Figures de proue
Découvrez comment Voltaire, à plus de 80 ans, a transformé son combat pour la justice en une lutte acharnée contre l’arbitraire.
Né sous le premier Empire, Jules Grévy accéda à la présidence en 1879, puis en 1885, à 78 ans. En toile de fond, la vie politique et sociale de la fin du 19e siècle, avec ses intrigues et ses scandales. « Copyright Electre »
Fils d’horloger devenu noble, espion, dramaturge et homme d’affaires, Beaumarchais incarne à lui seul l’audace et les contradictions du XVIIIe siècle.
Genève, 1712 : un enfant naît, qui deviendra l’un des plus grands esprits des Lumières. Jean-Jacques Rousseau (1) : La marche à la gloire retrace les années de formation, d’errance et de lutte du philosophe.
Exil, trahisons, persécutions : voici les dernières années tumultueuses de Jean-Jacques Rousseau, où le philosophe, haï comme l’Antéchrist, fuit l’Europe entière avant de trouver un apaisement tardif.
Un coup de lance, un roi mort, une France plongée dans le chaos : revivez le destin tragique de Gabriel de Montgommery, dont l’accident de 1559 déclencha les guerres de religion. Une biographie palpitante, entre trahisons et batailles.
« Quel roman que ma vie ! » disait Napoléon. Le mot aurait pu être repris par le personnage dont vous allez lire la vie : Jean - Baptiste Prévost de Sansac de Traversay. Ce marin a servi lors de la guerre d'Indépendance des États-Unis sous l'amiral de Grasse et s'est illustré à la Chesapeake. Sous la Révolution, il passe en Russie. Apprécié par Catherine II, Paul Ier et Alexandre Ier. il réorganise la flotte russe et devient en 1811 ministre de la Marine. Sa réputation est si grande que Napoléon tente de le rappeler en France après la signature de la paix de Tilsit. L'empereur s'y connaît en homme : il demande à Traversay de dicter les conditions de son retour. Traversay refuse... Placé à la tête de la marine impériale, au lieu de Decrès, si critiqué, il eût certainement donné une impulsion nouvelle aux chantiers de construction et insufflé un esprit d'initiative à des amiraux devenus timorés depuis Trafalgar. Napoléon regrettait la marine de Louis XVI. Traversay l'eût, peut-être, ressuscitée. Les apports du livre de Madeleine du Chatenet sont importants. Nul n'avait aussi clairement mis en évidence la volonté de Napoléon de joindre les vaisseaux russes aux navires français, portugais et danois dans une « flotte » de coalition qui eût été sur mer l'équivalent de la Grande Armée sur terre. Enfin, l'on ignorait les expéditions russes dans l'Antarctique dues à l'impulsion de Traversay : c'est la principale révélation de ce livre. Oublié de la presque totalité des dictionnaires, Traversay ne sera plus seulement un nom sur une carte géographique, Madeleine du Chatenet lui donne sa vraie place, celle de l'un des plus grands marins de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. Jean Tulard (extrait de la préface)
« Je voudrais que cette biographie soit l'histoire du corps de Paul Verlaine, le récit des dangers auxquels il ne cesse de l'exposer et du prix fort auquel il lui faut les payer. Vivre, c'est d'abord, c'est avant tout se détruire. Il n'est d'existence possible que dans sa déconstruction acharnée, que dans le vertige de la chute. En somme, je désirerais mettre un terme à l'entreprise si typique de la critique verlainienne qui consiste à protéger la pure inspiration poétique de l'indigne pourceau qui en est miraculeusement habité, à mettre la sublime quintessence de l'oeuvre à l'abri des infamies et des trivialités de la vie. Il suffit vraiment. Il est grand temps d'opérer un radical renversement. Chez Paul Verlaine, le corps n'est pas l'obstacle à vaincre, à dépasser, à transcender, il est au contraire la seule mesure possible, l'unique instrument d'expérimentation, l'irremplaçable laboratoire du travail poétique. Si une nouvelle biographie de Verlaine se révèle à l'heure actuelle indispensable, c'est précisément afin de raconter l'histoire de son corps : se demander, par exemple, comment le naufrage corporel est indissociable d'une violente réincarnation physique et sexuelle de sa poétique, d'abord si éthérée. Ou encore pourquoi l'hôpital devient chez lui le site privilégié de la création poétique comme l'était la pure nature chez les romantiques ». Alain Buisine
Entre le flamboyant Winston Churchill et l'ultralibérale Margaret Thatcher, Clement Attlee a, à sa manière, profondément marqué l'histoire de l'Angleterre. Churchill avait gagné la guerre, Attlee allait gagner la paix sociale et assurer le redressement du pays. L'homme, modeste et consensuel, est beaucoup moins connu que le bilan de son action, largement positif : il a très efficacement réussi à faire reculer la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des Anglais.