Trésors de France
En Normandie, Hélène, en l'absence de son mari parti au front de 1914, doit assurer sans discontinuer les travaux de la ferme et des champs, et préserver le foyer familial.Le 1er août 1914, le tocsin résonne ; tous les hommes valides sont mobilisés et parmi eux Louis, instituteur à Cheux. Sa femme Hélène, fille de paysans du bocage, et leur fils Pierre partent habiter dans la ferme de la belle-mère de Louis. Ils y demeureront durant toute la guerre, offrant leur sueur à l'exploitation familiale. En quatre ans, Louis ne reviendra que trois fois en permission. Des étreintes du couple naîtra la petite Blanche. Une naissance entachée par l'absence. A la ferme, plus de nouvelles du soldat. Le 11 novembre, l'armistice est signé. Les mois s'écoulent et Louis n'a toujours pas écrit. Est-il vivant, mort ou disparu ? Bouleversements, passions, deuils se succèdent dans ce roman où s'entrecroisent l'horreur des tranchées et le quotidien de personnages gouvernés par la loi des saisons et les travaux des champs.
Début des années 1900, en Corrèze. Vie et renaissance d'une auberge tenue de main de maître par Maxence... jusqu'à ce que sa talentueuse épouse s'en mêle !L'auberge des Diligences est une étape gourmande très appréciée du pays de Meyssenac. Maxence et Ameline y reçoivent leurs hôtes avec une table qui fait honneur au goût local. Mais le caractère ombrageux de Maxence, qui règne seul dans sa cuisine, crée des tensions dans le couple. Les petits Savin et Faustine en souffrent. Un jour, Ameline doit remplacer au pied levé son mari pour préparer un fastueux banquet, et mitonne un plat si délicieux que tout le pays accourt bientôt pour le déguster. Même le président de la République, Raymond Poincaré, se rend incognito à l'auberge pour déguster le fameux soufflé aux cailles truffées ! Une page se tourne : Maxence voit sa suprématie vaciller et le monde changer autour de lui. Ses enfants vont fuguer dans les bois, au village le progrès arrive avec l'installation du tramway, chantier mis en route par un bel ingénieur logeant à l'auberge. Et amoureux d'Ameline...
Une enfance joyeuse, un parcours d'artiste et les rencontres d'un homme qui n'a cessé d'aimer la vie - qui le lui a bien rendu - défilent dans cette autobiographie, où l'humour et une douce nostalgie s'invitent au fil des pages.Doué d'un humour tendre et décapant, Georges Coulonges n'a jamais oublié les leçons de morale copiées enfant à la communale, à Lacanau, et qui seront le fil conducteur de sa vie : modestie, honnêteté, courage, amour du travail bien fait et de la beauté de la langue française... Muni de ce viatique, il ira de succès en succès. Journaliste puis parolier pour les plus grands : Jean Ferrat, Juliette Gréco et bien d'autres encore, auteur de télévision avec Pause-Café et Joëlle Mazart, premières séries générationnelles, puis auteur de théâtre et enfin romancier avec Les blés deviennent paille ou L'Eté du grand bonheur (Prix des Maisons de la presse, 2000). L'enfance solaire, le chemin d'artiste et les rencontres d'un baladin qui n'a cessé d'aimer la vie - qui le lui a bien rendu - défilent dans cette autobiographie, pleine de charme et de fantaisie.
En Auvergne,durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la chronique pleine d'humanité d'une famille de la noblesse locale et le quotidien de villageois, à travers le destin de Namadie, la " demoiselle aux fleurs sauvages ".En 1752, au château de Portabéraud, dans la région de Riom, la famille du baron Gabriel Mercier mène une vie douce, loin des tourments du monde extérieur. Mais les jours heureux s'enfuient pour le clan Mercier, notamment pour le fils, Guillaume, dont le mariage tourne au désastre. Son épouse quitte le foyer, le laissant seul avec les petits Alexandre et Namadie. Pour oublier son chagrin, Namadie, solitaire et fantasque, se réfugie dans le parc du château et la contemplation de la nature. Mais un jour, celle que tous surnomment " la demoiselle aux fleurs sauvages " tombe malade. Tandis que s'annoncent des temps de bruit et de fureur...
La passionnante odyssée d'une famille de vignerons dans les terres mythiques du Médoc. Quai des Chartrons fait resurgir le passé perdu du Bordelais viticole et portuaire au tournant du XXe siècle, et exalte la passion d'hommes amoureux de leur terre, soucieux d'en tirer le meilleur vin.Fidèles à la tradition viticole de leurs pères, les cousins David et Gaspard font l'acquisition d'une belle propriété dans le Médoc. En 1900, à l'Exposition universelle de Paris, le clos-marzacq, fruit de leurs récoltes, reçoit une médaille d'or. Dès lors, ils affichent clairement leur ambition : entrer dans le monde très fermé des négociants et conquérir de nouveaux marchés. Il leur faut donc accéder au quai des Chartrons à Bordeaux, sésame pour l'Angleterre et les Etats-Unis... Gaspard et David sauront-ils conforter leurs succès et leur fulgurante ascension malgré l'épreuve du temps ? Leurs liens profonds, leurs amours aussi, pour Hélène et Constance, y résisteront-ils ? Quai des Chartrons fait revivre le Bordelais viticole et portuaire du début du xxe siècle, et exalte la passion d'hommes amoureux de leur terre, soucieux d'en tirer le meilleur vin.
La Baronne blanche est le troisième et dernier tome de la trilogie sur les cagots d'Aquitaine après Le Gardien des sables et La Porte des maudits. Une page méconnue de l'histoire : les cagots, frappés d'exclusion et de persécution.En cette année 1700, la malédiction qui pèse sur les cagots poursuit la douce Alice, condamnée à l'errance... Seule sur les route, elle trouve refuge à Bassoues chez un couple de boulangers, mais elle en sera bannie à cause de la lèpre blanche qu'elle vient de contracter. Alice suit une troupe de comédiens sur les routes, jusqu'à Pau, puis elle doit mendier pour survivre. Mais, en tenant une promesse faite à un condamné à mort, elle rencontre celui qui va changer le cours de sa vie : le baron d'Estigasse. Il lui offre l'hospitalité et du travail, puis la demande en mariage. Elle devient alors la " baronne blanche ". Mais bientôt son passé la rattrape...
Vaincre l'adversité, renouer le fil cassé de sa vie à la suite de la mort de son mari, élever seule ses enfants... Dans le milieu rude des forestiers, Louise parviendra-t-elle à faire revivre l'entreprise familiale ? Louise Charlannes a un projet fou : remettre à flot la scierie familiale fondée après la Grande Guerre dans une petite ville non loin de Clermont-Ferrand. Un jour brûlant de septembre 1997, un terrible incendie a ravagé l'entreprise et lui a ravi son mari Gustave. Dans le brasier éteint, se trouvaient aussi le corps calciné d'une fillette, Emilie, et un troisième cadavre resté non identifié. Grâce à ses biens personnels, Louise souhaite donc reprendre les rênes de la société. Pour tous les ouvriers et employés qu'elle a côtoyés chaque jour, pendant des années, aujourd'hui désemparés. Pour ses enfants aussi, qu'elle devra élever seule désormais. Elle peut compter sur le contremaître de la scierie mais aussi sur François Chang, avec lequel elle entretient une amitié singulière. François est gardien de parc, malgré son sourire constant on devine qu'il n'a pas été épargné par les coups du sort lui non plus... Aussi tenace et volontaire que soit Louise, le chemin sera long et difficile : il lui faut préserver l'amour des siens et la cohésion familiale. Car son mari, semble-t-il, entretenait des relations qui suscitent la curiosité du commissaire Gagne, désireux de relancer l'enquête sur l'incendie non élucidé...
En 1935, une institutrice, en butte aux autorités bien-pensantes, se lance le défi de faire obtenir à tous ses élèves, petits paysans corréziens leur certificat d'études. Le roman d'une vocation et d'un combat jamais perdu d'avance.Le 1er octobre 1935, Augusta Maupain vient occuper son premier poste d'institutrice auprès de petits paysans corréziens. Avec, chevillés au corps, un enthousiasme, une exigence, une modernité d'action qui surprennent. Pour ne pas dire agacent. Car monsieur le maire et le curé du village souhaitent demeurer les respectables garants de l'ordre et de l'autorité. Alors que pointe l'avènement au pouvoir du Front populaire, les tensions se nouent autour d'Augusta dans le petit village de Chèvreroche où les traditions perdurent... Le roman émouvant d'une vocation et d'un combat jamais perdu d'avance.
Au début du XX e siècle, le portrait de deux paysannes du Nord, reflets fidèles d'une région où le bonheur se gagne à force de volonté. Un grand roman au féminin. Née à l'aube du XXe siècle, Mélanie a grandi dans une ferme du Nord, la " Cense aux alouettes ". Douceur du foyer familial et bonheur d'un quotidien rythmé par les rituels des champs comblent la fillette qui n'aspire qu'à devenir fermière. Des années plus tard, lors d'une ducasse, une fête locale, elle rencontre Jean-Pierre, un séduisant bourrelier. Mais, le 1er août 1914, la guerre lui ravit son fiancé. Au cours d'une permission, qui sera la seule, elle s'offre à lui. Commence alors pour Mélanie, enceinte, le temps des épreuves... Magnifique portrait de deux paysannes, reflets fidèles d'une région où le bonheur se gagne à force de volonté.
Au début du XXe siècle, la jeune Mélie, pour sortir de la misère, choisit d'exercer un métier dangereux et réservé aux hommes.En 1910, à Sept-Vents, au coeur de la Basse-Normandie, Mélie, modeste lavandière, lutte contre la pauvreté. Son mari a dilapidé son héritage et se détruit dans sa haine jalouse pour son frère Alexandre. Haine exacerbée par l'amour naissant entre Mélie et Alexandre. Tiraillée entre son devoir d'épouse et son attirance pour son beau-frère, Mélie sait pourtant que sa vie est ailleurs. Pour elle-même et par amour pour son fils. Dans ce pays de toits de chaume blond, elle a décidé qu'elle sera couvreur. Là-haut, entre terre et nuages, elle revit et trouve sa plénitude. Un vieil artisan qui croit en elle l'impose dans ce métier dangereux jusque-là réservé aux hommes. Par un travail acharné, affirmant sa force dans les épreuves, en butte aux superstitions et aux croyances de ce pays de bocage dur et secret, Mélie prouvera sa valeur, envers et contre tous.
" Un roman imprégné de mystère et d'amour, qui comblera tous ceux et celles pour qui la littérature est synonyme d'évasion. " Extrait de la préface de Jeanne Bourin.Une nuit de février 1848, le destin de Flore, jolie fleur des marais de Saint-Omer, bascule et la précipite dans le tourbillon de Lille. Va-t-elle échapper à la malédiction des Manderel ? Un épais mystère plane sur cette honorable maison de maître... Dans ce roman, deux milieux s'opposent : le marais au charme étrange, ses traditions ancestrales, ses superstitions, et Lille " la mélomane ", sa bourgeoisie, ses usines et son chemin de fer. Et trois femmes romantiques vont aimer en dépit de la raison et des règles établies. Si le XIXe siècle remet Adélaïde dans le droit chemin, s'il plie Laurencine, il n'aura pas raison de Flore, dont le caractère indomptable annonce le XXe siècle, et qui choisit la passion et un métier, envers et contre tout.