Espaces et signes
« C'est vif, c'est preste, c'est le ger ! » Jules-Antoine Castagnary est l'un des rares critiques d'art a e tre sorti enthousiaste de ce que l'Histoire retiendra comme « la premie re exposition impressionniste » qui, du 15 avril au 15 mai 1874, fit un ve ritable scandale. Une manifestation devenue mythique et qui fut organise e dans l'atelier de Nadar au 35 boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris, a l'initiative d'artistes souhaitant exposer leurs oeuvres en toute liberte et refusant de les soumettre au filtre d'un jury.L'exposition proposera cent soixante-cinq oeuvres de trente artistes, dont beaucoup de peintres acade miques aujourd'hui tombe s dans l'oubli. Ceux d'entre eux que la poste rite retiendra (les « Impressionnistes ») y sont minoritaires. Ils ont pour noms Ce zanne, Degas, Monet, Morisot, Pissarro, Renoir et Sisley.Ce livre te moigne de cette premie re manifestation impressionniste. Il est conc u en trois parties :- une pre sentation qui raconte la gene se, le de roule et les suites de l'exposition de 1874, - une bre ve biographie de chacun des trente artistes qui y ont participe , avec les commentaires suscite s dans la presse par leurs tableaux, accompagne s d'un choix de reproductions en couleurs,- le fac-simile du catalogue de l'exposition de 1874 dans son inte gralite .
Félix Fénéon (1861-1944) fut sans doute l'un des critiques littéraires et artistiques parmi les plus respectés de son époque. Il faut dire qu'il ne s'est guère trompé. Il sut détecter les talents et en parler avec une justesse qui surprend encore aujourd'hui : de Rimbaud à Mallarmé, Apollinaire et Jarry, de Pissarro à Seurat, Vallotton et Bonnard, entre de nombreux autres qui, pour la plupart, devinrent ses amis.Rédacteur en chef de La Revue Blanche, journaliste au Figaro, à La Vogue, au Père Peinard, etc., Félix Fénéon est l'auteur de centaines d'articles dont il refusa qu'ils soient rassemblés dans un ouvrage de son vivant. « Je n'aspire qu'au silence », répondait-il à ceux qui le lui demandaient.Les Éditions espaces&signes en ont sélectionnés quelques-uns consacrés aux peintres impressionnistes, parmi les plus significatifs : Il faut lire ses articles sur Degas, Manet, Renoir, Pissarro ou Cézanne, écrits dans un style unique, au vocabulaire fleuri, où l'analyse des oeuvres n'exclut pas un humour à froid inimitable.
San Francisco est le cadre de films de suspense d'Alfred Hitchcock (Sueurs froides, Les Oiseaux), de l'une des poursuites automobiles les plus célèbres du cinéma (Bullitt), de la merveilleuse histoire d'amour qui révéla Dustin Hoffman (Le Lauréat). Mais c'est aussi la ville de la jeunesse qui s'interroge sur son avenir (American Graffiti) et la cité de la contre-culture américaine où ont pris corps revendications et révoltes (Harvey Milk, Black Panthers, etc.)Ce ciné-guide, enrichi de nombreuses cartes illustrées, nous fait redécouvrir plus de quarante films emblématiques.
Capitale d'une Catalogne en effervescence permanente, ville des avant-gardes, Barcelone est célèbre, entre autres, pour les constructions emblématiques de Gaudí, pour avoir été le lieu des débuts révolutionnaires de la peinture de Picasso, tout comme pour son éternel esprit de résistance à tout autoritarisme. C'est pour ces raisons, et bien d'autres, qu'elle est depuis des années l'une des destinations privilégiées des touristes français... et des cinéastes qui ont décrit les soubresauts et les luttes qui ont marqué son histoire, mais aussi les joies, les plaisirs et la douceur de vivre qu'elle recèle. Michelangelo Antonioni, Ken Loach, Cédric Klapisch, Woody Allen, Alejandro González Iñarritu et, bien sûr, Pedro Almodóvar, sont de ceux-là.
La Sorbonne, Saint-Germain-des-Prés, le boulevard Saint-Michel, le Panthéon, le Luxembourg, la Mouffe : autant de petits mondes qui constituent, entre autres, le Quartier latin. Leurs amphithéâtres, leurs cafés emblématiques, leurs bars, leurs pelouses ou leurs petites rues attirent, depuis des siècles, la jeunesse et fascinent ses aînés. Quoi de plus normal donc que nombre de cinéastes aient posé leur caméra dans ce décor, symbole incontournable de vie intellectuelle, de bouillonnement d'idées et, parfois, lieu de révolte.
Si être engagé a un sens, Octave Mirbeau (1848-1917) en est l'illustration la plus parfaite. Libertaire et pacifiste, dreyfusard et anticlérical, journaliste lucide et pamphlétaire redouté, romancier et auteur dramatique aux sujets provocants, il fut craint en son temps, menant ses luttes dans de très nombreux journaux et en faisant la trame de ses romans et de ses pièces de théâtre. Mirbeau était tout aussi combatif dans le domaine de l'art. Collectionneur avisé, il est l'auteur de plus d'une centaine d'articles sur les peintres et les sculpteurs de son époque. Ami de Claude Monet et d'Auguste Rodin, il a défendu avec fougue et passion l'avant-garde picturale, et plus particulièrement les oeuvres des artistes impressionnistes, alors moqués et vilipendés. La sélection d'articles présentée dans ce volume témoigne du combat mené par Octave Mirbeau en faveur d'« une révolution du regard ».
Ville solaire et méditerranéenne, Marseille est la capitale régionale la plus filmée de France. Marcel Pagnol, Jean Renoir, Jacques Demy, Jean-Pierre Melville, William Friedkin et, bien sûr, Robert Guédiguian y ont posé leur caméra pour nous en révéler une image à chaque fois différente.En parcourant les lieux de tournage de scènes cultes ou emblématiques, Vincent Thabourey nous fait redécouvrir plus de soixante-dix films dans ce ciné-guide de Marseille enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index (films, réalisateurs, lieux).Cette réédition est enrichie de sept nouveaux films (dont La Villa de Robert Guédiguian, Shéhérazade, primé à Cannes, et Taxi 5 ). Le cahier de cartes a été complété et les index étoffés.
Choisir de voir l'Iran dans les regards qu'y ont posés les cinéastes, c'est suivre des trajectoires plutôt que s'attarder sur certains sites. Les distances à parcourir, petites ou grandes, s'emparent des scénarios. Pays de nomades et de cavaliers, l'Iran est par excellence celui du road-movie, une invitation à des parcours, tant géographiques qu'initiatiques.Étrangers et Iraniens n'ont pas filmé le même Iran. Les premiers, peu nombreux mais non moins reconnus (Pier-Paolo Pasolini, Agnès Varda, Ben Affleck, entre autres), ont mis en scène ce pays de haute civilisation, s'en servant parfois comme d'un décor luxuriant ou rugueux. Les seconds ont pris à revers cette beauté trop imposante et ont dessiné une autre cartographie de leur pays, développant une modernité cinématographique « à l'iranienne ». Abbas Kiarostami, Majid Majidi, Samira Makhmalbaf, Asghar Farhadi, Jafar Panahi en sont parmi les représentants les plus connus.
Perdue dans le Nevada, Las Vegas est devenue à partir des années 1930 la cité du jeu et du spectacle. Ses gigantesques casinos, ses shows prestigieux, ses nuits chaudes et ses boîtes sordides, tout comme l'aride désert qui l'entoure, ont séduit de nombreux cinéastes. John Ford, Clint Eastwood, Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Steven Soderbergh, entre autres, ont contribué à écrire l'histoire de Las Vegas. Ce ciné-guide, enrichi de nombreuses cartes et d'index, fait revivre certaines des scènes les plus mythiques des films qui y ont été tournés.
La Côte d'Azur doit beaucoup au cinéma et le cinéma doit beaucoup à la Côte d'Azur. De Nice à Saint-Tropez, de Cannes à Monaco, des plages de Méditerranée à l'arrière-pays provençal : les lieux de cinéma ne se comptent plus. Jean Vigo, Marcel Pagnol, Jean Cocteau, Jean Renoir, Alfred Hitchcock, Otto Preminger, Roger Vadim, Woody Allen, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Jacques Demy, Claude Sautet, Luc Besson, entre de très nombreux autres cinéastes du monde entier, y ont posé leurs caméras. La Côte d'Azur c'est aussi, bien sûr, le festival de Cannes, la plus grande manifestation cinématographique au monde. C'est enfin les studios de la Victorine à Nice qui ont accueilli les tournages de plus de neuf cents films et dont on fêtera le centenaire en 2019.
Arriver à New York, c'est entrer dans un film qui n'existe que dans la tête de chacun, un film composé des réminiscences d'innombrables plans, d'une myriade de souvenirs plus ou moins précis, qu'on prend plaisir à retrouver sur place. Avec Paris, New York est la ville la plus filmée au monde. Mais elle est, sans comparaison, la cité par excellence du cinéma.Ce livre évoque plus de deux cents films, de Charlie Chaplin à Woody Allen, de Blake Edward à Martin Scorsese, en passant par John Cassavetes, Francis Ford Coppola ou Spike Lee. Cette nouvelle édition enrichie intègre une dizaine de nouveaux films sortis depuis 2016, date de la première parution de New York mis en scènes, dont Wonder Wheel et A Rainy Day in New York de Woody Allen, Sully de Clint Eastwood, Dumbo de Tim Burton, Ex-Libris : The New York Public Library de Frederick Wiseman, Le Musée des Merveilles de Todd Haynes, ainsi que les nouveaux Avengers.
Berlin, ville meurtrie, éclatée, emmurée et enfin libérée, est devenue aujourd'hui l'un des lieux privilégiés de l'avant-garde créatrice européenne. Elle a fourni tout au long du 20e siècle un matériau riche, dense et dramatique à de nombreux cinéastes. En témoignent M le Maudit de Fritz Lang, Cabaret de Bob Fosse, Les Ailes du désir de Wim Wenders, ou encore Cours, Lola, cours de Tom Tykwer, Good Bye, Lenin ! de Wolfgang Becker et La Vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck - sans parler des nombreux films de guerre et d'espionnage.En parcourant les lieux de tournage de scènes cultes, Camille Larbey nous fait redécouvrir Berlin à travers une soixantaine de films. Ce ciné-guide de Berlin est enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index (films, réalisateurs, lieux).
Si le nom de Bombay est souvent associ é au spectacle grandiose et fantasmagorique des productions de studios estampillées « Bollywood », de nombreux films tournés dans cette ville se nourrissent de ses facettes obscures : surpopulation, misère, débauche et criminalité. Bombay c'est aussi l'inconnu, l'exotisme et les amours empêchées de Slumdog Millionaire, The Lunchbox ou Nocturne Indien. Cet essai de la collection Ciné voyage, enrichi de nombreuses cartes, nous fait découvrir la métropole indienne à travers les lieux de tournage et les parcours de films cultes.
L'âme slave, le souffle de l'Orient, l'humour balkanique, la musique tzigane ont, entre autres richesses, contribué à donner au cinéma de ces trois pays issus de l'ex-Yougoslavie une diversité et une densité inimitables. Aleksandar Petrovic (J'ai même rencontré des Tziganes heureux), Danis Tanovic (No Man's Land) et, bien sûr, Emir Kusturica, deux fois Palme d'or au Festival de Cannes, en sont les meilleurs exemples. La Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie ont également attiré de nombreux réalisateurs venus du monde entier : Orson Welles, Terence Young, Jackie Chan, Jean-Luc Godard, Volker Schlndorff, etc.Partir sur les traces de ces cinéastes : c'est ce que propose ce nouveau livre de la collection Ciné voyage, enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index.
Nombreux sont les réalisateurs, espagnols ou étrangers, à avoir posé leur caméra dans cette ville et dans ses environs (Aranjuez, Tolède, Ségovie, etc.) : Marco Ferreri, Jim Jarmusch, Orson Welles, Richard Lester, Roman Polanski ou encore Gérard Oury.Madrid mis en scènes est le quinzième livre de la collection Ciné voyage dont chaque ouvrage propose un essai confié à un spécialiste, un cahier de cartes situant les scènes emblématiques des films majeurs tournés sur place et quelques parcours de films, ainsi que trois index (films, réalisateurs, lieux) qui sont autant de « portes d'entrée » pour le lecteur.
Deux villes, deux visages de la Russie qui ont inspiré des longs-métrages aussi divers qu'Anna Karénine, Guerre et paix, Raspoutine, Les Poupées russes, sans oublier James Bond. Films d'action, d'espionnage ou de science-fiction pour Moscou ; films historiques ou adaptations de classiques de la littérature russe pour Saint-Pétersbourg. Autant de réalisations qui racontent deux villes dissemblables mais inextricablement liées.
Ville tentaculaire, Tokyo est aussi un assemblage de villages, de temples et de bistrots, de maisonnettes et de gratte-ciel, de jardinets et de quartiers nocturnes. C'est ce Tokyo mis en scène par de nombreux cinéastes de toutes nationalités qu'Adrien Gombeaud nous invite à revisiter. Un voyage dont le cinéma est le fil conducteur et qui permettra à beaucoup de retrouver les lieux des scènes les plus mythiques des nombreux films qui y furent tournés.Plus de soixante films des réalisateurs les plus prestigieux, d'Ozu à Kurosawa, de Samuel Fuller à Takeshi Kitano, en passant par Chris Marker, Alain Corneau et Sofia Coppola, sont évoqués dans ce ciné-guide de Tokyo enrichi de plusieurs index (films, réalisateurs, lieux) et de cartes.Cette réédition est enrichie de nouveaux films (Après la tempête, Les Délices de Tokyo, Tokyo Tribe et Your name). Le cahier de cartes a été amélioré et complété d'un nouveau parcours sur le film emblématique d'Ozu : Voyage à Tokyo.
L'une fut britannique, l'autre portugaise. Confettis d'Europe semés aux frontières de la Chine, Hong Kong et Macao restent des rêves de cinéma. Entre tours high-tech et criques secrètes, avenues bordées de néons et petites places pavées, le décor de ces grands ports aura vu passer des héros et des cinéastes du monde entier. Hong Kong, capitale du star-système asiatique, est aussi la ville de Bruce Lee, de John Woo, de Johnnie To, de Jackie Chan et, bien sûr, celle de Wong Kar Wai.De Macao l'enfer du jeu à In the Mood for Love, Adrien Gombeaud revisite ces rues et ces histoires à travers plus de soixante films et autant d'adresses surprenantes, un parcours-guide enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index.
Lyon, berceau du cinéma, est la première ville à avoir été filmée. C'est cette ville d'ombres et de lumière, aux deux collines et aux deux fleuves, que Nathalie Chifflet revisite en nous emmenant sur les pas de plus de soixante-dix cinéastes, des pionniers Auguste et Louis Lumière aux Lyonnais Bertrand Tavernier, Diane Kurys et Clovis Cornillac, en passant par Robert Bresson, Jean-Pierre Melville, Claude Chabrol, André Téchiné, François Ozon et bien d'autres.
Rome ville éternelle, ville sensuelle, a inspiré les plus talentueux cinéastes. Grâce à eux, elle fait désormais partie de notre imaginaire. Mais quelle Rome ? Celle de Fellini ou celle de Pasolini ? Celle de Woody Allen ou celle de Nanni Moretti ?Plus de soixante-dix films sont évoqués dans cet ouvrage, qui sont autant de regards de cinéastes sur la capitale italienne, autant de souvenirs aussi pour ceux qui les ont vus et aimés. Un livre enrichi de nombreuses cartes illustrées recensant lieux de tournage et parcours de films emblématiques.
Le duel ne dura que trente secondes ce 26 octobre 1881 à 15h, dans la petite ville minière de Tombstone, coin perdu du sud de l'Arizona. Face-à-face quatre défenseurs de la loi et quatre cow-boys. Des coups de feu sont tirés, dont l'écho résonne encore aujourd'hui. Plusieurs films, qui ont marqué la légende du western au cinéma, évoquent ces trente secondes - dont Règlement de comptes à O.K. Corral de John Sturges et La Poursuite infernale de John Ford.Aujourd'hui encore, Tombstone - deux rues principales et quelques ruelles - revit ces trente secondes plusieurs fois par jour, attirant touristes et passionnés venus du monde entier. Adrien Gombeaud y a passé quelques jours, tentant de répondre à la question : pourquoi donc ces trente secondes ont-elles fascinées autant de cinéastes prestigieux ?Ce livre a obtenu la une mention spéciale du jury du Prix du livre de cinéma 2018 décerné par le CNC.
Peut-on imaginer le visage d'Humphrey Bogart autrement que noyé dans un nuage de fumée ? Groucho Marx sans son cigare ? Jacques Tati sans sa pipe ? Audrey Hepburn sans son fume-cigarette ? Le Belmondo d'À bout de souffle sans son mégot collé au coin des lèvres ? Sharon Stone décroisant les jambes dans Basic Instinct sans lancer, provocante, la fumée de sa cigarette vers Michael Douglas ? Ou encore Clint Eastwood sans un cigarillo serré entre les dents dans les westerns de Sergio Leone ? Quelques images, entre des dizaines et des dizaines d'autres, qui restent gravées dans nos mémoires et associées à jamais à tel ou tel film.Depuis la naissance du 7e art, le tabac a longtemps été omniprésent sur les écrans, comme si la cigarette, le cigare ou la pipe étaient nécessaires à la star pour qu'elle prenne toute sa dimension. Le tabac sublimait la star et la star transformait le tabac en parure - celle du flic en planque, de la prostituée plantée sur le trottoir, du veilleur de nuit insomniaque ou de l'intello en mal d'inspiration. Demander du feu, proposer une cigarette, c'était déjà écrire un scénario...
Ville frontière et de tourisme, Tanger a vu passer toutes sortes de populations : colonisateurs, trafiquants, agents secrets, résistants, voyageurs, écrivains, peintres et migrants. L' imaginaire attaché à cette ville est foisonnant et les lieux de tournage variés et évocateurs. De nombreux réalisateurs y ont posé leur caméra, dont Julien Duvivier, Bernardo Bertolucci, Jim Jarmusch, André Téchiné, Sam Mendes, Nabil Ayouch, Leïla Kilani ou Nadir Moknèche. Florence Leroy revisite Tanger à travers le regard de ces cinéastes et de bien d'autres.
Du mythique Rio Grande présent dans tous les des westerns de la grande époque au mur anti-migrants voulu par Donald Trump, la frontière entre les États-Unis et le Mexique est au coeur d'une abondante filmographie. Scène d'affrontements et de conquêtes, de déchirements et de tragédies depuis plus de deux siècles, elle est aussi un lieu d'échange et de fraternité entre deux populations, mexicaine et américaine.Le cinéma fut le premier, à défaut d'être le plus fidèle, témoin de ces drames et de ces joies. De John Ford à Alejandro Iñarritu, de Sam Peckinpah à Sergio Leone, en passant par Richard Brooks, StevenSoderbergh ou Denis Villeneuve, on ne compte plus les cinéastes qui y ont posé leur caméra pour des films toujours intenses
Le Mississippi n’est pas qu’un fleuve : c’est une légende musicale, un héritage de sueur, de larmes et de résistance. Esther Heboyan y mêle récits de voyage et histoire vivante, sur les pas de Robert Johnson, Bessie Smith et B.B. King.
À quoi tient notre fascination pour les aéroports ? Au voyage bien sûr, à l'ailleurs vers lequel on part. Aux séparations douloureuses et aux retrouvailles joyeuses aussi, dont ils sont les théâtres. Aux hommes et aux femmes venus du monde entier qui s'y croisent. Aux intrigues qui s'y nouent ou aux drames qui s'y jouent. Le cinéma s'est, bien sûr, emparé de ces lieux hors du temps. Avec humour, tendresse, légèreté ou gravité. Jean-Luc Godard, Federico Fellini, Sam Mendes, Quentin Tarantino, Woody Allen, Clint Eastwood, Pedro Almodóvar, Cédric Klapisch, Michel Hazanavicius, Pascale Ferran, entre autres, y ont posé leurs caméras.
Félix Fénéon (1861-1944), anarchiste, journaliste, directeur de revues, grand collectionneur, fut un acteur essentiel du monde artistique du début du 20e siècle et a été l'un des premiers à révéler la richesse des arts extra-occidentaux. Il publie en 1920, dans le Bulletin de la Vie Artistique, une grande enquête sur les « arts lointains » qui, sous le titre « Seront-ils admis au Louvre ? », rassemble vingt témoignages de spécialistes de l'époque. Cette enquête, dont le vocabulaire très daté choque aujourd'hui, est considérée comme l'une des premières initiatives ayant conduit à la création du musée du quai Branly-Jacques Chirac donnant un véritable statut aux arts premiers.
C'est à Montmartre, colline mythique qui a inspiré tant de cinéastes, que nous conduit ce nouveau Ciné voyage. Les noms de Jean Renoir, de François Truffaut, de Jean-Pierre Jeunet et de Karim Dridi, comme ceux de Vincente Minnelli, de John Huston et de Woody Allen, y sont attachés. Les uns pour en avoir fait revivre les grands moments, les autres pour avoir témoigné de la vie si particulière qui irrigue ce quartier, d'autres encore pour nous y inviter au rêve. Tous en sont, manifestement, tombés amoureux... Jean-Max Méjean, enseignant et critique de cinéma, est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur Fellini, Almodóvar, Kusturica et Woody Allen.Jean-François Pioud-Bert, diplômé de l' École Louis-Lumière, est membre de l'Association Française de Recherche sur l' Histoire du Cinéma. Il a participé à la rédaction du catalogue de l'exposition Montmartre, décor de cinéma, organisée en 2017.
Découvrez la Chine impériale à travers ses chansons populaires, traduites et commentées par un grand sinologue. Ce recueil vibrant, illustré et accessible, donne voix aux joies, aux peines et aux rêves d’un peuple, du IIe au XVIIIe siècle.
C'est dans ces notes, brèves et incisives, tirées des Carnets rédigés par Antoni Gaudí (1852 - 1926) alors qu'il n'avait pas trente ans, que se trouvent les principes essentiels qui ont nourri son oeuvre et sa vie.Elles révèlent la parfaite connaissance et la totale maîtrise qu'avait l'architecte catalan des techniques dans tous les domaines (architecture, sculpture, céramique, verrerie, ferronnerie, etc.) et son apport essentiel à l'art moderne. On y découvre aussi la philosophie de cet homme ascétique et religieux, hanté par la mort, qui puise son inspiration dans la nature et pour qui la beauté doit habiter, comme une transcendance, les moindres aspects de notre quotidien.
Sa peinture provocante, aux thèmes souvent déroutants, au plus près de la représentation du quotidien, étonne par ses cadrages modernes, ses tonalités sombres et imprévisibles, comme par ses formes indéfinies d'où se dégage une atmosphère puissante qui saisit et intrigue. Scènes de music-hall et de théâtre vues depuis les coulisses ou à travers les regards des spectateurs, nus aux poses dérangeantes, drames familiaux dans des intérieurs miséreux : les oeuvres de Walter Sickert (1860-1942) firent scandale à l'époque. Elles continuent, aujourd'hui, de surprendre.Walter Sickert, artiste anglais encore méconnu en France, fut pourtant déterminant et inspirant pour de nombreux artistes du 20e siècle, notamment Francis Bacon et Lucian Freud.
1880, New York : Sarah Bernhardt débarque et embrase l’Amérique. Entre adulation et scandale, La Parisienne sulfureuse révèle les coulisses explosifs de cette tournée mythique, vus par sa rivale Marie Colombier.