Les amours célèbres
Paris, XVe siècle : François Villon, poète génial et vagabond notoire, a aussi été un amoureux passionné. Ce livre explore ses amours tumultueuses, entre tavernes, ballades et dames du temps jadis.
Paris, 1572 : Marguerite de Valois, dite la reine Margot, incarne à elle seule la passion, le pouvoir et la tragédie.
Marion de Lorme (ou Delorme) est la seule grande courtisane française qui ne fut pas une fille. Victor Hugo, pris pour elle d'un tendre sentiment posthume, "a jeté sur ses épaules nues un manteau de poésie et lui a refait une vertu avec de la passion et de beaux vers. Oublions, comme elle le fit elle-même, la vertu. Marion fut, certes, une grande pécheresse, mais elle sut aussi parfois, aimer du plus profond de son âme et de sa chair. Et, par un pathétique destin, l'"homme de sa vie", celui qu'elle adora vraiment, et qui, Grand Ecuyer et intime favori du roi Louis XIII, l'aima au point de l'épouser secrètement, lui fut arraché par la main du bourreau. C'était le beau, le gracieux, l'irrésistible Cinq-Mars, qui périt la tête tranchée.
« L'amour de la femme, je le crois nuisible à la société, comme au bonheur individuel des hommes. Ce serait un bienfait de la part d'une divinité protectrice, que de nous en défaire et d'en délivrer le monde. » Cette profession de foi misogyne est signée : Lieutenant-Colonel Napoléon Buonaparte. Il est vrai que ce fringant officier venait d'absorber un breuvage empoisonné capable de tuer un boeuf ! Un boeuf, mais pas le futur Empereur des Français. Une maîtresse jalouse avait failli expédier ad patres notre petit caporal... Et c'est le même adversaire farouche du beau sexe, qui collectionna les maîtresses, fut trompé autant qu'il trompa, s'évertua, pendant des années, à é
La Païva ! ce n'est qu'un des noms que porta cette femme étonnante qui s'appelait à sa naissance, en Russie, Thérèse Lachman, qui fut Mme Villoing, puis, soi-disant Mme Henri Herz, ensuite, pour tout de bon, la marquise de Païva et qui mourut comtesse Henckel de Donnersmarck. Mais c'est sous ce nom d'opérette (tout en étant celui d'une vieille famille portugaise : Païva y Aranjo) de "la Païva" que reste universellement connue cette insolente et puissante courtisane. Sa vie fastueuse et mouvementée s'enveloppe du halo d'on ne sait quelle troublante magie... Le récit de cette existence "hors série" permet d'évoquer parallèlement la joyeuse, l'insouciante "fête" du second Empire et son tragique dénouement.
La tendre et voluptueuse héroïne de « La Dame aux Camélias », roman, puis drame, d'Alexandre Dumas fils a existé. Le tout-Paris de son temps, la "Belle Époque" du XIXe (le règne du roi-citoyen Louis-Philippe 1er) l'a côtoyée. Elle ne s'appelait pas Marguerite Gautier, mais Alphonsine Plessis, plus connue sous le nom de guerre (en dentelles) de Marie Duplessis. Armand Duval a existé. Et c'était Alexandre Dumas fils lui-même, jeune, beau, ardent, et cruel. La vie réelle de Marie Duplessis est aussi pittoresque, sensuelle, sentimentale et, en fin de compte, pathétique, que celle de la fictive Marguerite Gautier, qui a fait pleurer des millions de spectateurs dans le monde entier.
Il ne s'agit pas, avec Lola Montès, d'un amour célèbre, mais des célèbres amours d'une femme audacieuse et fascinante, d'une splendide aventurière, que l'amour a rendu célèbre. Danseuse, comédienne, favorite royale, sa beauté inspira les poètes, les peintres et "brilla sur trois continents comme un météore". Lola Montès, toute-puissante maîtresse du roi de Bavière, fut même, a-t-on dit, "un moment d'histoire".
Henry VIII d'Angleterre... Le souverain qui, pour épouser celle qu'il aimait, changea la religion de son royaume, Henry VIII qui, sur six épouses successives, en répudia deux et en fit décapiter deux... Un roi énergique et rusé, grand rival de François Ier , et qui, sans doute, fut à l'origine de la grandeur anglaise. Dans la vie privée, un amoureux passionné et un monstre féroce : un extraordinaire personnage, barbare et galant à la fois.
À quarante-neuf ans, ministre de la Guerre (1886-1887) du président Freycinet, le général Georges Boulanger (1837-1891), très bel homme détesté par nombre de ses collègues mais très populaire chez les Français, rencontre la vicomtesse de Bonnemains. Bien qu'il soit alors marié à Lucie Renouard, elle deviendra sa maîtresse ; et, lorsqu'elle sera emportée à seulement 35 ans par la tuberculose, il se suicidera sur sa tombe. Henry Muller nous raconte leur histoire tragique et romantique dans la collection "Les amours célèbres".
La belle Hélène ! Hélène de Sparte ! Hélène de Troie ! La plus célébrée, peut-être, de toutes les femmes - après Ève. Son nom, synonyme, depuis la plus haute antiquité, de beauté merveilleuse, symbolise aussi la femme légère et volage, l'épouse lascive et infidèle. Les poètes - à commencer par le premier de tous, Homère - ont chanté Hélène. Goethe a fait d'elle la fascinante héroïne de la deuxième partie de son Faust. Offenbach l'a mise en musique dans un opéra-bouffe. Et ravissant tous les coeurs, Hélène est redevenue, grâce à André Roussin, la femme à la mode. Hélène, oui, Hélène ou la joie de vivre... d'aimer et, surtout, d'être aimée.