Plon (réédition numérique FeniXX)
Jean-Pierre Darras a une passion : son métier de comédien ; il aime le théâtre et tout ce qui y touche. C'est ce qu'il raconte avec bonheur dans cet ouvrage de souvenirs d'une carrière très riche en aventures. Bien que Jean-Pierre Darras soit né à Paris, ses origines sont provençales. Si l'on retrouve dans ces souvenirs la verve du Parisien, on appréciera avec gourmandise l'alacrité, la couleur, le goût d'une vie heureuse de l'homme du Midi. C'est avec un style alerte et sûr, plein de bonheur, que Jean-Pierre Darras nous raconte ses difficultés, ses joies, dresse le portrait de personnalités connues, nous fait le récit de sa vie.
Quel étrange secret détenait Claude Palmer, la jeune anthropologue chargée d'une mystérieuse mission sous couvert de l'Année Géophysique Internationale ? Au coeur des Andes, à travers les glaciers de la Puna de Atacama, le géophysicien Laimon Brown la soumettait à une surveillance discrète. Il était intrigué par la photographie qu'elle avait tenté de dissimuler : celle d'un pied géant dans la neige... Intrigué aussi par certains mots bizarres, n'appartenant à aucune langue connue, qu'elle prononçait parfois en état second. Prolongeant ces énigmes, des événements fantastiques allaient bouleverser les scientifiques isolés dans cet enfer glacé...
Lorsque le Maraudeur atterrit sur Xantar, sa civilisation stagnait en plein Moyen Age, en proie aux crimes d'une Inquisition régie par un Dieu vivant ! Pour quelle raison le clergé maintenait-il une part importante de la population en esclavage dans les mines ? Pourquoi le prince exilé de ce monde ne se montrait-il jamais avec ses partisans en lutte contre les forfaitures du grand prêtre ? Autant d'énigmes assorties de dangers que devraient affronter Blade, Baker, le "vieux" Andy Sherwood et le commandant Red Owens pour tirer ce peuple de l'obscurantisme...
Debout, le visage aussi inexpressif qu'un masque, se tenait une femme blonde. Un corset baleiné noir et lacé dans le dos la serrait à l'étouffer. Dans sa main droite, elle tenait un petit objet vert qui montait et descendait avec une précision diabolique vers l'homme, entravé sur un lit près d'elle. Un yoyo. Un simple yoyo. Avec quatre lames de rasoir collées à l'intérieur...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Au bord d'un fleuve énorme et menaçant, une case de bambous au toit de palmes où se retrouvent tous les aventuriers de l'Amazonie : c'est l'hôtel des Piranhas. Ses clients couchent dans des hamacs et mangent du tapir rôti. Il est tenu par un couple de marginaux, beaux et amoraux, autour desquels va s'organiser la ronde des terreurs tropicales et des amours torrides. Une jeune femme un peu fantasque, un peu sorcière, va déclencher les passions et la violence. Les chamans indiens s'en mêlent et Vénus en découd avec le dieu Pan, sous le regard attentif et cruel de la matoutou, la mygale géante apprivoisée de l'hôtel des Piranhas. L'auteur du Petit train de la brousse change de continent. Avec ce roman, qui réserve bien des frissons, il nous emmène dans un lieu inquiétant où se posent d'énigmatiques questions, et où l'amour suit d'étranges chemins...
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On ne manquera pas d'évoquer, à propos de ce savoureux roman, les noms de Marcel Aymé, de Jerome K. Jerome, de Gabriel Chevalier et de Guareschi (l'auteur du Petit monde de Don Camillo). Dans le genre difficile du roman gai, Blondépine, cocasse féerie paysanne, est une réussite incontestable, et il est difficile d'oublier ses personnages pittoresques, campés avec une gentillesse et une drôlerie irrésistibles. Blondépine est un petit village de quelque cent âmes, dont les habitants, en se réveillant un beau matin de la Semaine Sainte, constatent la disparition... de leur église. S'agit-il d'un miracle ? d'une punition divine ? Le curé et le maire, pour une fois associés, voudraient ne pas ébruiter l'affaire. Mais que fera l'instituteur, farouche anticlérical ? Que faire, aussi, sans église : des gens continuent à naître, à se marier, à mourir... Mais on s'en voudrait de déflorer une histoire qu'animent plaisamment des personnages farfelus : Thomas l'épicier, Simplet l'idiot, le maire Fridane, le facteur Grisaillon, etc.. Voici un livre qui à sa place à côté de Clochemerle, de la Jument verte et de Don Camillo.
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Une jeune orpheline, Muriel, est recueillie par Eva Thornton, une ancienne amie de sa mère, séduisante femme de quarante ans, veuve d'un Américain richissime, qui vit fastueusement dans les palaces de la Côte d'azur avec son jeune frère Bruno et une vieille servante, Tonine. Muriel se prend d'une dévote adoration pour sa « douce marraine », mais croit éprouver de l'éloignement pour Bruno, et elle accepte de se fiancer avec un jeune homme qui l'aime, Jacques. Or, Eva Thornton est en fait l'associée d'un « gang » de voleurs de bijoux. Bruno le sait, et le désapprouve violemment, dans le même temps qu'il se prend pour Muriel d'une passion sincère. Comment la jeune fille soupçonnera les « dessous » de la vie de sa « marraine » ? Comment elle sera déçue par son amoureux transi ? Comment, peu à peu, elle s'attachera à son tour à Bruno ? - tel est le sujet même de ce roman qui se déroule à Nice, dans un cadre luxueux.
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En haut de la vis, une corde est suspendue. Elle s'enroule, lâche, autour du noyau, et son extrémité - raccourcie d'un bon mètre - s'effiloche hors de portée de mes doigts. J'ai plusieurs marches à monter avant de l'agripper. Elle a dessiné, à force de frottements sur la pierre, une longue spirale jaune et vernie, qui témoigne du nombre d'ascensions qu'elle a facilitées. Un jour, sous mon poids, elle cèdera, je tomberai à la renverse, ma tête portera sur le bord de la marche. On changera la corde et l'on m'enterrera. C'est sûrement comme ça qu'ils sont morts, les autres. Au moins deux par siècle. On a déjà dû changer la corde dix fois.
Qui a mis de l'héroïne dans la perfusion de Laurence ? Pourquoi Karine doit-elle mourir si jeune ? Comment Madeleine pourra-t-elle retrouver ses enfants ? Faut-il céder à la demande de Roméo ? Être infirmière est-il devenu une mission impossible ? Nicole Benevise nous "filme" la vie et la mort dans un grand hôpital parisien de l'Assistance publique. Elle nous dit les nuits et les jours de ces femmes, dont la mission est de soigner, en employant des techniques de plus en plus sophistiquées, tout en privilégiant l'homme, l'être souffrant. Karine, Madeleine, Roméo, Albert, Gilles, des cas désespérés ou des victoires touchantes : autant d'histoires qui sont notre Histoire à tous. Nicole Benevise pousse un cri que la société civile doit entendre. La santé publique va mal : infirmière depuis dix ans, et membre de la coordination de 88, l'auteur nous dit pourquoi et nous propose aussi des solutions.
Lorsque le général de Gaulle, et les autres "pères de la constitution" de 1958, fondèrent la Ve République, leur intention était de créer un exécutif fort et stable, pour soustraire le gouvernement de la France au "régime des partis", ou régime d'assemblée, antérieur. Mais ils y ont trop bien réussi, en pulvérisant de fait les autres pouvoirs, le législatif et le judiciaire. Ce n'était pas là trouver la formule d'une constitution, à la fois efficace et démocratiquement équilibrée. Au fil des années, le pouvoir présidentiel est devenu l'unique pouvoir, dont le gouvernement lui-même est devenu la simple courroie de transmission. Le paradoxe est que cette surpuissance présidentielle, à la fois omnipotente et irresponsable, a débouché à la longue sur le contraire de ce qu'elle était censée apporter, à savoir l'efficacité. La France a donc perdu sur les deux tableaux. La critique de nos institutions, que présente ici Jean-François Revel, tranche sur les critiques habituelles. Il ne s'agit pas, en effet, à ses yeux, de savoir si le mandat présidentiel est trop long ou trop court, s'il doit être renouvelable ou non. Il ne s'agit pas non plus de remettre en question l'élection au suffrage universel direct, à laquelle les Français sont devenus, à juste titre, très attachés. Il s'agit de redéfinir le contenu des attributions présidentielles, et de les réinsérer dans un ensemble qui redevienne démocratique, c'est-à-dire qui soit fondé sur le contrôle mutuel des pouvoirs. C'est qu'il faut s'interroger sur ce que l'on entend au juste par État fort. Un pays peut très bien, comme en Amérique latine, avoir un président fort à la tête d'un État faible. Le président fait exécuter par l'État tout ce qui lui plaît. Mais l'État est, en même temps, incapable de résoudre les grandes questions de fond de la société. Sa politique étrangère même, le trop fameux "domaine réservé", peut s'égarer. Ce pays tombe alors de l'absolutisme inefficace dans l'anarchie autoritaire.
Je suis une Française parmi d'autres, élevée en province. Des vertus qui m'ont été enseignées dès mon enfance, je crois avoir conservé l'essentiel. Il se trouve que j'ai partagé l'existence d'un homme au destin exceptionnel, ce qui m'a conduite, contre toute attente, sur le devant de la scène. Si je parle aujourd'hui de moi, de mes goûts et de mes amitiés, en particulier dans le domaine artistique, de mes activités à la tête de ma Fondation. si j'évoque des souvenirs, de l'Anjou de mon enfance jusqu'aux palais de la République, c'est dans la fidélité à l'oeuvre et à la mémoire de Georges Pompidou, que les Français, je le sais, gardent au-dedans d'eux-mêmes, et qu'il m'appartient de faire vivre.
Pour mieux connaître l'homme, ce livre, fidèle à la méthode ethnologique, dirige le regard vers des sociétés fort éloignées de celle de l'observateur. Mais il se présente aussi comme une réflexion sur un problème très général de la condition humaine : celui des rapports entre la contrainte et la liberté. De quelle marge de manoeuvre disposent la culture - dans les limites que fixe à l'homme sa nature biologique -, l'individu lui-même au sein des unités sociales de base - famille, mariage, parenté - où il est né, et qu'il a charge de maintenir ou de renouveler ? Avec quelle latitude la pensée réagit-elle aux pressions du milieu ? À quelles règles fondamentales doit obéir la langue pour permettre de communiquer ? Quels rapports existent entre la gamme des possibles conçus par l'esprit, et la réalisation de certains seulement d'entre eux ? Frayant sa voie parmi les institutions, usages, mythes, rites et croyances des sociétés les plus diverses, l'auteur se rapproche progressivement de la nôtre. Il montre que, chez nous, comme ailleurs, loin de s'opposer, la contrainte et la liberté s'épaulent. Ainsi, se dissipe l'illusion contemporaine que la liberté ne souffre pas d'entraves, et que l'éducation, la vie sociale, l'art, requièrent pour s'épanouir un acte de foi dans la toute-puissance de la spontanéité : illusion qui n'est pas la cause, mais où l'on peut voir un aspect de la crise que traverse aujourd'hui l'Occident.
7 mai 1995, Jacques Chirac est élu Président, battant le candidat du Parti socialiste, Lionel Jospin. Après Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, le maire de Paris devient ainsi le cinquième locataire de l'Élysée depuis l'instauration de la Ve République. Cette histoire d'une élection relate les péripéties de la course au pouvoir. Comment Édouard Balladur, gagnant d'avance, a mordu la poussière. Comment Lionel Jospin, socialiste du troisième type, a fait une percée spectaculaire. Comment Jacques Chirac, perdant chronique, a arraché sa victoire. Affaires et coups bas, rivalités et ralliements, anecdotes et confidences, c'est la chronique d'une campagne sans victoire annoncée.
Tous les ouvrages publiés par l'auteur, pendant qu'il enseignait à l'École pratique des hautes études, puis au Collège de France, furent mis en chantier dans ses cours. Ce livre, rassemblant les comptes rendus des conférences et leçons qu'il fit dans ces deux établissements, présente, sous forme résumée, la substance de travaux, dont beaucoup furent ensuite rédigés. Il pourra donc servir à ceux qui, ayant lu les ouvrages, voudraient étudier leur genèse, orienter d'autres qui ne s'y seraient pas encore risqués, ou même épargner cet effort aux simples curieux qu'un survol rapide suffit à contenter. En plus de croquis préparatoires à Tristes tropiques, Anthropologie structurale I et II, Le totémisme aujourd'hui, La pensée sauvage, les quatre Mythologiques, La voie des masques, Le regard éloigné, on trouvera ici le premier état d'autres recherches qui n'ont pas, ou pas encore, pris forme élaborée : discussions théoriques, prospections dans des voies de traverse, enquêtes suspendues jusqu'à ce que l'auteur ait le loisir de les reprendre ; à moins que, le temps lui faisant défaut, il ne laisse à d'autres, qu'elles auront peut-être stimulés, le soin de les poursuivre, et de les mener à leur terme. Enfin, pour ceux qui s'intéressent aux mécanismes du travail intellectuel, ce livre illustre les démarches, les tâtonnements, parfois aussi les progrès, d'une réflexion saisie sur le vif, au cours de trente-deux années qui font un gros morceau d'une existence individuelle, et la durée d'une génération.
Alors que la jeune Cléopâtre s'apprêtait à monter sur le trône de l'Égypte, que les Parthes dominaient le Moyen-Orient, que les Scythes venaient d'envahir l'Inde du Nord, que l'Empire chinois s'étendait de la Corée à l'Afghanistan, la Gaule était envahie par les Barbares d'Ambiorix. À ces hordes de Teutons, d'Eburons, d'Aduatiques et de Nerviens, s'opposèrent les légions de César et les cavaleries gauloises, dont l'une était commandée par un impétueux guerrier du nom de Vercingétorix. Vercingétorix, allié de Rome, ami de César, amant de la princesse barbare Astya, rêvait de reconquérir le trône de Gergovie et de libérer la Gaule. Pour cela, il dut sacrifier son amitié avec César, brûler des villes, déplacer des peuples, se lier aux druides dont les pouvoirs surnaturels effrayaient les Romains. Victorieux à Gergovie, battu à Alésia, humilié et assassiné à Rome, il resta fidèle jusqu'au bout à ses convictions. Qui était Vercingétorix ? Qui étaient les Gaulois ? L'auteur nous livre les secrets de ces hommes qui croyaient à la réincarnation, refusaient l'écriture et vénéraient la nature. Il nous montre aussi un Vercingétorix visionnaire, un être partagé entre son amour pour une femme et ses devoirs de roi, un homme pour qui la liberté était tout.
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Les dictionnaires classiques ignorent les prénoms familiers. Pas cet ouvrage récréatif qui recense ces inventions de langage, drôles, inattendues, gaies et souvent insolites, en s'appuyant sur des extraits de textes d'écrivains et des annonces parues dans "Le Monde" et "Libération". « Copyright Electre »
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Juillet 1940 : entre Mers el-Kébir et Londres, l’Histoire bascule. Arthur Conan Doyle, témoin de son époque, nous plonge dans un récit où stratégie navale et destins humains s’entremêlent.
On connaît la passion de nos contemporains pour les horoscopes, les voyantes et autres guérisseurs. Elle n'est rien, pourtant, à côté de l'engouement qui, pendant dix siècles, saisit les hommes et les femmes du Moyen Âge. Successivement, naissent les figures symboliques de la magie, noire ou blanche : la sorcière jeteuse de sorts, l'alchimiste qui connaît les secrets éternels, le mage et ses calculs divinatoires. Jusqu'au diable, le seigneur des ténèbres, qui obsède l'esprit des gens du XVe siècle. Sans oublier les tentatives faites pour structurer ce bouillonnement anarchique, en une réflexion rationnelle sur les croyances ancestrales. À la manière, si particulière, qui a fait le succès de l'Histoire de la pudeur, Jean Claude Bologne décrit ce foisonnement intellectuel et spirituel, en mêlant les anecdotes savoureuses avec les textes des grimoires. Mieux, en nous faisant partager le regard des hommes du Moyen Âge, il nous montre que leur goût des sortilèges et des superstitions cache une quête permanente de la connaissance des hommes et du monde.
La chance... Même les plus fats, les plus sûrs de leur valeur, se font humbles devant elle. Tous sans exception. Il n'est pas de jour où on ne les surprenne - dans les médias - en flagrant délit de modestie : sans un minimum de chance, disent-ils, on n'arrive à rien. Si on les pousse un peu, ils veulent bien admettre que, dans n'importe quel domaine, pour réussir, il est bon d'avoir aussi du talent, du courage, de la persévérance, de la passion, mais quand même... Ils n'en démordent pas : au départ, il faut un minimum de chance. Bon ! D'accord ! Message reçu ! Mais... s'il vous plaît, où trouve-t-on cet article ? À cette question, les clients privilégiés répondent également d'une seule voix : nulle part et partout. À n'importe quelle minute, sous n'importe quel déguisement. Merci du renseignement. Rien d'autre ? Oh si ! Ce livre...
L'idée de rendre hommage, geste d'amitié à travers le temps, à Marceline Desbordes-Valmore, m'obsédait. Déjà, Baudelaire, Barbey d'Aurevilly, Verlaine, Rimbaud, puis Aragon, Robert Sabatier, s'y sont essayés. Cette femme poète, la première des romantiques, qui n'a pas hésité à chanter le désespoir d'un amour interdit, non plus que la révolte contre le pouvoir, fut saluée par Vigny, Lamartine, Hugo. Ses contemporains. Voilà des raisons plus que suffisantes pour aller à sa rencontre. Il ne s'agit pas de retracer sa vie ; il s'agit de faire revivre Marceline, mais aussi de faire revivre l'envie d'écrire de deux petites filles flamandes, elle et moi, dire l'importance pour elle, pour moi, de sa mère, de la mienne, la joie du premier enfant, le regret d'une amitié qu'on a laissée passer, le souvenir d'un beau texte, et d'un fou rire inattendu. Révélateur, pierre de touche, Marceline n'est pourtant pas mon modèle : elle est inimitable. Elle me révolte, me bouleverse, m'exaspère parfois - je ne cesse pas de l'aimer, ni de l'admirer pour autant. Elle me déconcerte aussi - alors je me retourne vers mon passé. Étais-je ainsi ? Ai-je vraiment écrit cela ? Et je me déconcerte moi-même.