FeniXX réédition numérique (Apogée)
Le Parlement européen est l'institution qui monte. Doté de pouvoirs importants, mais souvent ignorés des citoyens, il participe de plus en plus à l'élaboration des décisions communautaires. Textes clairs, tableaux, schémas, exemples, vous permettront d'en savoir plus sur les pouvoirs, les procédures, l'élection des députés, la vie quotidienne du Parlement. Et, surtout, pas de langue de bois : rigueur et liberté de ton. Du vécu...
Il y a des « coups de société » comme il y a des « coups de tabac » : de réduction de flottilles de pêches en fermetures d'établissements industriels, de départs d'entreprises en développement de jachères, on sent imperceptiblement qu'une grande partie du socle sur lequel la Bretagne avait installé son essor de l'après-guerre ne cesse de fissurer. On dit même que le « modèle breton » ne résisterait pas à l'épreuve des mutations contemporaines ; pire, il serait en train de s'écrouler... Est-ce la fin de l'essor régional ? Pas du tout ! Car sur cette terre de tous les possibles, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise : tandis que les difficultés s'accumulent, voilà aussi que les créations d'entreprises se multiplient, la formation des jeunes s'accélère, l'innovation se diffuse, les exportations croissent, les investisseurs étrangers s'installent... Ainsi, au fur et à mesure qu'elle s'apprête à quitter le XXe siècle, la Bretagne va se recomposer face aux nouveaux rythmes des espaces et des temps. Dans un monde nouveau, le modèle breton se métamorphosera. Mais quels seront les contours de ce futur « modèle breton » ? Ou plutôt, que pourront-ils être ? À quels défis devront-ils faire face ? Quelles priorités devront-ils afficher ? Bref, que sera demain la Bretagne ? C'est à ces questions qu'Yves Morvan propose de répondre.
Le partenariat avec la Fédération de Russie doit accompagner la transition de ce pays vers l'économie de marché, dans le respect des principes démocratiques, des libertés fondamentales et de l'État de droit. D'une importance politique considérable pour l'avenir de l'Europe, en particulier dans la perspective d'élargissements répétés à l'Est, le partenariat doit assurer une relation privilégiée de proximité entre les deux pôles magnétiques du continent euro-asiatique. L'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale ne doit pas se traduire par l'érection de nouvelles frontières avec les pays de l'espace post-soviétique, a fortiori si les États baltes font eux-mêmes partie de l'Union européenne. L'élargissement devrait au contraire s'accompagner à l'avenir d'une « association partenariale » respectueuse des entités politiques en présence. Le développement optimal de l'Union européenne interdit en effet à notre sens une assise géographique maximale de Brest à Vladivostok. « L'intégration » prochaine de nouveaux États membres d'Europe centrale et baltique, qui ont pour ambition première de conforter leur souveraineté retrouvée, ne permet pas d'envisager de courir le risque de diluer les politiques communautaires dans des coopérations souples et évasives et d'enrayer le fonctionnement des institutions par l'accueil des pays du front occidental de l'ex-URSS. Sans en avoir a priori l'ambition, ceux-ci en auraient en effet la capacité. Accepter l'un ou l'autre, ce serait accepter les uns et les autres ou aller au-devant d'une crise. L'accord de partenariat et de coopération avec la Fédération de Russie, entré en vigueur le 1er décembre 1997, comme les accords de partenariat conclus avec l'Ukraine, la Bélarus ou la Moldavie, présente, pour sa part, l'immense avantage de substituer le dialogue à la confrontation et établit une continuité entre partenaires. Au-delà des frontières traditionnelles et des limites de l'Union européenne, c'est tout un espace pan-euro-méditerranéen qui est en formation. L'Union européenne doit chercher à s'y investir pour garantir une sécurité à laquelle chacun de ses États membres peut aspirer mais qu'il ne peut plus assurer.
Ancien patron du lobby sucrier en Europe, puis secrétaire général du COPA, le puissant syndicat des agriculteurs européens, Daniel Guéguen entraîne le lecteur dans le chaos du labyrinthe, communautaire. Il importe, dit Guéguen, de remettre de l'ordre dans la « maison Europe » qui se délite de tous côtés et entraîne l'Union dans une catastrophique fuite en avant. Cette fuite en avant tient à la multiplication des zones de libre-échange et à l'instauration du productivisme comme référence suprême. Le chapitre sur l'agriculture en dit long à ce propos... Elle tient aussi à l'incohérence de vouloir approfondir l'Union tout en la diluant dans un ensemble disparate de 30 pays. Arrêtons les rêves planétaires et achevons d'abord le Grand marché. Donnons vie à l'Europe des brevets, à l'Europe des langues, à la normalisation des prises de courant... Pour recueillir l'adhésion populaire, l'Union doit rendre la vie plus facile aux citoyens et promouvoir l'Europe au quotidien.
Boire et manger. Ces deux actes élémentaires de la vie quotidienne nous révèlent cependant tout un mode de vie. Parler de l'alimentation, c'est aussi parler des hommes, évoquer leur histoire de façon sensible, explorer leur vie privée. C'est ce thème qu'ont choisi les historiens et les ethnologues réunis par l'Association Buhez pour nous poser à nouveau la question : qu'en est-il de la spécificité bretonne à l'aube du XXIe siècle ? Comment ont évolué les pratiques et les comportements alimentaires des Bretons depuis le XIXe siècle où se fixe, souvent sous l'influence des artistes, l'image d'une table bretonne stéréotypée ? Les auteurs nous montrent qu'en réalité la table traditionnelle se caractérise par une grande diversité : bouillies et fars, beurre, lard, pommes de terre, cidre, sardines se déclinent fort différemment suivant les pays bretons et suivant les époques. Depuis les années 1950, l'évolution des techniques de conservation et de congélation, les changements dans les modes de transmission des savoirs, l'effort des restaurants gastronomiques, le développement des repas pris hors de chez soi transforment progressivement les comportements alimentaires. Est-ce à dire que la crêpe et la galette restent les seuls témoins de la spécificité bretonne ? Pas si sûr !
Quel est aujourd'hui le visage électoral de la Bretagne ? De 1992 à 1995, les citoyens ont eu l'occasion de s'exprimer à huit reprises à tous les niveaux : local, national, européen. L'effacement de la gauche et la domination des droites furent en France les principales conséquences de cette succession de consultations. Retrouve-t-on les mêmes caractéristiques au plan breton ? C'est l'objet de cet ouvrage qui fournit un répertoire commenté des résultats électoraux, un état des lieux de la Bretagne politique telle que nous allons la vivre jusqu'aux prochaines échéances électorales de 1998. La dimension régionale du vote apparaît clairement, en dépit d'un phénomène général de « nationalisation » des scrutins. C'est la volonté de repérer cette spécificité bretonne qui a conduit les auteurs à intégrer la Loire-Atlantique dans leur étude en privilégiant l'approche historique par rapport à l'approche administrative.
Média trop souvent oublié, la radio conserve une place indiscutable dans les habitudes culturelles et quotidiennes des Français. L'ouvrage propose une vision globale de son histoire, de son état actuel, de ses problématiques et enjeux dans le cadre français. Jean-Jacques Cheval rappelle, dans une première partie, les grandes étapes du déploiement de la radiodiffusion, depuis son invention scientifique jusqu'aux innovations technologiques plus récentes, en passant par la construction de ses usages et applications. Aujourd'hui, l'offre radiophonique en France, par sa pluralité et ses potentialités, est devenue l'une des plus riches d'Europe. Pour autant, la question récurrente de sa régulation n'en finit pas d'être posée. Les éléments de ces débats sont présentés à partir de points de vue réglementaires, structurels et économiques, en décrivant les grandes dynamiques des programmations et les évolutions des audiences, en s'interrogeant enfin sur les perspectives internationales et technologiques promises aux radios françaises.
On peut penser que les nouveaux réseaux d'information et de communication favoriseront l'émergence de nouvelles formes de citoyenneté susceptibles de combler le déficit démocratique actuel. Cette communication élargie à l'échelle du monde mettant en rapport des gens vivant dans des environnements différents, n'autorise cependant qu'une citoyenneté simulée. L'espace public structuré par les nouveaux réseaux est en effet un espace ouvert qui ne débouche pas sur un espace politique nécessairement orienté vers la prise de décision collective. Dans un cadre où des réseaux de communication démocratique entre citoyens tentent d'offrir des alternatives au pseudo-projet politique dominant d'une « société mondiale de l'information », les formes d'action politique efficace des représentants d'une éventuelle « société civile planétaire » restent encore à inventer.
De Paramé à Saint-Briac, les villas les plus extravagantes ont été construites. Leurs formes - souvent composites - empruntent autant à l'architecture médiévale, qu'à des références balnéaires. Quelques-unes sont inspirées de modèles anglo-normands. Toutes ont en commun une profusion de clochetons, de lucarnes, d'oriels, de décrochements, et d'éléments décoratifs en bois ou en pierre. Durant l'hiver, les portails clos et les volets fermés leur donnent un air d'abandon. Le mystère qui rôde ici croise souvent le fantastique ou la fiction.
Qui peut se flatter de posséder une connaissance d'ensemble des affaires politico-judiciaires qui, depuis une dizaine d'années, en France et ailleurs, ont défrayé la chronique - et parfois déclenché la panique - de façon intermittente, puis permanente ? Jacques Georgel et Anne-Marie Thorel en offrent, ici, une - vision, aussi compréhensible et claire que possible, au lecteur désireux de savoir ce dont il parle et ce dont on lui parle. Ce dictionnaire est un démêloir, non un livre d'opinion : à chacun de se faire la sienne.