Croissance de l'enfant, genèse de l'hom
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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L’adolescence décryptée par 8 chercheurs européens : une synthèse incontournable sur les transformations psychologiques, sociales et familiales qui marquent cette période clé. Un ouvrage essentiel pour comprendre les enjeux actuels de la jeunesse.
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Qu'en est-il du féminin et du masculin, de leur réalité, des idées qu'on s'en fait aujourd'hui confrontées aux images qui dominaient naguère? Une approche pluridisciplinaire, qui met en relation l'évolution des individus et la transformation de la société. « Copyright Electre »
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Une série d'expériences mettent en évidence la fonction de l'imitation immédiate fort usitée par les jeunes enfants pour communiquer entre eux. « Copyright Electre »
Dans son livre intitulé "Un grand passage", Bianka Zazzo nous avait montré comment les enfants s'adaptent plus ou moins facilement au changement que constitue pour eux l'entrée à la Grande École. C'est un second « grand passage » qu'elle nous invite à suivre aujourd'hui, et toujours avec comme technique privilégiée l'observation directe des comportements de l'enfant dans les situations réelles de l'école telle qu'elle est, avec les maîtres tels qu'ils sont.
Ce livre s'appuie sur les confidences faites par des centaines d'enfants au cours d'entretiens individuels. À ce titre, il constitue une véritable « anthologie » des peurs enfantines. Tout en laissant aussi souvent que possible la parole aux enfants, l'auteur a entrepris un travail de classement de leurs dires et procédé à un inventaire raisonné des peurs enfantines autour des thèmes de la séparation, de la destruction et de la culpabilité. Ainsi entendues, les peurs enfantines sont une dense illustration des aléas et des énigmes de l'existence humaine, des inconnues et des affres de la vie familiale et sociale. L'interprétation proposée par l'auteur permet de rapprocher les catégories de l'angoisse enfantine et les peurs mises en évidence chez les animaux sauvages, domestiques ou captifs. Entre la signification symbolique des peurs enfantines et leurs origines biologiques, une continuité est ainsi démontrée, que corroborent d'ailleurs aussi bien la teneur des cauchemars de l'enfant que ses activités les plus directement observables.
Et si la connaissance de la croissance naturelle de l'enfant, devait permettre à l'éducation d'aller précisément contre-nature ? Si l'échec était l'un des meilleurs ressorts de la pédagogie ? Si l'irrespect était une des conditions premières de la compréhension, de la fidélité et de la continuité ? Si les sciences de l'homme avaient provoqué, en éducation, autant de désarroi et d'effets pervers que d'effets positifs ? Si les spécialistes, les conseilleurs et les médiateurs de tout poil, avaient surtout contribué à susciter l'hésitation, la perplexité et la passivité des parents et des éducateurs, en culpabilisant le bon sens et la simplicité des relations éducatives ? Si les diverses cultures n'étaient pas aussi égales qu'on se plaît à le penser ? Si, enfin, l'enseignement était devenu trop important, trop décisif et trop lourd pour être laissé aux seuls éducateurs de métier ? Pourquoi ne pas se poser ces questions puisque, de toute façon, depuis trente ans, la réflexion collective sur l'éducation ressasse les mêmes thèmes, s'enfonce dans les mêmes ornières et s'accorde pour respecter les mêmes tabous, sans y trouver satisfaction ? Et si le roi n'était pas tout à fait nu ?
Savoir émettre, savoir répondre, communiquer, constituent des compétences essentielles pour l'être humain. Elles ne sont pas toutes disponibles à la naissance. L'enfant les acquiert progressivement dans ses échanges avec les différents partenaires auxquels il se trouve confronté. Entre 2 et 4 ans, des acquisitions majeures se produisent permettant le passage des simples contacts non verbaux à la communication soutenue, au moyen de l'imitation immédiate puis du langage. Deux options caractérisent ce travail : - une option fonctionnaliste qui, à côté des études de psychologie du développement, tente de comprendre les comportements en ne considérant pas l'enfant comme un être « uniquement en développement », mais aussi comme un être adapté, disposant de moyens et d'objectifs cohérents à chaque période de sa vie ; - une option méthodologique qui consiste à appliquer un raisonnement expérimental à un domaine d'étude principalement investi jusqu'alors par les méthodes d'observation descriptive.
En un temps où l'intérêt pour la bébologie tourne à l'engouement, avec toutes les idées fausses ou simplistes qu'un tel engouement engendre, il était bon de dire exactement ce qu'il en est des investigations qui ont bouleversé au cours des dernières années l'image que nous avions de la prime enfance, et donc de la genèse de l'homme. Ce livre est le recueil d'articles publiés dans la revue Enfance par une vingtaine des meilleurs spécialistes d'Amérique (États-Unis, Canada) et d'Europe (de l'Est et de l'Ouest). Dans son avant-propos, René Zazzo s'emploie à définir les itinéraires scientifiques, amorcés il y a tout juste un siècle, et qui ont conduit à la prolifération actuelle des travaux sur la première année de la vie.
J'ai voulu cet ouvrage, confié à la double direction de Masando Kubota et de Raymond Voyat, pour contribuer, au moins dans mon domaine, à la mutuelle compréhension entre Japonais et Occidentaux. Le Japon reste pour nous, à bien des égards, une énigme. Quoi de mieux alors que de voir selon quels modèles les enfants dans ce pays deviennent adultes, et ce qu'il advient des écoliers en difficulté : par exemple, comment se posent, en japonais, et se résolvent, les problèmes de dyslexie et de dysorthographie ? Les chapitres consacrés au rapport mère-enfant, au développement du moi, à la gémellité, à l'autisme ne sont pas moins révélateurs d'un univers culturel différent du nôtre. M. Kubota a mobilisé d'éminents psychologues de son pays pour nous éclairer. Mais il convenait de situer les données expérimentales dans leur contexte, et dans une perspective historique. Ce qui est fait sur l'initiative de R. Voyat dans la première partie du livre, intitulée Le défi dans la tradition. En fin de compte, les Japonais sont-ils différents de nous ? Oui, nous dit R. Voyat ; pas tellement, répond Hiroshi Azuma, et chacun d'eux s'emploie à nous convaincre. Au lecteur de juger.
L'étude psychologique de la formation des connaissances par l'enfant, est aujourd'hui en plein renouvellement. L'heure n'est plus aux grandes théories synthétiques visant à tracer, dans la longue durée du développement, l'émergence des normes de l'activité humaine. Plutôt qu'au développement d'une intelligence ou de compétences générales, on s'intéresse actuellement à la formation des activités qui permettent à l'enfant de maîtriser cognitivement le réel, d'acquérir et de transmettre les informations, de comprendre, d'apprendre et d'agir. À la linéarité d'un développement normatif, se substitue désormais l'éventail des cheminements variés que l'enfant peut s'ouvrir.
Cet ouvrage retrace l'histoire de recherches sur la naissance de l'évocation chez l'enfant, à travers ses premiers gestes mimant l'utilisation d'objets dans ses jeux symboliques spontanés. Sont analysés les ouvrages de langue française, les recherches soviétiques et américaines. À partir de 1970, de nombreux travaux anglo-américains se centrent soit sur les premières conduites de référence apparaissant, en particulier, dans les jeux partagés entre mère et enfant ; soit sur les conduites d'évocation gestuelle, dans des situations maintenant mieux définies qu'autrefois. Cette première forme gestuelle d'évocation étant construite, d'ailleurs doublée de vocalisations ayant valeur de marqueurs, l'enfant se donne des moyens plus économiques : la représentation ou image mentale ; et l'utilisation de la langue. Il existait beaucoup de synthèses sur le début du langage. Il manquait une vue d'ensemble sur la période du développement de la représentation imagée. C'est ce que tente d'apporter la deuxième partie de cet ouvrage.
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