Les Editions Blanche de Peuterey
Les Frères Mineurs ont confié à leur supérieur, le futur saint Bonaventure, la lourde charge de rédiger une vie de leur père saint François. Charge dont il se sent indigne, mais qu'il accepte avec zèle et rigueur : « j'ai visité les lieux où notre saint est né, où il a vécu, où il est mort ; je me suis entretenu soigneusement de ce qui le concernait avec ses disciples encore vivants, et surtout avec plusieurs qui furent des témoins plus intimes et des imitateurs plus empressés de sa sainteté, hommes vraiment dignes de foi et par leur propre connaissance des choses et par leur vertu éprouvée. » On peut dire qu'il s'agit là de la première vie « officielle » de saint François, qui tend avant tout à montrer la sainteté de l'homme. On retrouve certes les événements miraculeux que l'on connaît, mais on voit surtout son amour de la pauvreté, son humilité, sa fraternité. François d'Assise est un grand saint, de ceux qui ont réformés l'Église alors qu'elle était bien malade, et dont la vie sacrifiée pour l'amour de Dieu continue d'inspirer certains hommes aujourd'hui, jusqu'au pape François.
Nous continuons l'édition des oeuvres de l'abbé Berlioux. Après « Un mois avec nos amies, les âmes du Purgatoire », et « Un mois avec saint Joseph », voici « Un mois avec le Sacré-Coeur de Jésus », construit sur le même principe : pour chaque jour du mois de juin, une courte méditation sur un sujet touchant au Sacré-Coeur, puis un exemple édifiant, enfin une prière. Le livre se termine par quelques prières au Sacré-Coeur. Par rapport à l'édition originale, nous n'avons pas repris la partie intitulée « Dévotion au Sacré-Coeur pendant la Messe », car elle correspondait à la forme liturgique de la messe de l'époque, (aujourd'hui, la forme extraordinaire du rite latin), différente de ce que la majorité des chrétiens connaît. Certes le texte et le contexte sont un peu anciens. Le livre date des années 1870, époque à laquelle la dévotion au Sacré-Coeur se développe en France : le pays est consacré au Sacré-Coeur, on construit la Basilique de Montmartre, on sort de la guerre contre la Prusse, la Commune s'est battue à Paris... Ceci étant, notre époque n'est pas fondamentalement différente, et la solution proposée à la fin du 19e siècle par l'abbé Berlioux peut être facilement transposée à notre 21e siècle.
Le Centre théologique de Meylan-Grenoble a organisé, en juillet 2024, une université d'été répartie sur presque trois jours, sur le thème "Gouvernance(s) et communion ecclésiale". Cette université s'inscrit dans le cadre des réflexions sur la synodalité, en lien avec le synode sur la synodalité à Rome : entre les deux sessions de ce synode, (octobre 2023 et octobre 2024), le Centre théologique de Meylan a organisé cette rencontre universitaire, dont nous éditons ici les publications de la plupart des intervenants. Le pape Léon XIV l'a fait savoir, il entend poursuivre la marche synodale dans laquelle son prédécesseur a engagé notre Église. L'enjeu est d'abord missionnaire, mais les phases diocésaines ont montré que la question de la gouvernance n'y est pas que secondaire. Ainsi, pour la seconde phase diocésaine, les Églises se sont penchées sur la notion de « coresponsabilité différenciée ». C'est toute la question des rôles et des missions de chacun, au titre de notre baptême ou d'un ministère, au titre aussi de nos charismes voire des compétences des uns et des autres, dans un discernement ecclésial à opérer ensemble. Vous retrouverez dans ce livre numérique les textes des conférences de Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Grenoble-Vienne, Cesare Baldi, Alphonse Borras, consulteur du synode, Benoît-Dominique de La Soujeole, Alexis Pidault, auxquels l'équipe éditrice a ajouté une étude de Suzana Vilas Boas, et une autre conférence d'Alphonse Borras, donnée à Grenoble en janvier 2025 lors d'une journée diocésaine. Alejandro Pérez, enseignant en théologie au Centre théologique de Meylan, conclue le livre, co-édité par lui-même, le P. Christophe Delaigue et le P. Cesare Baldi.
« La vie spirituelle », livre suivi de « Une âme », vient compléter les deux principaux livres d'Élisabeth Leseur (« Journal et Pensées de chaque jour », ainsi que « Lettres sur la souffrance »). Grâce aux textes rassemblés, nous profitons un peu plus de l'extraordinaire expérience spirituelle d'Élisabeth Leseur. Elle nous transmet 12 schémas pour une année de récollections mensuelles. Elle écrit un « traité sur l'espérance », un texte sur « la paix chrétienne », elle nous transmet sa vision de « la femme chrétienne » (en écrivant à sa nièce quelques jours avant sa première communion) elle met par écrit également ce qu'elle croit être « Un chrétien » (là encore, en écrivant à son neveu). Son mari a recueilli également une lettre qu'Élisabeth a écrite à sa mère, et une autre lettre écrite à une amie. Une âme Enfin, Félix Leseur a publié un bref ouvrage consacré à Juliette Leseur, la soeur d'Élisabeth, décédée très jeune d'une longue maladie. En guise d'hommage, Élisabeth a rassemblé des lettres écrites par sa soeur, qu'elle a complétées par le récit de ses derniers jours. Un récit poignant, qui sera très certainement utile à celles et ceux qui accompagnent leurs proches dans les derniers instants de leur existence. « Ce petit livre, consacré à la mémoire de sa soeur Juliette, a été écrit par Élisabeth Leseur à l'intention exclusive de sa famille et de ses amis. Imprimé par elle à un petit nombre d'exemplaire en 1906, il ne fut jamais mis en vente en librairie. Elisabeth Leseur le distribua elle-même ; il se trouva ainsi rapidement épuisé. De nombreux lecteurs de Journal et pensées de chaque jour et des Lettres sur la souffrance ayant manifesté leur très vif intéret de le connaître, leurs demandes répétées ont décidé l'éditeur du présent volume à réimprimer ici ce premier ouvrage d'Elisabeth Leseur »
Deux papes, une même quête : redécouvrir la prière des psaumes comme cœur battant de la foi chrétienne.
Élisabeth Leseur (1866 - 1914) décède d'une longue maladie quelques semaines avant le début de la 1ère guerre mondiale. Son mari, athée, avait bien essayé de lui faire abandonner sa pratique religieuse ; l'attitude de sa femme face à la souffrance d'autrui, face à la maladie, dont la sienne, son désir de réconforter ses amis, sa paix, sa sérénité, avaient déjà ébranlé les convictions de cet avocat. La découverte du journal de son épouse après sa mort et son testament spirituel l'ont conduit à se convertir et à embrasser définitivement la foi de sa femme défunte. Il consacrera désormais une partie de sa vie à faire connaître ses différents écrits. Il nous a semblé que le journal, les pensées de chaque jour, le cahier de résolutions pouvaient être utiles à tous ceux qui, comme Élisabeth, sont mariés, vivent « dans le monde » et passent par des épreuves qui ne sont pas toujours faciles à porter. Elisabeth les a vécues, et elle a consigné sa foi, son espérance, sa douleur dans ces petits livres. On reste ébahis par la vibration apostolique de cette femme et son zèle pour les âmes.
Juin 325 ! Convoqués par l'empereur Constantin le Grand récemment converti, près de 300 évêques se rendent à Nicée, cité du nord-ouest de l'Asie Mineure (Turquie actuelle) et se réunissent plusieurs semaines : il s'agit, dans ce qui sera le Ier concile « oecuménique » des Églises chrétiennes, de répondre aux dénégations du prêtre Arius d'Alexandrie et de définir la place de Jésus-Christ, comme « consubstantiel » au Père, terme qui ne se trouve pas dans l'Écriture, mais est emprunté à la philosophie grecque. La décision largement majoritaire des évêques, dont Constantin fit une loi de l'Empire romain, ne fut pas acceptée facilement et bien vite des remises en question s'exprimèrent, qui agitèrent l'Église et l'Empire jusqu'en 360 au moins. L'arianisme subsista encore longtemps, notamment chez les peuples barbares installés dans l'Empire à partir de la fin du IVe siècle. À Nicée, fut fixée la date de Pâques, 20 canons disciplinaires furent édictés, mais le « Symbole de Nicée », commun à quasiment tous les chrétiens de nos jours, en demeure l'acte le plus important. En trois contributions, Benoît Gain, Bernard Meunier et Marc Milhau s'efforcent de retenir l'essentiel d'un événement décisif pour l'Église et pour ses rapports avec le pouvoir civil.
Qu’ont en commun saint Augustin, saint Jean Chrysostome et saint Ambroise ? Leur vision radicale de la pauvreté comme cœur de la foi chrétienne.
Vie de saint Hugues (1053 - 1er avril 1132), évêque de Grenoble, nouvelle traduction (2025) du livre écrit en latin par Guigues le Chartreux, 5e prieur de la Grande Chartreuse. Le livre est composé d'une préface de Gilles-Marie Moreau, historien très connu dans le diocèse de Grenoble-Vienne, d'une note historique pour comprendre le contexte de l'époque, et d'un commentaire de l'abbé Charles Bellet, qui a comparé les différents textes latin actuellement en notre possession. En réponse à la demande du Pape Innocent II, Guigues met par écrit tous ses souvenirs personnels d'Hugues, évêque de Grenoble. Saint homme apprécié de son vivant, la vie de Hugues fut un exemple pour ses contemporains. Il vécut d'une grande sobriété, il fit preuve d'une grand piété, et d'une sensibilité sans égal. Il rendit la justice avec équité, sans se laisser impressionner par la condition sociale du plaignant. Parmi ses faits de vie les plus connus figure l'accueil de saint Bruno et de ses premiers compagnons, à qui Hugues donna des terres dans le désert de Chartreuse, un endroit à l'époque très inaccessible, où les premiers Chartreux se sont installés. Lui-même très ami des moines et de la Grande Chartreuse, il s'y rendit régulièrement pour reprendre des forces spirituelles nécessaires à la conduite de son diocèse. Mais cet événement n'est pas le seul qui fit la réputation de sainteté chez Hugues. Sa pauvreté, son sens de la justice, sa grande délicatesse dans la vertu de chasteté sont quelques-unes des causes de la grande dévotion populaire qui se manifesta dès sa mort. Un ouvrage intéressant, qui nous plonge dans la vie de l'Église au XIe siècle, dont les difficultés ne sont pas sans rappeler celles que nous connaissons de nos jours.
En 1898, un jeune étudiant français embarque pour un voyage exceptionnel : Albert Thomas traverse la Sibérie à bord du Transsibérien, encore en construction.
Publié initialement sous le titre « L'homme d'oraison - L'abbé Jean Gerin, curé de la cathédrale de Grenoble et vicaire général du diocèse - Souvenirs de M. Dausse » nous proposons à nouveau ce petit livre, sous un titre qui nous a semblé plus évocateur : « L'abbé Gerin raconté par un paroissien ». Le procès en béatification de l'abbé Gerin s'est ouvert le 25 novembre 2023, et nous souhaitons contribuer à la diffusion de la vie de cet homme, dont la tombe au cimetière de Grenoble est, depuis sa mort en 1863 et jusqu'à ce jour, toujours fleurie. Outre son attachement pour les pauvres, l'abbé Gerin, qualifié de "Curé d'Ars du Dauphiné", était un prêtre pieux et habitué au confessionnal : sa préoccupation pour les âmes était sa raison de vivre. François Benjamin Dausse était un paroissien de la cathédrale de Grenoble, à l'époque de l'abbé Gerin, qu'il a connu et accompagné dans plusieurs voyages. Convaincu très rapidement que l'abbé Gerin était un homme exceptionnel de sainteté, il s'est empressé de rassembler ses souvenirs et de les mettre par écrits pour qu'ils ne se perdent pas avec le temps. Le livre a été écrit alors que deux soeurs de l'abbé Gerin étaient encore vivantes, et l'auteur a pu compléter auprès d'elles ses informations. Le petit livre est intéressant à plus d'un titre : Il rassemble effectivement des souvenirs personnels de l'auteur, ainsi que des conversations avec l'abbé Gerin. Il propose des éléments historiques sur la vie de l'abbé Gerin et de membres de sa famille. Il rassemble des lettres de l'abbé Gerin, des paroles, des enseignements, qui viennent étayer le caractère exceptionnel de l'homme. L'abbé Gerin ayant été l'un des premiers à reconnaître les apparitions de la Salette, les souvenirs de M. Dausse donnent des détails sur la façon dont ces apparitions ont été reçues dans le diocèse. Le livre apporte quelques précisions sur certaines polémiques de l'époque. Enfin, l'auteur aborde succinctement la relation entre l'abbé Gerin et le curé d'Ars et leur estime réciproque.
Lors d'une visite dans un hôpital, Elisabeth Leseur fait la connaissance d'une enfant malade, à qui elle promet d'écrire. Elle lui donne régulièrement des nouvelles, pour égayer le quotidien de la petite fille. La jeune enfant décédera quelques temps plus tard, et la religieuse qui s'en occupait écrira à Elisabeth pour lui faire le récit des derniers jours. Commence alors une correspondance, puis une amitié qui durera plus de trois ans, entre Elisabeth Leseur et la religieuse. Elisabeth verra dans son amie la main de la Providence, qui met à ses cotés une âme capable de la comprendre, et avec qui partager ses méditations et ses réflexions sur la souffrance. 78 lettres d'Elisabeth Leseur, une longue introduction de son mari Félix (qui est entré chez les Dominicains après sa conversion) et les commentaires de l'édition de 1918. Elisabeth Leseur nous transmet une vision chrétienne de la souffrance, physique et morale, qui ne la fait pas disparaître, mais qui nous aide à l'associer à celle du Christ.
Le Dr Franz Michel Willam est une des personnalités sacerdotales les plus marquantes du monde catholique de langue allemande. On se rendra compte, en lisant le présent livre, qu'il est de ceux « pour qui le monde extérieur existe », mais qu'il est aussi de ceux qui ont pénétré profondément dans l'âme populaire, parce qu'ils aiment cette âme. Le livre est à la fois un commentaire de la vie de Jésus, étape par étape, certaines d'entre elles étant précédées par une explication du contexte sociologique, historique, culturel... de la Palestine à l'époque du Christ. 21 chapitres principaux, pour plus d'une centaine de sous-chapitres, passant en revue la vie de Jésus. On retrouvera par exemple des explications sur « les troubles au moment de la mort d'Hérode », « Le printemps sur les bords du Jourdain », « Le peuple de Galilée », « Les maisons de Palestine », « Jésus et les espérances messianiques, terrestres et nationalistes de son temps », « Les classes sociales inférieures au temps de Jésus », « Les tempêtes sur le lac de Génésareth »... Les critiques allemands et étrangers, qui ont étudié la « Vie de Jésus », dont l'apparition fut un événement, se sont plu à saluer dans l'auteur un poète. Mais ce poète est aussi un historien consciencieux et érudit, qui a su s'aider de toutes les sciences auxiliaires de l'histoire : de l'archéologie, de la géographie, de l'ethnographie, de la critique des textes. Il n'a rien voulu ignorer de ce qui pouvait éclairer pour ses lecteurs la vie et la figure de Jésus. Il a consacré une dizaine d'années à se familiariser avec l'araméen, la langue que parlait Jésus, à consulter les textes historiques et bibliques de l'antiquité. Il a séjourné longtemps en Palestine, afin de connaître directement le pays où vécut Jésus. Dans cet Orient immobile, il a pu constater que les moeurs et les coutumes n'avaient guère plus changé que les aspects géographiques. A mesure que se poursuivaient ses études, l'auteur voyait se dresser plus vivante devant ses regards la figure humaine du Christ. Et il l'a fait revivre à nos yeux.
Il existe peu de livres sur l'Esprit Saint. Celui-ci est un ouvrage spirituel pour nous faire découvrir, un à un, les sept dons de la troisième personne de la Trinité. L'ouvrage est profond, et pousse le lecteur à la méditation, tout en l'invitant, à chaque don, à participer au « Banquet spirituel » auquel l'Esprit Saint le convie. En même temps, l'auteur apporte quelques conseils pratiques pour profiter au mieux de ces sept dons. Un ouvrage de référence à recommander à tous ceux qui veulent fréquenter de près l'Esprit Saint.
Les âmes du purgatoire : comment les connaître, les prier, les délivrer. L'abbé Berlioux nous propose 30 textes et reflexions pour 30 jours pendant lesquels le lecteur se propose de prier pour les âmes du purgatoire. Une chose que l'on ne pense plus beaucoup à faire de nos jours... Et c'est là que le livre de l'abbé Berlioux se montre très intéressant. Il rappelle l'enseignement de l'Eglise sur le purgatoire, il encourage le lecteur à réfléchir sur cette réalité, et très spontanément, la charité le pousse à prier pour ces âmes qui attendent la délivrance. Un livre très utile, très concret... et très efficace !
Les Discours aux jeunes époux de Pie XII sont une série de 79 allocutions prononcées entre 1939 et 1943 lors des audiences du mercredi au Vatican. Elles s'adressaient à de jeunes couples mariés, souvent juste après leur voyage de noces. Il y avait à l'époque, surtout en Italie, la coutume pour les jeunes mariés catholiques de se rendre au Vatican. L'ensemble forme une sorte de « catéchèse du mariage chrétien » : moins théorique que les grands textes doctrinaux de son prédécesseur Pie XI, et beaucoup plus pastoral, concret et psychologique. Les grands thèmes des discours aux jeunes époux sont les suivants : 1. Le mariage comme vocation sacrée Pie XII présente le mariage non pas comme un simple contrat social ou affectif, mais comme une vocation voulue par Dieu, un sacrement, au fond comme une participation à l'union du Christ et de l'Église. Il insiste constamment sur l'unité du couple, l'indissolubilité, la fidélité réciproque, le don total de soi. 2. L'amour conjugal comme école de vertu Le pape voit le foyer comme un lieu de sanctification et d'exercice des vertus, telles que la patience, la douceur, le pardon, la maîtrise de soi, l'humilité, l'esprit de service. Il parle souvent des petites difficultés quotidiennes : disputes, fatigue, susceptibilité, habitudes différentes, pauvreté, inquiétudes liées à la guerre. Son ton est souvent très concret et paternel. 3. La vie spirituelle du couple Pour soigner la vie spirituelle du couple, le Pape recommande aux jeunes époux la prière en commun, la communion fréquente, la dévotion au Sacré-Coeur, le rosaire, et la confiance dans la Providence. Pour lui, un couple chrétien ne peut durer uniquement par les sentiments : il doit être soutenu par une vie intérieure profonde. 4. La famille comme cellule de civilisation Le pape encourage les époux en leur montrant qu'ils sont appelés à bâtir un foyer stable, à promouvoir une éducation morale des enfants et une atmosphère de paix et de charité. Dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, il voit la famille comme un rempart contre la violence, l'égoïsme, les idéologies totalitaires, la désagrégation morale. 5. Une vision très traditionnelle des rôles Comme beaucoup de textes catholiques de l'époque, ces discours reposent sur une répartition classique : le père est vu comme chef et protecteur de la famille, la mère comme le coeur du foyer et la première éducatrice . Aujourd'hui, cette partie peut sembler datée, mais elle est intégrée dans une vision plus large de complémentarité et de responsabilité mutuelle. À la lecture de ces discours pour les jeunes époux, 80 ans plus tard, on est frappé par la finesse psychologique, le ton affectueux, l'attention aux réalités concrètes du mariage. Pie XII descend dans les détails de la vie quotidienne d'une famille : il parle des finances du ménage, du travail, de la jalousie, des loisirs, de la fatigue domestique, de l'éducation des enfants, parfois même du tact dans la vie intime. Il cherche moins à « définir » le mariage qu'à aider des couples réels à vivre ensemble.
« J'ai reçu l'ordre d'écrire ma manière d'oraison et les grâces dont le Seigneur m'a favorisée ». C'est ainsi que Thérèse d'Avila commence son autobiographie, ou plus exactement le Livre de la vie. Dans le présent ouvrage, nous avons suivi la présentation proposée par le Carmel en France (voir la page https://www.carmel.asso.fr/Guide-de-lecture-de-la-Vida.html) Ainsi, le livre comporte les sections suivantes : 1. Le récit personnel (chapitres 1 à 10) : son enfance, sa piété précoce et son goût pour les récits de saints martyrs. Son adolescence, avec les attraits du monde et des amitiés qui l'ont éloignée de Dieu. Son entrée au Carmel, motivée par le désir de se consacrer totalement, mais marquée par des hésitations et des maladies. Ses premières expériences de prière : grande ferveur, puis sécheresse et instabilité. 2. Dans la seconde section (chapitres 11 à 22), la sainte présente l'oraison et ses étapes : c'est le coeur du livre. Thérèse explique avec beaucoup de pédagogie comment l'âme progresse dans la prière. Elle distingue plusieurs manières d'arroser un jardin (image qu'elle utilise pour expliquer la croissance de l'âme) : o Puiser l'eau à la main -> effort volontaire, méditation discursive. o La noria (roue à eau) -> plus de facilité, grâce de Dieu qui aide la volonté. o Le canal -> l'eau vient presque seule, c'est l'oraison de quiétude. o La pluie -> don gratuit de Dieu, oraison d'union. Elle nous fait part également de ses expériences mystiques, en particulier de ses extases et ravissements, où l'âme se sent littéralement attirée vers Dieu. 3. Dans la troisième section, (chapitres 23 à 31) elle revient sur sa vie, en particulier sur quelques tentations auxquelles elle a été confrontée. 4. Dans la quatrième section (chapitres 32 à 36) elle nous parlera de sa célèbre vision de l'enfer, ainsi que de la fondation du monastère saint Joseph à Avila. Les difficultés et les grâces n'ont pas manqués à cette occasion, mais Thérèse reconnaît que le Seigneur l'a toujours accompagnée et consolée. 5. Enfin, dans la cinquième section (chapitres 37 à 40) la sainte d'Avila nous fera part de quelques visions et révélations dont elle fut l'objet de la part de la miséricorde divine. Le livre de la vie permet de comprendre comment le Seigneur prépare l'âme des personnes sur lesquelles il compte tout particulièrement pour de grandes oeuvres, comme ce fut le cas de saint Thérèse d'Avila, qui, avec saint Jean de la Croix, ont été les instruments de la réforme du Carmel.
Les 15 samedis du rosaire se voulaient une préparation à la fête de notre Dame du Rosaire. L'idée était de méditer, pendant 15 samedis précédents la fête, l'un des mystère du Rosaire, et de terminer cette préparation le samedi qui précédait le fête du Rosaire, toujours placée, dans l'ancien calendrier liturgique, le 1er dimanche d'octobre. Bartolo Longo sera canonisé le 19 octobre 2025 par le pape Léon XIV ; de plus, dans plusieurs de ces textes magistraux, saint Jean-Paul II parle de Bartolo Longo comme « l'apôtre du rosaire ». Plus aucune édition des 15 samedis du Rosaire n'était disponible en français. Pour ces raisons, il nous a donc semblé opportun de rééditer ce livre. Les 15 samedis du rosaire sont 15 méditations sur chaque mystère concerné, pour nous aider à nous représenter la scène et à nous y associer. Le texte propose ensuite des prières, des oraisons jaculatoires, une vertu à pratiquer. Puis les fidèles sont encouragés à communier, ce qui n'allait pas de soit à cette époque où la communion fréquente n'avait pas été promue ni facilitée. Les textes sont beaux, profonds, et nous aident vraiment à réfléchir sur la vie du Christ. Car n'oublions pas que le rosaire est une méditation sur les mystères de la vie de notre Seigneur. Enfin, comme c'était habituel dans les temps antérieurs, chaque mystère est accompagné d'un récit d'une faveur accordée à une personne, ou par l'intermédiaire d'une personne, qui vivait la dévotion des 15 samedis du rosaire.
Connu pour ses prédications qui remuaient les foules, Mgr Chevrot est invité par la Radio Luxembourg (l'ancêtre de RTL) pendant l'hiver 1951-1952 pour parler des béatitudes. Au début de ce que l'on a coutume d'appeler « le discours sur la montagne », le Christ commence par déclarer « bienheureux » ceux qui sont pauvres en esprit, ceux qui sont doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont soif et faim de justice, ceux qui sont miséricordieux, ceux qui ont un coeur pur, ceux qui sont pacifiques, ceux qui sont persécutés pour la justice. Il s'agit là d'un véritable programme spirituel, un programme de sainteté et de salut, car ceux qui vivent ainsi sont assurés, par le Christ, d'avoir part au Ciel et à la vie éternelle. Pour nous aider à comprendre et à vivre ces béatitudes, Mgr Chevrot va donner 30 conférences, retranscrites ici.
1888, Groenland : Fridtjof Nansen et ses compagnons tentent l’impossible. Ce récit épique, entre survie extrême et découverte des peuples inuits, est bien plus qu’une aventure — une plongée dans l’âme d’un explorateur hors norme.
Un temps pour espérer, version numérique (ebook au format epub). À l'époque où nous vivons, il y a-t-il encore des raisons d'espérer ? Tout semble prouver le contraire, et les angoisses, les peurs manifestées entre autre par les plus jeunes, sont bien là pour nous le rappeler. Face à ce constat, le P. Lucas Buch, théologien et aumônier de jeunes, nous propose de revenir aux fondements de l'espérance, et apporte une réponse théologique et pratique à cette question. Le fondement repose sur la bonté de Dieu, sur notre condition de fils de Dieu, sur cette volonté de Dieu que nous soyons heureux. Il relève que l'attitude à l'auto-réalisation, que l'on retrouve parfois dans la vie spirituelle, mène à une impasse, stressante face nos échecs, et met l'accent sur le don de Dieu qui se reçoit. À partir du moment où j'accepte que ma réalisation se fasse à travers le don de Dieu, l'espérance est possible, car tout repose sur lui. Le livre est accompagné de nombreuses citations ou extraits du Pape François, de Benoît XVI, et de saint Josémaria. Le fondateur de l'Opus Dei a vécu lui aussi des épreuves d'abandon, où il a découvert l'importance de la confiance en Dieu et dans la filiation. La seconde partie du livre, plus brève, se demande si la Covid-19 peut être considérée comme un châtiment ou une oeuvre de miséricorde divine. L'auteur analyse la présence du mal dans le monde, et nous montre un Dieu qui nous accompagne dans la souffrance. Une très bonne analyse de la Création, et de la bonté que le Dieu qe nous connaissons cherche à créer, comparativement à d'autres récits de la création dans d'autres civilisations.
Dans ce recueil d'homélies pascales, prononcées à l'église Saint-François-Xavier de Paris, Mgr Georges Chevrot nous entraîne au coeur du mystère de la Résurrection. Publié pour la première fois en 1951, La Victoire de Pâques est un appel vibrant à accueillir la joie pascale non comme un simple souvenir liturgique, mais comme une puissance vivante, capable de renouveler le coeur humain. Mgr Chevrot y parle aux fidèles avec simplicité, sans jamais sacrifier la profondeur spirituelle. Mgr Chevrot nous propose plusieurs semons « pour le saint Jour de Pâques » (première partie) puis un ensemble de sermons sur les protagonistes de la résurrection : Pierre et Jean devant le sépulcre, Marie-Madeleine, les pèlerins d'Emmaüs, saint Thomas l'apôtre qui ne pouvait pas croire, l'apparition au bord du lac... S'ensuit un second groupe d'homélies, pour les dimanches du temps pascal, jusqu'à l'Ascension et la Pentecôte. En tout, 27 sermons, dans un style « léger et profond » : léger, parce que positifs et encourageants. Le lecteur ne se fait pas « sermonner », il revit grâce au prédicateur les scènes de l'évangile. Mgr Chevrot, pasteur d'âme, en profite pour donner de bons conseils au lecteur. Profond, parce que Mgr Chevrot ne se contente pas d'une paraphrase agréable : le lecteur se sent touché par ce qui lui est dit. Première partie Le saint jour de Pâques 1. La victoire de Pâques 2. La résurrection de Jésus, fondement du christianisme 3. Les témoins du sauveur ressuscité 4. La valeur des témoignages Les apparitions du Sauveur 5. À l'aube du troisième jour 6. Pierre et Jean devant le sépulcre 7. L'apparition à Marie-Madeleine 8. Les pèlerins d'Emmaüs 9. Le soir du troisième jour 10. L'apôtre qui ne pouvait pas croire 11. L'apparition au bord du lac 12. Sur la montagne Deuxième partie. La liturgie du temps pascal 13. Premier dimanche après Pâques. Le temps pascal 14. Premier dimanche après Pâques. Rénovation 15. IIe dimanche après Pâques. Le bon pasteur 16. IIIe dimanche après Pâques. Prière pour demeurer fidèle à la vérité 17. IIIe dimanche après Pâques. Étrangers et voyageurs 18. IIIe dimanche après Pâques. Le court délai 19. IVe dimanche après Pâques. Prière pour obtenir la constance 20. IVe dimanche après Pâques. Le procès de Jésus et le procès du monde 21. Ve dimanche après Pâques. La loi de liberté 21. Ve dimanche après Pâques. En marche vers le Père 23. Solennité de l'Ascension. Jésus-Christ notre témoin dans le ciel 24. Solennité de l'Ascension. Les chrétiens témoins du Christ sur la terre 25. Dimanche dans l'Octave de l'Ascension. Merveilleux effet de la charité chrétienne 26. Dimanche dans l'Octave de l'Ascension. La prière continuelle de Jésus pour les siens 27. Dimanche de la Pentecôte. Le couronnement de la victoire de pâques
Le titre original du livre était « Histoire abrégée des missions catholiques, dans les diverses parties du monde depuis la fin du XVème siècle jusqu'à nos jours ». Nous en avons modifié le sous-titre, car le concept de « jusqu'à nos jours » était trompeur, le livre ayant été écrit au milieu du 19ème siècle, c'est à dire il y a plus de cent cinquante ans. Depuis, il s'est passé pas mal de choses dans les pays de mission, et il faudrait compléter l'ouvrage avec une étude historique récente. Ceci étant, le texte est intéressant, car il montre l'activité apostolique et le don total de ces missionnaires au service des « nouvelles populations » au fur et à mesure que les explorateurs découvraient les Amériques, l'Afrique, l'Orient et l'Extrême Orient. Et l'on sait très bien que la propagation de la foi s'accompagnait toujours de progrès humains et culturels : respect de la vie, respect des autres, apprentissage de la lecture, techniques agricoles, etc. Il nous semble important de diffuser des textes qui montrent les conséquences positives de la propagation de la foi chrétienne, bien loin de l'image d'Épinal qui veut que les nouveaux peuples soient baptisés de force. En particulier, l'auteur présente la vie et l'action de Barthélémy de Las Casas au profit des indiens d'Amérique centrale, les missions des Jésuites, et de saint François Xavier en particulier, en Indes et en Extrême Orient, les missions au Japon, en Corée, en Indochine, et les premières missions en Afrique. Le présent ouvrage peut être complété par le livre « Quelques saints Missionnaires », de Georges Gouyau, qui donne un aperçu plus succinct sur les missionnaires, mais plus vaste sur l'intervalle de temps, puisque Gouyau parle également de l'activité apostolique en Europe, depuis le début du Christianisme.
Du 7 décembre 2016 au 25 octobre 2017, le pape François a consacré quasiment toutes les catéchèses du mercredi à l'espérance. L'occasion pour François de proposer plusieurs approches et illustrations de cette vertu, si importante pour le chretien. En cette année jubilaire 2025 consacrée à l'espérance, l'occasion est parfaite pour redécouvrir ces catéchèses et nous en inspirer. Thèmes des catéchèses du Pape François sur l'espérance Nous avons donné un titre à chacune des catéchèse, ce qui permet de discerner les différents sujets abordés par le pape : Pourquoi l'espérance ? Accueillir la bonne nouvelle de la venue du salut L'espérance est entrée dans le monde Espérant contre toute espérance. Abraham Rachel ne veut pas être consolée Donner un sens à notre existence Jonas, le prophète « en sortie » La confiance de Judith Soyez enracinés dans l'espérance de la résurrection Le souffle communautaire de l'espérance L'espérance ne déçoit pas Notre espérance repose sur la Résurrection Le Carême comme chemin d'espérance Qui aime a la joie de l'espérance La « constance » et la « consolation » Le lien entre la foi et l'espérance Notre espérance est une personne L'espérance qui nait de la croix Le Christ Ressuscité, notre espérance L'espérance, la vertu du pèlerin Marie, notre espérance Marie-Madeleine Les disciples d'Emmaüs L'espérance chrétienne et l'Esprit Saint La prière chrétienne : le « Notre Père » L'espérance vient de la paternité divine L'espérance d'être saint L'espérance, force des martyrs L'espérance, chemin vers la lumière Les pécheurs sont pardonnés L'espérance, en route vers le ciel ! L'espérance et la mémoire de la vocation Éduquer à l'espérance Les ennemis de l'espérance Missionnaires d'espérance aujourd'hui L'attente vigilante L'espérance et la réalité de la mort L'espérance du Paradis
Et si les rôles traditionnels au sein du foyer n’étaient pas la clé du bonheur familial ? L’art de créer un foyer de Dorothy Canfield Fisher bouleverse les conventions en racontant l’histoire de la famille Knapp, où un accident va tout changer.
Le Dialogue de sainte Catherine de Sienne, également intitulé Dialogue de la Divine Providence, est l'oeuvre maîtresse de la sainte (1347-1380), une mystique italienne et docteur de l'Église. Ce texte spirituel, rédigé vers 1377-1378, est une série de dialogues entre Dieu et Catherine, que celle-ci aurait eus lors d'expériences mystiques. Le Dialogue est à la fois un texte de méditation, une oeuvre théologique et un guide pour une vie chrétienne vertueuse. Contexte et structure de l'oeuvre Sainte Catherine a été une figure marquante de la spiritualité du Moyen Âge. Fille d'un teinturier de Sienne, elle a été admise très jeune comme tercière dominicaine. Comme cela est présenté par son secrétaire dans le prélude, le Dialogue est l'ensemble des réponses divines aux questions de sainte Catherine : « Aussi, voulant plus virilement suivre et connaître la vérité et considérant d'abord que l'homme ne peut être vraiment utile à son prochain, par son enseignement, par son exemple, par sa prière, s'il n'est d'abord utile à soi-même, s'il ne cherche à posséder et à acquérir la vertu pour soi-même, cette âme, élevant son désir, adressait au Père souverain et éternel quatre demandes : La première pour elle-même ; La seconde pour la réformation de la sainte Église ; La troisième pour le monde entier, et particulièrement pour la paix des chrétiens, qui avec tant d'irrévérence et d'injustice sont en révolte contre la sainte Église. Dans la quatrième et dernière, elle priait la divine Providence de pourvoir aux besoins généraux du monde et à un cas particulier qui était survenu. » Thèmes centraux du Dialogue 1. L'amour de Dieu : Tout le Dialogue est traversé par l'idée que l'amour de Dieu pour l'humanité est immense et infini. On voit l'amour de Dieu pour les hommes, sa miséricorde infinie, et sa tristesse devant ceux qui ne répondent pas à son appel. En particulier, les ministres infidèles de l'Église. 2. Le Christ comme pont : Une image forte dans le Dialogue est celle du Christ comme « pont » entre l'humanité et Dieu. Cette métaphore représente Jésus comme le moyen par lequel les hommes peuvent atteindre la perfection spirituelle et le salut. 3. La souffrance et l'expiation : Catherine aborde souvent le thème de la souffrance, qu'elle considère comme un moyen de purification et d'identification à la Passion du Christ. Elle y voit une voie privilégiée pour atteindre l'union avec Dieu. 4. Un chapitre entier est consacré à l'obéissance, l'humilité et la patience, les trois vertus étant indissociables. Importance et réception Le Dialogue a eu une grande influence dans la spiritualité chrétienne, particulièrement dans la tradition mystique. La profondeur théologique et mystique du texte a contribué à ce que Catherine de Sienne soit proclamée docteur de l'Église en 1970 par le pape Paul VI. Le texte est souvent lu comme une invitation à la sainteté personnelle et à la transformation intérieure par l'amour de Dieu. La traduction proposée est celle du dominicain J. Hurtaud.
Les hommes et les femmes d'exception contemporains sont toujours passionnants à découvrir : leur vie est pour nous un véritable encouragement. C'est le cas d'Ernesto Cofiño. Né au Guatemala (1899 - 1991) il étudia la médecine à la Sorbonne ; Interne des Hôpitaux de Paris, il consolida sa formation à l'Hôpital des Enfants Malades, sous la direction du professeur Robert Debré. De retour au Guatemala en 1929, il mit en place dans son pays les principes de la pédiatrie moderne. Il fonda des centres d'accueil pour les enfants des rues et encouragea de nombreuses initiatives pour former les paysans et les femmes sans ressources. Sa renommée professionnelle dépassera les frontières du Guatemala, il recevra en 1950 la Légion d'Honneur pour son travail. Père de cinq enfants, animé d'un profond esprit de service qui prenait sa source dans sa foi chrétienne, à l'âge de 59 ans il découvrit sa vocation à l'Opus Dei. Il fut le premier membre surnuméraire en Amérique centrale. En décembre 2023, le pape François a reconnu ses vertus héroïques comme une étape préliminaire à son processus de canonisation.
Troisième livre de saint Thomas d'Aquin que nous considérons comme facile d'accès et utile pour la prière et la vie intérieure : le commentaire du Credo. Le docteur angélique reprend chaque point de ce que nous appelons le symbole des Apôtres. L'occasion de proposer un véritable travail explicatif et catéchétique. Dans lequel toutes les idées sont expliquées par une citation de l'écriture. On est émerveillé en constant que lorsque saint Thomas d'Aquin explique les choses, celles-ci semblent simples et évidentes. L'exemple ci-dessous nous montre la « méthode » de saint Thomas : « Nous sommes quatrièmement conduits ainsi à user sagement des créatures ; nous devons en effet ne les employer qu'aux usages auxquels Dieu les a destinées en les créant. Mais elles sont créées pour deux choses : tout d'abord pour la gloire de Dieu, parce qu'il a tout fait pour lui ; c'est-à-dire comme il est écrit au livre des Proverbes, ch. 16 : « Le Seigneur a tout fait pour sa gloire : » ; ensuite pour notre utilité. Il est écrit au Deutéronome, ch. 4 : « Les choses que le Seigneur votre Dieu a faites, c'est pour l'usage des nations. » Nous devons donc nous servir des créatures pour la gloire de Dieu, afin de lui plaire en cela ; nous devons aussi en user pour notre utilité, afin de ne pas commettre le péché en nous en servant. Il est écrit au premier livre des Chroniques, ch. 29 : « Tout vous appartient, tout ce que nous avons reçu de votre main nous vous le donnons. » Par conséquent tout ce que vous avez, la beauté, la science, la sagesse, vous devez tout rapporter à Dieu et n'en user que pour sa gloire. » Comme l'auteur le dit dans le commentaire aux deux préceptes de la charité et aux dix commandements de la loi, « Trois choses sont nécessaires au salut de l'homme : la science de ce qu'il faut croire, la science de ce qu'il faut désirer, et la science de ce qu'il faut faire. Le symbole dans lequel nous sont enseignés les articles de foi nous apprend la première, l'oraison dominicale la seconde, et la loi la troisième. » Dans le commentaire au Credo, saint Thomas d'Aquin nous propose donc des éléments de réflexions pour approfondir « la science de ce qu'il faut croire ».
Les amoureux de Chesterton se réjouiront de l'édition en livre numérique de cette vie de saint Thomas d'Aquin. L'auteur propose un ouvrage original, somme toute assez loin d'une simple biographie : Chesterton est désireux de montrer comment, par l'usage de son intelligence, un homme est parvenu à une connaissance poussée de la vérité. Dans son introduction, Chesterton insiste sur l'idée que « l'histoire s'adresse surtout à des gens qui ne sont pas de même religion que saint Thomas, et qui peuvent s'intéresser à lui comme je pourrais moi-même m'intéresser à Confucius ou à Mahomet. La nécessité de le présenter à des étrangers m'oblige conséquemment à le situer par contraste à des façons de penser étrangères. » Pour Chesterton, Thomas d'Aquin est l'exemple de ce que la raison peut faire par rapport à la science ou à des croyances scientifiques erronées. L'auteur est trop content de pouvoir montrer comment, grâce à la philosophie d'Aristote, Thomas d'Aquin est parvenu à unifier le savoir et la connaissance : il n'y a pas une foi et une intelligence qui s'opposent, les deux parviennent à la connaissance de la seule vérité.
« Trois choses sont nécessaires au salut de l'homme : la science de ce qu'il faut croire, la science de ce qu'il faut désirer, et la science de ce qu'il faut faire. Le symbole dans lequel nous sont enseignés les articles de foi nous apprend la première, l'oraison dominicale la seconde, et la loi la troisième. » C'est par ces mots que saint Thomas d'Aquin commence son commentaire des deux préceptes de la charité et des dix commandements de la loi. Il rappelle tout d'abord pourquoi la loi était nécessaire : parce que la loi du péché avait pris la place de la loi de la nature, et que celle-ci n'était plus accessible à l'homme. Jésus rappelle que la loi se résume à ces deux grands principes : « Tu aimeras Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit, et de toute ta force », et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ce sont là les deux principes de la charité. Puis saint Thomas d'Aquin détaille et commente les 10 commandements. Chaque commentaire s'appuie sur l'Écriture. Il semble que le Docteur Angélique ne fait rien d'autre que de trouver la bonne citation de l'Écriture qui permet de comprendre ce qu'il explique. Lorsqu'on lit saint Thomas d'Aquin, tout semble simple. En particulier, son introduction sur les deux principes de la charités est exceptionnelle. Nous avons déjà proposé un commentaire du notre Père et de la salutation angélique. Avec ce deuxième ouvrage, nous proposons « la science de ce qu'il faut faire »
« Mois du Sacré-Coeur » est un recueil de texte et de prières composés par d'Anciens Pères Chartreux. Dans une première partie, le livre propose une méditation par jour pendant 30 jours, à utiliser chaque jour du mois de juin, traditionnellement consacré au Sacré-Coeur (puisque la fête du Sacré-Coeur est en juin) Le recueil est suivi d'une « Semaine du Sacré-Coeur », avec, pour chaque jour de la semaine, de courtes prières que l'on peut adresser au Sacré-Coeur à divers moments de la journée. Une seconde « Petite semaine du Sacré-Coeur » est proposée, avec des textes plus brefs, mais également pour chaque jour de la semaine. Enfin, le livre est complété par tout un ensemble de prières aux Sacré Coeur, composé par des Pères Chartreux. Le recueil permet de s'émerveiller de la dévotion des Chartreux au Coeur de Jésus : il donne le sentiment que la vie silencieuse et contemplative des Père donne accès au coeur du Christ, à son intimité la plus profonde.
En 2023, le pape François a consacré 30 catéchèses sur l'évangélisation et l'activité apostolique du croyant. Faut-il faire connaître le Christ aux autres ? Est-ce du prosélytisme ? Comment faire connaître le Christ ? Est-ce que le croyant vit la joie de l'évangile au point d'avoir envie de transmettre cette joie de la bonne nouvelle à ceux qui l'entourent ? Comment vivre l'accueil de l'autre ? Après avoir réfléchi sur les raisons de l'évangélisation, et nous avoir montré Jésus comme le modèle et le maître de l'annonce, le pape François nous propose des exemples de saints tout spécialement évangélisateurs : saint Paul, saint François-Xavier, saint Charles de Foucauld, le vénérable Matteo Ricci, saint Juan Diego l'indien des apparitions de Guadalupe, saints Cyrille et Méthode, les évangélisateurs de pays slaves, sainte Thérèse de l'enfant Jésus, patronne des missions, Sainte Mary MacKillop première sainte autochtone de L'Amérique du Nord, saint Daniele Comboni, apôtre de l'Afrique... Le pape rappelle et présente plusieurs textes fondamentaux pour l'activité apostolique et l'évangélisation : Evangelii Nuntiandi, de saint Paul VI, et les textes du Concile Vatican II. On retrouve dans ces catéchèses le pape Pasteur avec son parlé simple, qui interpelle, et qui propose des exemples concrets pour aider les fidèles dans leur activité évangélisatrice.