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Dès le Moyen Age, il a été nécessaire de protéger les consommateurs contre les fraudes en tout genre, les falsifications grossières ou les additifs dangereux. Mais l'État ou l'autorité municipale ne suffisaient pas toujours à la tâche, et les consommateurs éprouvèrent vite le besoin de se grouper pour agir. Avec verve et passion, Luc Bihl-Willette retrace ces actions plusieurs fois séculaires contre la pénurie, la malfaçon ou une trompeuse abondance. Plutôt que d'écrire une histoire de la consommation et des consommateurs, qui risquerait de se confondre avec une histoire des civilisations, l'auteur a voulu retracer l'aventure du " mouvement consommateur ", de ses origines lointaines jusqu'à nos jours. Agissant en avocat autant qu'en historien, Luc Bihl-Willette s'est ici fixé deux buts : susciter un courant de recherches dans ce domaine encore largement en friche, et servir le mouvement consommateur en lui restituant ses racines, en lui rappelant des formes de lutte parfois oubliées qui pourront peut-être l'aider aujourd'hui.
XIVe–XVIIIe siècles : découvrez comment la peste, ce fléau divinisé, a marqué la France bien au-delà de la Peste noire. Un essai historique qui éclaire les peurs, les remèdes et les bouleversements d’une société en proie à l’invisible.
Lizzie Grace affronte un mal inconnu : des meurtres atroces, des morsures qui ne sont pas celles de vampires, et une nouvelle sorcière dont le passé la hante.
Oui, la guerre aussi est détraquée, pensait Antoine de Saint-Exupéry en survolant la France envahie. Il ajoutait : Nous le savons bien, on ne tiendra aucun compte de nos renseignements. Nous ne pourrons pas les transmettre. Les routes seront embouteillées. Les téléphones seront en panne. L'état-major aura déménagé d'urgence. Les renseignements importants sur la position de l'ennemi, c'est l'ennemi lui-même qui nous les fournira. Pourtant, dans ce chaos, envers et contre toute logique, des hommes espèrent, luttent, meurent. Car cette guerre est bien détraquée. Rien ne s'y déroule comme prévu. Au cours de l'été 39, Hitler et Staline ont pactisé. Premier grain de sable. À l'automne, en Sarre, des troupes françaises victorieuses ont dû s'arrêter, puis attendre, l'arme au pied, l'écrasement de la Pologne. Pendant l'hiver, l'Armée rouge a agressé la Finlande ; la France et la Grande-Bretagne, comme si elles s'étaient trompées de guerre, ont alors concocté des plans d'attaque contre l'U.R.S.S. ! Puis, au printemps, c'est la débâcle, l'exode. Tout s'effondre, les Allemands raflent des prisonniers, des villages brûlent, la IIIe République agonise. Pourtant, de Londres, provient un appel. Un sursaut libérateur est encore possible...
2 décembre 1851 : ce jour-là, Louis-Napoléon Bonaparte renverse la République et sème les graines du Second Empire. Luc Bihl révèle la résistance oubliée des provinces, où des milliers de Français se soulèvent sous le drapeau rouge.
Au XIXe siècle, les processions qui doivent chasser rats et souris des moissons réunissent encore la communauté villageoise, crucifix et curé en tête, dans une même ferveur. Joignant astucieusement l'utile à l'agréable, la population paysanne danse sur l'aire à battre le grain. Après le labeur, s'ils ne vont pas au bal ou à la veillée, les amoureux vendéens s'abritent des regards indiscrets derrière un large parapluie : ils maraîchinent avant le mariage. Pourtant, ce monde réglé à l'heure des vieilles coutumes et des pratiques communautaires, est en voie de disparition. Les sociétés agricoles vantent l'emploi des engrais et la mécanisation - qui remplace avantageusement les 22 000 coups de fléau manié de main d'homme en dix longues heures de travail. La scolarisation et les journaux - même si la généralisation de la langue française est laborieuse - atténuent peu à peu l'esprit de clocher. Les mentalités s'ouvrent à la politique : la Belle Époque verra bien encore, ici ou là, quelques jacqueries ou émotions villageoises, mais les campagnards expriment plus souvent leurs désirs, ou leur mécontentement, par le bulletin de vote. La métamorphose de la France profonde est bien entamée... Le premier conflit mondial viendra marquer la rupture définitive, et la transformation de la France rurale en nation moderne, dont les villes tentaculaires abritent maints paysans devenus citadins...