Romans, nouvelles, récits
Yacoub, un homme d'affaires koweïtien extrêmement riche, consacre tout son temps à la gestion de ses nombreuses entreprises, au détriment de sa femme Sheikha, aimante et frustrée, qui comble le vide de son existence par une consommation effrénée. Un de leurs quatre enfants, Ahmed, tombé dans les rets d'un prédicateur islamiste, a tourné le dos à sa famille pour s'engager en Syrie dans une organisation djihadiste. Alors que Yacoub est tourmenté par les choix et le sort de son fils, il se retrouve irrémédiablement attiré par une jeune femme iranienne qui travaille pour lui. Entretemps, Ahmed est kidnappé par un groupe terroriste rival qui réclame à son père une rançon colossale...
Les déboires d'une tribu préhistorique narrés dans le langage de nos modernes ethnologues. Nouvelle édition réalisée à l'occasion de la sortie du film d'animation Pourquoi j'ai pas mangé mon père, réalisé par Jamel Debbouze, le 8 avril 2015.
Anzu, céramiste, se consacre intensément à son art. Divorcée, elle habite seule avec son fils et ne souhaite pas se remarier. Cette vie calme et sereine lui convient. Sa soeur aînée annonce ses fiançailles et sa visite prochaine avec l'heureux élu.
Roman complet et flamboyant, Les Frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables déchirés par leurs conflits intérieurs. Sans doute le chef-d'oeuvre de Dostoïevski. Avec cette publication se conclut également l'immense entreprise de retraduction des romans de Dostoïevski entamée il y a plus de dix ans par André Markowicz.
Roman complet et flamboyant, Les Frères Karamazov rassemble une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour, des exposés théologiques et métaphysiques éblouissants et des personnages inoubliables déchirés par leurs conflits intérieurs. Sans doute le chef-d'oeuvre de Dostoïevski. Avec cette publication se conclut également l'immense entreprise de retraduction des romans de Dostoïevski entamée il y a plus de dix ans par André Markowicz.
Dans la Barcelone des années 1920, un jeune écrivain éperdument amoureux accepte un mystérieux contrat avec un éditeur parisien, sans se douter que cela va le conduire à mettre en danger la vie des personnes qui lui sont chères. Paru cinq ans après L'Ombre du vent, ce deuxième volume de la saga ne constitue pas la suite du premier volume, mais ce qui le précède, vingt ans plus tôt.
Belfast, début des années 1990. La ville vit au rythme des slogans de haine, des bombes, des assassinats. Pourtant, au coeur de l'incendie, le quotidien s'obstine. Ici, on a appris à faire abstraction. Alors comme partout quand on a vingt, trente ans, on trafique la misère, on tombe amoureux, on s'oublie, on boit beaucoup, on se charrie, on retombe amoureux et on s'invente d'autres vies. Jake Jackson, le catholique, son ami Chuckie Lurgan, le protestant, et tout ce que la ville compte de brinquebalants, activistes véritables ou amuseurs de galerie, narguent l'intensité dramatique de cette existence avec une légèreté salvatrice. Au fond des pintes de bières, dans l'urgence d'un rire ou d'un mot d'amour, il y a tout ce qu'il reste d'humanité.
Fermín se voit, un jour de décembre 1957, offrir un exemplaire du Comte de Monte Cristo par un mystérieux inconnu. Ce cadeau n'en est pas un, il est porteur d'une terrible menace. La vie de Fermín sombre alors dans les abîmes d'un passé qu'il aurait préféré oublier : l'antichambre de l'enfer que fut la prison de Montjuïc dans laquelle il faillit trouver la mort en 1939, les mensonges qu'il fallut inventer, les ombres auxquelles il crut échapper. Mais dix-huit ans plus tard, les fantômes oubliés crient vengeance... Parution en Babel du volume 3 de la saga Le Cimetière des Livres oubliés, qui a fait la notoriété de Carlos Ruiz Zafón.
A cinquante-neuf ans, Hannah Musgrave revient sur sa vie de jeune bourgeoise américaine privilégiée qui, dans les années 1960-1970, a choisi de faire la "Révolution" avant d'aller vivre au Liberia. Un puissant roman qui interroge une certaine histoire de l'Amérique ainsi que la nature des liens entre sphère privée et sphère politique.
A son retour de Paris Lioubov Andreïevna se rend à l'évidence : elle doit vendre le domaine familial, et avec lui la cerisaie qui en fait le raffinement et la beauté. Un tableau bouffon et tragique de l'aristocratie russe.
Les convulsions d'une société secrète dans la Russie du XIXe siècle, à travers l'effrayant destin de Stavroguine.
Les convulsions d'une société secrète dans la Russie du XIXe siècle, à travers l'effrayant destin de Stavroguine.
L'ancienne école de Torena, au coeur des Pyrénées catalanes, va être rasée pour qu'une nouvelle soit construite. C'est ainsi qu'on tourne une page, ici. Avant que tout ne soit détruit, Tina fait le tour de la salle de classe, récolte cahiers et notes pour la mémoire. Derrière le grand tableau noir, elle découvre les carnets de l'ancien instituteur, Oriol Fontelles, phalangiste de son état, et avec eux, l'histoire du village, de ses drames, de ses trahisons, de ses histoires d'amour et d'illusions. Au coeur des haines et des chagrins, une mystérieuse maîtresse-femme toute-puissante, Elisenda Vilabrú, qui a défait tant de vies. Et dans un éblouissant entrelacement de destins, des années 1940 à nos jours, c'est le sang de l'Espagne tout entière qui coule, comme les eaux agitées du Pamano.
Les convulsions d'une société secrète dans la Russie du XIXe siècle, à travers l'effrayant destin de Stavroguine.
Pour détourner la censure du tsar, Pouchkine revient sur une révolte paysanne de la fin du xviiie siècle et écrit un chef-d'oeuvre de la littérature russe - à la fois roman d'apprentissage, roman d'aventures, roman historique, poème allégorique et dénonciation du pouvoir. Le texte que Marina Tsvetaïeva lui consacrera, et qui vient compléter cette édition, est un hymne au triomphe de la poésie sur l'histoire événementielle. André Markowicz poursuit son entreprise de retraduction de l'oeuvre de Pouchkine, ici avec la collaboration de Françoise Morvan avec laquelle il a traduit tout le théâtre de Tchekhov.
1943, sur la côte atlantique de l'Angleterre, la famille Carver vient trouver refuge loin de la guerre dans un charmant village de pêcheurs où le temps s'est arrêté. Les deux aînés, Alicia et Max se lient très vite d'amitié avec Roland, un adolescent du coin, qui les entraîne à la découverte de l'épave d'un étrange vieux cargo. Derrière la demeure familiale, un mystérieux jardin statuaire semble quant à lui reprendre vie. Une terrible histoire hante les lieux, et un pacte passé jadis avec le Prince de la brume - être aux mille visages, pire que le Diable - est en train de refaire surface. Le premier roman - qui ouvre la Trilogie de la brume - de l'auteur de L'Ombre du vent et de son Cimetière des Livres oubliés.
Après la côte anglaise disparaissant sous la brume, Carlos Ruiz Zafón nous entraîne cette fois dans la moiteur des nuits de Calcutta, sur les pas de deux adolescents que la vie menace et prêts à tout pour découvrir le grand secret resté enfermé dans les ruines d'une gare majestueuse, partie en cendres avant même d'avoir existé.
1937, Normandie. Au coeur du bois de Cravenmoore niche une résidence majestueuse habitée par un concepteur de génie, fou des automates. À la nuit tombée, une ombre semble prendre vie et s'emparer des corps inanimés. Au large, une île voit ses lumières se rallumer dès que vient la fin de l'été. Serait-elle le refuge d'une âme esseulée ? Carlos Ruiz Zafón conclut, avec ce troisième volet, le plus sombre, sa trilogie des temps de guerre et de leurs brumes qui recouvrent tout, marquent les corps, et fabriquent des fantômes.
Le portrait dit des Époux Arnolfini a été peint par Jan Van Eyck en 1434 : énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l'histoire de la peinture... Cet ouvrage offre un voyage au coeur de ce tableau, qui aimante par sa composition souveraine et suscite l'admiration par sa facture. Touche après touche, l'auteur décrypte les leurres et symboles semés par l'artiste sur sa toile, à l'image d'un roman policier à énigmes. Alors le tableau prend corps, son histoire se tisse de manière évidente et les personnages qui nous regardent dans cette scène immuable prennent vie devant nous...
Par un dimanche soir de 2022 où doit se jouer le Super Bowl, cinq amis se sont réunis pour l'occasion alors qu'une catastrophe semble avoir frappé le monde autour d'eux. Toutes les connexions numériques viennent d'être coupées et, dans le huis clos de l'appartement de Manhattan, les mots se mettent à tourner à vide. La vie s'échappe, mais où ? Et le silence s'installe. Jusqu'à quand ? Un roman percutant qui tombe à point nommé et prend la forme d'une saisissante conversation sur notre humanité, orchestrée par l'une des voix les plus éblouissantes et essentielles de la littérature américaine.
Douze nouvelles placées sous le signe d'une sobriété stylistique digne de Raymond Carver au fil desquelles des couples divorcent, des femmes noires sont traquées par des pit-bulls sur des parkings, où la liste des courses à effectuer au supermarché finit par se confondre avec un programme de vie, où des mythomanes prennent leurs semblables en otage, où la mort frappe les hommes comme les animaux, où l'on écoute battre sous la poitrine d'un autre le coeur transplanté d'un amour décédé. Au sommet de son art et avec une superbe économie de moyens, Russell Banks propose ici un recueil de textes dont l'intensité transmue le réel et le quotidien en authentiques paraboles métaphysiques.
Barcelone, 1980. Le jeune Óscar a l'habitude de s'échapper du collège où il est pensionnaire lorsqu'un jour, il rencontre Marina, une jeune fille qui va briser la solitude de ses escapades quotidiennes. Intrigués par une femme se recueillant régulièrement devant une tombe anonyme flanquée d'un papillon noir d'un cimetière oublié, les deux amis décident de la suivre et de mener l'enquête. D'un effrayant théâtre abandonné aux vestiges de la cité souterraine de Barcelone, Óscar et Marina vont faire ressurgir une vieille tragédie et réveiller les fantômes du passé.
Un réparateur de chaudières dans une petite ville du New Hampshire abandonne son quotidien misérable et part pour la Floride avec sa famille, attiré par un nouvel avatar du rêve américain. À plusieurs milliers de kilomètres de là, une jeune Haïtienne fuit la violence et la pauvreté de son pays natal pour rejoindre l'Amérique... de ses rêves. Les deux destins finiront par se croiser dans cet ample roman sur l'errance et l'injustice.
Par l'auteur de Sous le règne de Bone, De beaux lendemains et de American Darling, le grand roman du nouveau désordre sexuel, à l'ère d'Internet et de la pornographie en ligne, à travers le personnage d'un jeune délinquant sexuel incarnant l'enfer d'une addiction aussi particulière que largement répandue et le supplice de l'exclusion qui peut la sanctionner. Sur la disparition du corps confisqué par le "virtuel" et sur ses nécessaires réémergences pathologiques, une réussite romanesque éblouissante portée par des personnages inoubliables.
Par le célèbre géographe et théoricien de l'anarchisme, de la source à l'embouchure, l'histoire d'un ruisseau comme métaphore de la nature.
Après l'Idiot et Crime et châtiment, une autre pièce maîtresse de l'oeuvre du grand écrivain russe, dans la nouvelle traduction d'André Markowicz.
Un roman réaliste et tourmenté dans lequel l'écrivain raconte son expérience du bagne sibérien.
Une confession hallucinée sur le pouvoir de l'argent et de la noblesse.
Clochard surdoué à l'humour féroce, SDF arrogant, Ripley Bogle, vingt-deux ans, a le froid et la faim pour compagnes et connaît Londres comme sa poche. La solitude et l'errance aiguisant sa mémoire, il livre le récit - plus ou moins fiable - des événements qui l'ont conduit dans la rue : une enfance dans un quartier ouvrier catholique de Belfast dans les années 1980, un bref passage à Cambridge, quelques rencontres décisives... Le premier roman de l'auteur culte d'Eureka Street.
Tout part d'une photo en noir et blanc jauni, carte postale retrouvée au fond d'une boîte à chaussures. Comme le souvenir d'une autre époque, on y devine l'histoire de Khadidja la mauresque, et à travers elle celle des oubliées du Bousbir, quartier fortifié de Casablanca réservé à la prostitution. Dans ce court roman à la langue ardente, Valentine Goby rend hommage à toutes ces femmes au corps surexposé mais à la mémoire oubliée, face au temps qui passe, face à la censure islamiste, face au patriarcat.
Marcelo est un employé de bureau ordinaire depuis qu'il a renoncé à l'écriture, vingt-cinq ans plus tôt, après la publication de son premier roman. Un jour pourtant, il entreprend de composer le recueil des écrivains qui ont cessé d'écrire, et part en quête de tous ces Bartleby, en référence au personnage d'Herman Melville. Il tient alors le journal de ce travail, fournissant ainsi les notes de bas de page d'un texte invisible au lecteur. Avec ces remarques, parfois hilarantes, souvent empreintes de mélancolie, Enrique Vila-Matas nous parle de l'égarement, des livres absents, de ceux qui ont renoncé à la littérature, par folie ou par vanité, et de ce qu'ils ont laissé en suspension dans les marges.
Une suite narrative inspirée par la structure de l'oeuvre de Bach.