Bibliothèque politique
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Kindergarden
- Elementary
- Junior High School
- Senior High School
- Technological Hich School
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Entré comme ministre délégué chargé des Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin, Pierre Moscovici s'est retrouvé plongé en juin 1997, à un moment crucial, au coeur de la mécanique bruxelloise. Depuis longtemps, l'avenir de l'Europe n'avait été aussi incertain. L'opinion allemande hésitait entre le rejet de l'Union monétaire et une vision monétariste qui choquait la France. L'humeur n'était pas meilleure dans l'Hexagone. Le chômage et l'austérité avaient provoqué, au cours de l'hiver 1995, une vague de grèves qui avaient paralysé le pays. Deux ans après les élections législatives, le lancement de l'euro et l'amorce d'une politique commune pour l'emploi redonnent espoir. Mais il devient de plus en plus évident que l'Europe telle qu'elle est ne suffit plus à répondre aux attentes. La démission de la Commission l'a plongée dans une crise institutionnelle qui oblige à redéfinir l'avenir politique du projet européen ; les événements du Kosovo montrent l'urgence de progresser dans la voie d'une défense commune. Ministre de l'Europe mais aussi élu local, Pierre Moscovici s'efforce, dans ces entretiens, de décrypter un univers qui apparaît souvent aux citoyens comme lointain, confus, et qui pourtant détermine toujours davantage leur vie de tous les jours. Né en 1957, c'est-à-dire l'année du Traité de Rome, ce proche du Premier ministre incarne une jeune génération de gauche qui n'a rien renié des traditions républicaines, mais pour qui la construction européenne a toujours été le prolongement nécessaire de la vie politique nationale, dans la perspective du XXIe siècle.
Imaginez une France où la démocratie ne serait plus seulement une affaire d'initiés, où les élus cesseraient de se prendre pour des demi-dieux, où les collectivités locales, les médias, les associations et la conscience chrétienne joueraient leur véritable rôle de contre-pouvoirs ? Interrogé par Pierre-Luc Seguillon, Gilles de Robien analyse avec réalisme la situation politique de la droite républicaine et dénonce le poids de l'énarchie, le faible nombre de femmes parlementaires, l'obsession de la présidentielle, la gestion de certaines entreprises publiques, l'« archéo-syndicalisme », le techno-scepticisme et, plus grave encore, l'absence de volonté politique. Ce livre d'un Européen convaincu, opposé à toute alliance avec le FN, trace les contours d'une « droite plurielle », républicaine, sociale, libérale, solidaire et écologiste. Un vibrant appel à la rénovation de notre vie politique.
L'Europe lui retire certaines de ses prérogatives, la décentralisation diminue son pouvoir, la privatisation (on dit aujourd'hui « ouverture de capital ») des entreprises nationalisées lui ôte peu à peu son pouvoir économique... Partout, l'État recule. Un moderne Dictionnaire des idées reçues, à l'article « État », ferait figurer : « à réformer ». Comme un moteur qui a trop servi, il a besoin d'une sérieuse révision, mais il ne peut être immobilisé au garage. Il faut donc le changer tout en continuant à avancer, et c'est le plus difficile. Comment convaincre nos deux millions de fonctionnaires hostiles à tout changement de cette nécessaire réforme ? L'État, en effet, est menacé de faillite en 2010 ou 2015, par le paiement des retraites de ses fonctionnaires, dont le nombre n'a cessé de croître depuis trente ans, et notamment depuis 1981. Fuite des énarques vers le privé, jongleries budgétaires insensées, impuissance de certains de ses serviteurs, résistance passive des grands corps de l'État, opacité totale des comptes de la fonction publique... Cette enquête-diagnostic fait froid dans le dos.