L'Aube poche
Mêlant imperceptiblement réalité et fiction, Chabname Zariâb nous raconte l'enfance d'une petite fille, de Kaboul à la France. La petite fille devenue grande rentre en Afghanistan pour y chercher son « amoureux » de la cour d'école, Milad. Qu'est donc devenu le valeureux chevalier aux doigts de pianiste qui s'est jeté sur elle pour la protéger d'une bombe ?
« Le monde moderne a perdu son âme : ce constat aussi vieux que la modernité elle-même est aujourd'hui dressé par un philosophe iranien, Daryush Shayegan. Il ne sombre pas comme tant d'autres dans la dénonciation pure et simple de l'Occident. Il reconnaît à notre culture le mérite d'avoir inventé l'esprit d'examen, la rationalité scientifique et les institutions démocratiques, c'est-à-dire la résolution des conflits hors de la violence. Mais au prix de ce trésor inestimable que recèlent encore les sociétés traditionnelles - "les grandes émotions qui font vibrer les coeurs". (...) Shayegan nous adjure de mettre en oeuvre cette tâche immense : réinventer une nouvelle spiritualité qui succéderait à l'éclipse du divin. Beau défi que l'auteur nous lance, non sans malice et gravité. »Pascal Bruckner, Le Nouvel Observateur
« Le meilleur ennemi de l'État, c'est la guerre. » Cet essai propose une réflexion novatrice sur la guerre. Pour Pierre Clastres, la guerre est une façon de repousser la fusion politique, et donc d'empêcher la menace d'une délégation de pouvoir menant aux dérives intrinsèquement liées à la trop grande taille d'une société. La guerre et l'institution étatique, posées dans une relation d'exclusion, chacun impliquant la négation de l'autre, se conditionnent donc mutuellement.
La crue de l'oued dévaste leur village, emporte leur maison, tue leurs parents : Idar et Cicine se retrouvent livrés à eux-mêmes. Ils décident alors de partir pour Marrakech et atterrissent à Dar Louriki, bel immeuble occupé par la Middle Class marocaine... C'est une nouvelle vie plutôt agréable que partagent les deux frères, tandis qu'ils pansent lentement leurs blessures. Mais c'était sans compter sur l'arrivée d'étudiants islamistes qui ont pour objectif de convertir tous leurs voisins à l'islam radical ! Idar aura besoin de tout l'amour de la jolie Leïla pour leur résister alors que Cicine regrette beaucoup de n'avoir pas su convaincre son aîné de retaper leur maison au village...
"Par où commencer ? Quiconque aborde une page blanche est sans doute rongé par cette question. La logique suggère de se reporter aux temps anciens. Mais je ne suis pas le moine de Pimène [...]"Du narrateur, nous ne saurons pas grand chose, si ce n'est la bienveillante attention qu'il prête à ses congénères. Des jeunes gens, garçons et filles, qui sillonnent en tout sens leur pays aux nouvelles dimensions - la Russie d'aujourd'hui, de la Sibérie à Saint-Pétersbourg. Leur moyen de transport ? Le stop, qui permet de belles rencontres, d'amour et d'amitié. Un focus pertinent - et impertinent - sur une jeunesse russe qui se cherche.
La plus belle femme du monde ensevelie dans un tremblement de terre, un paysan qui met le feu au village par dépit amoureux, un vieil homme qui apprend à sa petite-fille ce que c'est que le rire, un sourd, une muette et un aveugle qui se débrouillent pour vivre ensemble. Des situations extrêmes que Dong Xi dépeint avec humour et violence, réussissant le pari de parler de son pays, la Chine, avec distance et complicité.
«uvre de philosophie et non d'histoire, Le mythe nazi interroge la logique spécifique du nazisme en tant qu'elle peut nous rendre attentifs à certaines possibilités de notre histoire occidentale.» L'Homme et la Société «Une mise en garde contre l'idée que notre époque ne pourrait à son tour être sauvée que par le recours à de nouveaux mythes, de nouveaux rêves.» Lire «Pourquoi et comment le recours au mythe a été au coeur de la pratique politique et sociale du nazisme.» Le Monde «À lire absolument.» Bulletin critique du livre français Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe (mort en 2007) sont deux philosophes nés en 1940. Enseignants à l'université de Strasbourg, ils ont beaucoup travaillé et publié ensemble, notamment L'Absolu littéraire (Le Seuil, 1978) ou L'«Allégorie» suivi de Un Commencement (Galilée, 2006).
Y a-t-il encore une place pour un développement à base locale qui ne soit pas seulement identitaire, défensif, passéiste ? Que devient l'équité dans un monde où les pôles riches et puissants n'ont plus besoin de leurs périphéries appauvries et débranchées, où les « gagnants » ultramobiles transgressent les frontières et les règles, quand les « perdants » sont de plus en plus confinés dans l'immobilité ? Ces questions sont abordées ici sous un angle économique mais, comme toujours dans les livres de Pierre Veltz, on découvre sous l'économiste un humaniste engagé qui traite de choses complexes avec simplicité.
Plus de cinquante ans après « l'exode » des pieds-noirs, Mémoire de « là-bas » permet de comprendre la place puissante dans les mémoires de l'exil d'un pays qui n'existe plus. Pour la plupart des pieds-noirs, ce livre est une sorte de plongée en eux-mêmes - souvent une clé magnifique qu'ils se transmettent en famille, pour leurs enfants et petits-enfants. « Une enquête passionnante sur l'exode de ces pieds-noirs qui ont fui l'Algérie avec le sentiment d'abandon, pour comprendre les mécanismes de la mémoire transgénérationnelle lors de l'exil. » Philippe Vallet, France Info « Un livre poignant, salutaire. » Emmanuel Gehrig, Le Temps Hubert Ripoll né à Philippeville (Algérie) en 1947, est professeur honoraire de psychologie à l'université d'Aix-Marseille et essayiste. Ce livre est issu d'un long dialogue avec des centaines de pieds-noirs de tout âge, et de toute origine.
Shanghai, Abu Dhabi, le concours du Grand Paris : autant de témoignages d'un urbanisme qui s'est emballé et risque de produire des « paradis infernaux ». Cet urbanisme a accompagné la financiarisation de l'économie avec d'immenses investissements de prestige. La crise que nous traversons ne nous offre-t-elle pas l'occasion de le remettre en cause, et d'explorer des conceptions et des manières nouvelles de faire ville ?« Un petit texte dynamique, à lire d'urgence. » Urbanissimo« Le nouvel essai d'Alain Bourdin apporte sa pierre à l'édification d'une nouvelle manière de faire la ville. » Les ÉchosAlain Bourdin est sociologue et urbaniste, professeur des universités à l'Institut français d'urbanisme, qu'il a dirigé. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, La métropole des individus et Métapolis revisitée.
« C'est à une recherche de l'origine de nos idées présentes sur l'étranger que ce petit livre invite. Connaître ce qui nous attache à la nation, c'est se connaître, et donc mieux garder son sang-froid lorsque le monde change. » (H. L. B.) Comment naît la crainte récurrente de l'immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on, ou plus exactement, comment assimile-t-on, des étrangers ? Et quels étrangers ? Pourquoi l'attitude vis-à-vis du sol et du sang, par conséquent la conception d'appartenance nationale, a-t-elle été modifiée ? Hervé Le Bras est démographe et l'un des plus grands spécialistes français en histoire sociale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont, récemment, Le mystère français, avec Emmanuel Todd (Le Seuil, 2013).
Un dentiste parisien, une grève d'aéroport à Varsovie, un wifi gratuit, des recherches sur les origines familiales, beaucoup d'humour et d'imagination...« Remarquable comme la rencontre d'une histoire belge et d'une histoire juive ; le tragique et la cocasserie, le jeu de mots et le « je de maux » s'y entrelacent, comme si Raymond Devos se découvrait natif du Yiddishland. Une très belle fable sur l'histoire et l'enracinement à l'âge du tourisme et des liens numériques. » Fabrice Hadjadj, Le Figaro littéraire« Allègre et grave, malicieux et interpellant, Le livre de Joseph, premier roman de Bernard Dan, est une réussite. » Sophie Creuz, L'ÉchoBernard Dan est neuropédiatre. Le livre de Joseph est son premier roman. Il a reçu le prix Eugène Schmits de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Ce livre n'a pas de héros. Il doit être lu comme une sorte d'épopée où s'entrecroisent les bribes de vie d'une vingtaine de personnages bien campés, salariés d'une entreprise de pêche qui luttent pour survivre à l'épuisement de la mer surexploitée et au défi du passage à l'économie de marché. De son écriture pleine de poésie, Bui nous emmène là où nous ne sommes jamais allés : un merveilleux voyage.
"L'intérêt pour l'action, la pratique, l'entretien de soi, la capacité à se réfréner, la durabilité des choses..., autant de valeurs "antiques" nécessaires pour mettre en oeuvre le programme qu'Isabelle Cassiers et les nombreux auteurs qu'elle a rassemblés nous proposent, et qui semble inévitable. Pouvons-nous les acclimater au sein du monde moderne ? Sommes-nous capables d'inventer, pour accompagner cette prospérité sans croissance, une organisation politique et sociale et une conception de l'être humain radicalement différentes de celles qu'a forgé le XVIIIe siècle ? C'est à mon sens l'occasion unique que nous offrent la crise actuelle, et surtout, la prise de conscience à laquelle la crise écologique nous conduit : nous ne pouvons pas continuer ainsi, mais les efforts qui sont exigés de nous, comme individus et comme collectif, nécessitent une refondation radicale de notre organisation, de nos valeurs, de nos modes de gouvernement. C'est à mon sens tout l'intérêt du présent ouvrage que d'apporter une contribution essentielle à cette question." Dominique Méda
« (...) Il se peut que le mot « chu » soit latent dans le présent livre, dont je remercie ses éditeurs d'avoir eu l'idée de le ressusciter plus de vingt ans après son apparition/disparition. Car ce qui lui sert de point de départ est bel et bien la « chute » de l'Union Soviétique, amorcée sans doute en 1989, tout à fait consommée en 1991. C'est cet effondrement qui est qualifié de « Désastre obscur ». (.) J'ai continué depuis à méditer cette aventure, la seule qui ait donné sens à l'ensemble du XXe siècle. J'ai approfondi et varié les analyses et les interventions publiques que je jugeais nécessaires. Mais je n'ai pas à renier l'ébauche que vous allez lire. » Alain Badiou, juillet 2012
Amina, une jeune fille jusqu'alors sans histoires, profondément ébranlée par le tremblement de terre survenu près de Boumerdès, décide brusquement de rejoindre la cohorte des victimes du séisme. Elle se défait ainsi de son identité, de ses racines, de sa vie. « Un récit qui garde au-delà du dénouement sa part d'ombre et de mystère. Une manière pour ce subtil sismographe qu'est Maïssa Bey de laisser entrouvert l'espace des possibles. » Christine Rousseau, Le Monde « Une écriture à la fois violente, précise et d'un lyrisme poétique maîtrisé. Maïssa Bey compose un roman complexe et bouleversant. » Michèle Gazier, Télérama Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes, en Algérie. L'essentiel de son oeuvre est publié chez le même éditeur.
«Dans ces fragments de vie tragi-comiques écrits en français, Anna Moï raconte avec humour son Viêt-nam... La voix d'Anna Moï, toute en harmonie, a un sacré souffle.» Sylvie Guillot, L'Obs «C'est son écriture qui séduit d'abord. D'une simplicité totale, avec un air de ne pas y toucher enchanteur, pour mieux nous faire passer les choses graves derrière le rire des enfants. Un père qui est allé en prison, une amie au bagne de Poulo Condore, des vocations contrariées. Ce livre exquis vous laisse une impression douce-amère qui subsiste longtemps. Et la certitude d'avoir découvert un écrivain.» Danièle Mazingarbe, Le Figaro Madame Anna Moï est née à Saigon (Viêt-nam), en 1955. Styliste et écrivaine, elle vit entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville. Elle publie, chez le même éditeur, Le Pays sans nom. Déambulations avec Marguerite Duras.
Pour Jean Viard, le nouvel âge du politique a commencé un soir à Berlin, en 1989. Le sociologue décrit la nouvelle étape de l'aventure humaine dans laquelle nous sommes engagés depuis : le temps de l'individu triomphant, de la réunion planétaire des tribus et de la grande mondialisation.« La mondialisation, même si elle est lourde de risques, est surtout porteuse de l'espoir d'un renouveau d'une politique qui était à bout de souffle. Tout le livre est un acte de foi en l'avenir dont le lyrisme agacera sans doute les prophètes du malheur mais qui apporte une bouffée d'air inhabituelle. » Les ÉchosJean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au Cevipof-CNRS. Spécialiste notamment des temps sociaux, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels, chez le même éditeur, Nouveau portrait de la France et Le moment est venu de penser à l'avenir.
«Onze nouvelles, onze voix de l'Algérie, autant de cris pour la liberté des femmes de ce pays. Ce livre est écrit tout en douceur et sobriété Une immense compassion et un talent qui s'affirme de livre en livre.» Thierry Bogaty, Le Figaro «Écrire pour se libérer. Écrire pour dire la déraison de cette société qui étouffe les femmes. Écrire pour survivre, tout simplement.» Thierry Leclère, Télérama «Le verbe est beau, la prose haletante d'émotions, le ton percute. Il y a des nouvelles de sang et d'amour qui vous troublent jusqu'aux tréfonds de l'humanité, de l'essentiel. Remarquable.»La Savoie Maïssa Bey vit à Sidi Bel Abbes, en Algérie. L'essentiel de son oeuvre est publié chez le même éditeur.
"Colette, un génie féminin : tel est le postulat dont part l'écrivain et psychanalyste Julia Kristeva dans ce dernier tome d'un triptyque consacré à ces femmes qui ont cherché à secouer la pesanteur d'un destin. Longtemps, Colette a été tenue pour le génie d'une France surannée. C'était oublier deux choses. D'abord à quel point Colette a su ébranler la condition féminine. Parce qu'elle fut une gourmande impétueuse, se vivant comme une hermaphrodite mentale. Mais il ne faut pas non plus perdre de vue que Colette est loin de se résumer à l'archétype de la femme volage. Cet essai ciselé et profond rend hommage à Colette d'avoir battu en brèche toute la rhétorique de l'éternel féminin." Marianne
"Douze économistes s'interrogent sur les politiques à mettre en oeuvre pour répondre à la demande alimentaire, alors que déjà 1 milliard de personnes souffrent de faim." Le MondeL'agriculture est aujourd'hui dans tous les esprits pour son rôle charnière dans l'équilibre de nos économies et de nos sociétés. Dans Comment nourrir le monde ?, experts - économistes, chercheurs, politiques, sociologues, philosophes - développent leurs pistes pour répondre à une situation inédite : nourrir 9,1 milliards d'hommes en 2050 contre 6,8 en 2009.Collectif : Carmel Cahill, André Comte-Sponville, Francis Declerck, Jacques Dermagne, Tomas Garcia Azcarate, Jean-François Gleizes, Jean-Hervé Lorenzi, Henri Nallet, François Rachline, Dominique Reynié, James Tefft, Marc Touati, Dominique Wolton.Partenariat avec Passions céréales.
"Jean Viard scrute depuis trente ans le monde agricole. De la publication de La Campagne inventée, en 1977, à celle, en 2008, d'une Lettre aux paysans et aux autres sur un monde durable, le chercheur provençal déclare une empathie forte pour le monde rural. Et revendique ses expériences de paysan soixante-huitard, quand il s'est installé dans une vieille ferme du Vaucluse avec deux hectares et un tracteur qui rendait l'âme. Pourtant, Jean Viard est d'abord un intellectuel engagé, également connu pour ses travaux sur les mutations de la société autour du temps libre, du tourisme et de la mobilité. Ce proche d'Edgar Morin consacre au moins le tiers de son temps aux conférences et au conseil. Et il vient de passer aux travaux pratiques à Marseille sur ses thèmes favoris : comment fait-on de l'espace public, comment intègre-t-on les plus faibles dans cette société de mobilité, comment construit-on une société ensemble ?" Anne Bauer, Les Echos
«Certaines de ces pages semblent avoir été écrites hier. Elles expliquent comment, malgré tout, et lorsqu'on ne s'y attend guère, peuvent naître les printemps dans la vie bloquée d'un individu ou dans un corps social paralysé par la crainte, l'oppression, la misère, le conditionnement, la terreur. Et comment des volontés enchaînées soudain se conjuguent, s'allient, s'encouragent, se libèrent, deviennent mouvement et trouvent la force d'oser l'impossible.» Robert Maggiori, Libération «Inédit de taille et de poids.» Michel Plon, La quinzaine littéraire Félix Guattari (1930-1992), psychanalyste et philosophe français, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont L'Anti-dipe et Mille plateaux écrits avec Gilles Deleuze.
Chaque culture exprime son potentiel en lien avec un sol et un climat. Chacune est «de quelque part». Mais le monde change. Alors, nous avons interrogé 15 spécialistes du territoire et de son aménagement: en regardant à un horizon de quinze ans, comment la notion de «territoire» fonctionne-t-elle de votre point de vue? Quel rôle joue-t-elle dans la construction d'une vision de l'avenir? Quel cadre peut-elle offrir à la prise de décisions qui engagent l'économie, le milieu naturel, les collectivités sociales? Quelles places y tiennent les filières agricoles notamment les grandes cultures? Leurs réponses font ce livre. Un ensemble passionnant. Jean-François GleizesJean-François Gleizes, producteur de blé dur, a réuni dans ce livre les réflexions de penseurs de notre temps sur les questions agricoles et sociétales.
Janvier 1945, Slovaquie : dans un camp de travail abandonné par les Allemands, des détenus livrés à eux-mêmes doivent survivre et s’organiser. Enclave est un roman captivant sur la nature humaine, le pouvoir et la liberté.
Dans ce petit texte percutant, Patrick Weil définit les quatre piliers de la nationalité française : le principe d'égalité, la mémoire positive de la Révolution française, la langue française et la laïcité. Il doit être lu tant par ceux qui veulent devenir Français que par ceux qui le sont et qui trop souvent oublient ces quatre piliers insécables. Aujourd'hui en France, les principes qui nous paraissaient essentiels hier semblent devoir être défendus demain... Il est grand temps de se retrouver sur nos valeurs communes, de les identifier et de les faire rayonner.« À lire pour retrouver ses repères. » Le Nouvel ObservateurPatrick Weil est historien, politologue et directeur de recherche CNRS au Centre d'histoire sociale du XXe siècle de l'université Paris-I.
« La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » Emprisonnée, Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire des leçons. Son enthousiasme, et son soutien total au bolchévisme, ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort.
L'intervention de Claude Hagège tente de transmettre, sur un mode peu académique teinté d'humour, son approche passionnée des langues, allant de pair avec un examen scientifique de leur origine, leur évolution, leur statut et leur avenir. Habité depuis l'enfance par l'amour des langues, il expose son cheminement de linguiste fasciné par l'immense diversité des idiomes et avide d'en explorer les secrets."Parler, c'est tricoter se lit aisément et permet de mesurer «en un mot», si on peut dire, que le linguiste, un puits de science, un radical, un ironiste, plus que les langues, aime les gens, dans leur infinie diversité." Robert Maggiori, Libération
« La philosophe et sociologue Dominique Méda avait vu juste avant l'heure, prônant l'urgence de revoir la place accordée au travail dans nos vies. Son nouvel opuscule montre combien nous devons changer notre conception de la richesse et du progrès pour sortir du malaise ; et recommande de cesser de vivre les yeux braqués sur le PIB. », La Tribune.« Un petit livre incisif et d'une grande clarté. », Laurent Jeanneau, Alternatives économiques.
"'Salam à toi, Dalagat !' dit l'homme qui s'avance vers lui d'un pas large et sûr. De la rue voisine parvient la musique rythmée d'instruments à percussion."Dalgat déambule dans les rues du marché, enivré par les bruits, les couleurs et les odeurs - et les filles, jolies, malicieuses. Nous sommes dans une petite ville de la République russe du Daghestan, et Dalgat nous semble un peu perdu. Perdu jusqu'où ? Les tentations sont nombreuses, mais d'autres veillent...Dans ce bref roman mené de main de maître, l'auteur dévoile une nouvelle donne politique, en Russie comme partout ailleurs : la montée de l'extrémisme. Et on a envie de crier : "Attention, danger !"
Alors que la crise du modèle républicain est au coeur des débats qui traversent notre société, il faut (re)lire Robespierre, père fondateur de la République, qui apporte une vision et une voix qui frappent par leur modernité et la force vitale de leurs idéaux. Retrouver cette parole, c'est se pencher sur ces questions simples mais fondatrices : quels rapports doivent régir les croyances religieuses et l'idée républicaine ? Comment une République garantit-elle à ses citoyens l'équité, la justice sociale et l'entraide ? Qu'est-ce, enfin, qu'une "République" ?
« Je ne peux pas te perdre ». Voilà ce qu'une jeune femme dit à son petit garçon dans un aéroport. Elle l'embrasse sur la joue et disparaît. Il ne la reverra jamais.Recueilli par un couple, il finit par ne plus vraiment savoir s'il a vraiment été « perdu ». Oui, perdu. Pas abandonné. Il ne veut pas avoir été abandonné. Un jour, tout lui revient, parce qu'il a claqué la porte de son appartement en laissant les clés à l'intérieur... Il va trouver son ex-femme, puis son meilleur ami, il boit du cognac avec un inconnu qui semble le comprendre mieux que quiconque. Une écriture sensible et un personnage émouvant, donne une nouvelle impulsion à sa vie, qui cesse d'attendre que sa mère revienne lui dire : « Excuse-moi d'avoir tant tardé. Tu t'es ennuyé ? ».