Pédagogie[s]
Après L'enfant et la peur d'apprendre, Serge Boimare approfondit son analyse du malaise qui empêche le fonctionnement de la relation pédagogique dans notre école. Après la peur d'apprendre chez l'élève, il faut en effet constater qu'une peur d'enseigner chez les professeurs et les éducateurs produit toute une série d'effets négatifs. D'autant plus efficace qu'elle n'est pas reconnue, elle s'auto-alimente de la peur d'apprendre qu'elle suscite en partie. Au final, cela produit un cercle vicieux qu'il est cependant possible de briser par l'esprit d'initiative, l'accent mis sur la culture et le langage et l'apprentissage de l'analyse des pratiques pédagogiques.
Le progrès dans la prévention de la violence des jeunes, notamment en milieu scolaire, est régulièrement mis en échec par une sorte de « plafond de verre pédagogique ». Si les jeunes acceptent souvent d'endosser, après coup, la responsabilité des effets de leurs actes, ils se trouvent la plupart du temps dans l'impossibilité d'accéder à une prise de conscience du préjudice cause, c'est-à-dire a considérer la victime. À les écouter, les victimes n'existent pas en tant que sujets ; elles sont associées à des proies dont on peut abuser. Tout se passe alors comme si, au moment du passage à l'acte, ces adolescents se trouvaient dans un état de conscience modifiée, lie à une difficulté à juguler leurs émotions, faute de ne pas avoir appris à les vivre, les ressentir, les reconnaître, les apprivoiser et finalement ont les socialiser. Cet ouvrage propose de mettre en place une véritable éducation à l'émotion dans les établissements scolaires pour en finir avec cette violence, situation insupportable pour les victimes et obstacle insurmontable dans tout processus de format ion personnelle.
La violence chez l'élève produit un plaisir apparenté à une forme de toxicomanie sans drogue. Mais il est possible de convertir cette violence en restaurant le vrai désir d'apprendre. Tel est le parcours de ce livre qui s'articule en 3 volets : 1. Le fonctionnement cognitif et affectif de notre cerveau. 2. Les moyens pour réduire et prévenir la violence. 3. Les outils d'une formation des enseignants à la prévention de la violence. Un ouvrage novateur sur un sujet central pour l'éducation : peut-on encore enseigner des élèves violents ?
Comment expliquer que l'accompagnement de dizaines de milliers d'enfants porteurs de « dys » soit encore si difficile dans notre pays ? Pourquoi leurs trajectoires se révèlent-elles toujours aussi chaotiques, alors même que nous n'avons jamais été à ce point en mesure de comprendre leurs troubles, et de mettre en oeuvre les moyens adaptés dont ils ont tant besoin ? Comment rendre compte du fait que nombre d'enseignants, mais aussi de professionnels de la santé et de la rééducation, ignorent encore ces troubles, quand ils ne les confondent pas avec d'autres ? Ce livre se propose de démystifier cette problématique des « dys » en examinant les différents obstacles, résistances et controverses qui, en dépit des bonnes volontés individuelles, compromettent la prise en charge de ces enfants et de ces jeunes, et de ce fait, leur future inclusion sociale et professionnelle.
Comment aider les enfants ou les adolescents qui ont visiblement besoin d'un soutien psychologique et qui pour une raison ou un autre refusent la démarche psychothérapique ? L'ouvrage montre que l'aide psychologique peut prendre des chemins et des formes diverses et multiples. elle n'est pas réservée aux seuls enfants qui sont prêts à supporter les exigences du travail psychothérapeutique. La littérature, le jeu, l'utilisation du film, du conte, des mathématiques, du groupe des enfants comme de la motricité sont ici utilisés comme outils de médiation pour aborder ce qui fait conflit ou blocage.Colette Boishus - Laurence Bouvet - Didier Chaulet Évelyne Levy - Coraline Mabrouk - Marc-Olivier Roux Évelyne Schembry - Catherine Thibaud - Frédéric Valentin
L'école n'est plus ce sanctuaire à l'entrée duquel, l'agitation cédant au recueillement, les conditions se créent spontanément pour apprendre. Pour concilier bienveillance et exigence, l'enseignant doit savoir désarmer toute menace par un don. Il lui faut puiser dans une sagesse qui va bien au-delà de la maîtrise des savoirs disciplinaires ou doctrinaux. Ce livre raconte comment, longtemps prise dans la dérive de l'exigence, l'auteur, institutrice puis professeur des écoles, a finalement appris à puiser dans la sagesse d'Épicure, des stoïciens et de la psychologie positive, pour parvenir à cet équilibre facteur de réussite scolaire. Elle montre comment instruire de nouveau dix comportements de base avec les élèves, en les illustrant de paroles, de gestes utiles et de textes à méditer dans l'esprit d'une pédagogie intégrative et composite.
Qu'on la nomme transcendance, dépassement, élan vers l'invisible, Dieu ou fusion avec le cosmos, la dynamique spirituelle de recherche d'un sens à sa vie oriente aussi bien vers les réalisations les plus admirables que vers les pires déchaînements passionnels. Elle est source des plus grandes fiertés et des plus grands échecs. Ne pas l'accompagner et ne pas guider l'enfant dans un tel mouvement de création est la pire erreur éducative que l'on puisse commettre. Il faut pour cela s'entendre sur ce qu'impliquent les termes d'accompagnement, de désirs, de transmission, de liberté, de droits et devoirs, de respect de soi-même et d'autrui. En procédant avec prudence et simplicité à ces éclaircissements souvent négligés en cette matière hautement polémique, l'auteur dessine les contours possibles d'un accompagnement ou d'une éducation laïque du développement spirituel de l'enfant.
Le lien social autour de la personne autiste se crée par l'inclusion en milieu ordinaire associé aux pédagogies comportementalistes et grâce à la participation active des personnes concernée. C'est à ce modèle de pédagogie, pratiquée en Amérique du Nord et dans beaucoup de pays européens, qu'introduit cet ouvrage pratique. Illustré de nombreux exemples d'intervention pédagogique, il présente un modèle d'échange et de communication, « l'éducation structurée », réalisant l'inclusion participative des personnes dès l'école. Ce modèle de réussite éducative permet aux personnes autistes, en faisant des choix, d'exercer leur droit à la citoyenneté à chaque étape de leur formation et de leur inclusion sociale.