Militaire de mon coeur
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Un inconnu, un écran et des éléphants ... Les réseaux sociaux, c'est un peu comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Quand Erwan, le militaire virtuel en mission dans un coin exotique a débarqué dans ma vie comme un virus informatique, je me suis dit : « Et si on jouait à tuer le temps ? » Moi, c'est Emilie. Je collectionne les éléphants miniatures, je bosse dans un fast-food, et ma relation avec ma mère est un casse-tête chinois. Bref, ma vie ressemble à une série Netflix en mode « drama ». Lorsqu'Erwan propose de me rendre visite, j'ai un très gros doute. Genre, « Est-ce un serial killer ? » Moi, c'est Erwan, commando parachutiste et célibataire endurci. Quand j'ai contacté Emilie par erreur, je ne m'attendais pas à ce que ma vie prenne un virage à 180 degrés. Elle a ce sourire qui me fait oublier les heures interminables passées dans le désert. Quand j'ai débarqué chez elle avec mes doutes et mes cicatrices, j'ai compris que ma vie allait basculer. Alors, arnaque ou coup de foudre ? À vous de décider. __ EXTRAIT Ma journée a été totalement calamiteuse. Tout a commencé par un accident sur les rails du métro qui a interrompu la circulation et m'a obligée à faire le trajet à pied. Je n'avais pas de parapluie, et il tombait une petite averse vicieuse qui s'est arrêtée, évidemment, dès que je suis arrivée au boulot, en courant, en sueur, trempée, et presque en retard. Ensuite, mon manager devait être dans une mauvaise phase de la lune, super impressionnant. Je ne vois aucune autre explication à ses perpétuelles sautes d'humeur. Il a fait vivre un enfer à toute l'équipe au point que l'un des gars à mi-temps, un étudiant en droit, a fini par menacer : - Si tu continues à nous emmerder, je me syndique ! Ça lui a coupé le sifflet... presque cinq minutes. À présent, le soleil est de retour et il brille, me remontant un peu le moral. J'arrive chez moi avec une seule envie : m'affaler dans le canapé. Malheureusement mon pantalon a pris des éclaboussures de sauce suite à la chute et l'explosion d'une boîte XXL de ketchup mal rangée dans la réserve. J'ai fait partie de ceux qui ont eu le privilège de nettoyer ce monstrueux merdier. J'ai terminé mon service avec un look de tueuse psychopathe, des taches rouge sang plein ma chemise d'uniforme, ma casquette et sur mon jean. Toutes mes fringues atterrissent dans le lave-linge pour le deuxième soir consécutif, pas de doute ma voisine va criser et je vais en entendre parler. Je traîne ma carcasse sous la douche où, forcément, je tombe en panne de shampoing. C'est définitivement une journée grandiose !!! Une fois séchée, le miroir me renvoie l'image d'une fille aux cheveux châtains et ternes, fatiguée, avec des cernes sous ses yeux d'un brun quelconque. J'allume mon ordi, le préférant à mon vieux téléphone qui pique des crises et affiche toutes les photos et les vidéos dans un charmant camaïeu de rose. Une surprise m'attend : "Hello, Miss Émilie, c'est Erwan." __ [De l'amitié à l'amour / romance militaire]
Elle a été trahie. Il est solitaire et peu sociable . Leur rencontre est explosive... Ma vie s'est effondrée, il y a deux heures, lorsque j'ai découvert mon fiancé et ma demi-soeur s'envoyant en l'air. Prendre la fuite et me réfugier dans un bar n'était peut-être pas la réaction la plus intelligente, mais j'ai désespérément besoin de me changer les idées, de me prouver que je peux encore plaire. Dans une ville comme Tarbes, où est stationné un régiment parachutiste, des mecs disposés à consoler une pauvre fille pas trop vilaine dans mon genre ne doivent pas être difficiles à trouver. N'importe quel gars musclé et sexy fera l'affaire... sauf ce type glacial qui m'a bousculée tout à l'heure devant le comptoir. Depuis, chaque fois que nos regards se croisent, j'ai des envies de meurtre. __ Extrait Ne fais pas ça, supplie ma conscience. C'est contraire à tes principes. Je la fais taire et me dirige d'un pas décidé vers le bar sans trop prêter attention à ce qui m'entoure. En plus d'un mec, il me faut de l'alcool, fort. Il est urgent de noyer la douleur qui me broie la poitrine, d'anesthésier le chagrin qui menace de me détruire. Comme il se doit quand plus rien ne va, c'est l'accident ! J'emplafonne un grand blond en tee-shirt kaki qui rattrape de justesse les bières que notre collision a failli lui faire lâcher. - Ne t'excuse pas surtout ! me balance-t-il durement avec un regard d'un bleu à réfrigérer le pôle Nord. - C'est toi qui m'as bousculée ! Championnat du monde de la mauvaise foi, Victoria médaille d'or. - Si je t'avais bousculée, la crevette, riposte-t-il avec une voix froide au calme exaspérant, tu serais par terre les quatre fers en l'air, la culotte au vent. Une bouffée de colère irrationnelle contre ce type qui n'a que le tort d'être sur mon chemin court-circuite toute politesse. - Je suis en pantalon, pauvre naze ! - J'avais remarqué ! En plus, tu n'as pas idée d'à quel point je peux être con quand je m'en donne la peine, ma jolie, me répond-il d'un ton sarcastique, à l'ironie glaciale qui fait monter en moi une folle envie de le gifler. - Mufle ! - Ça aussi, je suis très bon. Autant qu'au pieu. - Abruti vantard ! - À ton service si tu veux vérifier. Je ne mens jamais. Il est peut-être beau mec, mais quel connard !Je tape du pied comme une idiote coléreuse, cherchant une riposte à la hauteur de la fureur qu'il m'inspire avant que ma raison me rappelle à l