Colloques internationaux du CNRS
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Kindergarden
- Elementary
- Junior High School
- Senior High School
- Technological Hich School
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Dans les sociétés où la mémoire sociale a pour unique réceptacle la parole, le folklore oral paraît stable et immuable, et dans ces sociétés on envisage possible de le conserver par une transmission fidèle. Aussi, ses interprètes ne sont-ils pas perçus comme des créateurs ; ils sont considérés comme n'étant seulement chargés que d'assurer la reproduction scrupuleuse des modèles de référence. Pourtant la variabilité est une donnée incontournable dans la production des oeuvres de littérature orale. En effet, à la différence de l'écrit, fixé une fois pour toutes, les performances successives ne sont jamais identiques. Cette instabilité fondamentale a, depuis longtemps, retenu l'attention car c'est elle qui donne à cette matière orale la possibilité de s'adapter en fonction des conditions de production, du lieu, du public, du genre, du contexte socio-culturel et de l'identité du conteur. D'un point de vue méthodologique, le chercheur doit confronter les multiples versions d'une même histoire afin d'en saisir toutes les nuances et toute la richesse sémantique, comme en témoignent les contributions de cet ouvrage.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
De la Caspienne au Turkestan chinois et à la vallée de l'Indus, s'étend un vaste domaine géographique, dont les civilisations ont en commun d'avoir été modelées par des langues et des cultures d'origine iranienne et turque et, pour certaines d'entre elles, d'avoir été exposées aux influences d'un empire grec implanté en Asie centrale. Plus encore sans doute que le domaine classique, cette partie de l'aire asiatique est exposée aux dangers d'un cloisonnement excessif entre les hommes des textes, et les hommes de terrain. Les recherches s'élaborent, trop souvent, selon deux voies parallèles, se privant d'un enrichissement mutuel. C'est pour tenter de multiplier les croisements de l'une à l'autre, qu'une cinquantaine de spécialistes des deux bords, linguistes et philologues, archéologues, numismates et historiens de l'art, venus de pays divers et, notamment, de l'URSS, ont échangé leurs points de vue sur un thème commun : l'histoire et les cultes de l'Asie centrale, du 1er millénaire avant notre ère aux premiers siècles de l'Islam. Ce recueil à plusieurs voix, et parfois de réel dialogue, devrait être un encouragement à ceux qui ne se résignent pas à une vision éclatée de l'homme antique. Ces communications sont issues d'un colloque tenu à Paris sous le double patronage de l'Unesco et du CNRS.
Les crises que traversent l'Iran et l'Afghanistan contribuent à renouveler l'intérêt pour les ethnies de ces deux pays. La notion d'ethnies demeure-t-elle pertinente pour expliquer ces crises ? En apparence, urbanisation, modernisation, guerres et révolutions, bouleversent les données traditionnelles de la définition et du fonctionnement des sociétés du monde iranien. Cependant, face aux changements les plus brutaux, les ethnies ne disparaissent pas ; elles se recomposent sur d'autres bases. Suivant les contextes, l'identité ethnique se manifeste à des niveaux, sous des formes et à des degrés divers, dans le cadre de stratégies d'interaction entre les groupes - stratégies dont les déterminants principaux sont d'ordre écologique, économique ou politique. À la lumière d'un tel constat, les conflits du Moyen-Orient ou d'ailleurs ne peuvent plus être réduits à des affrontements d'ethnies, de tribus et de sectes.
Bonne santé de la seigneurie rurale, diversité et autonomie des régions, faible recours aux marchés étrangers, déficit structurel des échanges extérieurs, lent amenuisement du stock monétaire, inertie face à l'innovation technique, primauté de l'agriculture, vitalité de la démographie. Tels sont les grands traits du système économique français durant les dernières décennies du XVe siècle : un système différent de celui des Pays-Bas et de la Lombardie, plus marqués par les tendances capitalistes, comme de celui de l'Europe orientale, où s'installe alors le second servage. La mainmise sur l'État monarchique représente un enjeu majeur, suscitant peurs, rébellions, complots et convoitises. Cela dit, un consensus se dégage au sein de la masse des Français pour reconnaître au roi un pouvoir fort. Ce consensus a-t-il trouvé son expression dans la création artistique, la vie intellectuelle ? Ici, la réponse est moins nette. Alors que la peinture et la musique doivent énormément à des influences venues du Nord, en revanche, un peu partout en France, une architecture seigneuriale autochtone prend son essor, dans laquelle il est permis de voir le retour en force de la noblesse. Quant à l'histoire, elle intervient aussi dans l'élaboration d'une culture nationale, fournissant au milieu dirigeant un ensemble cohérent de mythes, de modèles et de références.
Du 5e siècle jusqu'au début du 19e siècle, Proclus fut considéré comme l'héritier par excellence de Platon, celui qui avait su tirer des dialogues un exposé systématique et cohérent de la philosophie platonicienne. «Copyright Electre»