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Partir à la rencontre de Jean Baptiste, à la recherche du personnage historique ou dans l'intention de mesurer et de comprendre sa signification dans la vie de Jésus et dans la pensée des premiers chrétiens, oblige à faire l'inventaire des ressources permettant d'en reconstruire la personne et l'oeuvre. On se trouve alors devant cinq portraits attribués à Marc, Flavius Josèphe, Matthieu, Luc et Jean. Tous originaux et fort différents les uns des autres. Céline Rohmer et François Vouga entreprennent de dégager les traits propres à chacun, d'en proposer une interprétation théologique et d'en comprendre la portée historique. Jean Baptiste, aux sources offre une traversée scripturaire et livre une recomposition de la figure du Baptiste souvent présentée comme celle d'un précurseur
Le Psaume 119 - le plus long du psautier, le plus sophistiqué aussi dans sa forme acrostiche - est souvent tenu pour une litanie répétitive et redondante, s'abritant sans fin sous le couvert d'un éloge de la Tôrâh. Or en enfermant un tel psaume dans le carcan de l'ennui ou dans l'idéal de perfection de la prière, on en manque la perspective. Car le Psaume 119 ne traduit pas une louange béate de la Loi, mais la grâce de cette Loi - révélée au gré de subtiles modulations, qui appellent à la responsabilité de notre engagement dans leurs traces. Une traduction entièrement nouvelle, une interprétation à même la littéralité de sa lettre, rendent au Psaume 119 sa voix inimitable qui ouvre déjà à la sollicitation midrashique. Cette voix rejoint celle de Jésus dans le Sermon sur la montagne : « Pas un yod, pas un point de la Loi ne passera... » Elle rejoint aussi l'engagement résistant d'un Dietrich Bonhoeffer qui n'a cessé de la méditer aux heures les plus noires de la dernière guerre. À nous de l'écouter aujourd'hui.
Violence, argent, sexualité, jugement : derrière son image souvent consensuelle, le Nouveau Testament cache pourtant bien des sujets complexes et problématiques. Comment comprendre aujourd'hui l'intransigeance de Jésus ? Que faire des passages de Paul sur les femmes ou l'homosexualité ? Comment lire la violence de certains propos du Nazaréen ? Simon Butticaz aborde ici toutes les questions qui fâchent, et propose de relire les passages litigieux à la lumière des dernières recherches en Nouveau Testament.
Le témoignage des évangiles sur la résurrection de Jésus, Yéshoûa" le Nazarène, peut se lire tel une Haggâdâh (narration impliquant son lecteur) comparable à celle du Séder pascal chez les Juifs. Elle culmine sur le récit du doute de Thomas, dans lequel les évidences du voir se renversent en un « autrement que voir » - Dire subtil pointant vers l'Ouvert, l'Intangible, le Retrait signifiant du Transcendant. Dans sa controverse sur la résurrection avec des sadducéens qui en ridiculisent l'idée, Yéshoûa" met en avant le nom des patriarches, suscités à un sens d'être nouveau lors de leur rencontre du Tout-Autre. Ce motif du nom - porté par le langage apocalyptique - est aujourd'hui éclairé par la psychanalyse : le nom propre est l'abri symbolique du sujet vivant dans le lieu de son corps. Ce qui est relevé à la résurrection n'est pas le corps, mais le nom !