abord capté l'attention des domaines de la santé, de l'économie du travail et de la fiscalité. Trois thématiques structurent l'ouvrage : les façons de penser le vieillissement et d'anticiper son impact, l'évaluation des espaces publics et de la mobilité et les transformations à imaginer pour les milieux bâtis. L'originalité de ce livre tient ainsi à la juxtaposition de problèmes et d'approches envisagés dans une perspective interdisciplinaire.
L'art de raconter est au coeur même de la pratique journalistique. Dans le contexte de la révolution numérique, la maîtrise de l'écriture de presse demeure plus importante que jamais. Elle permet entre autres de départager, dans le magma des réseaux sociaux, les professionnels de l'information de ceux qui ne le sont pas, de même que l'information véridique et fiable de celle qui est inexacte et approximative. Dédié principalement aux étudiants en journalisme, cet ouvrage permet de répondre aux exigences des journaux, de la radio, de la télévision et des magazines Web et s'adresse à ceux qui aspirent à exercer un métier qui agit plus que jamais comme un miroir social et un moteur de changement. C'est pourquoi les auteurs vont au-delà des problèmes d'écriture pour aborder d'autres aspects essentiels de la profession, des règles de base au respect des normes déontologiques qui protègent et encadrent la liberté de presse. Yvan Asselin, Pierre Brisson, Robert Maltais et André Parent bénéficient d'une expertise longue et diversifiée en journalisme. Les trois derniers enseignent à l'Université de Montréal ; Robert Maltais est directeur du programme de journalisme.
Concevoir la question des drogues illicites en dehors de leur contexte criminel est difficile. Certaines questions reviennent immanquablement: prendre de la drogue pousse-t-il vraiment à la délinquance? Existe-t-il des drogues aux propriétés criminogènes ? Pourquoi un toxicomane se tourne-t-il vers la criminalité ? Quelles sont les meilleures façons d'intervenir auprès des personnes qui ont de graves problèmes de consommation? Cette troisième édition présente la relation complexe entre drogue et criminalité, évitant les énoncés sommaires qui voudraient que l'usage de substances psychoactives mène nécessairement au crime. Elle met ainsi en lumière les contextes politiques et légaux liés aux drogues et fait une synthèse exceptionnelle des résultats de la recherche des vingt dernières années. Les auteurs rendent compte de l'importance accrue qu'on accorde désormais aux usagers de drogues illicites ainsi qu'aux personnes dépendantes et ils décrivent les différentes formes d'aide qui leur sont proposées. Serge Brochu, Ph. D. psychologie, est professeur titulaire à l'École de criminologie de l'Université de Montréal et président honoraire de la Société internationale de criminologie de même que président de l'Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ). Il est chercheur régulier au Groupe de recherche et intervention sur les substances psychoactives-Québec (RISQ) et au Centre international de criminologie comparée (CICC). Il est le directeur scientifique de l'Institut universitaire sur les dépendances (IUD). Natacha Brunelle, Ph.D. criminologie, est professeure titulaire au Département de psychoéducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les trajectoires d'usage de drogues et les problématiques associées. Elle est chercheuse régulière au RISQ, au CICC, ainsi qu'à IUD. Chantal Plourde, Ph.D. criminologie, est professeure titulaire au Département de psychoéducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières et chercheuse régulière au RISQ et au CICC. Elle dirige également l'antenne UQTR du CICC.
Les débats sur les inégalités dans l'emploi adoptent habituellement un point de vue économique en se concentrant sur la distribution des revenus plutôt que sur les processus de différenciation sociale. Pourtant, avant d'être un facteur de production, le travail est foncièrement un rapport social, essentiel à l'intégration des individus. La question des inégalités dans l'emploi doit donc être approchée d'un point de vue sociologique. C'est ce que propose cet ouvrage qui, tout en s'inscrivant dans les débats en cours sur la justice sociale, offre une synthèse remarquable des perspectives théoriques, historiques et comparatives sur les inégalités dans les relations d'emploi. Se fondant sur un ensemble de données statistiques récentes, l'auteur décrit les forces qui animent le champ de l'emploi et qui contribuent à définir le statut social au Canada, et dégage ainsi le rôle décisif des politiques publiques dans ce domaine.
Partout dans les pays avancés, on cherche des solutions novatrices pour mieux répondre aux besoins des individus en ce qui a trait aux services sociaux et de santé. Le présent ouvrage explore une piste particulièrement prometteuse, mais exigeante: celle de l'intégration. Pour la suivre jusqu'au bout, il faut passer d'un mode d'organisation traditionnel fondé sur les besoins des systèmes à une approche qui se soucie d'aménager les services en fonction des besoins réels de la population. L'idée au coeur de cette approche est que la santé et le bien-être sont l'affaire de tous - pas seulement des soignants - et que cette préoccupation commune doit se déployer tout au long de la vie, dans tous les milieux et à travers toutes les activités humaines. Ce livre réunit de précieuses informations à la fine pointe des modèles conceptuels internationaux et sera utile aux professionnels, aux gestionnaires et aux décideurs qui y trouveront non pas seulement matière à réflexion, mais à action.
Pourquoi le Canada emprisonne-t-il de plus en plus de personnes non encore condamnées ? La détention avant jugement explore cette pratique controversée, entre réformes législatives et réalités judiciaires.
Menées en contexte réel, les recherches qui visent à aider les praticiens et les organisations à résoudre des problèmes de gestion complexes dans un monde en pleine effervescence sont des outils précieux et de plus en plus incontournables. Mais pour générer des connaissances à la fois pertinentes sur le plan pratique et probantes sur le plan scientifique, le chercheur se doit de connaître et de maîtriser les diverses approches de recherche qualitatives en gestion. Cet ouvrage, unique en son genre en français, traite en profondeur des méthodes susceptibles de répondre aussi bien aux questions des étudiants que des chercheurs expérimentés face à un problème organisationnel. Il nourrira également la réflexion de ceux et celles qui travaillent dans le domaine plus général des sciences humaines et sociales. Paul Prévost est professeur émérite à la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke ; il a été doyen et vice-doyen à l'enseignement et aux affaires internationales. Mario Roy est titulaire de la Chaire d'étude en organisation du travail (CÉOT) et professeur au Département de management et gestion des ressources humaines de l'Université de Sherbrooke. Avec la collaboration de Madeleine Audet, directrice du programme de DBA et professeure au Département de management et gestion des ressources humaines de l'Université de Sherbrooke, et Jean-François Lalonde, également professeur à cette même faculté.
L'immigration et la diversité ethnique ont toujours été des réalités constitutives de la société québécoise. Depuis une quarantaine d'années, toutefois, ces questions ont pris une importance accrue, tout particulièrement en milieu scolaire, alors que des immigrants de cultures de plus en plus diversifiées se sont intégrés à la communauté francophone. Dans un contexte où les préjugés foisonnent, cet ouvrage fait oeuvre utile en s'intéressant aux données objectives de la réussite éducative des jeunes issus de l'immigration, aux politiques en la matière, ainsi qu'aux pratiques des acteurs de première ligne : élèves, enseignants, directions, parents et organismes communautaires. Les auteurs mettent l'accent sur les innovations des écoles québécoises, et surtout montréalaises, qui ont dû relever, parfois durement, mais souvent avec succès, le défi de l'intégration. Ce livre soigneusement documenté fournit un portrait précis de la situation et remet en question bien des idées reçues. Marie Mc Andrew est professeure à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, où elle dirige le Groupe de recherche Immigration, équité et scolarisation (GRIÉS). Son ouvrage Immigration et diversité à l'école (PUM, 2001) a remporté le Prix Donner pour le meilleur livre sur la politique publique canadienne. Membres de l'équipe et coauteurs : Alhassane Balde o Mahsa Bakhshaei o Kristel Tardif-Grenier o Geneviève Audet o Françoise Armand o Sylvie Guyon o Jacques Ledent Georges Lemieux o Maryse Potvin o Jrène Rahm o Michèle Vatz Laaroussi o Alain Carpentier o Christian Rousseau