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Depuis le XVIIe siècle, les intellectuels pensent que l'individu se forme sur des acquis. C'est la raison pour laquelle, ils ont érigé une sorte de dogme : donnons les mêmes acquis à tous les enfants, et ils deviendront identiques. Or, c'est là une erreur fondamentale, car nous n'avons pas tous les mêmes prédispositions, les mêmes aspirations. Pourquoi vouloir forger l'ensemble des élèves dans un même moule, alors qu'il existe autant de personnalités que de personnes ? Pourquoi n'éduquerions-nous pas nos enfants par rapport à ce qu'ils sont réellement, au lieu de leur imposer des matières qu'ils s'empressent d'oublier après les examens ? Revenons à une vue des choses plus juste, en revalorisant le travail manuel, en ne jugeant plus sur l'obtention des seuls diplômes, mais en se basant sur la valeur professionnelle et l'efficacité dont le monde du travail a tant besoin. L'Éducation nationale n'est qu'un instrument aux mains de la Fonction publique pour lui permettre d'engendrer des fonctionnaires. Tous ceux nés pour être des créatifs, des entrepreneurs, des artistes, des « manuels », tous ceux plus doués pour être en phase avec la réalité du monde plutôt que pour assimiler des connaissances abstraites y sont très malheureux : ils ne sont là que pour servir d'alibi au principe de l'égalité des chances.