Mémoire à vif
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Kindergarden
- Elementary
- Junior High School
- Senior High School
- Technological Hich School
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Née en 1906, Eva raconte son siècle : de l'extraordinaire lycée autogéré de Varsovie, où elle fréquente le pédagogue Janusz Korczak, à la première expérience (1927) de semi-liberté pour des mineures délinquantes à Bruxelles ; puis, la guerre commencée en internement à Gurs et terminée comme colonel anglais, chargée des rescapés des camps ; enfin, la reconstruction des services sociaux en Europe. « Copyright Electre »
C'était en 1956. La guerre d'Algérie (on ne disait pas officiellement la « guerre », ce n'était que révolte à mater...) exigeait de plus en plus d'effectifs. Après les troupes de métier, les classes de réserve furent « rappelées ». Parmi elles, se trouvaient des hommes que la vie avait déjà mûris, qui s'étaient forgé des convictions, qui avaient noué des liens. Quelques-uns se révoltèrent, arrêtèrent des trains, tentèrent le refus d'obéissance. « Le déserteur », de Boris Vian, devint chanson interdite. Certains des « rappelés » réfractaires furent versés dans des troupes spéciales, au Maroc. Roland Perrot était du nombre. Il raconte l'histoire du « commando noir », un bagne militaire dans le Rif lui aussi soulevé, digne du « Biribi » décrit en 1890 par Georges Darien. Des hommes avaient vécu cela. Beaucoup moururent. Roland Perrot voulut témoigner : « Je veux que mes amis ne soient pas morts pour rien. Puisse ce méchant livre leur rendre, un instant, les couleurs de la vie, puisse-t-il, surtout, dégoûter à jamais ses lecteurs de la guerre, de toutes les guerres. »
Max Drouin est passé, entre février 1944 et mai 1945, des prisons de Vichy - où il avait été interné comme résistant - aux camps trop fameux de Dachau, de Weiss-See, de Schneiderhau, d'Ohrdruf et de Buchenwald. En un peu plus d'un an, il connaît le sort des détenus « politiques » sous toutes ses formes : cellule, camp de travaux forcés, camp-mouroir. Sans doute n'a-t-il pas fait partie des convois juifs envoyés au crématoire, mais il a tout connu des poux, de la faim extrême, du froid, de la perte des forces, de la pleurésie, du wagon plombé, des humiliations et des violences ; on n'ose dire etc. Alors, par quel miracle ce livre donne-t-il un grand coup de fouet au moral ? Quelle gaieté grave permet de sortir comme revigoré d'un tel défilé d'ignominies ? C'est le miracle du courage et de l'espoir sans faille qui guide Max Drouin pendant ces quinze mois de misère et de mort. L'homme s'est trempé le caractère dans les équipes des Auberges de jeunesse, au temps du Front Populaire, il garde au coe