Notes africaines, asiatiques et caraïbe
Les quatre Dragons sont ces pays d'Asie qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ont connu un prodigieux essor économique ; la Corée du Sud, Singapour, Hong-Kong et Taïwan. Ils seront bientôt suivis d'un cinquième : la Thaïlande. Le secret de leur réussite tient à leur culture faite d'esprit industrieux, de respect du maître, de goût du savoir. Mais il existe des disparités selon les pays : l'histoire, le statut politique, les conflits internes, voire même les crises et les guerres. L'auteur examine successivement les conditions communes à ces succès fulgurants, et les cas particuliers à chaque pays dans leurs croissances, leurs problèmes propres et aussi leurs craintes pour l'avenir.
Dans un premier chapitre sont examinées ici les caractéristiques communes aux dix États de la sous-région que constitue l'Afrique centrale : Tchad, Cameroun, Centrafrique, Guinée équatoriale, Gabon, São Tomé et Principe, Congo, Zaïre, Rwanda et Burundi. Les dix chapitres suivants sont consacrés à l'étude de l'évolution politique et économique, ainsi qu'aux relations avec le monde extérieur, de chacun des États considérés.
Le Cambodge a traversé vingt ans de crise où les questions économiques se sont trouvées au coeur du débat. Contrairement aux idées reçues, l'origine de la crise qui a mené au coup d'État de 1970 et à la guerre est bien d'ordre socio-culturel. Le rejet, par la République, du centre symbolique a généré la rupture de la société, rupture que les Khmers Rouges ont poursuivie par une triple ruine des savoirs, des cadres humains et de l'écologie. À partir de 1979, la reprise économique s'opère en deux phases, dix ans de reconstruction socialiste, suivis par la mise en place du capitalisme. L'économie officielle a progressé de l'ordre de 60 %, mais cette première évaluation reste à la fois discutable et inférieure à la réalité. En amont, on constate l'échec des entreprises d'état, et l'essor de l'entreprise privée ; en aval, on constate l'inversion de la logique des échanges extérieurs. Le socialisme est mort et l'économie parallèle s'est considérablement développée. La société vit à trois vitesses, les espaces sociaux se désynchronisent, les villes se dégradent et l'entité cambodgienne n'existe plus. Le Cambodge possède pourtant un réel potentiel économique, qui pourrait être exploité sous réserve d'une réinsertion du développement dans une dynamique culturelle.
En dix ans, le Niger est passé de la deuxième à la cinquième République et a vécu, depuis 1991, sous sept systèmes institutionnels différents. Cette étude relate l'alternance de périodes démocratiques et de périodes autocratiques. « Copyright Electre »
En 1955, le PNB de l'ensemble viêtnamien le situe nettement au-dessus de la Thaïlande, et le PNB du Nord représente le double de celui du Sud. En vingt ans (1955-1975), si le différentiel de poids économique entre les deux entités s'est réduit au profit du Nord, les divergences entre les deux économies se sont aggravées et l'économie vietnamienne dans son ensemble s'est effondrée. Pendant une première décennie (1976-85), la réunification ne produit aucun effet de levier. Les difficultés d'approvisionnement sont telles que les appareils locaux prennent de plus en plus d'autonomie. Pour sauver l'unité politique, Hanoi inverse en 1986 le sens des réformes : l'économie est progressivement décollectivisée. Sur une deuxième décennie (1986-95) la croissance du PNB s'accélère. Contrairement aux apparences, la libéralisation du marché intérieur a permis de renforcer le coeur de la technostructure, en partenariat avec l'étranger. D'ici la fin du siècle, le rapport Nord/Sud se stabiliserait et l'écart entre les PNB du Viêt Nam et de la Thaïlande, aujourd'hui de 1 à 4, pourrait commencer à se réduire.
Repères... rappels..., titre à la fois modeste et ambitieux. Modeste car il se borne à tracer un cadrage de connaissances pour un approfondissement ultérieur, en même temps qu'il annonce, simplement, qu'aucun fait jusqu'ici inconnu ne sera dévoilé et qu'aucune théorie inédite ne sera avancée. Ambitieux car il faut s'en tenir à l'essentiel, donc choisir ; c'est-à-dire arbitrer et déceler, dans le foisonnement des faits, ce qui dépasse la péripétie ou la situation conjoncturelle en étant significatif et porteur d'avenir. Après une introduction générale destinée à dire ce qu'est le Maghreb, comment il s'unit, enfin à situer ses rapports avec l'Orient arabe et avec l'Europe, viennent des chapitres par pays. Ou, plus exactement, pour chacun des cinq pays composant l'Union du Maghreb Arabe et pour, à la fin, le Sahara occidental. Pour chaque pays, quatre parties : « du passé au présent », « équilibres et déséquilibres sociopolitiques », « l'économie : ressources et carences », « les relations avec l'extérieur ».
Le cinquantenaire de l'année 1944 se devait en un même hommage de rappeler le génie prémonitoire du Général traçant une double perspective : la libération de la métropole et la conférence de Brazzaville qui va jeter les bases d'une avancée sans précédent pour les territoires d'Outre-Mer. En janvier 1944, c'est au coeur du continent africain, soutien déterminant de la France libre, que le futur Président initie pour le statut colonial une transformation dont l'amplitude sera précipitée par le contexte de la Deuxième Guerre mondiale. À travers les débats se traceront les lignes de force d'une réforme politique ; la constitution d'une Fédération de peuples et de territoires « où les intérêts de chacun peuvent se faire entendre » - associés jusqu'à une réelle représentation à l'Assemblée constituante de la République française. L'évolution sociale et économique se dessine nettement - « parce qu'il n'y aurait aucun progrès si les hommes sur leur terre natale n'en profitaient pas moralement et matériellement ». Il s'agissait d'associer étroitement les populations en vue d'une accession rapide à la responsabilité politique, de maintenir les institutions traditionnelles et leurs caractéristiques familiales en rénovant les structures d'éducation, de justice et de santé, de rénover la vie économique et agricole en mettant fin au pacte colonial. Avec la conférence de Brazzaville s'ouvraient les voies de l'indépendance. Par-delà ce mythe de l'histoire africaine devenue réalité, il était utile de rappeler que les grands principes énoncés alors pour la première fois ont inspiré la politique et animé la coopération française pendant un demi-siècle.