FeniXX réédition numérique (Mengès)
Comment cet adolescent chaste, marié à vingt ans, se transforma en amant fougueux puis en faune insatiable : comment ce pater familias devint un barbon libidineux ; comment cet homme prudent se jeta dans des aventures insensées - monarchiste se muant en socialiste ; comment ce pacifiste chanta les drapeaux de Wagram et les soldats de l'an II ; comment ce roturier voulut devenir Pair de France ; comment ce petit-bourgeois passa pour un rebelle ; comment ce dramaturge connut les plus retentissants fiascos ; comment cet immortel essuya quatre échecs avant d'entrer sous la Coupole ; comment ce proscrit mégalomane prolongea volontairement de quinze ans son exil ; comment ce chantre de Dieu mourut sans confession, le 22 mai 1885. Voilà une vie tumultueuse, toute incendiée de plaisirs et de tourments, une vie écrite et « mise en scène » à partir de l'oeuvre, des mémoires et de la correspondance du poète, par Pierre Gaspard-Huit.
La nef rentrait à Dieppe après avoir couru la fortune le long des côtes d'Afrique. À bord, une créature étrange, cheveux crépus et peau d'ébène, dont la jeune Marie va entreprendre l'éducation Mais à l'université de Caen, ses maîtres rejetteront « Congo » le jeune noir, bien qu'il parle latin, monte à cheval et manie les armes : pour eux « il n'a pas d'âme ». Mariée à son cousin Pierre, la jeune femme se découvre bientôt un amour inavouable pour Congo. Pierre les poursuit dans leur fugue au Portugal et ramène sa jeune épouse meurtrie, tandis que Congo s'enfuit en Afrique à la conquête de son royaume perdu. Pour Pierre toutefois, Congo n'a jamais conquis de royaume... Son escorte n'était qu'une mascarade d'esclaves évadés. Congo a tout raté. Sauf l'enfant noir que lui a donné Marie.
Sous les remparts de Clermont Ferrand, un fabuleux cortège de chevaliers, de clercs, de cardinaux s'avance dans la boue de novembre, et précède, vêtu de blanc sur son cheval blanc, le Pape Urbain II. Celui-ci distingue dans la foule un jeune enfant, le prend dans ses bras, et le bénit. Ainsi débute la première croisade, en même temps que l'aventure de Raimond, Seigneur des Baux en Provence, l'un des hommes les plus puissants et les plus riches de son temps. Libre parmi les grands féodaux, il se taille pour l'amour de deux femmes un véritable royaume entre Rhône et Alpes, guerroyant tour à tour contre le Comte de Catalogne et contre le Duc d'Aquitaine, avant de disparaître mystérieusement... En cette fin du XIe siècle, de Jérusalem à Barcelone, en passant par Arles et le Gévaudan, à l'époque où chantent les premiers troubadours, c'est une histoire de sang et de soleil, au pied de la blanche roche des Baux.
Au XIIᵉ siècle, Benedetto Antelami, jeune tailleur de pierres insolent et talentueux, traverse l’Europe en pleine effervescence.
Saint Louis, un des piliers de notre civilisation, plus fort aujourd'hui que jamais. Tout autour, la maison s'écroule. Nous éprouvons un besoin plus viscéral de nous accrocher au solide. Et Saint Louis a du passé, mais encore plus d'avenir. Son auréole nous a caché son génie. Les saints et les génies, deux espèces d'hommes si démesurés qu'à leur propos l'humanité moyenne se fourre généralement le doigt dans l'oeil. Nous prenons souvent les saints pour des petits bonshommes en sucre de l'imagerie de Saint Sulpice. Comment ces santons étrangers à nos passions comprendraient-ils les êtres de chair qui en sont pétris ? Rien de plus faux ! Les saints sont avant tout des passionnés, des condensateurs vertigineux d'énergie, des hors-la-loi communs, s'élançant, en ruant dans les brancards, vers la Loi des cieux. Au lieu de se borner à rapetasser l'actualité, comme la plupart des gouvernants de ce monde, qui ne sont que des gouvernés, Saint Louis se précipite sans cesse « jusqu'au fond des choses » de tout son vol radieux d'ange aux yeux de colombe. Au nom de la loi suprême d'amour, il veut extirper partout le mal, oeuvre du diable. Prince de la Paix, il comprit que la mission remplacerait un jour la croisade. Il fit tout pour humaniser la guerre. En soignant les blessés, en interdisant le viol et le pillage, il annonçait la Croix Rouge et les Conventions de Genève. Père lointain de l'ONU, il tenta de substituer dans le règlement des conflits, l'arbitrage à la guerre. Roi architecte, il lança sur l'Europe une troupe de bâtisseurs, conquérants pacifiques. Roi de lumière, il nous laissa son portrait dans le ciel de Paris ; la Sainte-Chapelle, fleur de verre et de lumière, aussi allégée de matière que l'âme s'envolant du corps. Quel plus invincible exemple à donner à notre siècle noir que celui de l'ange qui força la vénération des plus durs et qui arracha à Voltaire, peu suspect de bienveillance envers les saints, ce cri de louange : « Il n'est pas donné à l'homme de pousser plus loin la vertu ».
Raimond, seigneur des Baux, a disparu. Toute sa vie, il a lutté pour arracher la Provence à l'empire des comtes de Catalogne. Sa femme et ses fils continuent le combat. Cette guerre sans merci va changer le cours de l'Histoire pour l'empereur Frédéric Barberousse, les rois d'Aragon, Louis VII, Henri II Plantagenêt, Aliénor et le comte de Toulouse. La fin du XIIe siècle est un temps de changements profonds. Aussi brutaux et paillards que leurs devanciers, les hommes s'émeuvent pourtant, au chant d'un oiseau, les femmes se troublent aux refrains des troubadours. C'est la naissance de l'amour courtois... Et cependant la guerre continue.
Juillet 1789... L'orage gronde et le vent de l'émigration souffle. Pauline de Tourzel ne se doute pas que la Révolution en marche va faire d'elle l'héroïne de la plus authentique et la plus romanesque des histoires d'amour. Au Château de Versailles, par faveur, elle accompagne sa mère, la Marquise de Tourzel qui s'est résignée à remplacer la Duchesse de Polignac en qualité de Gouvernante des Enfants de France. Mais les événements bousculant l'étiquette, Pauline est admise dans l'intimité de Marie Antoinette, de Louis XVI sensible à son charme puisqu'il lui compose un poème ! et de toute la Famille Royale. Elle partage bientôt leurs épreuves et manque d'être tuée lors de l'invasion des Tuileries. Or un personnage mystérieux veille sur elle. C'est le beau Jean Hardy, Membre de la Commune. La nuit précédant les « Massacres de Septembre », Pauline est enlevée de la prison de la Force par son élégant révolutionnaire. C'est lui encore qui, après une fatale imprudence de la mère de la jeune fille, les arrachera in extremis de la guillotine en provoquant la chute de Robespierre. La véritable « Notre Dame de Thermidor » ne serait donc pas la future Madame Tallien, mais bien Pauline de Tourzel, ou plutôt ainsi que l'appelait celui qui n'était pas encore Louis XVII Pauline Aimée.
« Le ciel était bas, le sol humide et les remparts paraissaient noirs à l'autre extrémité de la plaine. C'est de là que partirent les éclats de trompettes en même temps qu'une cavalcade aussi cuirassée que chamarrée faisait à fond de train un détour à l'angle du vaste camp. Quelques instants plus tard, la troupe s'arrêta et quelques cavaliers mirent pied à terre. Un seul se hissa sur l'estrade : le seigneur Guesclin, salué par un gigantesque murmure de satisfaction. Dans la plaine, il y avait quinze mille routiers ! Il se laissa ovationner avec un évident plaisir, permettant ainsi à tous de le détailler et de le reconnaître le cas échéant puis il leva la main d'une façon nette, brutale et attendit ainsi que le silence s'établit. Torcol n'était pas loin de l'estrade, il ouvrait grand les yeux... »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'amour fou de deux êtres que la divergence idéologique oppose sans cesse... Elle, Pauline de Tourzel qui, avec sa mère (gouvernante des Enfants de France) partagea la captivité de la famille royale. Lui, Alexandre de Béarn - alias « Citoyen Brassac » - admirateur de Bonaparte et qui deviendra Chambellan de l'Impératrice Joséphine. Or, dans le Paris d'après la Terreur, court le bruit de l'évasion de Louis XVII. Alors pour « Pauline aimée » sa royaliste épouse, le bonapartiste Alexandre se lance dans une périlleuse équipée. Il tente d'arracher à son pitoyable destin le jeune et blond vagabond que « la raison d'État », embrouillant les pistes, éliminera vilainement sous l'étiquette : Premier des Faux Dauphins. Pourquoi ? Pourquoi la meute des limiers du sournois Fouché s'acharnant à pourchasser ce malheureux ? Pourquoi ces brimades de haute police contre Madame de Tourzel et les siens, chaque fois étrangement exilés aux périodes de libération de l'indésirable ? Pourquoi la soudaine défection des fidèles de la couronne qui avaient reconnu, pourtant, en ce joli adolescent, le petit prince de Versailles et des Tuileries ? Pourquoi tant de lâchetés, tant de mensonges, tant de crimes ? Dans le bruissement séculaire des Archives, Myriam et Gaston de Béarn captant à nouveau les battements de coeur de leurs ancêtres (comme pour Gaston Phébus) ont senti vibrer l'âme de la tragédie du Temple, l'énigme la plus poignante de notre Histoire.
Découvrez l'humour noir et décalé d'Ibrahim Seck, où la rencontre entre l'Afrique et l'Europe donne naissance à des histoires aussi drôles qu'inattendues. Un recueil qui bouscule les clichés et fait rire jusqu'à la dernière page !
Découvrez les coulisses hilarantes du monde du spectacle à travers les yeux de Jean-Marc Thibault, légende de l’humour français. Ce livre regorge d’anecdotes savoureuses, de gags et de souvenirs cocasses qui ont marqué sa carrière exceptionnelle.
Et si vos origines cachaient des histoires plus riches que vous ne l’imaginez ? Chasseur d’ancêtres vous guide pas à pas dans l’enquête la plus personnelle qui soit : celle de vos racines.
Retrouvez l’esprit légendaire de RMC des années 70-80 : Les Meilleures Histoires de RMC rassemble les anecdotes cultes, les fous rires et les dialogues savoureux de Jean-Pierre Foucault et Léon.
Derrière le mot suicide se cachent des destins aussi tragiques que mystérieux. Jean-Yves Rogale explore les vies brisées de Romy Schneider, Marilyn Monroe, Patrick Dewaere et bien d’autres, révélant ce qui les unit au-delà de l’acte ultime.
Dans les temps qui courent (en rasant les murs), il était urgent que L'Os à moelle brandisse à nouveau le flambeau de l'humour, pour mettre le feu aux poudres de la politique. Voici révélé, en grande première internationale, le programme politique de L'Os à moelle : un pour tous, tous pour un et vingt-cinq pour cent ; il vaut mieux être piquet de grève que par un scorpion ; si la semaine de quarante heures était réduite de moitié, les fins de mois auraient lieu tous les quinze jours ; ne pas dételer est un bon conseil, à condition que les brancards tiennent bon la rampe ; mieux vaut s'attendre au prévisible que d'être surpris par l'inattendu ; les embarras de l'État sont souvent des embarras gastriques politiques ; réclamons un troisième tour pour les élections, afin de donner une chance aux abstentionnistes.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pour les recevoir à sourire et micro ouverts, « ce pygmalion du show-business » est le confident des stars. Vous saurez d'elles ce petit plus qu'elles n'ont jamais confié qu'à lui, et toutes les anecdotes qui vous feront entrer dans l'intimité du monde du spectacle.
Aucun Français n'a mieux connu le Général de Gaulle que Pierre Billotte. Pendant 30 ans, il a été son condisciple, puis son confident, son ami, son chef d'État-major, son ministre d'État, son conseiller ; ensuite, à Londres, pendant toute la période de la « France Libre » et à Alger, après le débarquement des Alliés, son fidèle compagnon de tous les instants. C'est dire que nul, aussi intimement que lui, n'a pu cerner le personnage de de Gaulle dans sa totalité et, en particulier, dans un de ses aspects les plus insolites et les moins familiers. Le récit de Pierre Billotte constitue donc une sorte de sondage, qui nous révèle ce que presque tout le monde ignore : de Gaulle, sans cesser d'être au niveau de lui-même, s'échappant, tout à coup, de sa gravité, pour se livrer, avec une liberté inaccoutumée, à son goût de la plaisanterie, du « trait », de la flèche, de l'ironie, de la réplique cinglante, et parfois d'un comportement farfelu, malicieux et gamin. Irrésistible humour qui passe par toutes les couleurs : noir, rose, grinçant, un peu fou, mélancolique, tendre, féroce, discret comme un clin d'oeil, ou pétaradant comme un feu d'artifice, mais toujours humain.
Outrageusement belle, championne des Droits de la femme, prônant l'amour libre et la libération totale de l'individu, première femme « broker » à Wall Street, associée de Vanderbilt, fondatrice - à New-York - d'un journal ayant atteint 100.000 exemplaires, candidate à la Présidence des États-Unis contre le Général Grant et obtenant 5 % des voix, alors que les femmes n'ont pas encore le droit de vote, féministe, socialiste, spirite, Victoria Woodhull fut l'un des personnages les plus populaires des États-Unis à la fin du XIXe siècle. Tout roman paraîtrait pâle à côté d'une telle biographie, pleine d'actions violentes et passionnées, dominées par un courage et une personnalité hors du commun. Sortie du ruisseau, Victoria Woodhull fit tout ce qu'elle avait décidé de faire, sans jamais faillir. À travers elle, nous passons du XIXe siècle et de la naissance des États-Unis, à l'Amérique et l'Europe modernes. Surnommée « la reine des putes », « Madame Satan » ou « la Scandaleuse » par la presse d'alors, elle n'en a pas moins enthousiasmé et fasciné pendant des années toutes les élites d'Europe et d'Amérique, en défendant l'indéfendable, les causes les plus impopulaires et les plus dérangeantes. Victoria a payé le prix des pionniers : celui de l'oubli. l'Amérique pudibonde a voulu la gommer de son histoire. Et pourtant, quelle vie, quelle action ! Ce livre fait revivre un personnage qui est allé jusqu'au bout de ses convictions, et qui a profondément imprimé sa marque sur l'histoire et les comportements de son époque.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'Armée rouge « libératrice » installe un régime collectiviste à la tête du pays brisé par la guerre. Des milliers de prisonniers politiques meurent à la tâche dans des camps de travail. Pierre, jeune officier massacré par une horde de soldats en déroute, l'ancêtre Jakob jeté au goulag, Alexandra jeune, belle, ardente, va reprendre le flambeau dans cette famille de grands hobereaux décimée par le nouveau régime communiste. Le farouche désir de faire évader son frère Mathieu, contre-révolutionnaire pourchassé par la police secrète, de sauver sa soeur aînée, la pure Lolia, et son nouveau-né, va pousser Alexandra à braver tous les dangers. Un grand roman, où la tragédie et la passion se déchaînent dans la Roumanie de 1947, secouée par la révolution.
Liberté... L'espoir ? Pour tous les prisonniers. Liberté chérie... Chéries... toutes ces femmes qui jalonnent la route de la liberté. Printemps 1944. L'Allemagne commence à crouler. Le chaos s'installe. Les Alliés débarquent en Normandie... Les Russes avancent... L'Allemagne nazie vit ses derniers vestiges wagnériens. Près de la Baltique, un prisonnier de guerre français va tenter - pour la troisième fois en quatre ans de stalag - de s'évader. Cette troisième tentative sera la bonne... C'est cette aventure qu'il raconte dans ce livre aux incroyables rebondissements. Mais les chemins de la liberté prennent, quelquefois, une drôle de voie, et celle qu'empruntera Claude Briac, le héros de ce récit autobiographique, est celle qui passe par les femmes allemandes, seules et frustées. Alors que, pour ses frères, la voie mène à Auschwitz et Dachau, le soldat Claude Briac, assoiffé de liberté, va réussir à s'évader... de femme en femme ! Le récit de l'évasion de ce fragile papillon au milieu de l'enfer, est conté avec un humour tendre et narquois : c'est la revanche de la cocasserie et de l'absurde sur l'horreur. Cette histoire d'un Candide chez les Nazis, se double donc d'un Bel Ami à qui rien ne résiste.
Francis Perrin parle comme un feu d'artifice, des pétards plein la bouche, des étincelles plein les yeux. Il parle de la vie, qui va si vite que cela en est souvent malhonnête, des passantes qui ont toujours rendez-vous ailleurs, des chiens trop fidèles et des femmes qui ne le sont pas assez. Des sujets tabous et de la bêtise, toujours le doigt sur la gâchette. Astronaute, il fait du stop dans le cosmos. Insomniaque, il compte les bergères plutôt que les moutons. S'il tombe dans un trou de mémoire, il fait appel à « Amnésie-international » et quand son coeur se déglingue, il s'en refait un tout neuf avec un vieux réveil. Histoire d'en rire, Gérard Lamballe lui fait raconter de drôles d'histoires d'amour.
Quitter une femme ne vous empêche pas de relire ses lettres d'amour. Alors, Francis a confié sa correspondance avec ceux qui l'ont adoré - ou haï - dans la maison de Molière. Ils sont tous là, présents... Tous ceux grâce auquels il est devenu le "phénomène Huster". Journalistes, comme Jean-Jacques Gautier, Bertrand Poirot-Delpech, François Chalais, Jacqueline Cartier... Comédiens, comme Pierre Dux, Jacques Charon, Jacques Toja, mais aussi Isabelle Adjani... Metteurs en scène, comme Zeffirelli, Cacoyannis, Jean-Laurent Cochet, Nina Companeez, Claude Lelouch... Le public est là aussi, au fil des pages. Les "fans" de Francis, ceux qui bloquent la sortie des artistes pour l'approcher. Ces artistes, obligés, eux, d'emprunter d'autres issues. Cela fait sourire. Cela irrite aussi. Avec l'inévitable cortège de jalousie et de rivalité. Francis a quitté la Comédie française. Brisé. Trahi par certains qu
Un bombardier canadien, de retour d'un raid sur la Ruhr, vient d'être abattu au-dessus de la Belgique. Les survivants, recueillis par la Résistance, vont entreprendre leur longue et périlleuse équipée à travers la France, vers l'Espagne et l'Angleterre. Mais la surveillance ennemie est décuplée. Chaque maillon de la chaîne de solidarité est menacé. Chaque étape peut finir en souricière. Les inconnus qui attendent à chaque rendez-vous, peuvent être des policiers nazis. Pour détruire une filière, le meilleur moyen est d'y introduire un traître. À chaque étape, de nouveaux voyageurs viennent grossir la petite troupe des évadés : Résistants contraints à la fuite, ou messagers chargés de renseignements pour Londres. Mais s'agit-il vraiment de Résistants ? Le traître s'est-il glissé parmi eux ? Coups de théâtre et drames se succèdent. Menacés, traqués, les hommes et les femmes de la filière survivent à force de courage et d'ingéniosité. Certains craquent, mais d'autres révèlent des qualités inattendues. Chaque être va au bout de lui-même et découvre sa vérité. Une grande aventure humaine, où se mêlent la tragédie et l'amour, la félonie et le sacrifice. Un roman historique, dont toutes les péripéties ont été authentiquement vécues. Un suspense dramatique que vous n'oublierez plus.
Des mots forgés à vif, sans recul ou réflexion, des mots en danger de liberté reconstituant les « chantiers » de l'harmonie... Être en harmonie avec un rôle, c'est dire plus simplement qu'on le joue mieux... Redonner à mon parcours son poids de chair et de sang, telle est la mission de ce livre. Cyrano a gardé son mystère, et au-delà de l'énoncé prétendu libre de ces lignes, je ne suis pas sorti du mien. L'étude littéraire ou critique ne m'appartient pas, celle de l'acteur non plus. Je ne donne ni leçon, ni recette, encore moins de loi. Non, je livre une histoire, celle d'une rencontre, engendrant bouffée d'amour, éphémère bonheur, mais aussi « mille petits dégoûts de soi dont le total ne fait pas un remord mais une gêne ». De l'autopsie d'une journée entre Cyrano et moi, retrouverons-nous les matériaux, les exactes fondations et charpentes des chantiers dont je parlais plus haut ? Je ne sais... "Quels mots me direz-vous ?" demande Roxane. Et Cyrano s'enflamme : "Tous ceux, tous ceux, tous ceux, qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe, sans les mettre en bouquet : je vous aime, j'étouffe, je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop..." Un vers brisé par l'émotion, un visage brisé par un vilain nez, ma voix brisée par trop de nez. L'harmonie détruite. C'est un peu son histoire que je veux raconter. J'aime Cyrano, je n'en peux plus, c'est trop.