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L'« écologie » (en tant que science) et l'« écologisme » (mouvement et/ou idéologie se référant à cette science), sont deux choses bien différentes. Pourquoi une telle confusion entre les deux termes ? Cet amalgame ne vise-t-il pas à nous imposer un nouvel ordre intellectuel, puis sociopolitique, au nom de la nature ? Cet essai cherche à montrer, d'une part, que l'écologisme véhicule - par essence - un « intégrisme naturaliste », qui plie l'ordre intellectuel et social à un prétendu ordre naturel, position qui n'est pas nouvelle, et que l'on retrouve aussi bien dans les « philosophies de la nature » des siècles passés, que dans l'écologisme d'extrême-droite contemporain ; et, d'autre part, au-delà des dérives radicales qui vont de la deep ecology à l'écofascisme, que l'écologisme représente la nouvelle planche de salut, pour un capitalisme soucieux de ne pas scier une branche sur laquelle sont assis ses profits. À des constats souvent légitimes certes, les solutions proposées sont-elles bonnes ? L'approche est-elle correcte au départ ? N'y a-t-il pas là toute une série d'impostures, qui peuvent abuser les individus soucieux d'un monde meilleur ? Un peu de géographie aide à mieux poser les problèmes, et à éviter les dérives.