Editions Plaisir de Lire
Deux fillettes se cachent dans les buissons pour épier une voisine, une femme rousse qu'elles admirent. Devenues adultes, l'une des soeurs reste tourmentée par cette scène. Pourquoi cette vieille histoire la hante encore ? Les souvenirs d'enfance n'ont rien d'anodin. Ils peuvent nous poursuivre toute une vie.
Un téléphone qui sonne sans que personne ne décroche. Arthur décide de prendre un vol Paris-Los Angeles afin de découvrir pourquoi sa fille a mystérieusement coupé le contact. Arrivé sur place, ses mauvais pressentiments paternels ne feront que s'accentuer au fur et à mesure que les heures passent dans un Los Angeles ravagé par de violents incendies. À quelques kilomètres de là, dans la section portés disparus du FBI, l'agent spécial Cohle reçoit la visite d'une femme dont les sollicitations vont bientôt le faire replonger dans la partie la plus sombre de sa carrière. Sur fond de brasier qui enflamme la ville, de trafics tentaculaires de gangs insaisissables, de disparitions et d'intrigues mystérieuses, Arthur et les agents Cohle et Fitzgerald vont mener leurs recherches en ayant sans cesse l'impression que la vérité leur échappe. Un haletant contre-la-montre dont le suspense reste entier de la première à la dernière page.
Basé sur des faits réels, le roman revisite un des braquages les plus importants de ces dernières années en Suisse. L'affaire n'a jamais été élucidée et l'équipe en charge de l'enquête à l'époque était dirigée par l'auteur du livre, Yves Paudex. Tout commence un mercredi 11 décembre 1996, à 23h30. L'Intercity Saint-Gall Genève subit une attaque à main armée en pleine campagne, dans le Lavaux. Quelques 26 sacs postaux sont dérobés, les voleurs parviennent à s'enfuir avec un butin estimé à plusieurs millions. L'inspecteur Valentin mène l'enquête, va-t-il réussir cette fois à élucider l'affaire?
Le pacte entre le Diable et un soldat de retour de la guerre... Un soldat revient de guerre, et se distrait en jouant du violon. Lorsqu'il rencontre le Diable dans la personne d'un vieillard, sa destinée bascule. Que choisir: la richesse, l'âme, le pouvoir, l'art ? Son violon devient un symbole de l'âme et une monnaie d'échange pour accéder à la richesse ou encore à l'amour, quand la princesse tombe malade et que le roi la promet en mariage à celui qui saura la guérir. Après de multiples rencontres avec le Diable, le soldat saura-t-il résister au désir de liberté et d'inconnu et se garder de tomber du côté des ténèbres ? Cette histoire emprunte au mythe de Faust où, comme dans la légende d'Orphée, la musique a droit de vie ou de mort. L'Histoire du soldat, issue d'un conte populaire russe, est publiée à l'occasion du centenaire de l'oeuvre écrite par Ramuz et mise en musique par Stravinsky. Cet ouvrage comprend une seconde partie composée d'un appareil critique écrit par Georges Schürch, Alain Rochat et Philippe Girard. Découvrez ou redécouvrez cette oeuvre issue d'un conte populaire russe, écrite par Ramuz et mis en musique par Stravinsky ! EXTRAIT Rideau fermé, lecteur à droite (côté cour), orchestre à gauche (côté jardin). Le lecteur entre et s'assied, ouvre son livre, en lisant : Nous allons représenter devant vous l'Histoire du soldat, texte de C. F. Ramuz, musique d'Igor Stravinsky, décors de René Auberjonois. Dès qu'il a fini cette présentation, la musique commence. Musique, Airs de marche. LE LECTEUR, pendant la musique. Entre Denges et Denezy, Un soldat qui rentre au pays... Quinze jours de congé qu'il a, Marche depuis longtemps déjà... A marché, a beaucoup marché, S'impatiente d'arriver Parce qu'il a beaucoup marché. À PROPOS DE L'AUTEUR Charles Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878 et mort à Pully le 23 mai 1947. Son oeuvre comprend romans, essais et poèmes. Il est un auteur phare des Éditions Plaisir de Lire qui publient avec l'Histoire du soldat 25 de ses oeuvres.
Dolores, jeune universitaire, décide de situer sa recherche en littérature dans un lieu peu commun : le milieu carcéral. Que peuvent apporter les livres aux détenus ? Quel est le pouvoir des mots ? Elle débute des entretiens avec des prisonniers, réticents, et se lie particulièrement à l'un d'entre eux : Joram. À travers ses comptes rendus des lectures effectuées et de lettres qu'il écrit, Dolores saisit des bribes d'un passé trouble. Elle mène alors sa petite enquête pour en savoir plus et ce qu'elle découvre est stupéfiant et inattendu. Elle, qui a toujours mené une existence si linéaire et convenue, plonge dans l'univers des existences fragmentées de ceux que la vie n'a pas ménagés et en ressort profondément changée. Finalement, en voulant amener de nouveaux horizons à des personnes enfermées, Dolores est conduite elle aussi à revoir son système de valeurs.
L'histoire d'une relation mère fille compliquée et pourtant pleine d'amour. L'héroïne, enceinte se souvient de sa propre enfance, puis des dernières années de sa mère, avec le déclin incompréhensible d'un être aimé que l'on pensait indestructible et immortel. Au fil de ses souvenirs, la jeune femme comprend comment elle a pu au final se construire et devenir elle aussi mère. Un récit plein de pudeur, d'émotion et de tendresse.
Deux femmes, seules. Leur rencontre va bouleverser toute leur existence... Lila peine à trouver des équilibres satisfaisants entre son travail de médecin hospitalier, son fils Antoine, âgé de huit ans, et son mari. Marine est une veuve retraitée, dont la vie est une longue attente faite de quiétude ordrée et de silences partagés avec son chat. D'une rencontre fortuite et au fil d'un échange de correspondance, la complicité s'installe entre les deux femmes. Le petit Antoine s'attache aussi à cette dame qui lui fait découvrir ses récits d'antan. Lila et son fils suivront alors les traces d'un passé qui les emmèneront jusqu'aux montagnes des Diablerets. Ces relations harmonieuses seront toutefois ébranlées par la maladie. Au-delà des liens forts qui se sont tissés, Marine et Lila vont devoir s'interroger sur la vie et les choix qu'elle nous impose. Ce roman raconte avec pudeur et sensiblité l'histoire d'une amitié, indéfectible jusque dans la maladie. EXTRAIT La semaine suivante, Lila réalisa que son lèche-vitrines dans le quartier n'était, ce matin-là, pas tant mû par l'intérêt de faire du cabotage commercial que par celui de rencontrer fortuitement Marine. Elle avait à plusieurs reprises pensé à cette dame bien comme il faut avec laquelle elle avait échangé rires et anecdotes le mercredi précédent. Elle prit conscience de son errance à but précis lorsqu'elle se retrouva par un hasard non fortuit devant le bistrot où elles avaient partagé un café trop fort. La terrasse était vide, et Lila se dit, que, tant pis, ce serait pour une autre fois. Au moment où elle s'apprêtait à poursuivre son chemin, elle vit une femme derrière la vitre avec un sourire joyeux qui lui fit un petit signe. Marine était assise près d'une fenêtre et avait l'air de l'attendre. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Abigail Seran, une Suissesse qui signe là son premier roman, y livre un récit vivant et émouvant, dont l'écriture témoigne d'un certain amour des mots. - Les Lettres et les Arts Une incursion délicate et pleine de tendresse dans le monde impitoyable des greffes - et donc du don d'organes. -Marie-Claire Suisse Une histoire simple que nous pourrions tous vivre un jour. Un style qui se resserre au fil des pages. Le verbe juste et le mot précis. Une tension forte qui prend le lecteur. Un ouvrage qui nous livre une auteure à la fois forte et fragile, sensible et déterminée, aimante des siens. GD, La Feuille de Bourg-en-Lavaux À PROPOS DE L'AUTEUR D'origine valaisanne, Abigail Seran a passé son enfance à Monthey. Elle habite depuis quinze ans dans le Canton de Vaud, en Lavaux. Après des études de droit, elle a travaillé dans le monde bancaire. Poursuivant ses activités de conseils, elle assume également une charge d'enseignement. Elle est l'auteure de Marine et Lila et Une Maison Jaune aux Éditions Plaisir de Lire et des Chroniques d'une maman ordinaire, aux Éditions Favre.
Sous le toit d'une maison jaune, trois destins féminins s'entremêlent... Un jour, Charlotte découvre dans la maison de maître où elle a récemment emménagé avec sa mère des petits papiers écrits bien des années auparavant. Curieuse, elle décide de remonter la trace de ces mots. Il s'avère qu'entre ces murs, deux autres adolescentes ont vécu avant elle : Léonie, issue d'une famille de notables de l'entre-deux-guerres et Pia, émigrée italienne dans les années cinquante. Chacune d'entre elles fera un bout de chemin dans cette maison qui aurait dû être jaune avec des destins bien différents. Pia, Charlotte et Léonie, trois univers entrelacés à ce moment de la vie si particulier qu'est le passage à l'âge adulte. D'une écriture pleine de justesse et de retenue, l'auteure nous fait traverser le vingtième siècle, au gré des doutes, des espoirs et des certitudes de ses héroïnes. Une histoire au suspense savamment tissé qui pourrait bien dévoiler que cette demeure n'est pas le seul point commun de ces jeunes filles. Le portrait de trois jeunes femmes du XXe siècle, si différentes et si semblables. EXTRAIT - Jaune. En voilà une idée ridicule. Vous me peindrez cette maison en blanc. Je tournai, incrédule, mon visage vers ma mère. Je voulus rappeler à mon père que, contrairement à ce qu'il venait d'asséner, il lui avait promis qu'elle pourrait en choisir la couleur. Elle dut pressentir ma réaction, attrapa ma main, la serra au point que mes phalanges furent douloureuses. Ses yeux baissés m'imposèrent le silence. Il remonta dans la Pic-Pic et démarra sans même un regard. Cette futilité réglée, il pouvait retourner à des affaires sérieuses. Nous rentrerions donc à pied, malgré le vent, malgré le froid. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE [L'] écriture [d'Abigail Seran], douce et décidée, comme ses héroïnes, nous facilite la lecture et permet de se consacrer pleinement à laisser vaguer notre esprit au fil d'époques que l'on aurait aimé connaître. - Desiddhartaabaudelaire, Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR D'origine valaisanne, Abigail Seran a passé son enfance à Monthey. Elle habite depuis quinze ans dans le Canton de Vaud, en Lavaux. Après des études de droit, elle a travaillé dans le monde bancaire. Poursuivant ses activités de conseils, elle assume également une charge d'enseignement. Elle est l'auteure de Marine et Lila et Une Maison Jaune aux Éditions Plaisir de Lire et des Chroniques d'une maman ordinaire, aux Éditions Favre.
Par amitié pour Jeanne, auteure impétueuse et charismatique, Claire se voit contrainte d'accepter au pied levé une mission à laquelle rien ne la prédispose : animer un atelier d'écriture. Vaincue par les arguments de Jeanne, elle se résout à l'idée, persuadée qu'elle n'aura à traiter qu'avec deux participantes. C'est sans compter l'arrivée d'un fâcheux. La situation échappe alors rapidement au contrôle de Claire. Dans un huis clos sis au coeur de la campagne vaudoise, les personnages se voient embarqués bien au-delà de ce qu'ils avaient imaginé, dans un kaléidoscopique jeu de cache-cache, ballotés, malmenés, tiraillés entre le désir de dire et celui de taire, emportés aux frontières de la fiction par l'imprévisible élan de la parole.
Juillet 1994. Sarah, jeune Suisse romande douce et rêveuse, séjourne à Cambridge dans le but de perfectionner son anglais. Cette parenthèse loin du cocon familial prend rapidement des airs de liberté. Jusqu'au jour où elle rencontre Ian, étudiant charismatique avec lequel elle entame une relation intense. Sans se douter que leur histoire prendra bientôt une tournure sinistre... Juin 2007. John est professeur de littérature à l'Université de Lausanne. Comme pour Sarah treize ans plus tôt, une rencontre inattendue vient bouleverser son existence bien réglée. Elle ravive également les souvenirs d'une jeunesse emplie de terreur et de mépris. Saura-t-il réagir à temps pour reprendre le contrôle de sa vie ? De Cambridge à Lausanne en passant par le lac de Joux, ce thriller haletant explore les recoins les plus sombres de l'âme humaine, invoquant le Paradis perdu de Milton. Le passé et le présent entrent en résonance, dessinant une interrogation lancinante : les monstres engendrent-ils des monstres ?
Prix de la SOCIETE DES ECRIVAINS VALAISANS 2019 Existe-t-il une réalité différente de la nôtre, qui échappe à certains mais se révèle à d'autres ? Les protagonistes des histoires composant cet ouvrage vivent tous une rencontre entre rêve et réalité, de celles qui nous laissent à penser qu'il existe un univers de tous les possibles où deux âmes peuvent se rencontrer et s'unir pour l'éternité. Ces rencontres sont étranges, saisissantes, aussi bien dans l'extraordinaire que dans la banalité de la vie. Elles illustrent de façon kaléidoscopique la palette des sentiments humains: ceux qui retiennent ici-bas les êtres par-delà la mort, ou au contraire les rappellent à elle, ceux qui poussent à la vengeance malgré tout, au sacrifice, à commettre des folies, ceux qui manipulent des vies à leur guise, sans ménagement, ceux qui se présentent au moment où l'on s'y attend le moins. La plume de l'auteure dépeint admirablement la complexité de la rencontre humaine et les entrelacs des sentiments et des chemins parcourus. À PROPOS DE L'AUTEUR Manuela Gay-Crosier est une auteure valaisanne passionnée par l'histoire. Son domaine de prédilection est la romance historique. Elle tente de garder une base historique pour créer des fictions. Elle vit dans un petit hameau isolé. Ce cadre idyllique est propice à la création littéraire et picturale. L'écriture et la peinture sont donc de vieux rêves qu'elle concrétise désormais. Manuela Gay-Crosier a publié plusieurs romans aux Éditions Plaisir de Lire : Mon coeur dans la montagne - 2017 - Grand prix du livre de montagne FIFAD 2018 Baiser de glace - 2019 - Prix SEV 2019
Dans un village suisse de montagne, l’assassinat de Juliette l’épicière à la veille de Noël plonge Jane et ses proches dans une enquête périlleuse.
Prix de la critique du Premio Chiara 2013 Qui ne s'est jamais surpris à imaginer la vie d'une personne croisée dans un train ou sur le quai d'une gare ? Lui, l'homme qui vit dans les trains, n'a nul besoin de recourir à son imagination : il assiste quotidiennement à un chassé-croisé de destins ordinaires. Dans ces rames qui voyagent entre le milieu du xxe et le début du xxiesiècle, ce ne sont pas seulement les années qui défilent, mais aussi les vies. L'apiculteur qui, croyant découvrir un essaim dans un train, y trouve des rescapés d'une tragédie ; l'inspecteur de lignes de chemin de fer qui, en traversant à pied les tunnels, remonte également le temps en faisant une découverte pourtant tout à fait d'actualité ; l'étudiant dont la vie soudain bascule dans une sombre affaire de drogue en croisant simplement une belle fille ; et tant d'autres. Ici, le train devient frontière entre présent et passé, entre réalité et souvenirs. Comme fil rouge de ce récit, le vagabond, qui prend le train, jour après jour, et observe ces destinées. La sienne est inextricablement liée au train. À deux reprises, ce dernier le conduira vers la mort ; en réchappera-t-il ? Ce livre a reçu le prix de la critique du Premio Chiara 2013, prix littéraire italien le plus prestigieux pour les nouvelles. À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1952 au Lugano, Andrea Gianinazzi a été enseignant, étudiant en philosophie (études terminées en 1980), secrétaire de l'association consommateurs de la Suisse italienne et actif dans la promotion de la santé et de la prévention des dépendances. En 2007 il a publié en Italie son premier roman Domani necessariamente, un thriller philosophique prenant place dans le Milan des années Trente. Il a différents romans dans le tiroir et encore plus dans sa tête. En 2013, son recueil des nouvelles L'uomo che vive sui treniobtient le prix de la critique dans le cadre du Premio Chiara : la plus grande reconnaissance italienne pour les nouvelles.
Jeanne est, dès son enfance, confrontée à un monde de misère et de détresse sociale. Née d'une mère sans ressources et d'un père horloger privé de travail car sa vue baisse, elle est ballottée dans une société qui ne se préoccupe guère de ses pauvres. Jeanne aura trois enfants, mais ses conditions de vie sont si désastreuses qu'elle devra se résoudre à les abandonner tour à tour. Malgré de courtes éclaircies de bonheur, en dépit de quelques amitiés sincères et d'un peu de bienveillance, la misère, la maladie, l'impossibilité de sortir de sa condition la condamnent à une lutte sans fin pour une vie plus digne. Telle une page d'histoire, ce récit nous emmène dans la Genève de la fin du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Nous pouvons y suivre les pas des personnages dans la cartographie minutieuse de la ville d'alors, ainsi qu'au long des événements historiques. La vie de Jeanne nous permet de découvrir quelle était la destinée réservée aux femmes et à la classe ouvrière au siècle dernier. Malgré une existence douloureuse, une intense volonté de vivre se déploie au fil de ces pages. À PROPOS DE L'AUTEUR Pierrette Frochaux est née à la Fusterie, à Genève, en 1949. Elle a débuté un apprentissage de libraire chez Naville-Lévrier en 1966, puis devient gérante de la librairie Naville-Prince en 1971. En 1974, elle quitte sa ville natale pour se marier et s'installer à Lausanne. Elle renonce définitivement à la librairie en 1999. Après validation de son expérience professionnelle, elle est engagée comme documentaliste. À 56 ans, elle obtient un second CFC d'assistante en information documentaire et devient archiviste. Elle est aujourd'hui retraitée.
Le récit d'Elise est celui d'un long retour à la vie après avoir vécu l'insoutenable, la perte de l'être aimé. Plus rien n'a de sens sans Yves. Pour tenter de le faire vivre encore, Elise plonge dans ses souvenirs et se laisse flotter. Sous les encouragements du Dr Julian Miles, elle commence une lente convalescence et tente de reprendre pied. Touché par la sauvagerie fragile de la jeune femme, il cherche à la revoir. Un nouvel amour pourrait-il sauver Elise d'elle-même ? Cette question s'insinue au fil des pages, et tient le lecteur en haleine dans une atmosphère dense. Les voix de Julian et d'Elise alternent, se complètent, se trahissent parfois, pour dire la douleur de survivre à un grand amour, le désir de connaître l'autre, et l'appel de la vie. La destinée d'Elise s'écoule, court, de plus en plus vite, nous absorbant totalement dans son histoire. À PROPOS DE L'AUTEUR Née en Suisse, Véronique Timmermans a grandi en Provence. Ses études de sciences l'amènent à un premier travail à Paris, dans une entreprise pharmaceutique, puis à San Francisco, au coeur de la Silicon Valley technologique. Revenue en Europe, elle vit désormais en Suisse, avec son mari et leurs enfants. Elle partage son temps de travail entre la sphère médicale et l'écriture, un appel qu'elle s'est enfin permis d'écouter.
Un hôtel sans clients observe le personnel dont les affres du passé remontent à la surface... L'histoire d'Hôtel prend place sur la côte marocaine, dans une ambiance plutôt étrange. En effet, l'hôtel vide devient le personnage principal, qui observe et juge les effets de l'ennui sur le personnel et le nouveau directeur de l'établissement. La chaleur est exténuante, les clients rares et, dans cet espèce de huis-clos, l'oisiveté devient peu à peu très pesante. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que le passé des personnages remonte à la surface. Et comme le dit si bien Rafik ben Salah dans sa préface, « de tout cela s'exhale une espèce d'absurdité qui n'est pas sans rappeler l'atmosphère de L'Etranger de Camus (...) sous le même soleil que celui d'Alger, dans cette atmosphère lourde où tout fait tache par manque d'harmonie, par absence de perspective de vie. » Mais soudain, c'est l'effervescence.... et l'inimaginable se produit. Un dénouement que même le lecteur averti n'aurait pu envisager. Découvrez ce huis-clos où l'hôtel est le héros et où se mêlent étrangeté et absurde, dans le Maroc des années 1930. EXTRAIT Le père Lang, donc, entre et sort dix fois. Réveillée et se tournant dans son lit, Mademoiselle Frida Walter bougonne : Ce qu'il est agaçant ! on croirait tout le temps qu'il y a des cambrioleurs, il finira par les attirer. Il est minuit, une heure, deux heures, il marche en se garant des trous à palmiers, il marche mais ne maigrit pas, à cause de cette voracité d'ogre, et malgré son inflation du coeur. Son approche fait fuir les lapins en balade hors des claies de roseaux. Il prétend ne pas pouvoir dormir. Dans sa poitrine, il perçoit un battement comme celui d'un marteau sur un matelas et il faut qu'il se lève. Mais à cinq heures, recouché, il peut enfin se reposer jusqu'à sept, après avoir couvé l'hôtel de sa protection paternelle. Grâce à Dieu, il lui est aisé d'en faire le tour, car il est isolé, du bled de trois côtés, en face l'immensité. Somme toute l'hôtel a l'air de ne pas savoir pourquoi il est là sinon pour contrarier, jusqu'à ce qu'il en perde le sens, le bonhomme qui l'a édifié. Car c'est devenu une obsession et, dans leur inaction, tous les hommes finissent par observer l'obsédé et par craindre une algarade. À PROPOS DE L'AUTEUR Française, née à Arras en 1872, Marguerite Burnat-Provins accomplit des études de beaux-arts à Paris. A la suite de son mariage avec l'architecte veveysan Adolphe Burnat, elle ouvre une boutique d'art décoratif à Vevey puis travaille et expose dans son atelier à La Tour-de-Peilz. En 1898, elle découvre le Valais grâce à Ernest Biéler et rejoint les peintres de l'Ecole de Savièse. Elle se met à écrire, et illustre souvent ses livres elle-même. C'est en Valais qu'elle rencontre Paul de Kalbermatten, qui va bouleverser sa vie. Ses nombreux déplacements, de grandes épreuves et des ruptures douloureuses vont faire naître en elle des hallucinations qu'elle jette sur le papier ou la toile. Elle mourra à Grasse à l'âge de huitante ans. On peut voir ses oeuvres à la Collection de l'Art Brut à Lausanne et au Musée des Beaux-Arts de Sion.
Un recueil de nouvelles humoristiques sur nos préjugés. Nos préconçus nous rassurent. Forts de cet appui, nous pouvons évoluer dans un univers simplifié et prévisible. Statuts sociaux, règles de conduite, jugements à l'emporte-pièce, autant de codes auxquels nous adhérons, souvent sans les remettre en question. Les quinze nouvelles de ce recueil visitent avec une pincée de moquerie ou un zeste de douceur cette lecture que chacun de nous fait du monde, amalgame d'a priori susceptible de basculer en un instant... pour un rien... Le regard acéré d'Hélène Dormond invite le lecteur, à travers ses récits espiègles, à questionner les comportements et représentations des personnages de chacun de ces courts textes au gré de délicieuses boutades qui nous emmènent loin des sentiers battus. Laissez-vous emporter dans ce recueil de quinze nouvelles à l'humour espiègle et partez à la découverte de personnages qui nous ressemblent et qui nous emmenènent loin des sentiers battus. EXTRAIT DE L'honneur est dans le pré Ils étaient deux copains, accoudés au comptoir de la buvette du FC Péry-Reuchenette. Un grand brun frisé, au nez et à la pomme d'Adam protubérants, et un petit rouquin agité. Ce dernier plaidait avec l'ardeur du condamné à mort. - Kevin, t'es pas sérieux ! C'est pas une destination de vacances, ça ! Propose-moi du rêve. Je sais pas moi... La Thaïlande ou le Sri Lanka, par exemple. Là je suis tout de suite partant. Mais l'autre hochait négativement la tête, fermement accroché à son idée. - M'intéresse pas. Moi ce que je veux, c'est retourner aux sources. Tu connais même pas ton pays, mais tu veux aller à l'autre bout du monde, c'est dingue, ça ! - Mais le Grütli, franchement Kevin ! C'est pas sexy, le Grütli. - C'est le mythe fondateur ! Je veux y passer au moins une fois le premier août. Comment tu peux ne pas piger ça ? Sans surprise, Kevin Futton était parti seul. Il n'en était pas mécontent. Ses vacances, il se les ferait sur mesure, à la fois relaxantes et sportives puisqu'il avait décidé de faire le trajet à vélo, son sac sur le dos. Cent cinquante kilomètres, deux mille trois cents mètres de dénivelé. En deux étapes, il en avait les moyens physiques. Au retour, il ferait halte à Lucerne, pour visiter les incontournables : le pont en bois, le musée des transports, le Pilatus. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ces nouvelles, souvent cruelles pour les protagonistes, sont pourtant plaisantes à lire et suscitent volontiers l'hilarité du lecteur, sans doute parce que les situations sont caricaturales et les personnages extravagants: ne rit-on pas toujours - c'est humain - de quelque chose d'inhabituel ou de travers, ou paradoxes, de ses semblables? - Francis Richard, Le blog de Francis Richard À PROPOS DE L'AUTEUR Animée depuis toujours par la soif de communiquer, Hélène Dormond a appris à parler avant d'acquérir la marche. Une vingtaine d'années plus tard, elle terminait des études de psychologie. A travers la serrure de son travail dans le social, elle pose un regard souvent amusé, parfois désenchanté, sur notre microcosme et ses protagonistes. La fièvre de l'écriture l'a prise au printemps 2009. Depuis lors, plusieurs de ses textes ont été publiés dans des recueils collectifs. En 2016, elle publie aux Editions Plaisir de Lire son premier roman,Liberté conditionnelle.
Nina part à la recherche de l'histoire de sa grand-mère, femme artiste dans les années 1930. Nina, une jeune Lausannoise, décide de partir à la recherche de l'histoire de sa grand-mère mythique qu'elle n'a pas connue, Olga, peintre de talent, mystérieusement disparue. Elle plonge alors dans le quotidien d'une famille de cheminots communistes dans le Renens des années 1930-1940, traverse la guerre froide dans les rangs du POP vaudois, découvre les courants picturaux de l'époque. La trajectoire hors normes de cette grand-mère raconte à sa petite-fille la difficulté de s'accomplir pour une artiste femme, le conflit possible entre le militantisme, les loyautés familiales et la création. Nina, qui vit dans un milieu alternatif lausannois contemporain végane, se confronte à une autre génération, d'autres engagements, tout en déchiffrant une filiation surprenante. Les passions politiques, créatives et sentimentales des deux femmes, parfois en rupture avec les loyautés familiales, les entraînent dans des aventures inattendues... Chacune à sa manière, elles conquièrent la liberté d'être elles-mêmes en dépit des revers, des doutes et surtout des modèles. Découvrez l'histoire de Nina et de sa grand-mère Olga, deux femmes engagées en quête de liberté ! EXTRAIT Dans la cuisine, Nina déchausse Doris. Rien de grave apparemment, des contusions. Doris lui indique le tiroir où elle range sa pommade à l'arnica. La jeune fille lui masse légèrement le pied, puis, avec précaution, son propre coude et son bras douloureux. Là-dessus, une généreuse rasade de Chasse-Spleen, que Doris leur verse en tremblant toujours. - Il va m'en falloir plus qu'un verre pour me remettre. Va faire une radio, si ton bras gonfle. - Promis. Et toi, surveille ton pied. - Bien sûr. Dis-moi, tu penses... porter plainte ? - Contre qui ? Le problème, ça m'ennuie à cause de DarkV. Je ne sais pas si tu as vu, ils viennent d'euthanasier un chien qui avait mordu un passant. Il a quasiment eu un procès, le chien. Je ne sais pas si DarkV l'a seulement menacé ou aussi mordu, ce type. J'espère qu'il l'a hypermordu. Dis-donc, tu aurais des biscuits, ou même du chocolat, ce chien-chien y a droit ce soir, je trouve. À PROPOS DE L'AUTEUR Annik Mahaim, romancière et nouvelliste, vit au Mont-sur-Lausanne. Elle a emprunté de multiples chemins d'écriture, chanson, textes pour la scène, journalisme, radio, publications historiques. Lauréate du prix Bibliomedia 1991, Sélection Lettres Frontières 1995. Elle se consacre actuellement à l'animation d'ateliers d'écriture et au suivi d'auteur-e-s, tout en poursuivant son oeuvre de fiction.
Un recueil de nouvelles originales et surprenantes où se mêlent humour, errance, nouveauté et sentiments. Un haricot violet rêvant d'une citrouille. Une enfant roumaine au pays des Helvètes. Un chef d'état qui devient végétarien. L'errance d'un homme après l'attentat au Bataclan. Une étreinte dans un igloo. Une petite ville qui lit comme on respire. Et tant d'autres histoires. Des tranches de vie qui, tel un kaléidoscope, dessinent les contours d'un monde ni blanc ni noir, mais joyeusement composite. 35 nouvelles : des aigres-douces, des amoureuses, des crépusculaires, des existentielles, des gourmandes, des végétales. À déguster selon ses envies. Laissez-vous surprendre par ces trente-cinq courtes nouvelles, comme autant de tranches de vies qui nous sont racontées. EXTRAIT DE Réouverture Attaque sur la ville. Je marche dans la nuit, dans le vide, fatigué, usé. Je crie pour tuer l'accident dans ma tête. Je veux une chaise, je veux avant. J'ai froid. Je pense à ma femme, aux enfants. Mes chers petits. Arriver à la maison, ouvrir la porte. Les embrasser. Jouer avec eux, manger, boire, rire autour de la table. Mes mains dans les leurs. Parents nus, familles sans pied, véhicules en feu, pleurs, peurs dans les yeux. Images volées d'un spectacle noir, d'un monde en panne. Pas un nez qui bouge, pas un vieux dehors, pas un jeune à toucher, pas un homme, pas un animal, ni plumes, ni poils, même pas un insecte. Juste moi, froid comme un caillou, seul, cassé, perdu. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Toutes ces nouvelles montrent la diversité des centres d'intérêts de Cornélia de Preux. L'ensemble de ces histoires constitue un monde à facettes, un monde bien à elle, de par sa vision des êtres et des choses (souvent symboliques), un monde tout en nuances, où le bien et le mal se côtoient, comme dans la vraie vie, sans qu'il soit possible de dire jamais que l'un aura raison de l'autre... - Francis Richard, Le blog de Francis Richard L'auteure, Cornélia de Preux, nous conte avec justesse des morceaux d'histoires humaines, comme autant de couleurs couchées sur le rouleau de nos vies. - Marylène Rittiner, Weblitterra À PROPOS DE L'AUTEUR Corne´lia Mu¨hlberger de Preux est ne´e a` Vienne en 1959. Après avoir grandi à la montagne, en Valais, elle a étudié les lettres à l'université de Genève. Elle collabore à différents organismes en tant que journaliste spécialisée dans l'environnement et est également traductrice. Après ses deux romans, L'Aquarium et Le chant du biloba, publiés aux Editions Plaisir de Lire, Cornélia de Preux signe aujourd'hui son premier recueil de nouvelles.
Sol, élevée au couvent, découvre les premiers émois amoureux et tente de vivre sa vie de femme libre dans les années 1950. Pavane pour l'amour manqué, publié la première fois en 1954 aux Editions Rencontre suivi de Couleur de sable, roman inédit publié pour la première fois aux Editions Plaisir de Lire en 2018. Sol, jeune femme sortant tout juste du couvent où elle a été éduquée, loge chez les Malléra, à qui son père se trouvant à l'étranger l'a confiée. Afin de conquérir un jeune homme, elle danse sa pavane. Celle-ci est racontée à la première personne, et on suit la narratrice au long de ses rêves, désirs et aspirations. Dans la seconde partie de ce tableau romanesque, Sol vit désormais seule, et on découvre la vie intime d'une femme indépendante dans les années 1950. Les thèmes de prédilection de Suzanne Delacoste transparaissent dans ces deux romans : les difficultés liées à la mutation de la condition des femmes ; la façon dont, décidées à échapper aux normes patriarcales et à la domination masculine, ses héroïnes bravent les convenances et suivent leurs désirs sans atteindre pour autant la sérénité ou le bonheur ; le décalage entre les aspirations individuelles et une réalité sociale hostile. Son univers fictionnel s'inscrit fortement dans la modernité littéraire des années 1950. Découvrez ou redécouvrez la première partie de ce roman d'amour, et laissez-vous emporter par la suite de ce tableau romanesque de la vie intime d'une femme dans les années 1950. EXTRAIT DE Pavane pour l'amour manqué Mon compagnon me paraissait plus âgé que moi. En réalité, il était surtout plus mûr, ayant commencé très tôt à aimer les femmes. Il m'écoutait bavarder et quand je faisais une réflexion qu'il trouvait amusante, la brume de son visage se dissipait. À d'autres moments il m'interrogeait sur le couvent. Déjà je devais faire effort pour me rappeler certains détails de cette vie révolue. J'eus du succès en racontant que Berthe Davers avait dit à voix haute, dans le silence du dortoir : « Mon Dieu, je suis indigne d'être religieuse. » On avait beaucoup discuté cette parole historique, le lendemain, les unes prétendant que Berthe avait feint de dormir. « Et vous, quelle était votre opinion ? » demanda Gilles. Je dis que ça m'avait laissée indifférente et qu'à cette époque peu de choses m'importaient en dehors des dangers que courait mon père sous les tropiques, des leçons à apprendre et de la peur de l'enfer. « Et maintenant ? » insista-t-il. Je trouvai trop difficile d'expliquer que je n'étais plus sourde, ni aveugle, ni sans désirs, que je savais respirer les tulipes, voir fuir l'eau du canal et que j'avais envie qu'il me reprît dans ses bras. À PROPOS DE L'AUTEUR Après une enfance au Brésil, un retour en Suisse, puis des études de Lettres à Paris et à Fribourg, Suzanne Delacoste (1913-1963) a déployé, en dépit d'une maladie congénitale invalidante, une déconde activité de journaliste, de nouvelliste et de chroniqueuse dans divers périodiques suisses et à la radio. Elle a publié 3 romans : Les jardins clos (1945), Fédora et la solitude (1948) et Pavane pour l'amour manqué (1954). Couleur de sable est la suite inédite de ce dernier.
L'amour qui se plaît à unir les contraires jette l'un vers l'autre Aline, la sage jeune fille, et Julien Damon, le coq du village.> Elle vient d'une famille modeste, il est le fils de paysans riches. Elle vit une véritable idylle, il ne cherche qu'à apaiser sa faim. De l'histoire d'une jeune fille séduite par un coq de village et abandonnée lorsqu'elle est enceinte, Charles-Ferdinand Ramuz a réalisé un véritable petit chef-d'oeuvre, où la présence de la mort s'oppose à la force vitale de la nature. Publié pour la première fois en 1905, juste après la rédaction des Notes du Louvre (hiver 1902-1903) et l'édition du Petit Village (1903), Aline est le premier roman de Charles-Ferdinand Ramuz. Postface de Stéphane Pétermann du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR) Ramuz s'affirme, dès ce roman de jeunesse, comme le peintre magistral des plus humbles registres du coeur. EXTRAIT Lorsque Julien passait prè?s des buissons, les moineaux s'envolaient de dedans tous ensemble, comme quand une pierre ?éclate. Il allait tranquillement, ayant chaud, et aussi parce que son humeur ?tait de ne pas se presser. Il fumait un bout de cigare et laissait sa t?ête pendre entre ses ?épaules carr?ées. Parfois, il s'arr?êtait sous un arbre ; alors l'ombre entrait par sa chemise ouverte ; relevant son chapeau, il s'essuyait le front avec le bras. Puis il se remettait en chemin, sortant de l'ombre, et sa faux au soleil brillait comme une flamme. Il reprenait sa marche d'un pas ?égal. Il ne regardait pas autour de lui, connaissant toute chose et jusqu'aux pierres du chemin dans cette campagne o?ù rien ne change, sinon les saisons qui s'y marquent par les foins qui m?ûrissent ou les feuilles qui tombent. Il songeait seulement que le d?îner devait ?être prê?t et qu'il avait faim. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Quelle oeuvre merveilleuse par sa concision et la qualité de son chant ! Une oeuvre capable de défier le temps. - Blog Le fleuve Littérature Un roman plein de finesse et de poésie qui commence avec légèreté et finit en drame. [...] J'ai été saisi par la puissance évocatrice, la poésie et la finesse de ce roman, surtout en songeant qu'il s'agit du premier de cet écrivain exceptionnel. - Jeanlebleu, Critiques libres À PROPOS DE L'AUTEUR Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.
Derborence est un beau pâturage vert, peuplé pendant l'été de troupeaux et de bergers...?? Mais cette nuit-là, le 22 juin, un pan du massif des Diablerets s'est effondré sur les hommes et les bêtes, transformant le site en un paysage de désolation.? Lorsque Antoine, le seul rescapé, réapparaît sept semaines plus tard, les habitants du village le prennent pour une âme égarée: poussé par le diable, vient-il rechercher des vivants? Retournera-t-il auprès des morts ou se laissera-t-il convaincre par sa jeune épouse de revenir à la vie? Derborence, oeuvre de maturité et roman le plus populaire de Charles-Ferdinand Ramuz, a été écrit en 1934. Postface de Stéphane Pétermann du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR). Découvrez cette histoire merveilleuse qui retrace les relations entre l'homme et la montagne. EXTRAIT Il tenait de la main droite une espèce de long bâton noirci du bout qu'il enfonçait par moment dans le feu ; l'autre main reposait sur sa cuisse gauche. C'était le vingt-deux juin, vers les neuf heures du soir. Il faisait monter du feu avec son bâton des étincelles ; elles restaient accrochées au mur couvert de suie où elles brillaient comme des étoiles dans un ciel noir. On le voyait mieux alors, un instant, Séraphin, pendant qu'il faisait tenir son tisonnier tranquille ; on voyait mieux également, en face de lui, un autre homme qui était beaucoup plus jeune, et lui aussi était accoudé des deux bras sur ses genoux remontés, la tête en avant. - Eh bien, disait Séraphin, c'est-à-dire le plus vieux, je vois ...ça...Tu t'ennuies. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE La force de ce roman est d'avoir un style à l'image de l'histoire : les deux se soutiennent mutuellement et se mettent en résonance pour un grand plaisir de lecture. Que demander de plus ? - GrandGousierGuérin, Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.
Le récit biographique passionnant d'un faux-monnayeur dans le Valais du XIXe siècle. Joseph-Samuel Farinet a bel et bien existé. Né en 1845 et mort en 1880, ce faux-monnayeur est vite devenu un héros fabuleux. Ce n'est ni le héros de légende, ni le mythe folklorique valaisan, ni même le fait divers en soi, aux allures de roman policier, qui intéressent Charles-Ferdinand Ramuz. Farinet incarne cette liberté que veut célébrer le poète ! Au-dessus du village de Mièges en Valais, Maurice Farinet, fils de contrebandier, fabrique imperturbablement de la fausse monnaie avec de l'or qu'il recueille au sein de la plus haute montagne surplombant son village. Il écoule ses pièces d'or sans peine auprès des gens du pays, tous acquis à sa cause. N'est-ce pas de l'or pur officiellement attesté? Et cette monnaie n'est-elle pas plus fiable que celle du gouvernement? Arrêté à Aoste et condamné à six ans de réclusion, Farinet s'échappe de prison par deux fois et se réfugie toujours plus haut dans ses montagnes où il se croit invincible. Pourtant, malgré la solidarité villageoise, la proposition d'un compromis qui le fera renoncer à son or et l'amour entrevu dans le regard d'une jeune fille, le destin de cet esprit rebelle à toutes les lois humaines semble joué. Postface de Philippe Renaud du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR). L'histoire de Farinet, cet hymne à la liberté, est racontée par l'auteur dans une langue rude, simple, à la respiration haletante, reflétant bien le caractère et la vie des montagnards. EXTRAIT - Oui, a continué Fontana, parce que je dis, moi, que son or est meilleur que celui du gouvernement. Et je dis qu'il a le droit de faire de la fausse monnaie, si elle est plus vraie que la vraie. Est-ce que, ce qui fait la valeur des pièces, c'est les images qui sont dessus, ou quoi ? ces demoiselles, ces femmes nues ou pas nues, les couronnes, les écussons ? Ou bien les inscriptions peut-être ? Ou bien leurs chiffres, disait-il, les chiffres qu'y met le gouvernement ? Les inscriptions, on s'en fout, pas vrai ? et les chiffres aussi, on s'en fout. Ça ne serait pas la première fois que le gouvernement vous tromperait sur la valeur et sur le poids, tout aussi bien qu'un particulier. Demandez seulement à ceux qui s'y connaissent. Le gouvernement vous dit : «Cette pièce valait tant ; eh bien, maintenant elle vaudra tant...» Ça s'est vu, ça peut se revoir. C'est moins honnête que Farinet, les gouvernements, parce qu'à lui, ce qu'on lui paie, c'est en quoi ses pièces sont faites et, à eux, c'est ce qui est dessus... À PROPOS DE L'AUTEUR Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.
C'est l'automne et Claire trouve dans les affaires que sa mère lui a léguées une lettre mystérieuse... Elle fait mention de deux personnes qu'elle n'a jamais connues : Tatiana et Enzo. Intriguée, elle décide de mener l'enquête pour découvrir qui ils sont. Petit à petit, le mystère envahit son quotidien d'habitude si bien rangé et elle part sur les traces de ces deux inconnus, accompagnée d'un archiviste récemment rencontré. Le voyage qu'elle entreprendra la mènera sur les traces d'un passé inconnu qui la forcera à se redécouvrir. De l'Italie à la Suisse, des années 1960 aux années 2000, ce roman entre en résonance avec la réalité de tant de personnes aujourd'hui: le déracinement, la recherche d'un lieu de paix et de travail, l'identité de celles et ceux qui se construisent entre deux lieux, les conflits mais aussi les rapprochements entre des êtres humains qui doivent apprendre, et réapprendre, à vivre ensemble. Ce roman évoque avec délicatesse et intelligence une question terriblement actuelle : celle de l'accueil et de l'intégration des immigrés. EXTRAIT Printemps 1963 Le train amorça son arrivée en gare dans un crissement de rails assourdissant et immobilisa sa carcasse haletante à hauteur du quai, achevant enfin son long voyage dans un gémissement plaintif. À l'intérieur, tous les passagers s'étaient levés et commençaient à se presser contre les fenêtres et vers les portes de sortie. Dans le brouhaha des voix et l'excitation de retrouver enfin l'air frais, Enzo tentait tant bien que mal de rassembler ses affaires. Le jeune homme dut se baisser pour éviter la chaîne de valises qui s'était formée au-dessus des têtes. Telles des fourmis occupées à transporter des brindilles d'un endroit à un autre, les voyageurs s'organisaient pour évacuer les nombreux bagages et personnes, qui finissaient entassés en désordre sur le quai. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un très joli roman, touchant et qui ne laisse pas indifférent. - Fanny Roturier, Librairie Payot L'Enfant du placard est un roman à la fois violent (par le thème de l'immigration et des conditions), tendre (les décisions prises par chacun), un page-turner qu'on ne parvient pas à lâcher dès lors qu'on le commence. - À PROPOS DE L'AUTEUR Née à Morges en 1989, Tiffany Jaquet a réalisé son ambition de toujours : devenir enseignante de langues. Actuellement enseignante de français et d'anglais, elle trouve dans les livres et l'écriture une source privilégiée de détente et d'évasion. L'Enfant du placard est son premier roman.
L'auteure nous entraîne dans le récit d'un amour interdit aux temps de Marie Stuart... Kirsty Dunbar, jeune fille de 17 ans élevée dans la haute société écossaise du XVIe siècle, mène une existence digne de son rang dans les terres du Sutherland. Sa vie va pourtant basculer le jour où elle rencontre Hamish Ross, un fier Highlander en mission pour son clan. L'attirance entre les deux jeunes gens, issus de milieux différents, aura de lourdes conséquences. À la cour, au service de Marie Stuart, Kirsty découvre que le monde de la noblesse, où se mêlent intrigues, complots et trahisons, n'est pas aussi parfait qu'on l'imagine. Au coeur d'une Écosse prise dans la tourmente politique, elle devra alors choisir entre son destin d'héritière et son désir de liberté. Découvrez sans plus tarder le premier épisode de cette saga romanesque ! EXTRAIT Le vent faisait voler mes longs cheveux bruns tandis que je poussais ma jument au galop. J'aimais la vitesse. Il y avait quelque chose de grisant à sentir l'air fouetter mon visage, à laisser mon manteau flotter derrière moi. J'avais ainsi le sentiment d'être libre. Je talonnai ma monture une fois de plus. La beauté de la plaine, avec sa verdure majestueuse, son bord de mer, ses falaises et ses collines ne m'émerveillaient plus guère. Grandir au milieu d'un tel paysage était une chance, mais me faisait aussi parfois oublier sa beauté. Au loin, une voix m'interpella et je consentis à ralentir mon allure. Je fus rejointe par mon amie Tara, fille d'une domestique de mon oncle. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Avec la force épique des meilleurs séries télévisées (du style « Vikings »), le récit nous happe et les péripéties de Kirtsy et Hamish envahissent notre imaginaire. Les six cent quarante pages se dévorent d'une traite et l'on regrette presque que ces personnages doivent nous quitter. - Marie-Sophie Péclard, L'Agenda À mi-chemin entre le roman historique et la saga familiale, un récit qui commence comme un roman d'amour et qui va rapidement dévoiler un souffle épique digne d' « Autant en emporte le vent » de Margaret Michell, car l'écriture, vive et alerte, met en scène, sur un fond historique passionnant, des personnages plus vrais que nature. - Jean-Marc Ertel, Le Nouvelliste À PROPOS DE L'AUTEUR Rachel Zufferey est née en 1986 à Genève. D'origine valaisanne, elle a grandi dans le canton de Neuchâtel après avoir quitté sa ville natale en 1991 avec sa famille. Enfant, elle s'inventait des histoires qu'elle faisait vivre par ses jeux en incitant, à leur insu, les adultes à y prendre part, jusqu'à cette année de 1999, où comme punition scolaire, Rachel doit rendre « quatre pages A4 d'exposé ». Son amour pour l'écriture était né, ce qui lui fit enchaîner les punitions... Passionnée par l'histoire de l'Écosse et la Renaissance, dont ses histoires sont largement inspirées, elle passera plusieurs mois dans ce pays où elle s'enrichira de la culture celte et des mythes et légendes qui parcourent les plaines sauvages des Highlands.
Désormais à la tête d'une famille nombreuse et épanouie, Hamish et Kirsty vont devoir faire face à l'arrivée d'un intrus... Alors qu'Hamish et Kirsty vivaient paisiblement dans le comté de Ross avec leurs enfants, la soudaine apparition d'Henri Buchanan, ancien prétendant de Kirsty, va bouleverser le cours des évènements et mettre l'amour des deux héros à l'épreuve. Des Highlands aux Lowlands, en passant par Édimbourg, la famille se déchire. Dans ce même temps, Alasdair, le fils cadet, doit s'adapter à la dure loi des Highlanders. Au cours d'un périple insensé à travers l'Écosse du XVIe siècle, le jeune homme s'éprend de la douce Neilina, une domestique du clan Cameron. Si l'amour parvient souvent à surmonter les plus grands obstacles, peut-il néanmoins survivre à l'honneur, aux intrigues et aux plus hautes trahisons? Le Fils du Highlander poursuit les aventures de Kirsty, devenue femme et mère dans le premier tome intitulé La Pupille de Sutherland (Plaisir de Lire, 2013). La suite de cette saga, sensible et passionnée, emmène une nouvelle fois les lecteurs dans un souffle puissant au coeur de l'Écosse du XVIe siècle. Le troisième tome est attendu... Découvrez sans plus attendre le deuxième épisode de cette saga romanesque ! EXTRAIT - Que se passe-t-il, Bean Sith ? Malgré les larmes qui coulaient abondamment sur mes joues, je ne pus m'empêcher de sourire à l'évocation de mon surnom. Depuis notre première rencontre, il m'avait nommée ainsi, à cause de mon caractère rebelle aux convenances dans lesquelles je vivais alors. Hamish me serra dans ses bras et passa une main dans mes longs cheveux bruns en m'embrassant tendrement le sommet de la tête. Je me collai contre son torse et laissai mes larmes couler de plus belle. Hamish attendit patiemment que je me calme, puis il me repoussa doucement et me leva le menton pour me faire plonger dans ses superbes yeux bleus. - Pourquoi pleures-tu, ma Bean Sith ? - J'ai reçu une lettre de lady Morag, dis-je faiblement. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ce deuxième tome est vraiment palpitant, on passe de surprises en suspens ! Lorsque l'on referme le livre, on se rend compte que l'auteur a aussi voulu parler de sujets plus sensibles et profonds, car elle y intègre la culpabilité, la difficulté des choix, mais aussi l'homosexualité, ou la maltraitance des femmes. - Bouquiner À PROPOS DE L'AUTEUR Rachel Zufferey est née en 1986 à Genève. D'origine valaisanne, elle a grandi dans le canton de Neuchâtel après avoir quitté sa ville natale en 1991 avec sa famille. Enfant, elle s'inventait des histoires qu'elle faisait vivre par ses jeux en incitant, à leur insu, les adultes à y prendre part, jusqu'à cette année de 1999, où comme punition scolaire, Rachel doit rendre « quatre pages A4 d'exposé ». Son amour pour l'écriture était né, ce qui lui fit enchaîner les punitions... Passionnée par l'histoire de l'Écosse et la Renaissance, dont ses histoires sont largement inspirées, elle passera plusieurs mois dans ce pays où elle s'enrichira de la culture celte et des mythes et légendes qui parcourent les plaines sauvages des Highlands.
Injustement accusé d'un meurtre au sein même de l'université, Michael Kappeler devra mener sa propre enquête...? Université de Genève, département des Antiquités égyptiennes: un chercheur est brutalement assassiné entre deux rayonnages coulissants de la salle de dépôt des archives. Quel est le mobile de ce meurtre ? Qui pourrait vouloir tuer ce jeune homme sans histoire, et qui plus est de façon aussi sauvage ? Michael Kappeler, archiviste appelé sur les lieux par l'ami de la victime, devient le suspect numéro un aux yeux des inspecteurs. Il démarre alors sa propre enquête pour tenter de comprendre ce qui s'est réellement passé et surtout, pourquoi on le soupçonne. Sur fond de trafic d'antiquités, l'auteure nous offre un thriller original, haletant et finement documenté. EXTRAIT Comment Adrien avait-t-il pu se faire tuer dans les dépôts ? La salle était évidemment fermée à clé pendant la nuit. C'était même lui qui l'avait fermée la veille au soir au moment où il avait quitté son travail. Mais il n'était pas le seul à posséder la clé. Il y avait également ses collègues. Ils étaient parfois franchement insupportables, mais de là à commettre un crime... Il ne voyait vraiment pas lequel de ces quatre pouvait avoir un problème avec Adrien. Il n'était même pas certain qu'ils aient jamais eu de rapports directs avec son ami. Ce dernier était un homme plutôt solitaire. Ils s'étaient connus sur les bancs de l'Université. Ils avaient commencé des études d'Égyptologie la même année et étaient devenus amis très rapidement bien qu'Adrien ne liait pas connaissance facilement. Ils étaient un peu pareils tous les deux. Michael, un indécrottable solitaire asocial, tandis qu'Adrien avait été depuis toujours un rat de bibliothèque. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE [...] ce premier roman est assurément une belle réussite et l'intrigue en fait un page turnerw/i> efficace. - David Campisi, La Cause littéraire À PROPOS DE L'AUTEUR Rachel Maeder est née à Lausanne en 1978. Passionnée d'Histoire de l'antiquité, elle poursuit des études d'Egyptologie et d'Histoire des Religions à l'Université de Genève. Elle obtient son diplôme en 2004. La même année, elle donne naissance à sa fille et décide de se lancer dans la céramique. C'est la naissance de son deuxième enfant, né en 2007, qui déclenche son envie d'écrire. Le genre du polar et sa passion pour l'Égypte Ancienne invitent à un cocktail littéraire très réussi. Son premier roman, Le Jugement de Seth, est sorti en 2012, puis l'année d'après, Qui ne sait se taire nuit à son pays. Pillage est son troisième polar mettant en scène l'archiviste Michael Kappeler.
Quand un chien prend le rôle de narrateur et nous emmène faire le tour de son quartier... Un jour, j'ai vu un type tout seul, assis sur un banc, dans un square. J'ai pris note du coin de l'oeil, sans plus. Avec le retour des beaux jours, je l'ai revu plusieurs fois en faisant mon tour du quartier. Sur le même banc. Tout seul. Un peu chiffonné. Calme, les yeux baissés, un sac de toile à côté de lui. Il m'a regardé. D'abord surpris, presque méfiant, il semblait étonné d'être assis là, sans rien faire, comme arrêté entre patience et impatience. Un peu comme moi quand j'attends que ma patronne me laisse sortir. Se pourrait-il qu'il subisse lui aussi un certain asservissement comme prix de son confort et de sa bonne conscience? Un chien raconte son quotidien, ses rencontres, et plus particulièrement celle qui nous amènera à découvrir comment il se fait que nous lisions ce qu'un chien, contrairement aux apparences, n'a évidement pas écrit. Sans tomber dans l'anthropomorphisme, ce roman original nous invite à décoder notre propre monde. EXTRAIT Mâtiné d'un peu de renard avec quelque chose des hommes auprès desquels me fait vivre ma névrose, je reste néanmoins et avant tout un chien. Que je me sens bien à quatre pattes ! C'est stable, et bien commode pour renifler au ras du sol, là où j'ai le plus de chances de déceler le passage d'un intrus, là où j'espère toujours identifier l'odeur épicée de cette chienne de belle race que j'ai dans les narines et que je rêve d'avoir encore sous mon ventre. Quant à mon cerveau, il recèle un programme incontournable qui, deux fois par jour, s'impose à mon existence : je dois faire le tour du quartier, pour vivre ma vie de chien. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE En plus de côtoyer un personnage de chien réussi bien que sous-employé, les amateurs de beau langage seront servis : l'auteur fait usage d'une langue poétique et opulente à souhait, qui exploite avec pertinence tous les registres de langage, sans craindre de s'encanailler. - Blog Fattorius À PROPOS DE L'AUTEUR Originaire de Zell, dans le canton de Zurich, Pierre De Grandi est né à Vevey en 1941. C'est à Lausanne qu'il obtient son diplôme de médecine en 1966 puis son doctorat en 1970. Médecin-chirurgien, enseignant et scientifique, il a terminé sa carrière en 2007 en tant que Chef du Département de gynécologie-obstétrique, Directeur médical du Centre Hospitalier Universitaire vaudois et Professeur à la Faculté de Médecine de Lausanne. Fils de peintre et homme d'une très grande culture, il est passionné de musique et préside l'Association vaudoise des amis de l'Orchestre de la Suisse romande. Il est l'auteur de nombreux livres et articles scientifiques mais YXSOS ou Le Songe d'Ève est son premier roman publié.
Qu'est-ce qui rapproche une assistante sociale dévouée au tempérament inquiet et un jeune père de famille fort en gueule qui aime vivre à cent à l'heure? Magali, célibataire un peu perdue, se dévoue à autrui. Elle accueille famille ou animaux en détresse, se préoccupe d'écologie et de la défense des défavorisés. Matthias, quant à lui, trouve son bonheur dans l'adrénaline: la vitesse, la musique et le sport sont ses raisons de vivre. Les excès de Matthias l'ont conduit à l'hôpital où Magali travaille et leurs itinéraires se croisent. Où mènera la confrontation entre le naturel inquiet de Magali et l'extrême insouciance de Matthias? Avec humour et lucidité, ce récit aborde, au fil des diverses péripéties traversées par ses personnages, la question essentielle des choix de vie. EXTRAIT Sept ans. L'âge de raison. Une étape symbolique. La révolution d'un cycle. Terme de la ligne, départ pour une autre voie, que je ne me souhaite pas de garage. Mes quelques affaires personnelles sont rassemblées sur la table. Je les introduis dans mon sac, une par une, en prenant soin de ne rien froisser. Avant de refermer mon bagage, je vérifie encore, sous les yeux de Thomas, le gardien, que l'inventaire est complet. Puis je jette un dernier coup d'oeil sur la pièce triste et grise. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Avec Liberté conditionnelle, Hélène Dormond tisse une histoire de coeur qui montre que la vie ne tient qu'à un fil. - La Liberté Hélène Dormond, fine observatrice, dépeint deux personnes de l'époque avec un véritable souci du détail et du parler vrais, et avec un humour ravageur. A la faveur d'un tour que leur joue à tous deux le destin, ou le hasard, qui est en fait un coup du coeur, elle soulève une question fondamentale. - Blog de Francis Richard Un récit fort bien tissé par Hélène Dormond, sur un métier solide, par des mains expertes. Liberté conditionnelle, un livre pour les inconditionnels du fond et de la forme ! - Pascal Houmard, écrivain À PROPOS DE L'AUTEUR Animée depuis toujours par la soif de communiquer, Hélène Dormond a appris à parler avant d'acquérir la marche. Une vingtaine d'années plus tard, elle terminait des études de psychologie. À travers la serrure de son travail dans le social, elle pose un regard souvent amusé, parfois désenchanté, sur notre microcosme et ses protagonistes. La fièvre de l'écriture l'a prise au printemps 2009. Depuis lors, plusieurs de ses textes ont été publiés dans des recueils collectifs. Liberté conditionnelle est son premier roman.
Dans les alpages suisses du XIXe siècle, une histoire d'amour adultère s'apprête à naître entre un peintre et une jeune fille... Dans les hauts de Finhaut, en Valais, les éléments ont créé un coeur qui s'est creusé naturellement dans la roche. En 1863, Mathilde passe l'été à l'alpage, à proximité de ce coeur naturel, en compagnie de son mari et d'un mystérieux peintre anglais venu découvrir la beauté sauvage de la région. Entre la jeune femme mutique et Edward Milton, qui fuit les convenances que son rang veut lui imposer, un lien fort se développe. En ce lieu magique, une histoire d'amour interdite naît, qui mène à la passion chez les uns et à la folie, voire au crime, chez les autres. En 2015, Virginie réalise à Salvan une exposition sur les oeuvres de Milton, avec l'aide de l'héritier de ce dernier, Andrew. En plus de tableaux inédits représentant une mystérieuse jeune femme, elle découvre un journal intime, qui n'est autre que celui de Mathilde. Ce document l'emmène, et le lecteur avec elle, dans les tourments d'une femme prise dans les carcans de la société valaisanne du XIXe siècle, la rudesse de la vie paysanne de l'époque, ainsi que les soubresauts d'une période historique aux prises avec d'importants changements politiques et religieux. Une plongée incroyable et romanesque dans la vie paysanne en Valais, faite d'âpreté et de combats. EXTRAIT Automne 2015 Il l'entendait encore geindre faiblement, par intermittence. La plainte misérable arrivait jusqu'à lui des tréfonds de ce gouffre obscur, puis le silence recouvrait tout à nouveau, angoissant. L'instant suivant, un aboiement malheureux, pitoyable, écla- tait à nouveau, suivi d'une longue lamentation qui déchirait cette trompeuse sérénité. L'animal semblait avoir recouvré un peu d'énergie depuis qu'il avait entendu son maître l'encourager de la voix. - Allez mon gars, tiens bon, j'arrive ! Pauvre vieux, je vais te sortir de là, tu vas voir... t'inquiète pas... il avait assuré sa corde à un arbre tout proche et s'était engagé dans la faille, vaguement dégagée de la broussaille qui la recouvrait partiellement, pour y glisser son corps sans trop d'encombre. Un coup de chance que le petit terrier ait gémi au moment où il passait à proximité ! il n'aurait jamais pu imaginer cette crevasse cachée sous un lit dense de buissons. Quelle saleté ! Dieu seul savait combien d'animaux s'étaient pris au piège. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Secrets familiaux, mensonges, injustices, meurtres, amour interdit, tous les ingrédients sont ici réunis pour offrir au lecteur un moment de lecture inoubliable. -Blog Silence je lis [...] l'intrigue joue du romantisme et du suspense avec une égale maestria, jonglant avec les époques et les styles, les émotions et l'Histoire de Finhaut. L'alchimie fonctionne à merveille, servie par une écriture remarquablement travaillée mais chaleureuse et évocatrice ! -Marie-Claire Suisse Une fiction qui a cette force rare de tenir en haleine le lecteur ! - La Gazette de Martigny À PROPOS DE L'AUTEUR Manuela Gay-Crosier est une auteure valaisanne passionnée par l'histoire. Son domaine de prédilection est la romance historique. Elle tente de garder une base historique pour créer des fictions. Elle vit dans un petit hameau isolé où elle reçoit des hôtes tout au long de l'année. Ce cadre idyllique est propice à la création littéraire et picturale. L'écriture et la peinture sont donc de vieux rêves qu'elle concrétise désormais. Manuela Gay-Crosier a participé à quelques expositions de peinture et a publié divers romans dont Au-delà des frontières, Welàntë et La pierre d'Hélène, tous parus aux éditions Baudelaire.
Georges, dix-huit ans, désabusé avant l'âge, voit sa vie bouleversée par une terrible découverte... « Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer. » Proverbe de marins bretons C'est en ignorant cet adage et en remettant à plus tard ce qu'ils savent pourtant devoir faire avant qu'il ne soit trop tard que les personnages de ce roman tissent la trame de leur propre drame. À peine sorti de l'adolescence, Georges n'aime rien, dénigre tout et cultive son indifférence. Sous le pseudonyme de Gaibazar, il étale sur son blog son irrésolution et son défaitisme. Jusqu'au jour où il découvre un secret qu'il vit comme la trahison qui changera sa vie. Dystopique, ce roman met le lecteur face à ses propres indécisions. Il impose une impression diffuse de catastrophe et pousse à une réflexion sur les conséquences de la procrastination. Dansun style sobre et précis, l'auteur nous plonge au coeur d'un sombre secret de famille. EXTRAIT Georges n'aime rien, dénigre tout. De ses dix-huit ans il n'attend que la liberté de cultiver son indifférence. Grassouillet, englué dans un reste de gangue pubertaire, ce noiraud, pâle et moite des mains, s'habille de noir, car sa sympathie va aux postures nihilistes et désenchan- tées des gothiques. Son goût pour le gothisme n'est que le reflet de sa passivité. Bien trop indolent pour s'intéresser à des pratiques sataniques ou à des conciliabules nocturnes dans les cimetières, il est si ambivalent qu'il ne s'est jamais décidé au moindre tatouage ou piercing. Georges est le petit dernier de la famille d'elorac. aimé par Paul, son père, qui s'évertue à le stimuler, il est révéré par sa mère madeleine qui ne voit, pour ce fils d'exception, qu'un avenir grandiose, hors du commun. Lui n'a que mépris pour l'avenir, ne se prépare à rien, ne souhaite rien. À PROPOS DE L'AUTEUR Originaire de Zell, dans le canton de Zurich, Pierre De Grandi est né à Vevey en 1941. C'est à Lausanne qu'il obtient son diplôme de médecine en 1966 puis son doctorat en 1970. Médecin-chirurgien, enseignant et scientifique, il a terminé sa carrière en 2007 en tant que Chef du Département de gynécologie-obstétrique, Directeur médical du Centre Hospitalier Universitaire vaudois et Professeur à la Faculté de Médecine de Lausanne. Fils de peintre et homme d'une très grande culture, il est passionné de musique et préside l'Association vaudoise des amis de l'Orchestre de la Suisse romande. Il est l'auteur de nombreux livres et articles scientifiques mais YXSOS ou Le Songe d'Ève est son premier roman publié.
Dans une maison de retraite à Vallorbe, les pensionnaires décèdent mystérieusement les uns après les autres... Sur fond de Seconde Guerre mondiale et de règlements de comptes, ce polar nous emmène à Vallorbe, à la frontière franco-suisse. Des personnes âgées meurent les unes après les autres, simple coïncidence ou meurtres en série ? Alice penche pour cette dernière hypothèse et tente de rallier son petit-fils Michael à sa cause. Il s'agira alors d'interroger le passé en retournant dans les années 40, quand la guerre laissait place à des commerces parfois douteux. Après Le Jugement de Seth, retrouvez le séduisant et perspicace Michael Kappeler face à une grand-mère au caractère bien trempé. Retrouvez également la marque de fabrique de l'auteure et historienne Rachel Maeder, qui ponctue le récit de documents d'archives, plongeant l'intrigue dans l'ambiance réaliste des années de guerre. Un vrai régal ! La suite des aventures de Michael Kappeler dans un nouveau polar captivant ! EXTRAIT Le grincement réveilla Henri Simond. Il resta allongé à l'affût du moindre son, osant à peine respirer. Un nouveau bruit strident le fit sursauter. Il ne rêvait pas. Quelqu'un déplaçait des meubles. Le vieil homme se leva et cria d'une voix tremblante: Qui est là ? Personne ne répondit. Il avança prudemment jusqu'au salon. Le canapé avait été déplacé au centre de la pièce, mais il n'y avait pas âme qui vive. Il regarda autour de lui. Une ombre fila soudain par la porte d'entrée. Poussé autant par la peur que par la colère, Henri partit tant bien que mal à sa poursuite. Le couloir était désert. Ses jambes le portaient à peine. Il avait l'impression de devenir fou quand il entendit un son étrange, une sorte de hululement. Il se retourna. L'ombre se tenait, là, devant lui. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un polar haletant, sur fond de documents d'archives - Terre & Nature En mettant en scène des contrebandiers postés aux frontières d'une Suisse contrainte au rationnement, l'auteur propose un regard neuf sur les années de guerre vécues en Suisse. - La Liberté Avec brio, Rachel Maeder plonge au coeur des ces années sombres, leur redonne vie et parvient à créer une intrigue palpitante. - Marc-Olivier Palatano, Le Courrier Sur fond de documents d'archives authentiques, de larges connaissances historiques et d'une inventivité diabolique, ce nouveau roman emmène le lecteur dans le sombre et belliqueux Gros-de-Vaud des années 40, à la frontière du réel. - Vigousse À PROPOS DE L'AUTEUR Rachel Maeder est née à Lausanne en 1978. Passionnée d'Histoire de l'antiquité, elle poursuit des études d'Egyptologie et d'Histoire des Religions à l'Université de Genève. Elle obtient son diplôme en 2004. La même année, elle donne naissance à sa fille et décide de se lancer dans la céramique. C'est la naissance de son deuxième enfant, né en 2007, qui déclenche son envie d'écrire. Le genre du polar et sa passion pour l'Egypte Ancienne invitent à un cocktail littéraire très réussi. Son premier roman, Le Jugement de Seth, est sorti en 2012, puis l'année d'après, Qui ne sait se taire nuit à son pays. Pillage est son troisième polar mettant en scène l'archiviste Michael Kappeler.