Poche revolver
Si Arthur était un film, on dirait que c'est un « roadmovie ». Mais c'est un livre et c'est tout sauf un « roadbook ». Un roadbook book, ça sert à s'orienter. Alors qu'Arthur, c'est justement la balade d'un perdu ; l'histoire d'un type qui sillonne les États-Unis et le Mexique. Pas un fier chevalier en quête du Graal mais un paumé à la recherche de ses envies, de ses illusions et de ses désespoirs. Un poissard qui préfère vomir plutôt que manger. Un poissard qui porte la poisse. Et ce n'est pas parce qu'on a un pote qui s'appelle Bonaventure que celle-ci sourit à tous les coins de rue. Au contraire, là où il passe il y a souvent l'odeur aigre du sang et de la barbaque. Autant dire qu'Arthur n'est pas sorti de l'auberge mexicaine... Parfois, il faut vendre chèrement sa peau. Et pour ça, Arthur, il a un don. Patrick Fort.
Atticourt, ancien village minier du Nord. Les enfants des corons, condamnés à la silicose et à l'oubli, hantent encore les lieux. François, jeune homme marqué par ce passé, affronte une présence maléfique qui semble le convoiter.
La nostalgie, camarade ! Ian est une statue. Une momie. Un zombie, un voodoo-child, un Nosferatu... Charly le fixe droit dans les yeux. - Mets-toi une chose dans ta petite tête de blaireau, maintenant ta vie c'est la mienne. Il reprend son souffle. Comme un athlète après l'effort. Gloire et EPO... - J'y fais ce que je veux et quand j'en ai envie, OK ? Ian Dutier n'aime personne. Cadre supérieur d'un vaste consortium postmoderne, il travaille sur le bug de l'an 2000. Icône glacée, son quotidien ronflant implose le jour où surgit un fantôme du passé : Charly, dandy destroy, mégacamé, qui entend bien récupérer les dividendes du temps perdu...
Casey Schuler, star hollywoodienne fraîchement oscarisée, devient la proie d’un trio de kidnappeurs aussi déjantés que dangereux. Entre désert californien et folie collective, Les cinéphiles mêle suspense, humour noir et portraits savoureux.
Paris, fin du XXe siècle. Une invasion de mouches géantes s’abat sur la ville, transformant chaque rue en un cauchemar biologique.
Et si le plus célèbre tueur en série de l’histoire vous racontait lui-même son parcours ? J’étais Jack l’éventreur plonge le lecteur dans la psyché tourmentée d’un homme hanté par ses cauchemars et sa haine des femmes.
Jean Jérôme, tricard fraîchement sorti de la prison de Clairvaux, perd tous ses espoirs de liberté tranquille, quand il rencontre Benoît Auguste, ancien taulard tortionnaire qu'il abat avec haine, et dont il prend l'identité. Il nous entraîne alors avec un suspense haletant dans ces lieux réservés bordels, rues sombres ou troquets sordides. C'est dans ces tableaux humides, noirs mais vivants de quartiers choisis du Paris des années cinquante, que l'on croise sur un rythme hallucinant : truands, flics, trafiquants et putains. Trois écrivains de romans noirs ont su donner de Paris une image précise, crépusculaire, nocturne, telle que la ville était dans les années cinquante : Maurice Raphaël, Léo Malet et André Héléna, dont le retour prévu chez quelques éditeurs s'annonce aussi définitif que le retour en force d'Emmanuel Bove. Deux d'entre nos écrivains noirs ont débuté par des recueils de poèmes : Léo Malet et André Héléna, auteur également d'environ deux cents romans publiés sous différents pseudonymes et qui doit sa notoriété aux dix volumes édités sous le titre général de « Les Compagnons du destin », ainsi qu'à des romans noirs d'une exceptionnelle qualité. Publié en 1951, « Les héros s'en foutent » avec des accents à faire frémir décrit un monde que connaît bien André Héléna. Alfred Eibel.
Plongez dans les années 90 avec Hémophile à retordre, un polar déjanté où l’inspecteur Space, héros désabusé et Rimbaud-Rambo des temps modernes, enquête dans un monde entre jeux télévisés et banlieues-malaises.
Bombay, Bangkok, New York, Fort-de-France. Des bars, des barges, des potes, des putes, des pintes. Entre un Noël fêté dans un 747 vide et une virée au Vice Club, Henri Deville dissèque son monde d'une plume trempée dans le vitriol, la Guinness, le Jack Da', l'humour à froid et l'eau turquoise des piscines du Méridien. Il sait de quoi il parle : « steward, c'est un métier » C'est lui qui le dit. Et ça le fait planer, aussi sûrement qu'un bonnet D ou que l'herbe qu'il fume dans la Camaro de Mike sous la neige de l'Alaska. À côté d'un pit-bull qui lui tire la langue. Alors attachez, vos ceintures et préparez-vous au décollage, la traversée va se faire sans effort. François d'Épenoux.