FeniXX réédition numérique (Complicités)
Autour de l'oeuvre de Domenico Beccafumi, peintre maniériste du XVIe siècle, voici un exercice de style érotique familier à l'auteur, qui met en scène dans un hôtel des bords du lac de Garde en Italie, l'écrivain, l'oeuvre d'art et une femme, charmante, cultivée, imaginative, singulière. « Copyright Electre »
« Mâle, je te choisis. Viens et sois fécond ! » L'alto, chaud et bien timbré, interrompit ses pensées. Un délicieux frisson prémonitoire parti de ses reins, courut le long de son épine dorsale. Il leva les yeux et se noya dans un regard vert pailleté d'or. Il resta muet, figé sur place. Son coeur battait à grands coups, ses jambes mollissaient. La mère le prit par la main et l'entraîna vers l'extérieur.
Ce recueil s'intitule « La côte des Gargouilles » en raison du nom donné à une côte, pas loin du village où je suis née. C'est une appellation de lieu qui me paraissait étrange car cet endroit avait mauvaise réputation. Au fond de la côte des gargouilles, abandonnée, il y avait une vieille maison avec une tour. On racontait dans mon village une triste histoire d'abandon et de pendaison. Personne n'habitait plus cette maison. Elle était pleine de ronces et d'insectes qui bourdonnaient autour. Comme toujours dans ces cas-là ! Edwige
L'épithalame est une composition poétique lue ou chantée lors de la célébration d'un mariage. Cette oeuvre de circonstance a des origines très anciennes puisqu'on retrouve de nombreux exemples tout au long de l'Antiquité gréco-romaine. Au fil des siècles, l'épithalame a connu plus ou moins de succès. L'entreprise originale de Jean-Michel Girard, l'auteur de ce livre, a été de rassembler plus de soixante épithalames d'une quarantaine d'auteurs français et étrangers. Pour la première fois ce patrimoine poético-littéraire fait l'objet d'une publication, ce qui saura satisfaire la curiosité de ses lecteurs.
Voici une correspondance insolite, tragique ou drôle mais réaliste. Il nous est arrivé mille fois d'effectuer un mauvais numéro de téléphone ou de télécopie. Mais il n'y avait peut-être personne pour répondre à l'autre bout du réseau, alors l'incident s'est effacé. Anne Roisson-Samson, femme d'entreprise, publie son premier livre ; elle imagine la suite provoquée par un fax envoyé de manière erronée à un correspondant inconnu. L'aventure, tragique ou non, est contemporaine, elle est terriblement humaine ; elle appartient à notre monde. À vous de l'apprécier.
Je m'appelle Morgane Beauclair, je suis peintre, peintre vous entendez ? Vous riez ? vous riez n'est-ce pas, parce que je vais mourir [...]. Je viens d'un pays de dunes fondantes, de ciels éloquents, un pays d'humilité grasse et paissante, déclamé aux quatre vents. Je viens les mains vides, et l'âme défaillante de quelques regards. Je viens bercer d'éternité lente mon petit garçon mort. Je viens rendre le temps d'amour volé. Il y avait tant à peindre encore.
Je ne me rappelle plus quand Marion est partie. Je crois qu'elle est partie sans bruit, sans faire d'histoires. À cette époque-là, Clara commençait déjà à prendre forme. Elle m'a juste laissé un petit mot, sur lequel elle avait écrit en gros mon nom : Simon. Marion m'écrit : Il faut que je parte. Je ne peux plus supporter de rester ici avec toi. Il y a mon ventre qui grossit. De nouveau, ce n'est pas possible. je n'y crois pas, je ne peux pas y croire. Je vais habiter avec Greta. Ne t'occupe pas de moi.
Ce premier roman ne rentre dans aucune catégorie classique. Et pourtant l'auteur s'inspire de l'histoire de l'Antiquité grecque pour faire évoluer des personnages singuliers au coeur de problématiques contemporaines. Le jeu subtil qui consiste à supprimer les références au temps est dynamisé au moyen d'une écriture assez peu conventionnelle. L'auteur avec humour recrée une langue ; les parlers précieux, vulgaires, débauchés se côtoient audacieusement. On ne saurait aller plus loin, au lecteur d'apprécier !
La guerre. Comme une série de photographies d'un correspondant de guerre, vingt-huit petits tableaux illustrent les corps mutilés et les paysages ruinés. Ne l'oublions pas : nous appartenons à cette horde de femmes hurlantes, d'enfants en pleurs, de vieillards affaiblis, d'hommes sans armes, en route vers la mort, traqués par la férocité, étranglés par « le désespoir en forme d'immondices, de terrils orduriers. » L'écriture alerte et concise se modèle parfaitement à la respiration haletante de ce peuple moribond. Le lecteur est ainsi convié à partager sans complaisance un monde d'émotions intenses presqu'insoutenables. Un texte fort qui rend compte de l'état de notre monde.