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Un féminicide, une ville. Le point de départ de ce livre est le meurtre de Shaïna, 15 ans, poignardée et brûlée vive à Creil (Oise) par son petit ami en 2019. À partir de cette histoire, Laure Daussy interroge la situation des femmes dans les quartiers populaires et donne la parole aux habitants de Creil. Pour les adolescentes de Creil, résonnent dans leurs voix le poids des rumeurs et la menace de la réputation de "fille facile". Un contrôle permanent qui les empêche de vivre librement. Pour les protéger, la justice et les services publics se révèlent trop souvent inadaptés. À une époque où les combats féministes prennent de plus en plus d'ampleur, pourquoi ne sont-ils pas parvenus jusqu'à ces jeunes femmes ? Si le sexisme est partout, il y a des endroits en France où le quotidien des adolescentes relève de l'urgence. Laure Daussy est journaliste d'investigation et reporter à Charlie Hebdo.
Pour rendre compte de ce procès unique, l'écrivain Yannick Haenel et le dessinateur François Boucq ont été les oreilles et les yeux de Charlie Hebdo Le procès des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, une policière municipale de Montrouge et le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, s'est ouvert le 2 septembre et aura duré près de deux mois et demi. Historique par son ampleur, ce procès, qui juge des présumés complices d'attentats islamistes, aura rouvert la question de l'islamisme et de son imprégnation dans la société française.
Fin gourmet et grand amateur de vins, Pierre Desproges fut aussi, on l'ignore parfois, l'auteur de chroniques culinaires, "Encore des nouilles', publiées dans Cuisine et Vins de France. Loin des standards de la presse gastronomique, Desproges ne délaye rien de sa verve ni de sa fantaisie dans la sauce. Il évoque de son style étincelant de drôlerie et d'intelligence la cuisine italienne au Québec, les vins de Sardaigne et les femmes, l'amour, la vie... Desproges transforme ainsi une tartine de pâté, la misogynie au restaurant, des recettes insolites, absurdes, ou un quignon de pain pour saucer l'assiette en chroniques gouleyantes ! Rassemblées pour la première fois en volume, accompagnées de textes qui ont trait à la cuisine, même d'une recette familiale inédite, ces chroniques sont illustrées par Cabu, Catherine, Charb, Luz, Riss, Tignous et Wolinski.
Si vous détestez les places de théâtre microscopiques, les sacs siglés chers et moches, les autocollants "bébé à bord', les patrons de café qui renâclent à servir une carafe d'eau, les gens qui emploient "au jour d'aujourd'hui', les surfeurs, les dictons, les arbitres de foot, ces nouvelles fatwas de Charb vous offriront une savoureuse revanche. Un hymne hilarant à l'intolérance des gens et de la société.
Sous la plume d'Allain Bougrain-Dubourg, figure emblématique de la défense animalière, les animaux prennent la parole pour raconter les souffrances qu'ils endurent pour satisfaire l'Homme. Le constat est alarmant, mais Allain Bougrain-Dubourg ne s'y appesantit pas outre-mesure, il nous propose des solutions. Allain Bougrain-Dubourg troque sa place habituelle de défenseur des animaux pour se mettre dans la peau d'une dizaine d'entre eux. Petits ou gros, maritimes ou terrestres, domestiqués ou sauvages..., il narre toutes les souffrances que chacun d'eux éprouve pour satisfaire le bon plaisir de l'Homme. La liste est longue. Mais s'il regarde la vérité en face, Allain Bougrain-Dubourg ne veut pas pour autant nous faire pleurnicher. Au contraire, il cherche l'espoir, aussi maigre soit-il, partout où il y en a et, ce faisant, nous propose des solutions accessibles à tout un chacun. Liste des animaux qui prennent la parole à tour de rôle : o cochon o tortue Luth o levrier espagol o blaireau o tigre o lapin o vers de terre et autres micro-organismes du sol o vautour fauve o requin o ortolan o taureau o loup o poussin o cheval o rat o singe o et l'Homme.
Gilles Raveaud rend hommage à son collègue et ami Bernard Maris en synthétisant ses ouvrages. Le tout savamment illustré par Coco, Félix, Foolz, Juin, Riss, Vuillemin et Willem ! " Je pourrais dire : je réduis l'impôt des riches pour que les riches soient encore plus riches, ce qui tue les services publics et appauvrit la nation. Mais c'est vrai, c'est plus délicat à avouer", Bernard Maris. "Le capitalisme est selon Maris le moment de l'extension infinie de l'aliénation, c'est-à-dire de la perte de soi-même, de la coupure d'avec la société et d'avec les autres êtres humains. Mais comment cela est-il possible ? Pourquoi la croissance n'amène-t-elle pas le bonheur ? (...) Le partage du gâteau se déforme nettement en faveur des entreprises, sans que cela ne permette de résoudre le chômage", Gilles Raveaud. Bernard Maris était un économiste pour le moins original. Original mais sensé. Original dans le sens où il redonnait leur juste place à la psychologie et à l'humain sous toutes ses facettes quand il était question d'économie. Nombre de ses confrères se moquaient de lui, le reléguant au rang d'économiste du " dimanche ", car eux s'appuyaient sur les chiffres seulement, avec pour objectif de, bien souvent, effrayer tout un chacun. Pourtant, nous sommes des êtres vivants, pas des robots. Tout au moins pour l'instant...
" Quel est votre rêve secret le plus effroyable ? - Il m'arrive de rêver que ma femme, qui est tout pour moi, me trompe sauvagement avec mon meilleur ami alors que la tête de veau attache dans le fait-tout. Ce rêve est effroyable car j'adore la tête de veau. " Tout Desproges est là : jamais où on l'attend. Ni sur scène, ni dans ses écrits ou sa vie privée. Comme le dit joliment l'une de ses confidentes, " à la fois réactionnaire et révolutionnaire, bourgeois et anar - de gauche et de droite -, macho et féministe, cruel et tendre, tragique et drôle, mystique et athée, il était à la manière d'un Chesterton, le maître du paradoxe ". Francis Schull qui fut journaliste avec Desproges à L'Aurore, et avec lequel il habita plusieurs années rue Godot-de-Mauroy, a rencontré vingt-cinq de ses proches, ceux qui l'ont côtoyé au plus près et qui témoignent aujourd'hui de cette personnalité protéiforme. Drôles, émouvantes, incisives ou loufoques, ces anecdotes révèlent les multiples couleurs de ce prodigieux Arlequin qui nous a quittés il y a près de trente ans.
"En ce siècle où règne l'hygiénisme, je dédie ce livre aux microbes rescapés.' Ainsi commence ce recueil d'une centaines de chroniques sarcastiques, provocantes, improbables, voire d'anticipation, dans lesquelles Iegor Gran se délecte à transformer la vacuité du quotidien et l'impuissance du verbe politique en autant de mini-bombes jubilatoires. De cette déferlante, personne ne sortira indemne. Les poncifs de l'économie, du sport, de l'écologie, de la parité, de la lutte contre le tabagisme, des élections sont recyclés ici en un matériau littéraire corrosif. Sans oublier les faits divers, de DSK à Oscar Pistorius, où se révèlent tout le pathétique, le grotesque et l'absurde de notre temps. On s'amuse autant que l'on s'effraie de se reconnaître parfois dans le portrait d'un ridicule. Et l'on se surprend à admirer la fiction dans le miroir de la réalité.