LettMotif
La beauté d'Ava Gardner, sa sensualité à fleur de peau, sa vie privée tapageuse ont fait fantasmer la planète et continuent de faire rayonner la star en ce centenaire de sa naissance. "Sex-symbol", "femme fatale", ces formules ont occulté l'authenticité d'un esprit libre, sensible et anticonformiste, imposant sa place à égalité avec les hommes et refusant l'intolérance : la carrière d'Ava Gardner est ainsi un miroir sur les évolutions de la société. De l'Amérique de ses premiers films policiers à l'Espagne de Pandora et de La Comtesse aux pieds nus, de l'Afrique de Mogambo ou des Neiges du Kilimandjaro au Mexique torride de La Nuit de l'iguane, Ava fascine. Un pouvoir d'attraction d'autant plus magnétique que l'actrice donne l'impression, non pas de jouer un rôle, mais de l'incarner en révélant sa propre nature. D'inspiration mythologique (Vénus, Pandora, Guenièvre...), littéraire (Ernest Hemingway, Tennessee Williams, D.H. Lawrence...) ou ancrés dans des contextes historiques forts (la guerre d'Espagne, la fin des empires coloniaux...), les rôles d'Ava Gardner sont pensés pour elle par les plus grands réalisateurs de son temps. Des personnages qui font écho à sa vie réelle et qui nourrissent un peu plus le mythe Ava Gardner. Tel est le chemin original proposé par cet ouvrage : non pas une simple biographie, même si les anecdotes n'y manquent pas, mais une exploration, tissée de références humaines et culturelles, de témoignages et d'analyses, du mystère reliant la vie et les rôles d'une actrice majeure du vingtième siècle, et de la constitution d'un mythe du cinéma. Laurent Dolet a suivi des études de cinéma. Il intervient régulièrement pour présenter des films dans le cadre de séances patrimoine ou de festivals. Il organise et anime aussi des événements en lien avec des sujets littéraires, musicaux et mythologiques, et rédige des articles pour des revues et des sites. Soucieux de partage et de transmission, il s'efforce de donner des clés pour mieux apprécier et comprendre le septième art.
À l'école de cinéma, on m'a appris à me battre pour mes idées, à imposer ma vision, à ne jamais me laisser imposer un point de vue. J'ai presque toujours eu le final cut, ce qui n'est pas classique aux États-Unis. John Carpenter, Cannes 16 mai 2019 John Carpenter démarre sa carrière à Hollywood dans les années soixante-dix. Artisan touche à tout, il écrit ses histoires, compose ses musiques au synthétiseur et construit ses images avec des cadrages impeccables dignes de Howard Hawks, sa référence absolue. Atteignant rarement les sommets du box-office, il est confronté à un public sévère et à une critique qui ne comprend pas toujours son langage. Quarante ans plus tard, après avoir signé dix-huit longs métrages, dont certains ont finalement accédé au statut de film culte comme The Fog, The Thing, Christine, They Live... John Carpenter, épuisé par un rythme de travail effréné, semble avoir définitivement raccroché sa caméra pour se consacrer à la musique, jouant ses compositions devant des assemblées conquises. Satisfait de cette image de marque, gagnée tardivement, John Carpenter savoure enfin son plaisir. Mais il ne cache pas, aujourd'hui encore, son amertume en évoquant une carrière faite de tant de combats si difficiles et de si peu de reconnaissance, à une époque où il se battait pour parvenir à vivre de son art sans avoir à subir la pression des studios. Le "maître de l'horreur", ainsi s'est-il baptisé, personnage atypique, s'impose comme l'anti-Spielberg absolu, nageant toujours à contre-courant des modes et des attentes des spectateurs. Loin du star-système et des journalistes, l'homme s'est réfugié dans sa tour d'ivoire à Los Angeles. Certaines blessures ne se referment pas, surtout quand on est un ange maudit à Hollywood... Docteur en esthétique, sciences et technologie des arts, Stéphane Benaïm a soutenu une thèse sur l'univers oriental dans l'oeuvre cinématographique de Josef von Sternberg. Il a enseigné durant quinze ans la théorie et l'histoire du cinéma à l'université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis et a également collaboré à plusieurs revues spécialisées, dont L'Écran Fantastique et Fantastyka . Il a publié Les Extraterrestres au cinéma aux éditions LettMotif.
Censure & cinéma en France examine sur plus de 450 pages, le processus complexe de la classification des oeuvres cinématographiques dans notre pays. La parole a été donnée aux observateurs et aux acteurs du dispositif organisé par l'État depuis 1919. Jean-François Théry, Sylvie Hubac, Edmond Honorat, Jean-François Mary et Françoise Tomé, tous interrogés au moment de leur présidence, ont accepté de livrer leur point de vue sur le travail de la Commission de classification. André Bonnet, fondateur et conseil de l'association Promouvoir, laquelle a bouleversé le droit du cinéma depuis plus de vingt ans avec l'affaire Baise-moi, explique et justifie ses multiples actions devant le juge. Si René Chateau, Philippe Rouyer et Fernand Garcia ont choisi de revenir sur des épisodes importants de la classification des films, des juristes se sont interrogés sur la finalité de l'avertissement, sur les incohérences de l'interdiction aux moins de 18 ans, ou encore sur l'indemnisation des professionnels lésés par des restrictions d'exploitation en salles. Au total, quinze auteurs ont bien voulu poser un regard critique sur un dispositif complexe observé avec méfiance par une industrie du cinéma partagée entre agacement et résignation.
Héritier et dissident, conservateur et libertaire, nostalgique de la tradition et dynamiteur de légendes, Sam Peckinpah a été tout cela en trente années d'une carrière commencée comme scénariste, producteur, réalisateur à la télévision et achevée dans l'anonymat de la réalisation de clips vidéo. En 1969, cinéaste inconnu du grand public mais déjà réputé dans le milieu pour son esprit rebelle aux injonctions des producteurs, il bouleversa le western, genre populaire sur le déclin de plus en plus voué aux parodies italo-ibériques, avec The Wild Bunch. Peckinpah ne révolutionnait pas les thèmes mais le regard sur la mythologie de l'Ouest - déjà renouvelé par les westerns "crépusculaires" - et l'expression d'un des éléments essentiels du genre : la violence. En lui donnant, par la virtuosité du montage, une expression graphique inédite - Bonnie and Clyde, deux ans auparavant, avait adroitement reculé les limites -, Sam devint, un peu malgré lui, "Bloody Sam", chantre de l'hyper violence, ce que semblait confirmer, deux ans plus tard, Straw Dogs. Rarement plébiscité par le grand public (The Getaway, The Killer Elite, Convoy), discuté par la critique, Sam Peckinpah est aujourd'hui un auteur culte pour nombre de cinéphiles. Quatorze longs-métrages témoignent de la force et de la cohérence de son oeuvre que des "problèmes personnels" et une inadaptation aux contraintes de l'art-industrie du cinéma rendent inégale mais toujours passionnante et dont l'influence est reconnue, de Martin Scorsese à Quentin Tarantino en passant par John Woo, Kathryn Bigelow... et bien d'autres. Alain Cresciucci est l'auteur d'ouvrages sur Céline et sur les auteurs négligés par l'institution universitaire. Il a également donné, durant plusieurs années, des cours sur l'adaptation et les rapports de la littérature et du cinéma.
Mon premier est un acteur adulé par le public depuis 1937.Mon deuxième s'est ingénié à garder le secret sur sa vie privée.Mon troisième est l'incarnation de la classe et du charme.Mon quatrième a brillé dans l'ensemble des genres cinématographiques, de la comédie au drame en passant par l'espionnage.La réponse, vous l'avez devinée : Cary Grant.Tout est dit et rien n'est dit : à force de nimber sa personnalité de mystère, Cary Grant est l'une des célébrités les plus méconnues du monde. Et ce ne sont pas les nombreux articles de presse ou les multiples biographies qui lui ont été consacrés qui lèveront totalement le voile. C'est en effet au sein même d'une oeuvre en forme de charade que le malicieux complice d'Alfred Hitchcock a caché la vérité de son être. Une vérité qui, loin des conventions et des images immaculées du star-system, fera mentir vos certitudes d'admirateur ou d'amateur du septième art. Essayiste et docteur en sciences politiques de l'université Paris II Panthéon-Assas, Jean-Philippe Costes a pour ambition d'éclairer les grands enjeux éthiques et philosophiques de la vie à la lumière du cinéma et de la culture populaire. Aux éditions Liber, cet amateur de figures contestataires et de héros anticonformistes a récemment publié Les Subversifs hollywoodiens, Le Monde selon James Bond, La Sagesse du septième art et Tintin au pays du mal.
L'oeuvre d'Henri-Georges Clouzot, de L'Assassin habite au 21 (1942) à La Prisonnière (1968), est connue et reconnue. Mais qu'en est-il de son oeuvre fantôme, des scénarios originaux qu'il a écrits mais non tournés, l'un notamment avec Jean-Paul Sartre, des adaptations, telle que Chambre obscure d'après Vladimir Nabokov, de L'Enfer arrêté après quelques jours de tournage, ou encore des remakes qu'elle a suscités ? Claude Gauteur a déjà consacré un essai à l'oeuvre de Clouzot face à la critique, Clouzot critiqué (Séguier, 2013). Il est également l'auteur d'ouvrages sur Jean Renoir et Georges Simenon, Michel Simon et Jean Gabin, Louis Verneuil et Sacha Guitry, Léo Malet enfin.
B.B., le monde entier la connaît par ces deux simples initiales. Mais qui est vraiment Brigitte Bardot ? Un sex-symbol, fantasme pour des générations ? Une femme libre en avance sur son temps ? Une égérie qui a lancé la mode de la robe vichy et du pantalon corsaire ? Un égal de Marilyn, autre blonde incendiaire qui a électrisé les foules ? Celle qui a placé Saint-Tropez sur la carte du monde, avant de devenir une militante acharnée de la cause animale ? Brigitte Bardot est tout cela et bien plus encore, mais on en oublierait presque l'essentiel : l'actrice. Et sa carrière riche et contrastée dépasse largement le seul choc reçu par Et Dieu... créa la femme en 1956. 45 films au total (dont seize tournés avant le film de Vadim) : du Trou normand en 1952 (où elle est déjà qualifiée de "piquante ingénue perverse") à L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise en 1973 où elle fait ses adieux au cinéma. Un itinéraire qui voit le diamant brut se transformer petit à petit en star du 7e art. Et au milieu quelques films importants, En cas de malheurd'Autant-Lara, La Vérité de Clouzot, Le Méprisde Godard, Viva Maria ! de Louis Malle, L'Ours et la Poupée de Michel Deville... Le public la découvre en accusée, anéantie par le chagrin, capable d'émouvoir Charles Vanel, il la voit hypnotiser de ses charmes Michel Piccoli, jouer de l'explosif avec Jeanne Moreau ou galérer pour séduire Jean-Pierre Cassel ; sa palette d'émotions et d'humeurs est extra large et redonne vie et chair à une image glacée d'icône inaccessible. Brigitte Bardot, les années cinéma 1952-1973 retrace toute cette histoire et, à la manière d'un journal de bord consigné avec précision et détails par un spécialiste, passionné intarissable sur Brigitte Bardot, ce livre dessine pas à pas une ligne de vie, une carrière d'actrice, la création d'un grand mythe du cinéma. Passionné par les grandes figures féminines du cinéma, Dominique Choulant est l'auteur de biographies sur Isabelle Adjani, Martine Carol, Marion Cotillard, Miou-Miou, Marilyn Monroe, Romy Schneider.
S'il est un pays qui concentre dans son cinéma tous les excès et les contradictions de la société, l'Italie peut sans doute être celui-ci. La richesse de sa culture et les méandres de son histoire ont en effet toujours inspiré les intellectuels italiens parmi lesquels de nombreux cinéastes talentueux avides de montrer sur grand écran, dans les cris de joie ou de colère, le sentiment et les frustrations du peuple face aux puissants. [...] Placés au coeur des intrigues, de la comédie populaire au giallo, la politique, la violence, le sexe et la religion ont donc naturellement polarisé l'attention des pouvoirs publics depuis les tout premiers jours du cinématographe. » Christophe Triollet Pour le huitième volume de sa collection Darkness, censure et cinéma, Christophe Triollet a fait appel à dix enseignants et chercheurs en cinéma pour évoquer différents aspects d'un cinéma italien viscéralement en marge. Un ouvrage de passionnés érudits qui revient au fil des articles sur la fantaisie baroque de Fellini, l'entreprise de destruction de Pasolini, la farce (ou force) caustique de Marco Ferreri, les films de cannibales de Ruggero Deodato et d'Umberto Lenzi, le réalisme documentaire de Gomorra. Dans sa volonté d'ouverture et de diversité, Darkness, censure et cinéma en Italie propose également un éclairage original sur deux réalisateurs connus pour leurs films gore, Lucio Fulci, anticlérical dans ses comédies, et Joe d'Amato, pornographe de l'extrême. Et d'évoquer la filmographie de Silvano Agosti, cinéaste révolté qui, face à la censure, a choisi la voie de la radicalisation et de la clandestinité. Darkness, censure et cinéma en Italie restitue toute le mordant, la folie, la créativité d'un cinéma italien qui aime jouer avec les interdits.
Ce livre aurait pu s'appeler Cassavetes et moi, la balade très personnelle de Quentin Victory Leydier, né en 1987, qui se replonge dans la carrière d'un cinéaste mort en 1989. Un alignement des planètes et une évidence qui aboutit à la relation intime entre un cinéaste, son oeuvre et l'amoureux du cinéma qui la regarde et qui voit sa vie changer irrémédiablement à son contact. Moins un livre sur le cinéma qu'un récit personnel, très "littéraire", même si par modestie Quentin Victory Leydier récusera le terme. Après tout, il n'est qu'un auteur de "livres sur le cinéma". Gageons qu'Avec John Cassavetes lui donnera tort. Je ne crois pas que Cassavetes puisse laisser qui que ce soit indifférent. Encore faut-il se lancer dans ses films. Je me demande s'il n'y aurait pas des gens que ce cinéma pourrait inquiéter. C'est en partie pour ça que j'ai écrit ce livre. Pour que l'on comprenne qu'il n'y a pas de risque majeur. Et puis, peut-être que cet ouvrage peut accompagner la découverte de ces films, on ne sait jamais. J'espère que ce texte donnera envie à certains de se replonger dans cette énergie folle que sont les films de Cassavetes. Que le lecteur se rassure, ce livre n'a pas vocation à donner des leçons ni à imposer un sens quelconque. Je pense qu'il peut en revanche servir comme un petit plan d'accès que l'on aurait griffonné sur un coin de table, en fin de soirée. De toute façon, il faudrait être bien con pour essayer de figer Cassavetes dans une interprétation car il reviendrait des morts pour tout casser. L'oeuvre du cinéaste est trop vaste, c'est un flux si puissant qu'on peut seulement apprendre à ne pas s'y noyer, de là à faire un dos crawlé, c'est une autre histoire. Cassavetes interdit d'étaler sa science pour briller dans les salons, pourtant il y en a encore qui essaient. Et puisque ça m'énerve, j'ai préféré opter pour cette forme très libre qui veut se couler dans l'oeuvre. Je ne sais pas si j'y suis parvenu, mais c'était mon objectif. Et c'était plaisant de se sentir un peu plus proche de tous ces personnages. Si le lecteur vit quelque chose de similaire, s'il s'amuse et s'émeut un peu au travers de ces pages, cet ouvrage n'aura pas été vain. Quentin Victory Leydier
Entre nationalisme assumé et volonté d'émancipation, les cinémas d'Orient n'en finissent plus de nous surprendre. Otages des financements d'État ou des investissements internationaux, bon nombre de cinéastes du Maghreb, du Proche, du Moyen et de l'Extrême-Orient résistent pour travailler librement, en contournant, quand ils le peuvent, les diktats de la religion et de la politique qui bien souvent s'unissent pour les en empêcher. Ce septième volume, qui volontairement a pris quelques libertés avec la géographie, n'a pas la prétention de faire un tour exhaustif de la question mais l'ambition plus modeste de vous faire découvrir l'histoire de ces femmes et ces hommes qui, malgré les entraves, les interdictions, les arrestations et les condamnations, restent debout et dignes, pour parler de leur quartier, de leur village, de leur pays et du monde, animés par une passion qu'ils partagent avec une jeune génération déjà prête et disposée à prendre le relais. Pour le septième volume de sa collection Darkness, cinéma et censure, Christophe Triollet a regroupé autour de lui dix-huit enseignants et chercheurs en cinéma, tous experts dans leur domaine, pour évoquer la situation au Maghreb, au Proche, Moyen et Extrême-Orient, mais également en Russie. Darkness, cinéma et censure volume 7 interroge le passé, étudie le présent, imagine le futur de tout un pan du cinéma mondial dans un ouvrage passionnant de plus de 500 pages.
Actrice, acteur, ce livre est fait pour vous ! Votre vie d'artiste peut vite ressembler à un parcours du combattant, à cause de mille et une épreuves à traverser afin d'arriver (enfin !) à vivre de votre passion. Et pour survivre en milieu hostile, rien de mieux qu'un manuel, simple et précis. Un livre qui vous accompagnera dans toutes les étapes de ce long périple semé d'embûches, qui permettra d'en éviter les pièges. Vous pourrez vous prendre en main et créer vous-même les outils qui vous permettront de faire votre place dans le monde des acteurs. Acteur, manuel de survie répond donc à des questions simples : pour quel type de rôle êtes-vous fait ? Comment réaliser son book, son CV, sa bande démo ? Comment bien préparer un casting, une selftape, un callback, un entretien avec un agent ? Où chercher les annonces et comment sortir du lot ? Comment ne pas être victime d'arnaques et comment survivre après un énième refus sans perdre sa confiance en soi ? Liza Paturel est passée par là avant vous et a éprouvé l'envie de partager son expérience. Acteur, manuel de survie est ainsi bourré d'anecdotes vécues, d'exemples précis qui font vivre cet ouvrage et le rendent encore plus indispensable. Venue de Russie où elle a été comédienne au théâtre MOST de Moscou pendant 8 ans, Liza Paturel apporte l'acuité de son regard d'étrangère sur le petit monde du cinéma français, rendant encore plus pertinente son expertise.
Robert Redford et l'Amérique, la chose semble évidente. Incarnation d'un idéal démocratique, l'acteur-réalisateur n'a cessé de confondre son identité avec celle de son pays. Des années 1960 à nos jours, des révolutions contre-culturelles à l'élection de Donald Trump, sa filmographie nous invite à un voyage à travers un territoire façonné par l'imaginaire et l'Histoire. Entre doutes et certitudes, montagnes enneigées et villes tentaculaires, cet ouvrage se propose de prendre la route d'une Amérique que les écarts du réel n'ont pas encore réussi à emporter. L'Amérique éternelle des cinéphiles, l'Amérique de Robert Redford. Doctorant en études cinématographiques à l'Université de Strasbourg, essayiste, collaborateur à la revue Positif et critique littéraire pour le site Cinechronicle, Jacques Demange se spécialise sur la question du jeu et de la représentation de l'acteur de cinéma.
Spike Lee, l'enfant terrible du cinéma afro-américain, est depuis ses débuts en 1986 autant connu pour l'originalité de son cinéma que pour ses coups d'éclats médiatiques. Baptisé "le Noir le plus en colère d'Amérique" à l'occasion de la sortie de Malcolm X (1992), il n'a eu de cesse tout au long de sa carrière d'entretenir la polémique. Avec des oeuvres engagées comme Do the Right Thing, Jungle Fever, The Very Black Show ou BlacKkKlansman, mais aussi des films moins controversés tels He Got Game, La 25e Heure ou Inside Man, il aura marqué de son passage la grande histoire du septième art. Et pourtant, à ce jour, aucune monographie française évoquant l'ensemble de son oeuvre n'est parue en librairie. Ce livre a ainsi pour but de corriger cet oubli en revenant sur toute l'oeuvre du cinéaste pour lui redonner la place qui lui revient au centre de l'historiographie du cinéma américain, avec la secrète intention de rappeler aux plus jeunes combien son rôle de pionnier fut décisif dans l'émergence d'un cinéma noir américain. Régis Dubois est spécialiste du cinéma afro-américain qu'il suit depuis maintenant vingt-cinq ans et auquel il a consacré plusieurs ouvrages, notamment Images du Noir dans le cinéma américain blanc (1980-1995) (L'Harmattan, 1997), Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation (Le Cerf/Corlet, 2005) et Le Cinéma noir américain des années Obama (LettMotif, 2017). Préface de Jean-Claude Barny « Le Noir le plus en colère d'Amérique » Les années d'apprentissage 10 Spike Lee n'en fait qu'à sa tête She's Gotta Have It (1986) & School Daze (1988) « La chose à faire » Do the Right Thing (1989) Nouvelles polémiques Mo' Better Blues (1990) & Jungle Fever (1991) « Je suis né pour faire ce film » Malcolm X (1992) En mode mineur Crooklyn, Clockers, Girl 6, Get On the Bus, He Got Game Entre succès mainstream et échecs personnels Summer of Sam, Bamboozled, 25th Hour, She Hate Me, Inside Man La traversée du désert Miracle at St. Anna, Red Hook Summer, Oldboy, Da Sweet Blood of Jesus, Chi-Raq Retour en grâce BlacKkKlansman (2018) Annexes Filmographie, bibliographie, playlist Index
Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité. Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit. L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots. Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes. Table des matières Ecce homo. Christophe Triollet L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet 120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion Brèves censoriales
Inspiré par le cinéma américain de son adolescence tout autant que par le classicisme de Ford ou d'Eastwood, Jeff Nichols, entre productions indépendantes et collaboration avec les studios, mais toujours entouré par la même fidèle équipe de collaborateurs ainsi que par Michael Shannon, son comédien fétiche, s'est imposé en cinq films comme l'un des cinéastes américains les plus importants de sa génération. Immense conteur et cinéaste de l'empathie, Nichols filme l'Homme du Sud en proie aux crises économiques, écologiques ou identitaires et aux peurs diffuses qu'elles engendrent, privilégiant le quotidien, l'infime et l'intime, pour atteindre à l'universel et faire naître et partager avec le plus grand nombre l'émotion et la croyance toujours renouvelée dans les forces du cinéma. Jérôme d'Estais a précédemment publié trois essais aux éditions LettMotif : Jean Eustache ou la traversée des apparences, Andrzej Zulawski, sur le fil et Barbet Schroeder, ombres et clarté. Il a aussi collaboré à l'ouvrage sur Hal Hartley et écrit deux romans, 178 et Thomas Liebmann, les derniers jours du Yul Brynner de la RDA, paru chez LettMotif en septembre. Il est par ailleurs le correspondant en Allemagne de La Septième Obsession et collabore aux revues Mondes du Cinéma et Ciné-Bazar. Table des matières Préface 11 1. L'Americana et le Sud 13 Influences 17 L'Arkansas, la North Carolina School of the Arts et David Gordon Green 18 Une cinéphilie américaine 22 Southern Gothic, roman d'aventures, contes et paraboles 36 Le Sud, un ailleurs oublié 41 Un regard empathique, réaliste et poétique 45 Espace et paysage 48 La Nature 53 Le personnage nicholsien 59 Southern et héros taiseux 61 Classes moyennes et populaires, crises, banlieues et campagne 67 Quotidien et violence 71 2. Metteur en scène et scénariste 75 Scénariste 79 Partager les sentiments qu'on ressent dans des films-mondes 82 Durée, tension et sens de l'ellipse 85 Concilier l'intime et le cinéma hollywoodien 89 Une équipe 91 La beauté de la simplicité 100 Les studios et le public 103 Castings 109 Géant aux pieds d'argile 111 Acteurs et accents, enfants et vétérans 116 La force frêle 120 3. Mondes parallèles 123 L'enfance 127 Famille 129 Passages 135 L'autre 139 Intérieur et extérieur 140 Amour 145 Institutions, surveillance et contrôle 149 Voir, croire, comprendre 155 Une peur et une présence diffuses 156 Lumière et connaissance 161 Aujourd'hui, Hollywood 165 Annexes 217 Index 217
Lost in Translation, en 2003, a confirmé les talents de cinéaste de Sofia Coppola, bien au-delà de son statut de "fille de". Ses intuitions esthétiques se doublent d'un sens de la direction plus affirmé, en témoignent les performances inspirées de Bill Murray et d'une jeune Scarlett Johansson. Plusieurs décennies après la sortie du film, celui-ci n'a rien perdu de sa force d'attraction, de sa désarmante sincérité et de sa subtile puissance. Bob et Charlotte sont devenus un couple de cinéma culte, cher aux yeux et aux coeurs des spectateurs. En se basant sur un scénario original fait d'émotions diffuses, nourri par son expérience personnelle, Coppola filme la rencontre imprévisible mais salvatrice de deux égarés, dans un Japon à la fois accueillant et intimidant. Et fait entendre la petite musique mélancolique qui accompagne ce couple de solitaires dans leur éphémère échappée. Ce livre revient sur le processus à l'origine du film, ses thématiques ou encore son rapport à la culture japonaise et à la topographie tokyoïte. Il propose également un entretien avec le responsable de l'incontournable bande originale du film, Brian Reitzell. Antoine Oury, journaliste, s'intéresse à la fois aux oeuvres, aux artistes et aux industries culturelles, dans le cadre de son métier comme dans ses écrits personnels.
Année 2010 : Woody Allen est désormais catalogué comme un artiste du passé, ne faisant que répéter mécaniquement tout ce qui a fait son art cinématographique. Les grandes réussites d'antan semblent loin (Manhattan, Annie Hall, Hannah et ses soeurs, Zelig, La Rose pourpre du Caire...), et pourtant, le cinéaste américain tourne encore et toujours avec son éternelle insouciance. Mieux, il ne va cesser de se réinventer. Tout Woody Allen se retrouve dans ses derniers films, synthèse de son oeuvre antérieure rehaussée de fulgurances inédites. Ainsi, le cinéaste va concrétiser son amour de la France, d'un Paris mythifié (Midnight in Paris) à la douceur de la côte méditerranéenne (Magic in the Moonlight). Avec le diamant noir Blue Jasmine, il pousse plus loin la puissance tragique de Match Point ; avec L'Homme irrationnel, il propose une brillante variation de Crimes et Délits, sondant encore une fois les tréfonds de l'âme humaine. Ce Woody Allen tardif reste un grand prestidigitateur, maître dans l'art de la dissimulation qui apporte à la mélancolie le charme des jeux amoureux, de Café Society à Wonder wheel ; un auteur épris de tragédie qui a gardé son esprit ludique, celle de l'innocence du devenir, de la danse, et des jeux enfantins. Un vrai miracle d'équilibre et de nuances. Bâtie brique après brique, la décennie 2010 révèle un Woody Allen à son sommet. Et ce livre, derrière son érudition et ses références à Nietzsche et à Kant, à l'apollinien et au dionysiaque, restitue au mieux un plaisir de spectateur. Habituel contributeur de la collection analyse filmique chez LettMotif, Damien Ziegler décuple l'intérêt du lecteur, en scrutant par le détail les neuf longs-métrages, de Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu à Un jour de pluie à New York, qui composent cette parfaite décennie.
Après le tome 1 qui prévoyait l'émergence d'un cinéma trumpien, David Da Silva a fait un bilan des oeuvres qui ont accompagné le mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche. Ainsi, l'objectif de cette étude est de proposer un corpus emblématique de toutes les thématiques trumpiennes visibles à l'écran. Plusieurs chapitres analysent les grandes figures proposées par le cinéma trumpien grâce à différentes parties comme l'entrepreneur ambitieux, le travailleur américain ou le Mexique. Ensuite, l'auteur s'attarde sur les nombreux films qui ont proposé un message clairement aux antipodes de ceux véhiculés par les discours du quarante-cinquième président du pays. Spécialiste du populisme américain, David Da Silva examine les fractures de la société américaine au travers des films proposés par Hollywood depuis l'élection de Donald Trump en 2016. Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est historien du cinéma et enseignant. Il est l'auteur de plusieurs livres sur le cinéma américain publiés aux éditions LettMotif. Ses ouvrages sont désormais traduits et publiés à l'étranger (Espagne ou Russie) et il participe régulièrement à des publications aux États-Unis (éditions Rowman & Littlefield et ABC-Clio).
En 1997, Titanic fait de Kate Winslet la nouvelle coqueluche du box-office international. C'est pourtant loin des paillettes et du glamour hollywoodien que la jeune actrice britannique entend mener sa carrière. En plusieurs films et autant d'interprétations marquantes, Winslet se ressaisit de son image et prouve que sa filmographie ne saurait se réduire à un rôle unique, aussi emblématique soit-il. Attachée à son indépendance, l'actrice choisit ses projets en fonction de son propre tempérament marqué par une discrétion éloquente. De Créatures célestes à Mare of Easttown, de Holy Smoke à The Reader, le présent ouvrage se propose de comprendre les différentes facettes et les multiples sources (de la littérature à la peinture) constitutives de la personnalité artistique de Winslet. Caractérisation des rôles, importance de l'adaptation, techniques de jeu, évolution des registres et des approches sont étudiées à travers de nombreuses analyses de ses représentations à l'écran. Kate Winslet, la discrète se présente comme le premier ouvrage consacré à l'une des plus brillantes interprètes du cinéma contemporain. Jacques Demange est docteur en études cinématographiques, essayiste, collaborateur à la revue Positif et critique littéraire pour le site Cinechronicle. Auteur de plusieurs ouvrages consacrés à des acteurs et des réalisateurs, il se spécialise dans l'analyse du jeu et des représentations de l'acteur de cinéma, l'histoire et l'esthétique du cinéma moderne et les rapports entre cinéma et littérature.
Nombreux sont les acteurs de western, mais rares ceux qui furent de vrais cow-boys. Gary Cooper aurait pu se vanter de l'avoir été dans sa jeunesse, mais il était de tempérament modeste. L'inoubliable interprète du Train sifflera trois fois et de L'Homme de l'Ouest ne s'est d'ailleurs pas illustré dans ce seul genre : de la comédie sentimentale au film de guerre, de l'aventure exotique à la parodie, il a apporté son aura naturelle à tous les genres qu'il a touchés, toujours avec cette générosité prompte à mettre en lumière ses partenaires, qu'elles se nomment Claudette Colbert, Barbara Stanwyck, Grace Kelly ou Audrey Hepburn. Et ce n'est pas pour rien que 60 ans après sa mort, il reste un modèle pour de nombreuses vedettes d'aujourd'hui. "Américain par excellence", dans le meilleur sens de ces termes, celui qui fut L'Extravagant Mr. Deeds (Frank Capra) et le Sergent York (Howard Hawks), fut également l'ami de grands écrivains, Hemingway en tête. Et si Clark Gable a été le "roi", John Wayne, le "duc", Gary Cooper méritait bien de se voir enfin décerner le titre de prince. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont plusieurs ont été traduits, traducteur lui-même, collaborateur de diverses revues, grand voyageur qui a séjourné aux États-Unis, Adrien Le Bihan admire Gary Cooper depuis qu'il voit des films. Il ne cache pas son faible pour les rapports entre littérature et cinéma.
A.I. Intelligence artificielle, ou L'adieu à la mélancolie est une analyse approfondie du film que Steven Spielberg a réalisé à l'orée des années 2000 à partir d'un ancien projet de son ami Stanley Kubrick. Les angoisses les plus contemporaines, avec le remplacement dans un avenir pas nécessairement lointain de l'humanité par des entités synthétiques, y sont écartées au profit d'une peinture saisissante et apaisée de la fin des temps. L'essai met en valeur le propos audacieux d'une oeuvre qui s'affranchit des traditionnelles visions d'apocalypse, et privilégie la sérénité à la mélancolie. Docteur en études cinématographiques, Damien Ziegler poursuit une oeuvre d'essayiste avec comme dernières parutions Traité du paysage moderne, Dictionnaire Terrence Malick, et Barton Fink. Le Rêve de feu des frères Coen.
Consacré par trois prix dont la Palme d'or au Festival de Cannes en 1991, Barton Fink, quatrième film des frères Coen, inscrit son propos dans une filiation multiple : film de cinéma sur le cinéma, dans le prolongement de Boulevard du crépuscule de Billy Wilder ; film de cinéma sur le théâtre et le jeu de masques qu'est la vie, dans le prolongement de Persona d'Ingmar Bergman ; film sur la folie, dans le prolongement des premières oeuvres de Roman Polanski, comme le toujours moderne Cul-de-sac ; film surréaliste sur le monde des rêves, dans le prolongement du mythique Pandora d'Albert Lewin. Davantage que la simple somme de ces chefs-d'oeuvre consacrés, la valeur ajoutée de Barton Fink tient à son ton unique, sa capacité à couvrir de rire les situations les plus désespérées, à faire de l'art sans se prendre au sérieux ni céder aux facilités du cynisme. Ambition shakespearienne, entre grandeur tragique et bouffonnerie débridée, qui consacre, aujourd'hui encore, Barton Fink comme l'oeuvre majeure de ses deux réalisateurs. Damien Ziegler, docteur en études cinématographiques, auteur de multiples ouvrages sur l'art et le cinéma, poursuit ici sa réflexion débutée avec "Intelligence artificielle" de Steven Spielberg, ou l'adieu à la mélancolie. Comme le chef-d'oeuvre de Spielberg, Barton Fink renouvelle le regard porté par le cinéma moderne sur le monde en s'attachant à l'espoir plutôt qu'à la mélancolie, et consacre le triomphe de la raison créatrice sur les ténèbres de la folie.
Incroyable ! Sidérant ! Époustouflant ! Poussé par le triomphe du tome 1, cet étourdissant volume propose 4 000 nouvelles répliques. De quoi « réchauffer en hiver, rafraîchir en été, stimuler les lymphatiques et calmer les névropathes » ( Comment réussir quand on est con et pleurnichard ). 4.000 ? Où cela s'arrêtera-t-il ? Des sources innombrables, reflets du cinoche et du septième art : films cultes, comédies fracassantes, oeuvres oubliées, productions obscures... Un tour du monde incroyable à la rencontre de près de 3.000 films. Tout est passé par le petit tamis pour récolter des pépites. Drôles, étourdissantes, pertinentes, profondes, sensées, ébouriffantes... Elles sont venues, elles sont (presque) toutes là, à ce deuxième rendez-vous des 4.000. Une sélection de premier choix, apte à combler les palais les plus gourmands. De surprises en étonnements, ça fuse de partout et ça ne laisse jamais indifférent. Des répliques toujours admirablement rangées sous forme de dictionnaire. De A (comme Abruti) à Z (comme Zoom). Pour éviter au lecteur de s'égarer. Car on peut se perdre dans un nectar. 4.000, ça frôle le grandiose ; l'ivresse des montagnes, la volupté des grands espaces que l'on foule mètre après mètre. On se délecte, on se gargarise et on reste pantois. Et comme dirait James Bond lui-même, « Per ora et per il momento che vera. Jouissons du moment et du moment qui le suit » ( L'Homme au pistolet d'or ). Ah, ce tome 2, c'est du brutal ! Historien de cinéma, collaborateur de la revue Schnock, Philippe Durant est l'auteur de plusieurs biographies (Belmondo, Ventura, Blier, Desproges...) et de livres thématiques (Filmothérapie, Le Dico insolite des Tontons flingueurs...) On lui doit aussi les best-sellers La Bande à Gabin et Le Petit Audiard illustré. Adepte du CNRS (Cueillette Naturelle des Répliques Savoureuses), il ne cesse de récolter des extraits de dialogues dans tous les recoins du cinéma mondial. Ce nouvel arrivage se révèle aussi indispensable que précieux.
La pin-up est partout. Avant même qu'on invente le mot pour désigner les jolies filles qui ornaient les chambres des soldats de la Seconde Guerre mondiale, elle s'imposait dans la culture populaire. Des Gibson Girls à Katy Perry en passant par Marilyn Monroe, elle est toujours présente ! Mais la pin-up est bien plus qu'une femme-objet. Cet ouvrage a l'intention d'aller voir derrière le poster et le fantasme, et d'explorer ce qui, dans cette figure glamour, révèle les tensions entre les genres. On se propose ici d'examiner sous toutes les coutures, dans une perspective culturaliste, cette figure incontournable, de la considérer comme un outil d'analyse des relations de genre, apte à détecter les mécanismes, parfois subtilement dissimulés, de la domination masculine. Pour comprendre la pin-up, et ce qui en elle traverse les époques, on s'appuiera sur une période clé, à la fois pour l'histoire du cinéma et pour la représentation des femmes : le cinéma des années 1930 aux États-Unis et en particulier la période dite du "pré-Code hollywoodien", ces quelques années qui précèdent l'application stricte du Code Hays, entre 1930 et 1934, souvent présentées comme une parenthèse enchantée. En analysant plusieurs archétypes de pin-up, de Betty Boop à Jane Parker en passant notamment par les actrices Jean Harlow ou Mae West, l'ambition de cet ouvrage est de déconstruire le fantasme de la pin-up comme femme-objet mais aussi de nuancer la vision d'un pré-Code où tout serait permis. Spécialiste du pré-Code, des représentations de genre et du cinéma de genre, Mélanie Boissonneau est docteure en études cinématographiques et audiovisuelles et enseignante-chercheuse. Membre de l'IRCAV (Institut de Recherche sur le cinéma et l'audiovisuel), elle a publié en 2010 chez Armand Colin Les Pin-up au cinéma, co-écrit avec Laurent Jullier, co-dirigé l'ouvrage collectif Tim Burton, horreurs enfantines paru chez L'Harmattan en 2016. Elle prépare actuellement la publication d'ouvrages collectifs sur les studios Hammer et un colloque sur John Carpenter.
Thèse de doctorat en études cinématographiques et audiovisuelles Université de Caen Basse Normandie Thèse dirigée par Vincent Amiel Ce travail de recherche étudie le style cinématographique néoclassique. Le terme néoclassique est souvent utilisé pour appuyer une politique des auteurs sur un style et un passé connu et reconnu (le classicisme). Toutefois les cinéastes néoclassiques ne cessent de remettre en question le cinéma classique hollywoodien, de le distancier. C'est pour cela que le cinéma néoclassique intègre d'autres formes cinématographiques comme le maniérisme, le baroque, la modernité, etc. qui ont émergé depuis le classicisme. Le style ne distancie pas seulement le squelette diégètique ou encore l'esthétique du cinéma classique, mais également certains de ses thèmes de prédilection comme le corps. Le corps est une entité considérée dans son ensemble, dans son unité sous le rapport de sa conformation. Le but de ma recherche sera d'englober les différents "corps" thématiques mis en place par le néoclassicisme au cinéma afin de les appréhender et de les comprendre dans leurs figures esthétiques. Car bien que le corps humain représente, pour les réalisateurs comme pour les films, une forme de centre névralgique de la fiction, c'est en le confrontant avec d'autres formes corporelles que ceux-ci parviennent à le (re)définir. Ils donnent ainsi une étude contemporaine du corps humain mais aussi de la figure héroïque. Ils questionnent l'identité dans le monde contemporain, dans le flux des réseaux de communications et tentent ainsi de dessiner l'humain de la génération contemporaine. Ils confrontent le corps classique (celui du cinéma et de la société) au corps moderne confronté aux nouvelles technologies et à la perte des repères. Le cinéma néoclassique dresse, dans sa narration et son esthétisme, le canevas d'un corps contemporain et sa quête d'identité. Benjamin Flores est docteur en études cinématographiques et audiovisuelles. Sa thèse a été dirigée par Monsieur Vincent Amiel à l'université de Caen. Il a publié de nombreux articles dans des revues universitaires. Ses intérêts de recherchent portent sur l'esthétique, l'analyse et l'histoire du cinéma. En parallèle, il est chargé d'enseignement pour les universités de Paris 3, Lille 3, Paris 7 Diderot et dans une école privée, l'ESCAT.
Muse de John Cassavetes avec qui elle a tourné pas moins de sept films, Gena Rowlands n'en demeure pas moins une actrice mystérieuse. Cultivant à la fois la force et la fragilité, la séduction et le mal-être, sa personnalité semble avoir plusieurs facettes qu'elle déploie au fil de sa carrière, de ses rôles. Gena Rowlands n'hésite pas à se mettre à nu, créant une frontière floue entre sa réalité d'actrice et celle de ses personnages. Parmi les aspects abordés dans son jeu, se trouve la question de la maturité, indubitablement. Comment rester sous les projecteurs quand des actrices d'un certain âge en sont écartées ? À travers Opening Night etGloria notamment, celle que nous surnommerons "la star accessible" s'insurge contre une dictature hollywoodienne liée à l'âge. À ce titre, ces deux films - sortis respectivement en 1977 et 1980 - tentent de réhabiliter la femme de plus de quarante ans, peu avantagée dans le cinéma classique. Ce projet propose donc d'analyser la persona de Gena Rowlands autour de deux rôles phares. Ces derniers amorceront non seulement une évolution dans sa carrière, mais également un renouveau du stéréotype de l'actrice vieillissante créé dans les années 1950, avec des films comme All About Eve de Joseph Mankiewicz. Après l'obtention d'un baccalauréat littéraire, Paola Dicelli a effectué une Licence puis un Master de Cinéma à l'Université Paris Ouest de Nanterre. Son mémoire sur Gena Rowlands a obtenu la mention très bien. Elle poursuit un an plus tard ses travaux, en se concentrant davantage sur l'actrice d'âge mûr comme figure transmédiale populaire. Forte de ce bagage universitaire, elle s'oriente vers le journalisme de cinéma et plus largement de la culture, compte tenu de son intérêt pour de nombreux arts (danse, littérature et théâtre). Parallèlement, Paola Dicelli a écrit de nombreuses nouvelles - dont deux ont été publiées dans des magazines littéraires - et réalise des courts-métrages. Elle travaille actuellement sur plusieurs projets d'écriture.
Le scénario et le scénariste composent ici l'objet scénaristique. En France, dans le monde du cinéma, leur valorisation pose semble-t-il problème. En abordant la question de la reconnaissance institutionnelle de l'objet scénaristique dans le monde de l'art cinématographique français, ce mémoire s'intéresse aux mécanismes sociaux et aux instances de légitimation exerçant leur influence dans un milieu donné. Pour ce faire, l'analyse transpose de grands pans de la théorie des mondes de l'art de Howard S. Becker à l'étude de la reconnaissance institutionnelle de l'objet scénaristique. Si l'on peut concevoir le scénario et le scénariste comme des éléments constitutifs d'une chaîne de coopération se mettant en branle dans le cadre de la fabrication d'un film, l'objectif du présent projet vise à démontrer que le type de reconnaissance institutionnelle s'organisant autour de l'objet scénaristique s'apparente de même à une chaîne de coopération mettant en réseau bon nombre de membres du monde de l'art cinématographique. Gabrielle Tremblay détient un grade de master de l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 en études cinématographiques et audiovisuelles, avec spécialisation en économie et sociologie. Elle est aujourd'hui inscrite au doctorat d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle poursuit ses recherches en lien avec le scénario et le scénariste de cinéma.
Quelles sont les différentes étapes de l'écriture de votre scénario ? Comment faire en sorte d'avoir les idées claires, d'avoir répondu à toutes les questions ? De présenter un scénario optimal ? Comment amener votre projet devant un guichet cinéma ou télévision avec le plus de chance de son côté ? N'y a-t-il pas moyen de le rendre plus performant ? De creuser les personnages ? D'aller jusqu'au bout de son potentiel ? Ce petit précis se veut un condensé de certaines méthodes d'écriture, une base de référence pour gagner du temps, de l'énergie dans son travail. Mais surtout, il détaille le processus de lecture d'un scénario et vous aide à chaque étape de votre quête, en prenant conscience du marché français, de ses exigences, ses contraintes et ses limites. Offert avec ce livre, un code vous permettant d'acheter 3 scénarios pour le prix de 2 sur notre site !
Cinéaste et scénariste majeur de la comédie italienne, Ettore Scola a été l'auteur de films qui font pleinement partie du panthéon du cinéma italien. Nous nous sommes tant aimés (1974), Affreux, sales et méchants (1976), Une journée particulière (1977) et La Terrasse (1980) ont permis au réalisateur d'accéder à une reconnaissance critique et publique internationale. L'Histoire contemporaine de son pays (du fascisme au miracle économique), mais aussi l'évolution artistique du cinéma italien, constituent des thèmes majeurs de son cinéma. Une cinématographie qui se caractérise par une grande variété formelle, une profonde fantaisie et une représentation très cohérente de l'histoire et de la société italiennes. Charles Beaud est titulaire d'un Master recherche en cinéma obtenu à l'Université d'Aix-Marseille. Il est passionné par le cinéma italien, l'histoire du cinéma, les relations entre le cinéma et l'histoire, la question des genres cinématographiques, la comédie italienne et américaine et le réalisme cinématographique.
Découvrez le scénario complet et les dialogues du film Et soudain, tout le monde me manque, une comédie douce-amère sur les relations familiales.
Scénario complet et dialogues du film Fragile(s) de Martin Valente
Numéro un de la revue Mondes du cinéma Sommaire : Siècle du cinéma japonais - Kurosawa, un siècle de cinéma (Mounir Allaoui) - Le linge et le vent, les cheminées et le visage humain : Ozu ( et borges) - Qu'en est-il du cinéma contemporain ? (Entretien Stephen Sarrazin) - Entretien avec Mathieu Capel - Hymne de la marine impériale japonaise et cinéma (Mounir Allaoui et Miyki Kobayashi) Kaléidoscope - Images des Comores (Hachimiya Ahamada) - LiVe of noMomeLody (Mounir Allaoui) - Compte-rendu du FIFAI à l'île de la Réunion (Festival international du film d'Afrique et des îles) - Funny games, fragments pour un funny title (borges) - Hunter x Hunter : genre, jeux et vilains (Mounir Allaoui) - XXth century boys, du manga aux films (Richard George) - Cinéma liquide (Mounir Allaoui)