Universités populaires & Cie
Il y a près d'un siècle, les historiens français ont fait l'impasse sur les invasions vikings. Le plus remarquable est que, jusqu'à présent, personne ne s'était inquiété de cet "oubli". En étudiant des sources trop facilement écartées, Joël Supéry a découvert que, devançant Rollon d'un demi-siècle, Ragnar et son fils Bjrn avaient fondé un royaume scandinave en Gascogne. Cette présence précoce sur un axe commercial majeur entre l'Atlantique et la Méditerranée a permis à l'auteur de donner un sens à un épisode jusqu'alors insensé : les guerres vikings. Dans ce livre très documenté, allant à l'encontre de tout ce qui a été écrit précédemment, Joël Supéry entreprend un travail de réhabilitation minutieux et inédit. Il déconstruit notre vision du phénomène viking et nous propose une autre histoire, révolutionnaire mais plus lucide. Un livre qui apporte de nombreuses réponses, ouvre des pistes de recherche et éclaire des pans entiers de l'histoire européenne sous un angle inédit.
Il y a près d'un siècle, les historiens français ont fait l'impasse sur les invasions vikings. Le plus remarquable est que, jusqu'à présent, personne ne s'était inquiété de cet "oubli". En étudiant des sources trop facilement écartées, Joël Supéry a découvert que, devançant Rollon d'un demi-siècle, Ragnar et son fils Bjrn avaient fondé un royaume scandinave en Gascogne. Cette présence précoce sur un axe commercial majeur entre l'Atlantique et la Méditerranée a permis à l'auteur de donner un sens à un épisode jusqu'alors insensé : les guerres vikings. Dans ce livre très documenté, allant à l'encontre de tout ce qui a été écrit précédemment, Joël Supéry entreprend un travail de réhabilitation minutieux et inédit. Il déconstruit notre vision du phénomène viking et nous propose une autre histoire, révolutionnaire mais plus lucide. Un livre qui apporte de nombreuses réponses, ouvre des pistes de recherche et éclaire des pans entiers de l'histoire européenne sous un angle inédit.
Tocqueville passe pour le penseur de la démocratie et de la liberté dans un monde qui n'aime ni la démocratie ni la liberté. En fait, à le lire vraiment, on découvre qu'il fut assez peu démocrate et très peu défenseur de la liberté : en effet, ce philosophe justifie le massacre des Indiens d'Amérique, la société d'apartheid entre Noirs et Blancs, la violence coloniale en Algérie, le coup de feu contre les ouvriers quarante-huitards qui demandent du travail et du pain pour leur famille. Il ne faut pas s'étonner que ce libéral de gauche ait pu servir sous Mitterrand à justifier la conversion du socialisme au libéralisme en 1983 et, sous couvert de droit d'ingérence, les guerres néocoloniales initiées dès 1990. Si l'on est Blanc, catholique, Européen, propriétaire, Tocqueville est le penseur ad hoc. Sinon, l'auteur de La démocratie en Amérique ne craint pas de justifier et de légitimer ce que l'on nomme aujourd'hui ethnocide ou crime de guerre.
Tocqueville passe pour le penseur de la démocratie et de la liberté dans un monde qui n'aime ni la démocratie ni la liberté. En fait, à le lire vraiment, on découvre qu'il fut assez peu démocrate et très peu défenseur de la liberté : en effet, ce philosophe justifie le massacre des Indiens d'Amérique, la société d'apartheid entre Noirs et Blancs, la violence coloniale en Algérie, le coup de feu contre les ouvriers quarante-huitards qui demandent du travail et du pain pour leur famille. Il ne faut pas s'étonner que ce libéral de gauche ait pu servir sous Mitterrand à justifier la conversion du socialisme au libéralisme en 1983 et, sous couvert de droit d'ingérence, les guerres néocoloniales initiées dès 1990. Si l'on est Blanc, catholique, Européen, propriétaire, Tocqueville est le penseur ad hoc. Sinon, l'auteur de La démocratie en Amérique ne craint pas de justifier et de légitimer ce que l'on nomme aujourd'hui ethnocide ou crime de guerre.
Parce qu'il ose tenir le cap de l'idéal dans un monde où le vice invite au reniement, Don Quichotte incarne la figure même du héros. Cette passion furieuse pour les idées au détriment de la réalité a pourtant un sens moins chevaleresque et plus philosophique : le personnage de Cervantès est l'homme pour qui « le réel n'a pas eu lieu ». Déclarant la guerre au banal, il veut le merveilleux, le romanesque : des géants plutôt que des moulins à vent, un château plutôt qu'une auberge crasseuse, une belle jeune femme plutôt qu'une vieille servante poilue... Ce chef-d'oeuvre du XVIIe siècle, d'une inaltérable modernité, est le grand roman de la dénégation. Que nous apprend-il sur cette attitude ô combien contemporaine ? Michel Onfray y répond dans le premier tome de sa « Contre-histoire de la littérature ».
Parce qu'il ose tenir le cap de l'idéal dans un monde où le vice invite au reniement, Don Quichotte incarne la figure même du héros. Cette passion furieuse pour les idées au détriment de la réalité a pourtant un sens moins chevaleresque et plus philosophique : le personnage de Cervantès est l'homme pour qui « le réel n'a pas eu lieu ». Déclarant la guerre au banal, il veut le merveilleux, le romanesque : des géants plutôt que des moulins à vent, un château plutôt qu'une auberge crasseuse, une belle jeune femme plutôt qu'une vieille servante poilue... Ce chef-d'oeuvre du XVIIe siècle, d'une inaltérable modernité, est le grand roman de la dénégation. Que nous apprend-il sur cette attitude ô combien contemporaine ? Michel Onfray y répond dans le premier tome de sa « Contre-histoire de la littérature ».
Jalousie, lassitude, culpabilité, sentiment de trahison ou de domination... Nombreux sont les obstacles à franchir, les malentendus à lever, les souffrances à dépasser pour accéder à la joie d'amour. Démontrant qu'elle n'est en rien une utopie, Robert Misrahi, spécialiste du bonheur, propose une véritable "philosophie de l'amour". Il décrit pas à pas, de manière accessible et concrète, comment le penser et le vivre pour atteindre la splendeur promise. S'appuyant sur sa propre expérience mais aussi sur des exemples tirés de la littérature, Robert Misrahi explique comment surmonter les échecs amoureux et trace la route de la "conversion au bonheur" qui, selon lui, passe par la reconnaissance de l'amour libre et réciproque. Un ouvrage positif et profondément humain.
Jalousie, lassitude, culpabilité, sentiment de trahison ou de domination... Nombreux sont les obstacles à franchir, les malentendus à lever, les souffrances à dépasser pour accéder à la joie d'amour. Démontrant qu'elle n'est en rien une utopie, Robert Misrahi, spécialiste du bonheur, propose une véritable "philosophie de l'amour". Il décrit pas à pas, de manière accessible et concrète, comment le penser et le vivre pour atteindre la splendeur promise. S'appuyant sur sa propre expérience mais aussi sur des exemples tirés de la littérature, Robert Misrahi explique comment surmonter les échecs amoureux et trace la route de la "conversion au bonheur" qui, selon lui, passe par la reconnaissance de l'amour libre et réciproque. Un ouvrage positif et profondément humain.
La vision dominante et institutionnelle de la Révolution française est jacobine, masculine, construite autour de l'icône de Robespierre, chantre de la Terreur. Elle a toujours fait abstraction du rôle et des combats des femmes. Dans cet essai, Michel Onfray propose une nouvelle lecture de cette période clé de l'histoire de France, réhabilitant celles qui ont fait le pari des Lumières contre celui de la violence. Les portraits d'Olympe de Gouges, de Charlotte Corday ou de Madame de Staël prouvent non seulement que ces femmes ont compté mais aussi qu'elles avaient une cohérence d'action et de pensée. Révolutionnaires, républicaines, girondines, opposant l'intelligence à l'échafaud, ces oubliées de l'histoire incarnent la force du sexe que l'on dit faible.
La vision dominante et institutionnelle de la Révolution française est jacobine, masculine, construite autour de l'icône de Robespierre, chantre de la Terreur. Elle a toujours fait abstraction du rôle et des combats des femmes. Dans cet essai, Michel Onfray propose une nouvelle lecture de cette période clé de l'histoire de France, réhabilitant celles qui ont fait le pari des Lumières contre celui de la violence. Les portraits d'Olympe de Gouges, de Charlotte Corday ou de Madame de Staël prouvent non seulement que ces femmes ont compté mais aussi qu'elles avaient une cohérence d'action et de pensée. Révolutionnaires, républicaines, girondines, opposant l'intelligence à l'échafaud, ces oubliées de l'histoire incarnent la force du sexe que l'on dit faible.
"Généreux amis de l'égalité, de la liberté, réunissez-vous pour obtenir de la puissance publique une instruction qui rende la raison populaire" : en créant en 2002 l'université populaire de Caen, Michel Onfray s'inscrit dans la droite ligne de cet idéal des Lumières cher à Condorcet.A la demande toujours croissante de philosophie, il répond par une invitation au dialogue, à l'exploration de savoirs ignorés, à l'édification existentielle à travers le réel matériel, à l'interaction entre la théorie et la pratique et au partage entre amis, dans un but philosophique commun : se faire libre. Plus enthousiaste et percutant que jamais, Michel Onfray explique, défend et revendique ce projet un peu fou, devenu un incroyable succès... populaire.
"Généreux amis de l'égalité, de la liberté, réunissez-vous pour obtenir de la puissance publique une instruction qui rende la raison populaire" : en créant en 2002 l'université populaire de Caen, Michel Onfray s'inscrit dans la droite ligne de cet idéal des Lumières cher à Condorcet.A la demande toujours croissante de philosophie, il répond par une invitation au dialogue, à l'exploration de savoirs ignorés, à l'édification existentielle à travers le réel matériel, à l'interaction entre la théorie et la pratique et au partage entre amis, dans un but philosophique commun : se faire libre. Plus enthousiaste et percutant que jamais, Michel Onfray explique, défend et revendique ce projet un peu fou, devenu un incroyable succès... populaire.
Pourquoi Sade qui fut, au dire même de ses hagiographes, coupable de séquestrations, de viols en réunion, de menaces de mort, de traitements inhumains et dégradants, de tortures, de tentatives d'empoisonnement, fut-il porté aux nues par l'intelligentsia française pendant tout le XXe siècle ? De Breton à Bataille, de Barthes à Lacan, de Deleuze à Sollers, tous ont vu en lui un philosophe visionnaire, défenseur des libertés, un féministe victime de tous les régimes? Fidèle à sa méthode, Michel Onfray croise la vie, Louvre et la correspondance de Sade. Romancier, il n'y aurait rien à redire à ses fictions ; mais Sade se réclame de la philosophie matérialiste, mais il laisse une place possible à la liberté, puis fait le choix du mal. Dès lors, cet homme triomphe moins en libérateur du genre humain qu'en dernier féodal royaliste, misogyne, phallocrate, violent.
Pourquoi Sade qui fut, au dire même de ses hagiographes, coupable de séquestrations, de viols en réunion, de menaces de mort, de traitements inhumains et dégradants, de tortures, de tentatives d'empoisonnement, fut-il porté aux nues par l'intelligentsia française pendant tout le XXe siècle ? De Breton à Bataille, de Barthes à Lacan, de Deleuze à Sollers, tous ont vu en lui un philosophe visionnaire, défenseur des libertés, un féministe victime de tous les régimes? Fidèle à sa méthode, Michel Onfray croise la vie, Louvre et la correspondance de Sade. Romancier, il n'y aurait rien à redire à ses fictions ; mais Sade se réclame de la philosophie matérialiste, mais il laisse une place possible à la liberté, puis fait le choix du mal. Dès lors, cet homme triomphe moins en libérateur du genre humain qu'en dernier féodal royaliste, misogyne, phallocrate, violent.