L'Église en son temps
Si la religion chrétienne est seule à apporter le Salut à l'universalité du genre humain, qu'advient-il de ces masses d'hommes qui ont précédé le Christ ou qui, étant venues après lui, n'ont jamais reçu l'annonce de l'Évangile ? Et si des hommes peuvent être sauvés, sans la connaissance explicite de l'unique Sauveur, comment peut se justifier pleinement l'élan missionnaire qui pousse l'Église à s'implanter en tout pays et toute civilisation ? Si, d'autre part, il n'est qu'une Église du Christ, que faut-il penser de la division des Chrétiens ? Et comment le monde non-chrétien peut-il reconnaître l'universalisme chrétien, si les propres messagers de l'Évangile ne s'accordent pas entre eux ? À toutes ces questions, qui touchent à des points fondamentaux concernant l'unité et la mission de l'Église, Louis Capéran apporte la réponse apaisante de la théologie catholique.
« Église du silence ? » Les témoins interrogés par Pierre Lenert protestent vigoureusement contre un état de choses, imposé par force. Dans le monde libre, la propagande des régimes athées fait grand bruit, pour accréditer l'opinion qu'en Pologne la coexistence, loin de paralyser l'essor de l'Église, l'active et en fait un modèle du genre. Cependant, dans ces échafaudages de syllogismes, il y a une faille : le refus de laisser entendre l'autre son de cloche. Condamnée au silence par tout l'appareil technique, dont dispose exclusivement un État communiste, l'Église en Pologne lutte désespérément pour se faire entendre et pour trouver audience. Aux idées, elle oppose des faits, d'une force de frappe brutale. Aux chimères d'un avenir incertain, l'éloquence des chiffres d'une réalité concrète, celle d'aujourd'hui. En somme, non sans risque, l'auteur de ce petit livre, ainsi que ses témoins, font honneur à un vieil adage du droit international : « Et maintenant écoutons les autres. Audiatur et altera pars. »
"Le problème le plus important de notre époque est peut-être celui des relations entre communautés politiques économiquement développées et pays en voie de développement" (Mater et Magistra). Les hommes d'État et les économistes ont pris conscience du problème. Mais n'est-il pas nécessaire que tout homme, et singulièrement tout Chrétien, en prenne également conscience ? L'auteur décrit d'abord, statistiques en main, l'état des inégalités entre pays et continents. Puis, il incite à réfléchir sur elles. Il expose l'enseignement de l'Église sur des points tels que : le devoir d'aide mutuelle entre les peuples, le respect de "l'individualité" de chaque pays, la hiérarchie des valeurs dans une saine conception du développement... La mesure du problème étant prise, c'est alors l'heure de l'examen de conscience : comment dois-je concevoir, d'une manière très concrète, les formes de mon engagement personnel ? L'auteur de Pays sous développés et coopération technique (1959), et de Face à la faim (1961), répond ainsi au voeu de Mater et Magistra, qui demande que les consciences soient formées au sens de leurs responsabilités, et qu'ainsi se multiplient les initiatives pour l'aide aux nations en voie de développement.
Où est le pouvoir légitime ? Comment résister aux lois injustes, sans rompre la nécessaire cohésion de la société ? Comment agir dans les situations insurrectionnelles ? Ce livre, écrit au contact de l'actualité la plus récente, aide à chercher une réponse chrétienne à ces questions complexes et brûlantes. Écrivant d'abord pour des Chrétiens soucieux d'agir en conformité avec leur foi, le Père Heckel a eu la préoccupation constante non seulement de présenter l'enseignement de l'Église, mais encore de situer clairement la responsabilité de l'autorité religieuse en ces domaines, et de la distinguer de ce qui est la responsabilité propre de chacun, et son risque.
L'oecuménisme est un des traits caractéristiques du catholicisme contemporain. Par la volonté de S.S. Jean XXIII, donnant au IIe Concile du Vatican - comme finalité lointaine - la réunion de tous les Chrétiens, ce trait prend un relief qu'il n'avait peut-être jamais connu dans l'Église catholique romaine. Il est donc capital que les Catholiques, tous les Catholiques, soient dûment informés des orientations essentielles du mouvement oecuménique, et de la contribution décisive qu'ils peuvent y apporter à la lumière des directives données par les Papes, surtout depuis Léon XIII et, plus récemment, au nom de S.S. Jean XXIII, par le cardinal Bea, président du Secrétariat pour l'union des Chrétiens. Faire pénétrer la préoccupation de l'unité des Chrétiens - avec la sûreté doctrinale, le sens ecclésial et le tact requis en pareille matière - jusque dans la masse des Catholiques, voilà l'ambition singulièrement opportune du nouvel ouvrage de Georges Huber.
Le Concile est signe et cause d'une immense accélération de l'histoire de l'Église. L'Église ancienne aspire à renaître sous des traits nouveaux. Est-il possible de traduire, en une formule, le secret, l'âme et l'acquisition essentielle du deuxième Concile du Vatican ? L'auteur du présent ouvrage, expert du Concile, a pensé que les symboles et les faits réunis tenaient en une proposition qui, plus qu'un intinéraire géographique, traduisait un cheminement spirituel : De Rome à Jérusalem. En trente-neuf courts essais, il tente de dégager le sens du pontificat de Jean XXIII, et l'évolution des esprits au Concile. Il montre les thèmes et les problèmes, et fait ressortir leur centre d'unité et leurs implications. Il analyse les lignes de force présentes au Concile, et interprète leur poids respectif. Enfin, il établit des perspectives d'avenir. Ainsi, il apparaît qu'il n'est d'autre secret de la présence renouvelée de l'Église au monde, que le retour à cela même qui lui a donné naissance. Retour à Jérusalem, nouveau départ d'une Église apostolique et pérégrinante, envoyée pour être le sel de la Terre et la lumière du monde...
La troisième session du Concile fut la plus complexe et la plus difficile. La chronique fidèle et complète du P. Wenger débrouille des fils conducteurs dans cet écheveau de faits et de documents. Historien consciencieux, le P. Wenger veut avant tout saisir la vie : celle des grands débats, des incidents et aussi des alentours du Concile. Chroniqueur précis, il ne tait pas les crises ; il n'en oublie pas pour autant le travail profond et positif. Juste, il donne la parole à toutes les tendances et à toutes les opinions, sans cacher son propre sentiment. Témoin enfin, il communie aux espérances et aux inquiétudes des uns et des autres et nous les fait partager. De l'intrigue qui se noue et se dénoue dans ce grand drame, le journaliste raconte les faits et campe les hommes. Mais théologien au meilleur sens du terme, il devine la poussée de l'Esprit ; par touches discrètes, il évoque son émerveillement devant le mystère, la grâce du Concile. « L'esprit est plus fort que tous les ressentiments humains » car « l'heure du Concile est entre toutes l'heure de Dieu ». Cette fois encore, le P. Wenger accorde une attention privilégiée aux chances et aux obstacles qui jalonnent la route de l'unité. Tout naturellement la Conférence panorthodoxe de Rhodes trouve place dans cette chronique. D'autres pages introduisent le lecteur d'Occident, étonné, au patrimoine spirituel et théologique de l'Orient ; cette contribution à l'oecuménisme tient le plus à coeur à l'auteur. Cependant, il voit en même temps l'Église débattre dans sa conscience tous les grands problèmes des hommes d'aujourd'hui : « L'Église a des yeux et un coeur pour tous. »
Voici la Chronique de la deuxième session de Vatican II. Chronique écrite par un témoin. Journaliste prompt à enregistrer, fidèlement et sur le champ, les vibrations de l'Assemblée conciliaire, le P. Wenger réussit à présenter l'histoire de Vatican II comme une « action dramatique qui naît du heurt des thèses opposées, se développe, se noue et, finalement, se dénoue. » Chronique précise et détaillée. Le livre suit l'ordre même des débats : Église, épiscopat, diaconat, gouvernement des diocèses, oecuménisme. Comme dans Vatican II première session, l'auteur porte une attention particulière à l
Ce livre est d'abord une chronique du Concile. Il en fait revivre, semaine par semaine, les événements et l'écho qu'ils ont trouvé dans l'opinion. C'est aussi un livre d'histoire. L'auteur s'efforce de discerner les grandes orientations du Concile, selon ses trois dimensions : l'Église catholique, la chrétienté, le monde entier. Il souligne le souci pastoral de la réforme intérieure de l'Église, la préoccupation oecuménique dans les contacts avec les chrétiens séparés de Rome, le sens missionnaire dans les rapports de l'Église avec le monde. La pensée est sûre ; l'auteur est professeur de théologie orientale aux Facultés catholiques de Lyon, depuis 1949. La méthode est celle de l'histoire. L'auteur, qui fut membre de l'Institut français d'études byzantines, a recours à de nombreux documents, intégrés à la trame du récit. La forme est alerte et vivante. Rédacteur en chef de la Croix depuis 1957, A. WENGER sait que pour captiver le lecteur il faut être vivant et concret. Par ses qualités, cet ouvrage apparaît comme indispensable pour comprendre le Concile dans ce qu'il a fait et dans ce qu'il fera pour le renouveau de l'Église, la cause de l'unité chrétienne, la paix du monde.