Pour connaître
La société française tout entière est imprégnée des idées des pères fondateurs du socialisme utopique du XIXe siècle. Saint-Simon, Fourier, Proudhon, sont partie intégrante de notre culture nationale, à la fois dans la sphère politique et extra-politique. Dans le champ de la littérature, que d'auteurs à citer, de Sainte-Beuve à André Breton, qui furent marqués par le socialisme utopique. Quant à Wagner, il est redevable à Saint-Simon, tout autant peut-être qu'à Feuerbach, des concepts philosophiques qui gouvernent la Tétralogie. Pour mieux éclairer la philosophie sociale française, cet ouvrage se devait de présenter les socialismes allemand et anglais de l'époque, ainsi que les débats et querelles entre le socialisme français et le socialisme allemand, profondément pénétré d'hégélianisme.
Les oeuvres sur le bouddhisme sont aussi nombreuses que diverses. Pour Marc Semenoff, le Bouddha, Moïse et le Christ, pour ne parler que d'eux, forment une sorte de Trinité, un Trois Divin en un et l'homme est, eschatologiquement, conduit vers cette Identité spirituelle que figurent la Terre Promise, le Paradis et le Nirvana. Selon lui, cette "Unité, cette Identité, ce Trois en Un auquel pourraient s'adjoindre les formes religieuses qui ne sont ni du Bouddha, ni de Moïse, ni du Christ, pourraient engendrer, dans un avenir qu'il revient à l'Intelligence et à l'Esprit des hommes de hâter, la Religion Une de l'humanité de demain."
Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Qu'ai-je le droit d'espérer ? Telles sont, selon Kant, les trois questions essentielles de la philosophie. Il s'est efforcé d'y répondre, pour son compte, avec une probité intellectuelle, une netteté et une rigueur qui sont la marque de son génie.
Hormis les parties I (Vie et travaux) et V (Toujours vivant ?), il s'agit de leçons d'Aristote lui-même sur la nature, le divin, l'homme : qui serait mieux qualifié que lui pour montrer combien ses travaux sont actuels, modernes ? Nous voyons ici la pensée humaine arrivée à son sommet.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Synthèse originale des grands courants du monde antique, le platonisme féconde encore de sa puissante inspiration une civilisation condamnée à se perdre ou à se retrouver en lui. Cette civilisation, c'est la nôtre.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Nous n'avons conservé - des philosophes grecs antérieurs à Socrate - que des fragments et des citations indirectes, quelquefois un seul texte. Pourtant, dès l'Antiquité, on n'a cessé de s'interroger sur eux, à partir de ce qu'on percevait de leur pensée. Pensée multiforme, mais que nourrit la nostalgie ou l'exigence d'une unité entre le monde et l'homme. Dans la mesure où la philosophie est une recherche de soi-même, les Présocratiques n'ont rien perdu de leur importance. Les présenter, c'est présenter la "naissance de la philosophie", mais aussi le lieu où (singulièrement à notre époque) elle trouve toujours à se ressourcer.
Sous des formules d'orthodoxies diverses, la pensée de Saint Augustin reste, dans les grandes lignes, fidèle à elle-même, généralement attachée à des points constants de logique ou de morale, et plus tard de foi, dont elle ne se départit pas. Il n'est pas nécessaire, pour définir la doctrine augustinienne, de dépouiller à fond la production complète de l'auteur. Une étude attentive des textes les plus représentatifs peut, à la rigueur, suffire à qui essaie de discerner et d'établir les principes majeurs de sa philosophie. Tel est l'objet de l'étude de Georges de Plinval.
Une longue suite de succès, de charges et d'honneurs (Prix Nobel en 1928) ont jalonné la vie de Bergson ; son influence fut considérable. Et pourtant, nombreux furent ses adversaires ; l'Église elle-même condamna la philosophie moderniste. Sans doute, comme toute doctrine nouvelle, le Bergsonisme fut-il mal interprété, mal compris, peut-être même déformé par ses détracteurs. Ce livre veut faire comprendre ce que représentait, au début du siècle, cette sorte de spiritualisme concret qui écartait tout ensemble trois des plus gros piliers de la philosophie traditionnelle : l'empirisme, le rationalisme et le relativisme.