Feux croisés
Le jardin des rochers, écrit directement en français, est le plus ancien des grands romans de Kazantzaki. Dans une langue qui éclate déjà d'un étonnant lyrisme. l'écrivain confronte sa nature et sa sensibilité de méditerranéen à ce qu'il vient de découvrir du génie asiatique, immuable semble-t-il et pourtant alors en pleine métamorphose. On ne manquera pas de comparer cette rencontre de la race jaune à celle qu'en fit, presque à la même époque, un autre très grand écrivain, André Malraux. Mais si ces deux voyageurs laissèrent pareillement flamber dans leur oeuvre les grands antagonismes de la condition humaine, l'expérience asiatique fut avant tout pour Kazantzaki l'occasion inespérée de suivre, au contact d'une humanité bouleversée, son propre itinéraire intérieur. Le thème essentiel de ce livre est celui de l'homme méditatif placé devant des hommes livrés corps et âme à l'action par la force du moment historique et parfois au détriment de l'âme. De là, sans doute, la cruauté de cette histoire, mais autour d'elle, quelle poésie et quelle sensualité ! Le moindre objet, le moindre visage, la moindre plante, tout est approché avec tendresse et humour, et presque avec une sorte de volupté physique. Peut-être touchons-nous ici à la véritable grandeur de Kazantzaki, car dans Le Jardin des Rochers, sa forme de participation au drame est tout intérieure : il est spectateur mais s'identifie aux personnages et devient, pour ainsi dire, leur champ de bataille. Or, durant toute sa vie, que fut la sainteté pour cet homme, sinon le combat lui-même ?
Noir d'os : les Mémoires d'enfance de bell hooks enfin traduits en français.On connaît désormais bell hooks pour ses essais politiques engagés sur la question féministe et le racisme. Son oeuvre multiple et pléthorique est traduite et en cours de traduction dans de très nombreux pays. Mais on ne la connaît pas encore sous son jour le plus intime, celui de son enfance de petite fille noire et pauvre dans le Sud encore ségrégué des États-Unis en 1950. Puissante, visionnaire, émouvante, la célèbre féministe raconte ici les discriminations raciales, la solitude, la violence familiale, l'échappatoire par la littérature, l'amour pour la culture noire du Sud. Rassemblant ses souvenirs d'enfance en une succession de courts tableaux, elle livre un texte splendide qui nous offre le privilège d'assister à l'éveil d'une future grande écrivaine, bientôt consciente qu'elle puisera dans l'écriture son souffle le plus vital. " Avec l'émotion propre à la poésie, la verve du roman et l'authenticité d'un récit d'expérience, bell hooks tisse des Mémoires de fille qu'il nous est difficile de lâcher, et encore plus d'oublier. Noir d'os nous entraîne dans les coulisses de l'invention de soi. " Gloria Steinem
Un grand roman mêlant art, amour et voyage.La fresque historique et poétique de l'Amérique à l'époque de la Grande Dépression.Dans l'Amérique de la Grande Dépression, le peintre Val Welch se rend à Dawes, petite ville du Wyoming. Il y a décroché une commande inscrite au programme d'assistance du New Deal pour réaliser une fresque dans le nouveau bureau de poste. Le grand propriétaire terrien John Long et sa femme, Eve, ont accepté de l'accueillir dans leur ranch. Des rumeurs entourent le couple. Eve a laissé derrière elle une vie de vagabonde. John a des aspirations politiques élevées ; son bras droit est un vieux cow-boy énigmatique, rémanence de la violence du vieil Ouest. Val est rapidement subjugué par leurs destinées. Lorsque Eve s'enfuit en emportant un tableau de grande valeur, Long recrute Val pour suivre sa trace. Du Hooverville de Seattle aux boîtes de nuit de San Francisco, en passant par les marécages de Floride, les recherches s'intensifient et Val découvre bientôt des secrets qui pourraient entraîner des changements considérables pour chacun des protagonistes. Avec Les Traqueurs, nouveau classique puissant et intemporel, Charles Frazier nous emmène dans une Amérique profonde qui ne manque pas de similitudes avec celle d'aujourd'hui.
Rentrée littéraire 2025 Avec ce premier roman à la manière de Virginia Woolf, Rosalind Brown nous plonge dans le quotidien d'une jeune étudiante d'Oxford confrontée à l'oeuvre de Shakespere. Un magnifique hommage à la lecture, aux pouvoirs de la littérature et aux représentations du désir. Annabel est étudiante à Oxford. Par un froid dimanche d'hiver, elle doit rédiger pour le lendemain une dissertation sur les Sonnets de Shakespeare. Elle se lève à six heures, prépare son thé à la menthe, éteint son téléphone. Pourtant, elle n'arrive pas à écrire : ses pensées s'écartent de son livre, elle commence à divaguer, des fantasmes naissent dans son esprit. Ses deux alter ego imaginaires, l'Érudit et le Séducteur, prennent vie. Reviennent enfin les souvenirs des moments passés avec Rich, son compagnon plus âgé qu'elle. "Il est difficile de penser à un roman qui décrit plus précisément ce qui se passe lorsqu'un jeune esprit passionné s'assoit pour lire, apprendre et écrire." (The New York Times) Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Laurence Kiefé.
Un roman d'apprentissage lumineux, par une nouvelle voix de la littérature anglaise, qui explore la complexité des relations mère-fille et l'identité de classe. Ou comment aller de l'avant en regardant derrière soi. Au cours de son enfance faite de hauts et de bas au sein de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre, Lucy a toujours pu compter sur sa mère mystérieuse et réconfortante, férocement aimante, inlassablement dévouée. Une mère dont les choix, souvent difficiles, ont façonné le désir de sa fille et son rapport à la séduction, son sens du devoir, son inextinguible soif d'insouciance. Lorsqu'elle arrive à Londres à l'aube des années 2000 pour y poursuivre ses études, la jeune femme y voit une promesse, un endroit où elle pourra devenir une version plus scintillante d'elle-même. Mais cette ville est celle de tous les désenchantements, et Lucy s'y perd, s'éloignant de plus en plus de celle qui était jusque-là sa boussole. Il faudra une énième disparition de son père et la mort de son grand-père pour qu'elle comprenne enfin qu'il est temps de grandir, et se réfugie dans le cottage irlandais où ce dernier a vécu, pour renouer avec ses racines. Et, qui sait, avec elle-même...
Jonathan Dee, " l'un des meilleurs décrypteurs de l'Amérique contemporaine ", livre un roman magistral sur la middle class et ses désillusions. Captivant et terriblement actuel. Howland, petite ville du Massachusetts, attire de nombreux riches vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts depuis un placement hasardeux. Lorsque Philip Hadi, un richissime gestionnaire de fonds d'investissement, s'installe dans la maison d'à côté, cela ne se fait pas sans heurt. Le quotidien de Mark et de sa famille se transforme lentement... Quand Hadi se lance en politique et devient maire de Howland, modelant par petites touches la ville à son image, le fossé se creuse encore un peu entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville. Réussissant à capter un moment d'histoire, Ceux d'ici met en lumière les défis auxquels sont confrontés les États-Unis aujourd'hui : les inégalité " Jonathan Dee livre un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme. Un texte tellement actuel et pertinent qu'on en vient même à se demander comment Dee a pu l'écrire avant les dernières élections. " Booklist " Passionnant. Les personnages de la middle-class, tous à la poursuite du rêve américain, sont brillamment développés et leurs préoccupations sont terriblement actuelles. Dee mène l'intrigue d'une main de maître et fait monter la tension jusqu'à la parfaite note finale. " Publishers Weekly " Un nouveau roman magnifique... Dee s'est surpassé avec Ceux d'ici. Cet ouvrage examine la psyché américaine mise à mal entre les deux années charnières que sont 2001 et 2008. " Boston Globe
Un tour de force littéraire éblouissant. Peut-on se jouer de l'identité ? La frontière avec l'imposture est-elle si éloignée ? Quand il apprend le décès de son mentor Josip Brik, le philosophe spécialiste du métadiscours sur Hitler, Friso de Vos est anéanti. Profitant de sa détresse, un certain Philip de Vries, inconnu total, occupe alors le devant de la scène, multiplie les apparitions télévisées et devient le successeur de Brik aux yeux du monde entier. Refusant de se laisser reléguer au second plan, Friso se rend à Vienne pour un colloque, bien décidé à montrer qu'il est le seul vrai connaisseur de l'oeuvre de Brik et son unique dauphin. Mais quand on le confond avec l'imposteur, Friso décide de se prêter au jeu. Se jouant de la culture universitaire, mêlant références littéraires et culture pop, le roman nous entraîne dans l'univers de l'intelligentsia internationale où la réalité compte moins que ce qu'on en dit. Une satire universitaire cinglante, un conte absurde extrêmement érudit. Joost de Vries nous offre un grand roman, avec des scènes en miroir ou en poupées russes, des jeux d'identité en cascade, un nombre incroyable de références historiques et littéraires. Un conte absurde extrêmement érudit, fin, intelligent et maîtrisé. " Quand le plus grand talent se trouve chez le plus jeune des auteurs... Ironique, postmoderne, raffiné et intellectuel comme seule la bonne littérature peut l'être. Un écrivain qui peut tout emporter sur son passage. "NRC Handelsblad" Un roman de classe internationale. " Le jury du Golden Book Owl " La force de ce roman réside dans le naturel avec lequel Joost de Vries nous entraîne dans un conte absurde où sa plume frivole et imagée nous porte jusqu'à une conclusion réussie. "8 WeeklySalué par le Golden Book Owl 2014 (plus grand prix de littérature flamande)
Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne Rentrée littéraire 2017Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne" Tu veux que je comprime la tragédie au format Twitter ? Comment peut-on se glisser ainsi au coeur des ténèbres ? " Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l'histoire ? À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l'auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l'irascible déesse Kurathi Amman. Au-delà de l'émotion et de la colère provoquées par ces faits, l'auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n'hésitant pas à malmener son lecteur. Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l'Inde moderne. " Un roman lyrique et sans concession. " The Guardian " Un roman bouleversant. " The Independent " Un premier roman éblouissant et souvent très drôle. " The Times
Un vrai tour de force : Audrey Magee a écrit un premier roman terriblement puissant et terriblement dérangeant. Car ses héros, des Allemands ordinaires, vivent la Seconde Guerre mondiale dans le camp de la honte, celui des nazis. Peter Faber, soldat allemand, s'apprête à épouser une femme qu'il n'a jamais rencontrée, il ne connaît d'elle que son nom, Katherina Spinell, et la photo qu'elle a envoyée. Pour elle, c'est la garantie d'une pension de veuve s'il meurt au front ; pour lui, la promesse d'une permission de dix jours. Pendant cette courte lune de miel, les jeunes mariés découvrent qu'ils se ressemblent et s'assemblent bien plus qu'ils ne s'y attendaient. Lorsque Peter retrouve le champ de bataille, à l'approche du bourbier de Stalingrad, seul le souvenir de Katherina lui donne du courage. À Berlin, la famille de la jeune femme s'enfonce de plus en plus dans les arcanes du système nazi, tentant, sans scrupule ni regret, de tirer avantage des circonstances, même les plus horribles. Mais alors que le conflit bascule et que les nazis perdent Berlin, Katherina et Peter, eux, garderont la souillure individuelle de la culpabilité collective allemande.
Le nouveau roman de l'auteur des Privilèges, vendu à plus de 60 000 exemplaires et acclamé par la presse. Helen, Ben et Sara forment une famille en apparence parfaite : mère et épouse dévouée, pré-adolescente normalement dysfonctionnelle, mari associé dans un cabinet d'avocats... Plus pour longtemps. En un après-midi, Ben fait tout voler en éclats. Parachutée dans Manhattan, Helen, seule avec sa fille, doit regagner son indépendance. Par hasard elle se découvre alors un talent insoupçonné : amener même le plus arrogant des hommes de pouvoir à s'excuser. Mais la rédemption s'avère plus aisée dans sa vie professionnelle que personnelle... Face aux scandales toujours plus sombres qu'on lui demande de résoudre, au naufrage de son mariage et à la distance qui se creuse avec sa fille, Helen va éprouver ses forces, ses désirs et sa propre capacité à pardonner. Observateur de génie de la société américaine et de ses jeux de dupe, Jonathan Dee excelle aussi à décrypter le couple et ses usures, pour nous livrer ici un portrait féroce et percutant de notre désir collectif de vérité.
La vie de Damien March est désespérément monotone. Jusqu'à ce que son oncle meurt et lui offre une occasion de repartir à zéro. Ce qu'il ne sait pas c'est qu'il va devoir commencer par réécrire son histoire. Damien March a 35 ans. Il s'ennuie. Des nuits à écrire des voix off pour la BBC alors qu'il se rêvait grand reporter, du temps perdu, de vagues amis et quelques histoires oubliables. Jusqu'à ce télégramme : " Patrick mort. Papa. " Son oncle est mort, il avait presque oublié qu'il était vivant. Pourtant il a fait de lui son unique héritier. Damien plaque tout et s'en va vivre dans la maison de Cape Cod de son oncle, ancien écrivain à succès dont l'originalité et la fantaisie peuplent ses souvenirs d'enfance. C'est un véritable cabinet de curiosités, où il déniche un manuscrit inachevé : Les Confessions de Mycroft Holmes, pastiche savoureux dont le héros est le frère méconnu de Sherlock Holmes. Et qui recèle des indices, menant eux-mêmes, de fausses pistes en détours, à un secret de famille insoupçonné. Jeu de pistes littéraire savamment mené, ce nouveau roman prouve l'étendue des talents de Marcel Theroux, son humour et son goût immodéré et exquis pour l'intrigue.Marcel Theroux est né en Afrique du Sud en 1968, il a grandi aux États-Unis et vit aujourd'hui en Angleterre. Il a déjà publié plusieurs romans des deux côtés de l'Atlantique, dont Au nord du monde (Plon, 2010 ; 10/18, 2011), sélectionné dans la shortlist du National Book Award 2010 et qui a remporté le Prix de l'Inaperçu 2011. Jeu de pistes, distingué par le Prix Somerset Maugham en Angleterre, est son deuxième roman traduit en France. " Une énigme prenante et une histoire lumineuse sur les secrets de famille et l'identité, on gardera longtemps en mémoire les pages qui dépeignent l'enfance chaotique et mêlent avec brio, habileté, humour doux-amer et une pointe d'ironie et de recul. "The Times Traduit de l'anglais par Stéphane Roques
Un premier roman saisissant, kaléidoscopique et choral, qui déploie les destins liés de la population colombienne face aux narcotrafiquants et à l'instabilité du pays. Colombie, Valle del Cauca, 2003 : alors que la radio diffuse la nouvelle d'une insurrection, une adolescente, seule dans la maison familiale, entend frapper à la porte. Qui est cet homme étrange qui insiste pour qu'elle le suive ? Quelques années plus tard, son professeur s'apprête à donner un cours. Retenu captif au coeur d'une forêt par les narcotrafiquants, il attend les insectes de la jungle, désormais ses seuls élèves. Une camarade de classe, qui a fui la Colombie pour rejoindre les clubs de New York, ne parvient pas à oublier la vie qu'elle a laissée derrière elle sans ses petits sachets de poudre... Véritable puzzle littéraire, frappant de justesse et d'humanité, Avec un peu de chance déploie sur deux décennies les destins liés de la population colombienne face à l'instabilité du pays. Julianne Pachico nous propulse dans un monde où bourreaux et sauveurs sont indissociables, où la vérité est insaisissable et où les êtres chers peuvent disparaître sans laisser de trace.
Un roman loufoque et inquiétant où s'entremêlent solitude et folie douce. Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu'il a perdu son emploi. Sergio O'Kane, son ami imaginaire, est son seul confident. Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s'occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ? " Une fable morale et politique, irradiée d'humour. " El País
Après Bernadette a disparu, Maria Semple revient avec un roman à l'humour ravageur sur les tribulations d'une femme au bord de la crise de nerfs. Eleanor Flood est une femme au bord de la crise de nerfs. Mais aujourd'hui tout va changer. Elle va prendre une douche et s'habiller. Elle va suivre ses cours de poésie et de yoga après avoir déposé son fils Timby à l'école. Elle ne va pas dire de gros mots. Mais... la vie en a décidé autrement. Parce que aujourd'hui Timby va faire semblant d'être malade pour passer la journée avec sa mère. C'est aussi aujourd'hui que Joe, son mari, a choisi d'annoncer à ses employés qu'il est en vacances, en omettant de prévenir sa femme. Juste au moment où Eleanor pense que les choses ne pourraient pas être pires, elle retrouve un vieux document familial qui va mettre sa vie, chaotique mais finalement assez parfaite, sens dessus dessous.
Après le succès phénoménal de City on Fire, la redécouverte du premier ouvrage de Garth Risk Hallberg. Une étude étonnante sur les moeurs de la famille américaine. Depuis des années, les Hungate et les Harrison coexistent pacifiquement dans une banlieue de New York. Ils se croisent à des barbecues le printemps venu, se réjouissent intérieurement d'être épargnés par l'ombre du divorce ou de la crise d'adolescence, applaudissent aux spectacles de fin d'année de leurs enfants. Mais lorsque le père d'une des familles décède, les survivants doivent faire face à la rude réalité. À travers soixante-trois entrées abondamment illustrées, cet ouvrage chronique les émotions et les événements qui, de l'enfance à l'âge adulte, jalonnent la vie de ses personnages. Qu'on le lise de manière linéaire ou aléatoire, en se laissant guider par les photographies et leurs légendes, cet abécédaire révèle, tel un bestiaire, l'âme de cette espèce étrange mais tellement universelle : les habitants des banlieues américaines. " L'un des mérites remarquables de Garth Risk Hallberg est de [...] parvenir à une tonalité, un regard, une voix qui lui sont propres. " Télérama
De Boston à Bagdad, l'histoire d'une génération à la croisée des chemins, entre engagement et complaisance. Un soir d'été, Mickey Montauk et son meilleur ami Halifax Corderoy, deux hipsters de Seattle, organisent une de leurs fameuses soirées de débauche des " Encylopédistes " pendant lesquelles tout est permis. La fête doit marquer la fin de leurs vacances et annoncer le prochain chapitre de leur vie : leur emménagement à Boston pour terminer leur cursus universitaire. Mais le monde en a décidé autrement. Montauk, réserviste, apprend que son unité est appelée à combattre à Bagdad à la fin de l'été ; Corderoy, lui, est confronté à un dilemme moral lorsque sa petite amie se retrouve à la rue : peut-il vraiment l'abandonner alors qu'elle a besoin de lui ? Le temps passe, et les deux complices se heurtent à la réalité de leurs nouvelles vies. L'un lutte pour préserver ses hommes pris dans une guerre de plus en plus violente et irrationnelle, tandis que l'autre perd peu à peu ses illusions. Tout sépare désormais les deux amis. Mais ils restent en contact par le biais d'un article Wikipédia sur eux-mêmes qu'ils amendent régulièrement. Au fil du temps, cette page à la drôlerie irrévérencieuse deviendra profondément poétique et tragique.
Un roman kaléidoscopique qui retrace la vie d'un certain New York, de l'anarchie des années sida aux hipsters de demain. RENTRÉE LITTÉRAIRE JANVIER 2017 PREMIÈRE SÉLECTION DU PRIX ANDREW CARNEGIE New York. Milly et Jared, couple aisé animé d'ambitions artistiques, habite l'immeuble Christodora, vieux building de Greenwich Village. Les habitants du Christodora mènent une vie de bohèmes bien loin de l'embourgeoisement qui guette peu à peu le quartier. Leur voisin, Hector, vit seul. Personnage complexe, ce junkie homosexuel portoricain n'est plus que l'ombre du militant flamboyant qu'il a été dans les années quatre-vingt. Mateo, le fils adoptif de Milly et Jared, est choyé par ses parents qui voient en lui un artiste. Mais le jeune homme, en plein questionnement sur ses origines, se rebelle contre ses parents et la bourgeoisie blanche qu'ils représentent. Milly, Jared, Hector et Mateo, autant de vies profondément liées d'une manière que personne n'aurait pu prévoir. Dans cette ville en constante évolution, les existences de demain sont hantées par le poids du passé. " Un roman social ambitieux sur l'épidémie du sida. Une exploration émouvante d'une crise sanitaire toujours d'actualité. " Kirkus Reviews " Une saga new-yorkaise riche et ambitieuse... L'Immeuble Christodora a l'envergure d'autres épopées telles que Le Bûcher des vanités, Le Chardonneret et City on Fire. Vaste mais maîtrisé, un excellent livre. " Newsday " Un roman très fort et une immense ambition. " The Washington Post
Quand le bouleversement de l'Histoire répond aux bouleversements intimes : un éclairage poignant sur l'envers du rêve américain. 22 novembre 1963. La mère de Kip, 14 ans, et de Jeannie, 19 ans, trouve la mort dans un accident tragique. Quelques heures plus tard, le président Kennedy est assassiné. Pris dans la rencontre fortuite de leur drame familial et de l'Histoire, les deux adolescents sont laissés sans repères ... Jeannie, qui devient serveuse un peu par hasard, tombe enceinte d'un jeune médecin de bonne famille. Pour préserver les conventions, elle se marie mais peine à trouver sa place dans ce monde qui lui est étranger : celui de la bourgeoisie et des traditions. Jusqu'à sa rencontre avec Lee, une jeune femme qui affirme sa liberté ... Kip, lui, sombre peu à peu dans la petite délinquance. Il croit néanmoins trouver une forme de salut en s'engageant dans l'armée. Mais, dans la frénésie du front vietnamien, il commet l'impardonnable et ouvre une plaie difficile à cicatriser. Jeannie et Kip sont comme deux symboles vivant d'une Amérique sur le fil du rasoir.
Le bouleversant roman d'apprentissage d'une jeune femme dans le New York bohème des années 1970. New York, Greenwich Village, années 1970. Rainey Royal, quatorze ans, habite une maison autrefois élégante mais aujourd'hui délabrée. Elle vit avec son père, musicien de jazz culte, qui mène une existence bohème dans cette grande demeure ouverte à tous. Sa mère ayant déserté le foyer pour aller vivre dans un ashram, Rainey est livrée à elle-même, proie facile pour les protégés de son père qui vont et viennent dans la maison. À l'extérieur, l'adolescente rebelle se révèle forte et cruelle, violente même, jouant du pouvoir de séduction qu'elle exerce sur les autres pour trouver son chemin. Avec une élégance rare, Dylan Landis dessine le portrait d'une jeune fille à la fois conquérante et vulnérable. Personnage envoûtant, Rainey Royal déploie sa beauté au fil de ce bouleversant roman d'apprentissage.
Un premier roman loufoque et tendre, féroce et mordant. Mme Freedman, jeune femme pleine d'idéaux, fait de son mieux pour enseigner l'anglais dans un lycée d'un coin perdu du Texas à des élèves plutôt dissipés. Parmi eux, Janice Gibbs, une jeune fille particulièrement féroce qui rejette toute forme d'autorité, et Cody Splunk, futur grand écrivain qui travaille à la conception d'une machine à remonter le temps. À bout de nerfs, la fragile jeune femme se retrouve internée en hôpital psychiatrique. Dans ce lieu kafkaïen, elle est soumise à toutes sortes de pratiques saugrenues pour renflouer son compte de " Crédits psychologiques ". Loin de tout, Mme Freedman trouve néanmoins le moyen de continuer à échanger avec Janice et Cody. À travers dissertations, lettres, exercices thérapeutiques, shows télévisés et autres journaux intimes, ces trois personnages dévoilent leurs vies. Dans un Texas white trash à l'odeur de tacos mêlée de fleurs de jasmin, et bercé par le doux chant des cigales, ce récit oscille entre éclats de rire et souvenirs poignants.
Un univers à la fois hilarant, cruel, enragé et d'une immense sensibilité. Alby est en colère. En colère contre tout. Il frappe sa soeur et tous ceux qui se mettent en travers de son chemin - ils l'ont bien mérité -, balance des insultes aux enfants et aux vieux qui le ralentissent, et se soûle. Mais c'est avec une infinie délicatesse qu'il prend soin du plus fragile oiseau. D'une inaptitude étrangement touchante aux relations humaines, Alby ne se remet pas, vraiment pas, du décès de sa mère. Ce deuil est si profondément ancré en lui qu'il pourrait bien le ronger jusqu'à la moelle. Alors Alby rit de tout pour essayer d'oublier peine et chagrin. Et quand la détresse devient trop forte, il déverse son vitriol sur les hommes, les femmes, les frères et soeurs, les grille-pain, les poubelles et sur la vie elle-même. Matt Sumell nous livre ici le portrait brutal et drôle - mais aussi extrêmement sensible - d'un anti-héros au grand coeur, qui tente de sortir la tête de l'eau et de recoller les morceaux pour continuer à vivre. En veilleuse nous transporte à cent à l'heure dans l'univers tendre et fantasque d'un personnage dont le comportement provoque le fou rire page après page. " Alby est l'Holden Caulfield de l'ère d'Internet. " The Los Angeles Times " Un sens de l'humour insolemment explosif " GQ " Surprenant et hilarant. " The Guardian
Un roman ambitieux, magistral, d'une incroyable intensité. Un véritable tour de force.31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l'occasion d'en apprendre plus sur lui, l'ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ? Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s'écroule dans la neige. Qu'est-ce qui peut bien relier ces personnages à ce drame ? Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s'entremêler jusqu'au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à jamais... City on Fire est une ode à New York, un roman flamboyant et inoubliable sur l'amour, la trahison et le pardon, sur l'art, la vérité et le rock, et sur cette interrogation : qu'est-ce qui rend la vie digne d'être vécue ? Une presse dithyrambique ! " Un roman brillant qui enveloppe une ville entière d'amants et d'ambitieux, de saints et d'assassins. " The Washington Post " Une épopée épique sur la condition humaine à la fois ambitieuse et sublime. " Vanity Fair " Un roman à l'ambition étonnante et à la force stupéfiante. " The New York Times " Un roman électrisant qui fait revivre le Manhattan brut des années 70. Comme une version punk de "La Maison d'âpre-vents" de Dickens. " Vogue " Un grand roman éblouissant. " The New York Times " Garth Risk Hallberg signe un premier roman à l'ambition vertigineuse. " The Economist
Une chronique new-yorkaise raffinée et pleine d'esprit.*** RENTRÉE LITTÉRAIRE 2015 *** Florence Gordon est directe, brillante, acariâtre et passionnée. Maîtresse femme, elle est capable de réduire les imbéciles au silence d'une seule de ses piques acérées. Icône féministe aux yeux de l'intelligentsia, invisible au reste du monde, à soixante-quinze ans, elle a mérité - enfin ! - de se délester du fardeau des autres pour se consacrer à son oeuvre. Mais à peine a-t-elle entamé ses mémoires, si longtemps différés, que sa quiétude est menacée par l'arrivée de sa famille. Son fils, Daniel, qui fait son désespoir depuis qu'il a intégré la police, revient s'installer à New York avec sa femme, Janine, et sa fille, Emily. Florence se retrouve alors impliquée bien malgré elle dans leurs mélodrames familiaux qui vont assombrir ses journées et menacer son rempart de solitude. Sans parler de son pied gauche, qui commence à la faire boiter... " Un roman extrêmement vivant, qui sait donner à chacun de ses personnages l'épaisseur qu'il mérite. Extrêmement vivant et non moins réjouissant. " Le Monde " Brian Morton se montre drôle, incisif dans le portrait endiablé d'un sacré bout de femme et de son entourage. " Livres Hebdo " C'est toujours un plaisir de lire Brian Morton, ses personnages bien campés, ses dialogues et ses introspections discrètes qui pétillent d'esprit. Dans La Vie selon Florence Gordon, il bat ses propres records à tous points de vue. Et il rejoint le cercle malheureusement restreint des auteurs masculins capables de créer des héroïnes mémorables. " Kirkus Reviews " Brian Morton taille ses personnages dans le vif, tant dans leur tempérament que dans leur comportement, et sa prose révèle subtilement toute la force et la dignité de Florence. " Publishers Weekly " Un roman intelligent et drôle. " The New York Times Book Review " Acéré et amusant. " The New Yorker " Un récit habilement construit. " Chicago Tribune " Charmant. Brian Morton écrit une fin qui oscille entre la tristesse et l'espoir et qui, à l'image de la vie, n'est pas décisive. " Wall Street Journal
Plongez dans Le meilleur des mondes et Retour au meilleur des mondes, le chef-d'œuvre dystopique d'Aldous Huxley.
Le portrait bouleversant d'une femme face à son passé. À bientôt quarante ans, Lara veille sa mère mourante et se décide enfin à affronter le passé pour trouver les réponses qui lui ont manqué quand elle était enfant. Lara avait douze ans, et son frère Alfie huit, à la mort de leur père dans un accident d'hélicoptère. Chirurgien de renom, il travaillait à Belfast et ne revenait à Londres que deux fois par mois pour travailler dans sa clinique où il avait rencontré leur mère. Lors de leurs seules vacances en famille, Lara a découvert le terrible secret de ses parents : la vraie vie de son père était ailleurs, à Belfast, avec son épouse légitime et les enfants qui portaient son nom... Aussi douloureux que soient ses souvenirs, Lara trouve un apaisement dans l'exploration de son histoire personnelle. Elle s'approprie le passé de sa mère, allant jusqu'à le réécrire, réussissant ainsi pour la première fois à comprendre ce qu'elle a pu vivre et les raisons qui l'ont poussée à être " l'autre femme ".
Un thriller psychologique à la perversité insidieuse. Un thriller psychologique à la perversité insidieuse. Deux femmes. Deux mondes que tout oppose. Jeune mère dépassée par ses deux enfants en bas âge, Emma a quitté son emploi à la télévision et vit mal son quotidien de femme au foyer. Nina, raffinée, indépendante, et maîtresse d'elle-même jusque dans les moindres détails, semble être la réponse parfaite aux névroses d'Emma. Lorsqu'elles se rencontrent, c'est tout naturellement que Nina s'invite dans la vie d'Emma. Elle se rend vite indispensable, peut-être même un peu trop. Car ce n'est pas la première fois que leurs chemins se croisent. Nina se souvient bien d'Emma, elle se souvient de ce qu'elle a fait... Qu'attend Nina d'Emma ? Et jusqu'où ira-t-elle pour l'obtenir ?
Frankenstein du 21e siècle, Corps variables a le rythme et l'intensité d'un thriller, savamment combinés à la gourmandise littéraire d'un romancier passionné d'archives, de mystères, et en interrogation constante sur le pouvoir des mots.Frankenstein du 21e siècle, Corps variables a le rythme et l'intensité d'un thriller, savamment combinés à la gourmandise littéraire d'un romancier passionné d'archives, de mystères, et en interrogation constante sur le pouvoir des mots. Un jour, un ancien petit ami passe la porte de la boutique de Susanna, c'est Nicholas Slopen. Vingt ans ont passé, elle a du mal à le reconnaître. Lorsqu'il quitte les lieux, Susanna, curieuse, tape son nom dans Google. Surprise: Nicholas Slopen est mort l'année passée, laissant derrière lui une femme et deux enfants. Il revient. Et il fait alors à Susanna le récit d'une extraordinaire aventure, celle qui lui permet de continuer à exister dans un autre corps. Nicholas est un chercheur, il a été engagé quelques années auparavant pour authentifier des lettres de Samuel Johnson pour le compte d'un collectionneur. Nicholas, consciencieux, a creusé, jusqu'à trouver un faussaire, un savant russe, incroyable imitateur. Fasciné par le fraudeur autant que par le sujet, Nicholas s'est embourbé trop loin dans les enjeux de l'affaire, des recherches scientifiques menées en secret sur les clés de l'identité et la possibilité de dupliquer les êtres humains à travers l'écrit. Architecture du doute et des fausses pistes, le roman de Marcel Theroux n'oublie jamais son héros, les émotions pertubatrices, profondes et puissantes qu'il éprouve, et le mystère de son existence ne l'empêche pas de nous emporter avec lui dans un tourbillon littéraire et dramatique, où les livres permettent de communiquer avec les morts, et peut-être de les rendre éternels ?
Un passionnant mystère qui s'inscrit dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné du Maurier. Une mise en abîme et une puissance romanesque remarquable parcourent le roman du début à la fin : secrets de famille, magie des livres et art de raconter des histoires. Un passionnant mystère qui s'inscrit dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné du Maurier. Une mise en abîme et une puissance romanesque remarquable parcourent le roman du début à la fin : secrets de famille, magie des livres et art de raconter des histoires. Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de soeurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.
Erin Brokovitch au masculin: lorsque Sean découvre le scandale que cache l'école huppée et élitiste de son fils, il part en croisade contre un système opaque, et beaucoup plus dangereux qu'il n'y paraît. Erin Brokovitch au masculin: lorsque Sean découvre le scandale que cache l'école huppée et élitiste de son fils, il part en croisade contre un système opaque, et beaucoup plus dangereux qu'il n'y paraît. À Manhattan, la course à l'excellence commence dès le primaire et les places dans les meilleures écoles sont chères, au sens propre comme au figuré. Sean, père célibataire sans le sou, a la chance de pouvoir compter sur ses beaux-parents pour payer les frais de scolarité de Toby, élève à la prestigieuse Bradley School fréquentée par les enfants de l'élite new-yorkaise. Quand un professeur explique à Sean que Toby est hyperactif et qu'il doit suivre un traitement, il est dubitatif. Mais Sean n'ose pas mettre en doute cette parole craignant plus que tout l'échec scolaire pour son fils. À contrecoeur, il donne des médicaments à Toby. Sean va alors mettre à jour un système opaque et complexe, dans lequel des intérêts colossaux sont en jeu qu'il ne fait pas bon déranger.
New-yorkais, enfiévré, moderne et symbolique, La Prophétie de Jonas est un premier roman très ambitieux, fascinant, à l'image de l'Amérique elle-même, broyeuse d'âmes, sublimatrice d'expériences, et inspiratrice de rêves toujours plus grands. Jeune avocat à Manhattan, Jonas a tout pour lui : beau, en bonne santé, deux femmes sublimes prêtes à passer leurs vies à ses côtés et une carrière qui s'envole. Lors d'une soirée où il fête sa promotion, une vision étrange ébranle ses certitudes. Jonas tente en vain d'oublier ce qu'il a vu mais ce n'est qu'un des premiers signes dont il va être le témoin et, très vite, sa vie s'en trouve bouleversée. Bien que cette prophétie, peut-être divine, soit la cause de pertes irréversibles dans la vie de Jonas, elle est aussi la raison de sa rencontre avec Judith Bulbrook, une femme passionnée et terriblement intelligente, qui elle aussi a connu la perte. Johua Max Feldman nous offre, avec ce premier roman moderne et symbolique, une réécriture inédite du Livre de Jonas.
Un suspense psychologique aussi haletant et troublant que Les Apparences de Gillian Flynn, flirtant avec le fait divers tragique... "Je sais ce que dirait mon mari: que j'ai trop de temps, qu'il faut que je m'occupe, que je prenne mes médicaments. C'est le syndrôme du nid vide, voilà ce qu'il raconte à ses amis au pub, à sa mère. Il a toujours dit que j'avais une imagination débordante." Mais voilà les hallucinations de Marta redoublent, d'intensité, de réalisme, de significations. Qui est vraiment son mari? Que lui est-il arrivé? Pourquoi n'a-t-elle plus d'autre famille? Et, elle-même, peut-on lui faire confiance? Peut-elle se faire confiance?
Humour à la David Lodge, personnages de comédie shakespearienne, dialogues ciselés : tout est réuni pour faire de ce roman d'initiation un pur moment de plaisir. " Géant de la littérature recherche jeune homme pour pousser sa chaise à roues. Logé, nourri, chambre individuelle à Hampstead. " Du fin fond de son Écosse natale, le jeune et naïf Strudan décide de tenter l'aventure londonienne, loind 'imaginer ce qui l'attend... Suite à une attaque, l'autoproclamé " géant de la littérature " enrage, coincé à l'intérieur de son propre corps. Rien à attendre ni de ses enfants, sa fille voyant dans le chagrin le remède à son embonpoint, ni de sa jeune épouse, trop absorbée par ses miniatures persanes, encore moins de son ex-femme, qui ne rêve que d'une chose : sa mort, pour hériter ! Commence alors un été riche en bouleversements pour la maisonnée comme pour le monde qui l'entoure. Car nous sommes en 1989, l'année où les murs tombent et où les vieux tyrans disparaissent... Bourré d'humour et d'esprit, mêlant satire sociale et comédie shakespearienne, un premier roman jubilatoire.