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L'étude des rapports entre traduction et culture littéraire et théâtrale constitue un objet pertinent pour une histoire des traductions qui prenne en compte aussi bien l'histoire des mentalités que la nature des stratégies et des procédés mis à l'oeuvre. Quels textes furent traduits et par quels traducteurs ? Quels effets ont-ils produit sur les systèmes littéraires et culturels portugais et espagnols ? Quels rapports de force s'instaurent entre des mouvements d'affirmation de la culture nationale et des vagues d'imitation de la culture littéraire et théâtrale françaises ? Les études qui intègrent ce volume contribuent à une meilleure connaissance des rapports qui se sont entretenus entre la France et la Péninsule ibérique, par la traduction, entre le XVIIIe et le XXIe siècles. Ce travail a été financé par des fonds nationaux, à travers la FCT - Fundação para a Ciência e a Tecnologia, I.P., dans le cadre du projet UID/ELT/0509/2013.
Des aventures des pionniers, en passant par les premières compagnies aériennes, jusqu'à l'âge du jet et, de nos jours, les opérateurs à bas prix, l'aviation a connu d'importantes avances qui ont profondément modifié notre rapport au temps et à l'espace. Dans cet ouvrage, historiens, politologues, géographes, littéraires, spécialistes en urbanisme et en sciences de la communication offrent des approches variées sur ce phénomène aux conséquences multiples.
Les contributions réunies dans ce volume explorent la question du toucher au croisement de la littérature, des arts et de la médecine, l'interrogeant d'un point de vue historique, symbolique et social, dans ses dimensions physique (le kinesthésique) et communicable à autrui (le kinésique). Si l'haptologie a de tous temps interpellé les formes et les pratiques, il s'avère intéressant de voir de quelles manières elle répond à une démarche pluridisciplinaire et prospective, à une époque où les notions de rapport, de contact, de sensation et d'expérience se redéfinissent sans cesse. Précieux dans la compréhension d'un faire artistique qui confère au geste et au corps un rôle primordial, le toucher est également associé à la maîtrise d'une technique médicale, clinique et relationnelle, qu'il convient de mettre en perspective.
Cent ans après sa naissance, plongez dans une réévaluation passionnante de l’œuvre et de la pensée d’Albert Camus.
Issu d'une rencontre réalisée à l'Université du Minho, ce volume offre un parcours à travers la production littéraire, artistique, culturelle, politique et intellectuelle qui façonne l'imaginaire de la « Belle Époque ». Comment s'inscrit-elle dans nos représentations de la modernité, de ceux qui la vécurent, ainsi que de ceux qui la revisitent depuis notre contemporanéité ? Sur quelles limites du réel bute le mythe d'une Époque dite Belle, qui l'a été autant ou plus après sa disparition ? Comment cerner ses impasses, ses apories, ses inerties ? Quels sont les mondes possibles qu'elle ouvre à une conscience attirée par sa dynamique créatrice et sa prégnance symbolique ? D'où vient, en effet, sa magie ? Peut-être de la joie de vivre, que Victor Prouvé a su magistralement peindre dans son tableau éponyme ; peut-être de la croyance au progrès, matérialisée dans la Tour Eiffel, qui a transformé la nuit en jour, et de l'exaltation de la beauté, qui a rendu féérique la capitale ; peut-être du dandysme, hérité de Charles Baudelaire, et de la flânerie, car, selon Victor Hugo, « Errer est humain, flâner est parisien » ; peut-être de son figement temporel et de son irréalité mythique, qui l'ont transformée en un monde perdu quand la guerre est venue. Autant de questions qui ont suscité l'intérêt des auteurs des contributions réunies dans ce volume.
Pour pouvoir parler de déclinaisons, il faut qu'il y ait une racine commune à partir de laquelle les flexions puissent pousser. Cette racine partagée qui marque la nature profonde de la nostalgie est la condition d'excentricité, c'est-à-dire le sentiment d'un manque de coïncidence entre l'individu et son centre, son idée de centre, que ce centre soit symboliquement résumé dans un lieu, un temps, une personne ou autre. La nostalgie, à sa racine, est la mesure affective de la distance qui sépare le moi du chez-soi, c'est la (dé)mesure de la désunion : « [...] si l'on me retient loin de ce que j'aime, je me sens excentrique à la vraie vie », l'écrivait Merleau-Ponty. L'histoire de la nostalgie s'esquisse comme une histoire de déclinaisons qui s'accordent à une époque, à un milieu (géographique, politique, culturel) et aux expériences personnelles des individus, dévoilant des tensions symptomatiques d'un contexte et, en même temps, des tensions spécifiques individuelles. Dans cette perspective, la nostalgie chez les quatre poètes ici analysés et le rôle que ce sentiment joue dans leurs oeuvres montrent autant des sonorités spécifiques pour chacun d'entre eux que des « harmoniques » qui se répandent de l'un à l'autre.