Terra nova
Navigateur sensible et explorateur intrépide, inventeur génial et autodidacte, Sébastien Roubinet a eu mille vies. Depuis les courses du Figaro sur des rafiots bricolés aux circumnavigations, puis aux aventures arctiques sur des objets navigants non identifiés fabriqués maison. Il se confie à Zoé Lamazou.Comment un enfant sauvage des Cévennes qui a quitté l'école à 13 ans se retrouve-t-il marin sous les plus hautes latitudes à bord d'un petit catamaran qu'il a lui-même inventé ? Sébastien Roubinet nous confie ici l'histoire de sa vie : un demi-siècle de cabanes et de combines, de bateaux bricolés, d'ingénierie nautique, de coups de chance et d'avaries, de vagues scélérates et de banquises, de circumnavigations, de peurs, de joies, d'amour et d'amitié. Et, sous la plume de Zoé Lamazou, ce récit devient initiatique, tenant à la fois du roman d'aventures, du manuel de survie en milieu polaire et de la philosophie du voyage
Elle s'est hissée dans un monde d'hommes. Jusqu'à les dépasser avec le sourire. Lynn Hill a écrit l'une des grandes pages de l'escalade au féminin. Le 16 septembre 1994 est une journée incroyable dans l'histoire de l'escalade : une jeune Californienne réussit en moins de vingt-quatre heures et en libre l'ascension du Nose, la voie emblématique du Yosemite. À l'adresse des nombreux hommes qui s'y sont cassé les dents, elle conclut d'une formule célèbre : " It goes boys ! ", ça passe les gars. Dans Ma vie à la verticale, Lynn Hill raconte le chemin qui l'a conduite à cet exploit rare. En préface de cette réédition, elle signe " Toujours libre " : sa vie après le Nose, la maternité, l'escalade encore et encore... et ce jour où elle a compris pourquoi elle était née... Lynn Hill, née en 1961, a dominé les premières compétitions d'escalade au début des années 1990. Elle fête en 2025 ses cinquante ans d'escalade. Traduit de l'anglais par Nadège Chable et Jacques Chabert.
Après six jours de course sans dormir, réflexions et conseils d'un coureur au-delà de l'ultra-trail. Avec une préface d'Aurélien Bellanger. Que se passe-t-il dans la tête de l'homme qui court depuis six jours, 360 kilomètres, 26000 mètres de dénivelée à travers les Alpes suisses ? Comment sont ses fibres, ses tendons ? Que perçoivent ses neurones de la réalité, du temps ? Albert Meige démêle les fils de ses souvenirs pour raconter ce voyage extraordinaire et le chemin qui l'y a conduit, livrant ses conseils utiles pour les coureurs ayant envie d'aller voir au-delà de leurs limites : nutrition, mental, navigation, équipement... Albert Meige entrepreneur, associé d'un grand cabinet de conseil en stratégie, a publié Innovation Intelligence (Absans Publishing). Kilomètres 360 est son premier livre en français. " ... une silhouette passe, qui aura fait le deuil de tout, sauf de sa capacité à avancer encore. " Aurélien Bellanger, préface
Plongez dans le récit poignant de Cory Richards, alpiniste bipolaire, qui transforme sa folie en force grâce à l’escalade et la photographie. Un témoignage brut et inspirant sur la résilience et la quête d’apaisement intérieur.
Inédits du célèbre Mallory "Une masse triangulaire incongrue a surgi des profondeurs ; son côté se perdait dans les nuages. Très progressivement, nous avons vu apparaître les flancs d'une grande montagne, ses glaciers et ses arêtes, tantôt un éclat, tantôt un autre à travers les échancrures mouvantes, jusqu'à ce que, bien plus haut dans le ciel que ce que l'imagination avait osé suggérer, apparaisse le sommet blanc de l'Everest. C'était comme la création la plus folle d'un rêve." En 1921, un homme marche vers l'Himalaya, fasciné. Il est le premier Occidental à approcher le plus haut sommet du monde, à le décrire, à le photographier, et à s'élever sur ses pentes. Cet homme, c'est George Mallory. Britannique, dandy, courageux dans l'effort et l'inconfort, il est alpiniste par passion, écrivain et artiste par vocation : "Les alpinistes n'admettent aucune différence sur le plan émotionnel entre l'alpinisme et l'Art. Ils prétendent que quelque chose de sublime est l'essence même de l'alpinisme. Ils peuvent comparer l'appel des cimes à une mélodie merveilleuse, et la comparaison n'est pas ridicule." Mallory écrivait. Ses textes racontent au plus intime ce que fut l'exploration exaltante de l'Everest jusqu'à ce 8 juin 1924 où il disparut sur les dernières pentes du Toit du monde, qu'il fut peut-être le premier à atteindre. Et où son corps momifié a été découvert le 1er mai 1999. Tous les écrits de George Mallory sont rassemblés pour la première fois dans ces pages : textes de réflexion, récits d'ascension, lettres à sa femme Ruth, jusqu'au dernier message confié à un Sherpa... Traduit de l'anglais par Charlie Buffet
Suivez le guide, peut-être qu'il sait où il va Dominique Potard, auteur du pétillant Port de la Mer de glace, désormais saga en 7 épisodes, aurait pu choisir d'écrire ses mémoires : sa vie de guide chamoniard, adepte du ski " extrême " entre autres aventures, aurait largement rempli la carafe. Mais chez Potard, le ton, le style fait le bonhomme (et les dialogues). C'est donc sous forme de courtes scènes enlevées comme au théâtre de boulevard qu'il revisite ses souvenirs, depuis ses premiers émois d'adolescent grimpeur. Ah, le titre ? " Berlingot, parce que j'ai grandi à Carpentras. Amnésique, parce que tous les alpinistes le sont. A peine redescendus miraculeusement des cimes, ils n'ont qu'une idée en tête : retourner là-haut. "
Plongez dans l’épopée folle des records du Mont-Blanc, de 1787 à nos jours, avec Mont-Blanc Express. Découvrez les destins extraordinaires de ceux qui ont repoussé les limites de la vitesse en montagne, de Kilian Jornet à Hillary Gerardi.
Un grand du trail se livre avec sincérité sur sa passion, intacte depuis bientôt deux décennies. Un parcours exemplaire et une source d'inspiration. "Mes courses, mes aventures, mes engagements..." Un grand de l'ultra-trail partage sa passion. Elle prend sa source dès l'enfance dans une famille sportive, au pied des montagnes. À chaque étape de sa vie et de ses courses, François D'Haene s'interroge sur ce qui lui a permis de garder le goût de courir longtemps, très longtemps, et d'accéder aux plus beaux des podiums, de l'utmb à la Diagonale des Fous en passant par la Hardrock ou le mont Fuji. C'est un plaidoyer pour l'équilibre d'une vie où la course jamais ne détruit les bonheurs quotidiens, ceux de la famille, de la fidélité en amitié, du travail de la vigne, du plaisir des longues sorties improvisées en montagne et du ski-alpinisme en hiver. Une réflexion nourrie par près de deux décennies de pratique, où les amateurs trouveront une foule de conseils pour vivre longtemps leur passion de la course d'endurance.
L'incroyable histoire vraie d'un couple d'anglais qui a survécu pendant plus de cent jours sur un canot au coeur de l'océan Pacifique.Lassés de leur vie dans une petite ville anglaise, Maurice et Maralyn décident de vendre leur maison, construire un bateau et quitter l'Angleterre. C'est un dur labeur que de transformer les rêves en réalité, mais, en 1972, ils finissent par mettre le cap sur la Nouvelle-Zélande. Neuf mois plus tard, alors qu'ils se trouvent au large des Galápagos, un cachalot brise la coque du voilier. Maurice et Maralyn réussissent à se réfugier sur leur canot de survie, emportant quelques vivres. Commence alors un périple de plus de cent jours qui défie tous les romans d'aventures. Comment survivre dans un si petit espace, comment boire, se nourrir, et faire face aux éléments déchaînés ? Au fil des mois, des tempêtes, des espoirs et des déceptions, leur vie et leur mariage seront mis à rude épreuve. Cette histoire de survie est aussi une histoire d'amour, qui interroge notre capacité à lutter à deux dans le même bateau, contre vents et marées. Vainqueur du prix Nero Book Awards 2024
Le récit inédit de la première ascension du Gasherbrum IV en 1958. Un inédit de l'immense alpiniste italien. En août 1958, Walter Bonatti signe avec Carlo Mauri une ascension légendaire au Pakistan. Le Gasherbrum IV, 7 925 mètres ! Quelques mètres lui manquent pour se placer dans la fameuse liste de quatorze 8 000, mais les alpinistes savent que cette montagne-là n'a aucune voie facile. Sa difficulté sidérante la place au-dessus de la plupart des autres. Pour Bonatti, l'ascension est un exorcisme, quatre ans après l'expérience traumatisante vécue sur le K2, tout proche, où ses compagnons l'avaient abandonné une nuit en pleine tempête. Si cette ascension magistrale, que personne ne parviendra à répéter pendant presque trente ans, était passée presque inaperçue, c'est en partie parce que Bonatti avait été empêché de publier son récit, comme les contrats d'édition le stipulaient souvent à l'époque. Dix ans après la mort de ce géant de l'alpinisme, son récit inédit a été retrouvé dans les archives du musée de la Montagne, à Turin. L'auteur de À mes montagnes s'y exprime d'une plume intense, où les sentiments et l'action s'épaulent mutuellement pour créer un récit captivant. Qui n'a pas pris une ride.
Les confessions d'un grimpeur étoile qui, de la grimpe à la danse, mène une vie de création en l'air. Antoine Le Menestrel a été l'un des prodiges qui ont inventé l'escalade libre dans les années 1980. Plus que tout autre, il a emmené l'escalade vers des niveaux inédits, alliant la recherche de difficulté et la créativité. Sa plus belle voie, il la baptise La Rose et le vampire : dans le mouvement clé, il se retourne face au vide, face au monde. Sa vie change, il transpose son désir de création dans la conception des premiers murs d'escalade, puis en traçant les voies des premières compétitions d'escalade. Antoine Le Menestrel est la mémoire vivante d'un mouvement qui conduit des millions de jeunes urbains à pratiquer aujourd'hui l'escalade en salle. Dans Le Folambule, il raconte avec une sincérité bouleversante comment comment son exploration du geste sur les falaises allait de pair avec celle de ses tourments intimes quand il s'en tenait éloigné. Son chemin, vertical et singulier, l'a conduit vers la création artistique. Il est aujourd'hui chorégraphe et danseur, à la tête de la compagnie Les Lézards bleus, qui conçoit des spectacles de danse-escalade.
Nicolas Jaeger, médecin et alpiniste surdoué, explora la haute altitude. Jusqu'à s'y perdre... Il était médecin, major de sa promotion de guides, l'un des plus brillants alpinistes de sa génération. En 1978, Nicolas Jaeger fut l'un des trois premiers Français à fouler le sommet de l'Everest. Mais plutôt que de cueillir les lauriers de la gloire, il partit en Amérique latine planter sa tente au sommet du Huascaran, à 6700 mètres d'altitude : le docteur Jaeger voulait prouver à la médecine et à l'alpinisme que ses très longs séjours dans l'oxygène rare lui apportaient une " superacclimatation " et lui donneraient la clé d'exploits inédits en haute altitude. Il partit en solitaire vers l'immense face sud du Lhotse et disparut à jamais. Jaeger, figure énigmatique et pudique, ne se dévoilait qu'à demi dans ses Carnets de solitude rédigés en fumant un paquet de Gitanes par jour pendant son séjour solitaire de deux mois au sommet du Huascaran. Virginie Troussier remonte le cours de sa vie et de ses pensées pour comprendre ce qui le jette, à 33 ans, vers la paroi la plus dure du monde, où sa trace se perd à près de 8000 mètres d'altitude. Virginie Troussier est l'autrice du remarqué Et au milieu de l'été un invincible hiver, où elle explorait les pensées intimes de sept hommes confrontés à la " tempête parfaite " dans le massif du Mont-Blanc. Enquêtant sur les derniers jours de Nicolas Jaeger, elle a recueilli les souvenirs de sa fille, qui avait 12 ans lors de la disparition de son père et lui a ouvert ses archives.
Un inédit de Robert Louis Stevenson. Au large de l'Écosse, en mer du Nord, à la croisée de plusieurs routes maritimes, se trouve un récif meurtrier, où les navires s'abîment par dizaines. En 1807, un homme décide de mettre fin à cette malédiction. Ingénieur pour la Compagnie des Phares du Nord, Robert Stevenson se lance dans une entreprise périlleuse : ériger un phare sur un récif immergé vingt heures par jour. Trois années durant, dans des conditions chaotiques, il coordonne le chantier de Bell Rock. Animés par la volonté de rendre la mer plus sûre, ses hommes et lui luttent contre vents et marées pour mener à bien ce projet ambitieux. En racontant l'histoire de sa famille et en publiant les carnets de son grand-père, Robert Louis Stevenson rend non seulement hommage à la dynastie de pionniers et de bâtisseurs dont il est issu, mais il révèle aussi au public une formidable aventure collective.
Une jeune autrice part sur les traces de son père dans les montagnes d'Iran. " Dans les pas de Zohre, je marche sur les traces de mon père. Je ne me fraie pas seulement un chemin dans la montagne, je descends et je remonte le long d'un fil ténu. Je dévale derrière Zohre et je le cherche lui. Mon père. Il est venu par ici, dans les montagnes du nord de l'Iran. Il descendait du Trône de Salomon, la neige couvrait tous ces versants. C'était en 1956, il avait 27 ans, il brassait la neige. Plus tard, je suis née. Il s'appelait Émile, on l'appelait Milou, je m'appelle Émilie. Il m'a appelée Émilie. Cela fait trente ans qu'il n'est plus de ce monde et je marche sur ses traces sous les pas de Zohre. J'ai fouillé ses papiers, ses pitons, j'ai interrogé ses témoins, sa jeunesse, je questionne mes souvenirs, mon enfance, je le cherche sur la montagne et dans ma mémoire. "
En 1854, au moment de céder le territoire de son peuple, sur lequel sera fondée la ville de Seattle, le chef amérindien Si'ahl s'adresse au gouverneur envoyé par le Président des États-Unis. Son discours a une portée universelle et, s'il n'a été consigné nulle part sur le moment, il sera recomposé, réécrit, transformé au fil des années pour finir par s'ériger, dans la seconde moitié du XXe siècle, en discours emblématique de la sensibilité écologique. Un vibrant éloge de notre planète interrogeant la place de l'être humain. Ses mots seront repris par un roi, un candidat à la présidence américaine, un prix Nobel de littérature : il deviendra aussi inauthentique que puissamment vrai. Raconter l'histoire du célèbre Discours de Seattle, ce n'est pas renoncer à un très beau texte parce qu'il ne serait pas historique, c'est surtout restituer la véritable histoire d'un chef qui voulait préserver les siens et a été trahi. C'est entendre, entre les phrases qu'il a dites, peut-être dites, et celles qu'il n'aurait pu dire, le silence profond des peuples vaincus et des paysages détruits.
Un roman alpin au service d'une réflexion sur l'avenir de la montagne Le ciel est étroit à Chamonix. Alex, jeune aspirant guide, s'échappe vers la lumière en traçant une voie d'escalade qu'il offrira à la femme qu'il aime : Saskia's Way. Mais une histoire surgie d'un lointain passé se dresse entre les amants, les années s'envolent, l'amour cède à l'amer. Et quand le ciel disparaît, le temps est venu pour Alex et Saskia de s'y laisser aspirer. Dans la vallée de Chamonix, la gloire, les ambitions et les rancunes mijotent à l'étouffée. Si la montagne pèse sur les destins, elle peut aussi les libérer. Un magnifique roman d'amour et d'illusions perdues à travers trois âges de la vie. Guillaume Desmurs, journaliste et écrivain, a été rédacteur en chef de plusieurs magazines de ski et de montagne. Cocréateur de la revue Point de côté, il s'engage dans les débats sur l'avenir de la montagne via le Lama Project.
L'exploit de trois Ukrainiens en Himalaya Novembre 2021 : trois Ukrainiens se dressent au sommet de l'Annapurna III. Mikhaïl Fomine, Nikita Balabanov et Slava Polezhayko viennent de réussir une ascension historique, quinze journées d'escalade éprouvantes et risquées pour venir à bout d'un des " derniers grands problèmes " de l'Himalaya : une arête magnifique et interminable qui résistait depuis quarante ans à toutes les tentatives. À peine rentrés au pays, ils sont confrontés à l'impensable : la tentative de l'invasion de leur pays par l'armée russe. L'expédition a reçu le Prix spécial du jury aux Piolets d'Or 2022. Conrad Anker, mentor des alpinistes contemporains (il est " capitaine " du team North Face) signe une préface qui donne la mesure de cet exploit.
Le livre idéal pour passer l'hiver. Le froid est un adversaire redoutable qui met tout le monde au diapason : qui ne s'adapte pas à ses rigueurs risque d'y laisser sa peau. Les bêtes font leur poil d'hiver, les hommes s'emmitouflent, et chacun rêve secrètement d'une hibernation qui ne prendrait fin qu'au retour des beaux jours. Mais au fait, qu'est-ce que le froid et comment délimiter son empire ? Fort de ses voyages dans les régions du monde où le froid est le plus tenace, François Garde se propose de cerner cet adversaire à travers 99 textes surprenants, insolites, drôles, poétiques. Ces variations qui vous feront frissonner sont à savourer bien au chaud.
L'homme est discret, secret même, mais c'est un héros. Il a été le premier à atteindre les pôles Nord et Sud en solitaire et en autonomie totale, le premier à traverser, sans l'aide de quiconque, l'océan Arctique et le continent antarctique. En parfait conquérant de l'inutile, il a, dans le sillage de ses compatriotes norvégiens Fridtjof Nansen ou Roald Amundsen, bousculé les obstacles glacés les plus infranchissables. Il est l'explorateur polaire contemporain le plus authentique qui soit, selon Jean-Louis Étienne. Compagnon d'expédition de Mike Horn, son exact contraire, il a fait sienne la volonté de préférer la vérité au spectaculaire, l'épure au superlatif. Depuis peu, l'infatigable explorateur s'est fixé comme objectif de traverser les plus grands glaciers du monde afin de témoigner de leur inquiétante dégradation. Ce livre entend rendre hommage à un esthète qui considère les étendues glacées comme des vigies d'exception et milite pour leur indispensable sauvegarde.
Marion Poitevin aime la montagne. Elle l'a rendue féministe en faisant entendre sa voix, engagée, dans un monde longtemps resté un bastion du machisme. Que faire quand on est une femme dotée de capacités physiques exceptionnelles et d'une volonté bien charpentée ? Grimper, toujours plus haut, toujours plus fort ! Que faire quand cette passion vous conduit dans un monde presque exclusivement masculin, celui des guides, des gendarmes, du secours en montagne, du groupe d'élite d'alpinisme de l'armée, et qu'on se heurte inlassablement au même plafond de verre ? Recommencer, encore et toujours, et donner une voix à sa colère. Marion Poitevin est aujourd'hui secouriste en montagne et présidente de l'association " Lead the Climb ", qui ouvre les portes de la haute montagne aux femmes. Elle prend la plume pour la première fois dans cette autobiographie saisissante.
En août 1930, Henry George Watkins (surnommé " Gino "), un jeune Britannique de 23 ans, fraîchement émoulu de l'université de Cambridge, pilote et amateur d'alpinisme, prend les rênes d'une ambitieuse expédition au Groenland. Treize scientifiques et explorateurs l'accompagnent. Leur mission : cartographier la région et installer une base météorologique à plus de 2000 mètres d'altitude. Leur but : explorer un territoire encore inconnu afin d'établir une voie aérienne arctique entre l'Angleterre et les États-Unis. Mais lorsque August Courtauld décide d'hiverner sur cette calotte glaciaire balayée par de féroces orages et où règnent des températures épouvantables, le projet initial se transforme rapidement en une série d'épreuves de survie épiques...
L'extraordinaire aventure de deux conquistadors du XVI è siècle, découvreurs d'un monde inconnu, dont l'un descendit pour la première fois l'Amazone, malgré lui, affrontant dangers et mystères au péril de sa vie. En 1541, Gonzalo Pizarro et son lieutenant, Francisco de Orellana, partent de Quito à la recherche du " pays de la Cannelle " et du mythique El Dorado. À la tête d'une expédition de deux cents hommes, ils arrivent exsangues et les pieds nus de l'autre côté des Andes. Perdus dans un labyrinthe marécageux, voyant leur nombre diminuer chaque jour, les deux conquistadors prennent la décision fatidique de se séparer. Orellana et cinquante-sept soldats descendront un peu plus bas sur la rivière Napo à la recherche de vivres, tandis que les autres les attendront. Pas un instant Orellana ne se doute que cette expédition de ravitaillement se transformera en exploration d'un continent. Sur son bateau de fortune, il croisera bientôt le cours du mystérieux Marañon, un fleuve aux dimensions gigantesques sur les eaux duquel il rejoindra l'océan. Buddy Levy raconte l'aventure extraordinaire de ces hommes qui descendirent pour la première fois l'Amazone au péril de leur vie, confrontés aux dangers et aux mystères d'un monde inconnu.
Ce roman historique retrace la vie d'Edward Whymper jusqu'à son ascension ultime du Cervin, point d'orgue de sa carrière d'alpiniste mais aussi tragédie qui marquera sa vie à jamais. Roman historique, Cervin absolu retrace la vie d'Edward Whymper jusqu'à son ascension ultime du Cervin, point d'orgue de sa carrière d'alpiniste mais aussi tragédie qui marquera sa vie à jamais. Ce récit, c'est aussi celui d'un amour déçu, celui de Jeanne, domestique française servant chez les Whymper et confidente du jeune Edward, qui la délaissera pour celle qui obsède toutes ses pensées : sa montagne. Il faudra toute la patience et la persévérance d'Ethel, jeune journaliste du Times, pour recueillir cette version inédite de l'histoire et tenter d'en apprendre plus sur cet homme hors du commun. Le Cervin a toujours été une histoire d'hommes. Pour la première fois, et c'est ce qui fait la très grande originalité de ce livre, la conquête de cette montagne emblématique est racontée par deux femmes qui ont vécu dans l'ombre d'Edward Whymper. Souvent drôle, parfois tragique, fourmillant de détails et constamment remise dans son contexte géopolitique, cette course contre la montre - unique dans l'histoire de l'alpinisme - permet de se faire une idée non pas sur le conquérant, mais sur l'homme assez fou pour se lancer à l'assaut du géant des Alpes.
Une biographie qui dévoile une nouvelle face de la personnalité de Charles de Foucauld, cet infatigable voyageur qui ne craignait ni l'effort ni le danger. On connaît le Charles de Foucauld béatifié par le pape Benoît XVI, le prêtre retiré dans le désert et assassiné le 1er décembre 1916. On connaît moins le jeune vicomte abjurateur et désinvolte qui, parti pour dilapider l'héritage familial lors de soirées peu sages à Paris ou Saumur, devint certes un homme d'Église, mais aussi l'un des plus grands explorateurs français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Infatigable voyageur, ne craignant ni l'effort ni le danger, Foucauld parcourt le Maroc - alors interdit aux chrétiens - déguisé en rabbin, puis l'Algérie, la Tunisie, la Palestine, la Syrie, toujours en quête des lieux les plus reculés, les plus méconnus. C'est le voyageur passionné par l'ailleurs, excessif, à la fois irritant et attachant, l'explorateur tenace et acharné, le géographe ambitieux, que questionne ici Alexandre Duyck, révélant toutes les contradictions d'un ermite qui, au fond, ne cessa jamais de partir à la rencontre du monde et des hommes.
Le destin d'un ouvrier parisien à l'accent d'Arletty, échoué à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans une Ukraine soviétique. Gaston est un enfant des Batignolles. Un titi parisien à l'accent d'Arletty qui a connu la guerre, puis le travail obligatoire en Allemagne où il rencontre Louba. Amoureux, il l'épouse et la suit en Ukraine à la fin de 1945. Nous sommes en URSS, Gaston a vingt-cinq ans et le rideau de fer retombe sur lui. Privé de sa nationalité française, sans droit de retour, assigné à la citoyenneté soviétique, Gaston Thivet devient Gaston Charlovitch. Les misères et les espoirs de l'après-guerre dans le secret et l'intimité d'une ville de province soviétique... La vie extraordinaire d'un homme ordinaire. C'est un destin digne d'un roman d'Alexandre Dumas, que raconte Yves Gauthier dans un texte tendre et bouleversant.
Le récit captivant du mois d'enfermement vécu par la première femme autorisée dans le huis-clos d'un sous-marin nucléaire de la Marine nationale. Un mois enfermée dans un sous-marin nucléaire d'attaque... Nathalie Guibert est la première femme et la première journaliste autorisée à pénétrer à bord d'un de ces bâtiments de la marine française. Seule parmi soixante-quinze hommes, elle a partagé le quotidien d'une fraternité méconnue qui garde jalousement ses secrets. Elle livre ici le récit de ce huis clos captivant. Elle raconte la vie hors du temps, baignée par une lumière jaune artificielle, l'engagement des hommes, l'organisation à bord, la promiscuité, la joie des escales, le sentiment d'étouffement lorsqu'on ne peut échapper à un camarade agaçant. Elle dépeint des caractères forts et révèle un lieu où l'on peut vivre quinze jours sans savoir que les Twin Towers sont à terre, qu'un nouvel ordre mondial est en marche. Une expérience que l'on partage avec frénésie, page après page.
À Vostok, au pôle du froid (-89,3 °C), à l'endroit le plus reculé de la planète (à 1 400 kilomètres de tout point de ravitaillement), dans un huis clos glacé, Russes, Français et Américains ont travaillé ensemble. Doigts gelés, souffle court, coeur serré pour arracher à l'Antarctique ses secrets bien gardés : des milliers de carottes de glace, fragile mémoire de notre planète. En 50 ans, les hommes de Vostok, scientifiques, foreurs et mécaniciens, ont exhumé plus de 400 000 années de climatologie des glaces de l'Antarctique. Ils ont précisément daté l'augmentation du CO 2 dans l'atmosphère et prouvé au monde que l'homme était responsable de l'accélération du réchauffement de la planète. Demain, ils auront peut-être découvert une forme de vie inconnue, enfouie depuis plus d'un million d'années dans le lac de Vostok sous plus de 3 000 mètres de glace. Ils auront trouvé un autre secret, comme le lecteur de ce livre de Jean-Robert Petit : que la science avance avec le courage et la fraternité des hommes.
Alpiniste d'exception, passionnée de poésie, engagée dans de nombreuses causes humanitaires, Chantal Mauduit a marqué le monde de la montagne dans les années 90. Alexandre Duyck lui consacre une biographie sensible, à l'image de sa personnalité, lumineuse. À 10 ans, Chantal Mauduit écrivait dans son journal intime : "J'aimerais faire de l'alpinisme, malgré les dangers qui nous épient, malgré les séracs, les corniches, les avalanches." Vingt-quatre ans plus tard, en mai1998, elle disparaît avec Ang Tsering, son ami sherpa, ensevelie par une avalanche sur les pentes du Dhaulagiri. C'était le septième 8 000 qu'elle rêvait d'atteindre après le K2, le Cho Oyu, le Shishapangma, le Lhotse, le Manaslu et le Gasherbrum II. Des Alpes à l'Himalaya, Chantal Mauduit a mené une vie intense, hypnotique comme l'air des hautes altitudes. Elle lisait Rimbaud et parlait le népalais, riait toujours d'être là où ses pas de nomade joyeusement perchée la menaient. Passionnée de mots, elle aimait taguer des poèmes sur sa tente et les soufflait dans l'espace depuis ses sommets. Alexandre Duyck a pu explorer les carnets intimes de cette alpiniste singulière pour restituer la vie d'une aventurière de l'altitude, qui vécut d'air rare et de poésie.
Pédagogue sans équivalent, Michel Chevalet raconte quarante ans de journalisme scientifique. Nous en avons appris plus sur l'espace durant ces cinquante dernières années que depuis Galilée. En France, un homme a accompagné ces découvertes. Il est apparu pour la première fois sur les écrans, en 1971, pour présenter la Jeep lunaire de la mission Apollo 15. Depuis, il explique inlassablement, maquettes à l'appui, la mise en orbite de la station Mir, le lancement d'Ariane ou l'atterrissage de Philae sur la comète Tchouri. Avec son expertise et sa spontanéité, le père spirituel de C'est pas sorcier évoque le formidable essor de l'astronautique, qu'il a bien connu, mais aussi l'année entière d'entraînement qu'il a dû suivre pour partir dans l'espace, sa collection de bijoux technologiques soviétiques et même l'envoi manqué d'un bibendum Michelin dans l'espace !
À 30 ans, Alex Honnold a gravi, sans aucune assurance, des voies de hauteurs et de difficultés sans précédent. Déjà célèbre aux États-Unis, il arrive en France avec ce livre choc dont la lecture vous laissera les mains moites. Pourtant ce jeune homme est loin d'être un casse-cou inconscient. En 2008, l'Amérique découvrait un surdoué de l'escalade. Alex Honnold, 22 ans, venait d'enchaîner dans la même journée deux voies majeures en solo intégral : seul, sans corde, dans les parois parfaitement verticales de l'Ouest américain. Depuis, Alex a tracé sa voie sur les " big walls " du Yosemite, ces " murs " qui frôlent parfois les 1 000 mètres de haut. Au fil des réalisations époustouflantes, servies par des films qui laissent les mains moites, sa notoriété n'a cessé de grandir. Dans ce livre à deux voix, Alex Honnold raconte ses ascensions avec un art consommé du suspense et se dévoile avec sincérité : timide mais solide, passionné, capable d'affronter le risque et d'en parler avec un égal sang-froid. L'écrivain David Roberts décrypte le jeu " radical " d'Alex et les raisons de sa célébrité : " Alex a poussé la forme la plus extrême et dangereuse de l'escalade bien au-delà des limites de ce qui semblait possible. Dans sa parfaite simplicité, cette quête peut être comprise par l'observateur le plus néophyte. L'enjeu est ultime : tomber, c'est mourir. "
Se jeter dans l'alpinisme comme dans la gueule du loup. Ce livre ne vaut pas que par ses récits d'ascensions palpitants. Il analyse avec sincérité et profondeur les questions centrales de toute aventure : "Que cherche-t-on réellement dans l'escalade ?" et surtout : "Est-ce que ce jeu en vaut la peine ?" C'est l'histoire d'un homme en colère... C'est l'histoire d'un jeune garçon qui ne s'aime pas et se jette dans l'alpinisme comme on se jette dans la gueule du loup. Il mène un combat féroce avec les plus austères faces nord de l'Oisans qu'il veut affronter seul, en hiver. Il s'intoxique ainsi pendant huit ans à l'adrénaline, à l'image de "cador" que ses succès lui donnent. Puis, tout à coup, il s'arrête. Une femme, un enfant, la vie sont passés par là. Et, au moment où, apaisé, il s'y attendait le moins, le loup referme ses crocs, lui enlève trois amis, trois morts dont il se sent responsable. Ce livre ne vaut pas seulement par ses récits d'ascensions palpitants, il analyse également avec une sincérité et une profondeur inégalées la question centrale de l'alpinisme : "Est-ce que ce jeu en vaut la peine ?" "Je me sens libre. Jamais je n'ai connu cette légèreté dans mon être. Je n'ai plus aucune crainte, ni haine, ni animosité. Le solo, c'est la liberté ! Folie passagère ou ivresse de la solitude ? Peu importe, la montagne est mon amie. Elle fait partie de moi ou je fais partie d'elle ?"
Considéré comme le plus grand alpiniste actuel, Ueli Steck évoque ses réussites en Himalaya, sur les plus hauts sommets. Il évoque aussi les drames comme celui vécu à l'Annapurna en 2008 et se révèle comme un homme sensible et profond. "Le grimpeur le plus rapide du monde", "l'athlète des cimes", la "Swiss Machine", les superlatifs ne manquent pas pour qualifier l'alpiniste originaire d'Emmental, et qui s'est singularisé en escaladant les plus hauts sommets, par des voies d'extrême difficulté et en un temps record. Pour son deuxième livre, Ueli Steck quitte les Alpes et nous emmène en Himalaya, au-delà de la zone de la mort. Il s'y applique à utiliser les mêmes méthodes qui lui ont permis de vaincre, en solo, la face nord de l'Eiger en 2 heures et 47 minutes. Mais les plus hautes montagnes sont rebelles et Ueli est contraint de prendre des risques : il chute de 300 mètres dans la face sud de l'Annapurna, échoue dans sa tentative de sauvetage de l'alpiniste Iñaki Ochoa et doit renoncer au pilier ouest du Makalu noyé sous la neige... Mais le Suisse a été à bonne école puisque sa première expérience en Himalaya s'est déroulée avec Erhard Loretan. Il se relève et gravit en solo le Gasherbum II, puis la face sud du Sishapangma en dix heures ! Autant d'occasions de s'interroger sur la promesse qu'il a faite à son épouse de renoncer au solo, mais aussi sur le sens de son engagement, sur le sens de la vie...