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L'une blonde, l'autre brune. L'une peintre, l'autre écrivain ; l'une sage, l'autre rebelle. Malgré leurs différences, Hélène et Simone de Beauvoir sont unies par un amour indéfectible que ni le temps ni les divergences esthétiques ou politiques ne parviendront à entamer. Alors que Simone obtient l'agrégation de philosophie et rencontre Jean-Paul Sartre, Hélène réalise sa première exposition de peinture sous le regard de Picasso. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les deux soeurs sont séparées. Hélène épouse à Lisbonne l'un des élèves de Sartre, Lionel de Roulet, défenseur actif de la France libre, et réalise une première série de tableaux sur la vie quotidienne au Portugal. Restée en France pendant l'Occupation, Simone publie son premier roman, L'Invitée. La Libération rassemble les deux soeurs qui sont alors entraînées dans le tourbillon de la création et dans les affres de la guerre froide. Simone et Hélène parcourent le monde, se croisent, se rejoignent, se séparent encore. L'une atteint la célébrité, l'autre y aspire mais, malgré de nombreuses expositions, reste moins connue. Jalousies, amours déçues, rivalités, fascination, conflits politiques peuplent l'univers des deux soeurs et alimentent leurs confidences. Mai 1968 les réunit à nouveau dans l'aventure des droits des femmes que Claudine Monteil vécut à leur côté. L'auteure raconte, dans l'intimité, les joies, les chagrins et les luttes de ces deux femmes exceptionnelles, dont l'une laisse une oeuvre littéraire colossale et l'autre plus de huit cents tableaux et gravures. Une histoire fascinante du xxe siècle.
Cet ouvrage lève le voile sur la véritable histoire de l'extrême gauche trotskiste depuis l'exil de Trotski, en 1929. Six années d'enquête, des centaines de documents, des témoignages inédits pour décrire une incroyable aventure humaine, avec ses drames, ses trahisons, ses coups de théâtre et ses personnages hauts en couleur. Ce livre permet enfin de mieux comprendre les divisions du mouvement trotskiste, la façon dont ses membres ont pratiqué l'entrisme, par exemple, en France, au PS, au PC, au PSU, à FO ou encore dans la franc-maçonnerie. Frédéric Charpier démontre en quoi les trotskistes, contrairement à certaines idées reçues, ont bien été des acteurs de l'Histoire. Beaucoup ont été arrêtés, torturés, déportés ou fusillés sous l'Occupation, d'autres exécutés par les tueurs de Staline. Déchirés par les querelles internes, ils ont néanmoins participé à tous les combats de l'après-guerre, auprès de Tito et du FLN algérien, à Paris en 1968, dans les guérillas sud-américaines, et sont aujourd'hui à la tête des mouvements antimondialisation. Une histoire inédite du trotskisme qui reprend de manière chronologique tous les épisodes de l'aventure de l'extrême gauche jusqu'à nos jours. Frédéric Charpier est né en 1955 en Avignon. Écrivain, auteur de films documentaires, il est actuellement journaliste d'investigation au "Vrai Papier Journal".
Quelle est la part de la réalité et de la fantaisie dans la représentation que nous nous faisons de nos ancêtres ? Etaient-ils si sympathiques, si résistants à l'envahisseur, si bagarreurs et si ripailleurs ? Mangeaient-ils autant de sangliers et s'abreuvaient-ils si volontiers de cervoise tiède et d'hydromel ? Ce livre se propose de répondre à toutes ces questions, et à bien d'autres encore, grâce aux écrits du plus grand historien de la Gaule, Camille Jullian, et aux réflexions, humeurs et commentaires d'André Santini. Car si on savait ce dernier moqueur et facétieux, on l'aurait pensé plus enclin aux gauloiseries qu'à l'étude passionnée des Gaulois. Ainsi, aux questions de notre contemporain, André Santini, sont aussi savoureuses que les réponses de Camille Jullian, cet historien de référence qui écrivit une magistrale "Histoire de la Gaule" au début de ce siècle. Car le maître d'Issy les Moulineaux ressemble à ces ancêtres par bien des traits : loquace et bon vivant, il est idéalement placé pour nous présenter la vie quotidienne des turbulents Gaulois.
Les amants des temps modernes de Claudine Monteil, paru en 2001, de nouveau disponible. Edition inchangée. Des bas-fonds de Londres aux studios de Hollywood, la vie de Chaplin est aussi palpitante et imprévue que celle de Charlot. La Ruée vers l'or et Les Lumières de la ville en font vite l'un des hommes les plus célèbres de son époque. Pour autant, Chaplin n'oublie pas ses origines. Sa soif de justice crève l'écran. Quand il dénonce dans Les Temps modernes la misère de la condition ouvrière, il devient dangereux. Et plus encore avec le Dictateur : ses propos, jugés trop proches du discours communiste, heurtent l'Amérique conservatrice. Débute alors contre Chaplin une traque acharnée, savamment orchestrée par Hoover, le patron du FBI, devenu son pire ennemi. Dans ce contexte de chasse aux sorcières et après trois mariages malheureux, Chaplin rencontre Oona O'Neill. Malgré leur grande différence d'âge, c'est le coup de foudre. Ils se marient, ont huit enfants, et affrontent toutes les campagnes de diffamation. Mais, en pleine gloire, Charlie se voit condamné à l'exil et se réfugie en Suisse avec sa famille, où il continuera à travailler jusqu'à sa mort. Une page dans l'histoire de l'Amérique.
À lire la presse féminine, le retour des femmes au foyer constituerait un phénomène de société. De plus en plus de femmes renonceraient à leur carrière pour s'occuper de leurs enfants. Au placard les féministes qui se sont battues pour l'égalité de salaire entre hommes et femmes et la juste répartition des tâches ménagères ! C'en serait fini de ces « working girls » arrivistes prêtes à tout pour la réussite professionnelle et la conquête du pouvoir. Après les « mémères au foyer » version sixties, place à la femme au foyer nouvelle génération : fière de l'être, branchée et heureuse. Tout n'est évidemment pas si rose au royaume des femmes au foyer. Si certaines affirment savourer chaque instant passé à la maison et se réjouissent de pouvoir s'impliquer dans l'éducation de leurs enfants, d'autres avouent - non sans culpabiliser - qu'elles ne s'éclatent pas dans leur rôle de mère à plein-temps. Entre coups de déprime, frustrations, absence de reconnaissance sociale et incompréhension du mari, les femmes au foyer se rebiffent !
Le Crazy Horse, un temple de l'érotisme raffiné où le nu est érigé en art. Passez derrière le rideau, découvrez les coulisses de ce haut lieu des nuits parisiennes et allez à la rencontre des danseuses dont les chorégraphies ont fait la renommée du cabaret. Pour beaucoup de jeunes filles, travailler au Crazy est une chance extraordinaire. Même après l'avoir quitté, la plupart sont fières d'y avoir dansé. Eblouies par le glamour et le luxe, elles arrivent des quatre coins du monde, la tête emplie de rêves de célébrité et avec la volonté féroce de conquérir Paris. Cependant, le rythme de travail effréné et la concurrence entre femmes font vite déchanter les plus fragiles. Jalousies, coups bas, trahisons, amertumes : les danseuses évoquent sans complaisance leurs désillusions, leur vie privée, leurs flirts avec des personnalités. Quand on travaille six jours par semaine, à raison de deux à trois spectacles par jour, il n'est pas facile de mener une vie équilibrée, de construire une famille. Et de fait, toutes n'ont pas connu la gloire ou la vie dorée tant espérées, que de rêves brisés par la vie nocturne et ses excès, les mauvaises rencontres ! Pas évident non plus de se reconvertir, d'être une femme comme les autres quand on a été sous le feu des projecteurs? Malgré tout, certaines danseuses ont réussi à se reconstruire loin du monde de la nuit. Rentière, sculpteur, comédienne, professeur de flamenco, Cheetah Magnetic, Mapa Panama, Rita Xenon, Zara Nevada, Fifi Standby? se racontent dans ce livre intimiste et touchant.
"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne !"Coluche a poussé la surprise un peu loin par un bel après-midi d'été. Gag douteux d'un "enfoiré" nous laissant pour testament beaucoup de rire et un quotidien plus difficile... Môme définitif et Zorro des temps modernes, bouffon et fou de la République, acteur et humaniste, chroniqueur et porte-parole d'une génération, l'artiste était tout cela et bien plus encore.Comprendre comment il est possible de faire rire un pays durant plus de dix ans. donner à voir quel homme il était, où s'enracinaient sa poésie, son langage, ses partis pris. Reconstituer le puzzle d'un personnage singulier et rare, côté scène et côté coulisses. Vingt ans plus tard, dans cette nouvelle édition, ces pages conservent toute leur pertinence. Pour qu'à travers cette aventure chacun se souvienne un peu de soi."Le souvenir des autres est la seule façon de ne pas s'oublier soi-même...".
«Quel Nino Ferrer l'emporte sur les autres? L'aristocrate ayant épousé la plus roturière des vocations, celle de chanteur saltimbanque? L'amoureux de jazz et d'ethnologie? Le rital déraciné, devenu caldoche puis gosse du XVIe? Le peintre tardif de toiles érotico-surréalistes? Le dandy cinoque, un poil cynique, qui faisait se gondoler la France à coup de Téléfon, de Cornichons, de Oh! Hé! Hein! Bon!? L'amateur de belles cylindrées qui avait la frousse de l'avion? L'homme à femmes qui deviendra assez vite celui d'une seule? Le musicien exigeant et raffiné qui eut souvent un coup d'avance sur la plupart de ses congénères? Le swingueur? Le twister? Le rocker? Le crooner? Nino Ferrer était un aventurier des arts et des lettres, ni un officier aux ordres ni un chevalier servant.» Cette biographie - la toute première - dresse un portrait authentique de l'artiste et de l'homme. Nourri du témoignage de sa famille, de ses proches et de nombreux musiciens et professionnels de la musique, étayé par ses archives personnelles, ce livre raconte la trajectoire commencée dans les années30 à Gênes, en Italie, poursuivie en Nouvelle-Calédonie et à Paris, dans un «endroit qui ressemble à la Louisiane», et interrompue tragiquement dans le Lot en 1998.
Qui c'est celui-là ? Un poète qui manie les notes et les mots comme le faisait Brassens, son parrain dans le métier ! Oui, mais pas seulement. Dans cette ballade autobiographique, l'ami Vassiliu revisite son enfance chaotique, marquée par sa passion pour les chevaux et pour le jazz. Il revient sur son expérience militaire en Algérie où, jeune appelé, il se trouve propulsé sans transition dans le monde des adultes. Depuis toujours, la musique est pour lui une alliée, une confidente. Elle apaise les douleurs et panse les blessures. Elle lui sert aussi à user et abuser de la provoc'. Et il ne s'en privera pas ! La Femme du sergent, chanson antimilitariste, lui vaut quelques déconvenues mais l'admiration des copains. Et pour Pierre, l'amitié, ça compte. Après un passage au fameux Petit Conservatoire de Mireille, il entreprend une tournée des cabarets où il rencontre quelques futures « pointures » : Bobby Lapointe, Barbara... Engagé sur les tournées des yé-yé, il assure les premières parties à l'Olympia et croise les mythes de demain : Claude François, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Julien Clerc, Otis Redding, Ray Charles, les Beatles, Jacques Brel, Léo Ferré, Charles Trenet ! Ce troubadour atypique n'a pas son pareil pour dégoter un bon plan. Toujours à l'affût de bons moments à partager avec les amis, de nouvelles rencontres insolites ou improbables), d'expériences inédites, Vassiliu est un gourmet de la vie. Et pas question d'en perdre une seule miette !
Depuis un demi-siècle, Darry Cowl prend son rôle d'amuseur très au sérieux. Son personnage de canaillou zozoteur, de tendre hurluberlu a inspiré les plus grands metteurs en scène (Sacha Guitry, Alain Resnais, Jack Pinoteau, Gilles Grangier, Philippe de Broca, etc.) et enchanté le public au théâtre (une vingtaine de pièces) comme au cinéma (cent quatre-vingts films). Issu de la haute bourgeoisie basque, le jeune André Darricau est à cent lieues de se douter du lourd secret qui entoure sa naissance. Ce n'est qu'à l'adolescence qu'il comprendra. " Louise, la très belle épouse de papa, avait le culot d'être ma mère sans m'avoir mis au monde. " Le gamin, lui, n'a qu'une alliée : " Ma grand-mère conte de fées. Et, le jour où elle est montée au ciel, il n'y avait plus personne pour m'embrasser. " À peine sorti du conservatoire de Paris, André, musicien surdoué, s'invente un autre nom et une nouvelle vie. Il devient Darry Cowl, pianiste, puis artiste de cabaret, et enfin acteur. Fantaisiste dans l'âme, tout en pudeur, il se targue de traverser la vie en dilettante. Dans ce récit qu'il veut léger et savamment décalé, le comédien n'élude pas le vice du jeu, qui lui a pourri l'existence mais dont il a su se défaire. Il évoque les amitiés complices ou contrariées (Francis Blanche, Fernand Raynaud ou Bourvil), les rencontres délirantes ou insolites (Salvador Dali, Catherine Deneuve, Ursula Andress), les gaffes mémorables (Jane Fonda), les sempiternelles blagues de potache concoctées avec Georges Brassens, Jean-Paul Belmondo ou Jean Poiret... Le sourire du lecteur sera sa plus belle récompense.
Sa vitalité fascinante, son courage à toutes épreuves, sa générosité indéniable, Marthe Mercadier les a mis très tôt ? et en toute discrétion ? au service de nobles causes, au mépris des risques encourus. Son engagement actif dans la Résistance ne s?arrête pas à la fin de guerre, la comédienne s?implique dans la chasse aux nazis réfugiés en Amérique. Ses combats menés en politique et dans l?humanitaire révèlent la face cachée d?une citoyenne dont les maîtres mots sont justice et liberté. Son amitié infaillible pour François Mitterrand et Roland Dumas a prouvé que la fidélité faisait partie de ses valeurs. Celle qui a toujours « voulu rester droite dans ses bottes » paiera parfois le prix fort pour son indépendance, son esprit jusqu?au-boutiste. Elle échappera à un attentat dirigé contre elle, puis sera injustement inquiétée et malmenée dans l?affaire du Carrefour du développement. Son nom, d?habitude associé au rire et à la comédie, s?inscrira à plusieurs reprises sur toutes sortes de listes noires? Quand elle confie « Ma vie de femme est beaucoup plus intéressante que ma vie de comédienne » ? on peut la croire sur parole ! Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? À l?idée que Marthe Mercadier puisse mettre les pieds dans le plat et faire quelques révélations, certains pourraient bien trembler !
Je sens que ce soirje vais conclure. Michel Blanc dans Les Bronzés. ? Vous me trouvez trop vieux ? ? Non, je collectionne les antiquités ! Richard Gere et Wynona Rider dans Un automne à New York. Homme en retard, liaison dans le tiroir. Josiane Balasko dans Le Père Noël est une ordure. Le mariage est comme une ville assiégée : ceux qui sont dehors veulent y rentrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir. Jean Dujardin dans Mariages. Les auteurs ont passé en revue près de trois cents films pour en extraire des répliques douces, amères, hilarantes, romantiques et coquines. Des Enfants du paradis à Un long dimanche de fiançailles, tout y est : coups de foudre, liaisons dangereuses ou platoniques, tromperies, vacheries, jalousie. Un véritable guide pour agir et réagir à l?amour bonheur comme à l?amour douleur. Les amoureux puiseront avec délice dans ce répertoire foisonnant pour séduire ou éconduire, se déclarer ou se carapater, rompre ou reconquérir, ou tout simplement se faire leur cinéma. Même âge, même passion pour le septième art et même penchant pour les histoires d?amour, y compris quand il ne rime pas avec toujours ! La complicité de Christelle Crosnier et de Valérie Vlacci est née à TPS, la télévision par satellite, où elles travaillent depuis plusieurs années sur les chaînes cinéma.
« Alors, j'y vais ? J'y vais pas ? Tout se bouscule dans ma tête. Je regarde ma valise vide. Il est encore temps de renoncer. L'angoisse m'étreint. Quelle est ma motivation ? Que vais-je chercher encore ? » Douze ans après avoir quitté Bagdad, sa ville natale, Kenza décide d'y retourner. À ses côtés, sa soeur Hamassat et deux journalistes de Zone interdite. Elle est accueillie telle une enfant prodigue. Pourtant, ce retour aux sources n'est pas sans brutalité. Passé et présent s'entrechoquent. Ses tantes portent désormais le voile. Ses cousines, devenues adolescentes, semblent prisonnières d'une éducation étouffante. Kenza comprendra-t-elle les raisons de la cruauté de son oncle Iad, qui éteignait ses cigarettes sur son bras pour la punir d'avoir désobéi ? Dans son journal, tenu depuis l'Irak, la jeune femme s'interroge, se révolte, se confie. Et se construit. Un témoignage sans langue de bois sur la difficulté et la chance d'appartenir à des cultures opposées, voire antagonistes. Contrainte à faire le grand écart en permanence, Kenza mène un combat incessant pour conjuguer l'amour de ses deux patries dans le respect des traditions, dans l'harmonie et la liberté.
Décédée le 5 septembre 1997 à Calcutta, Mère Teresa était connue et admirée dans le monde entier. Prix Nobel de la Paix en 1979, elle était considérée comme une sainte, déjà de son vivant . C'est en 1946 qu'elle reçut " l'Appel dans l'Appel " : tout abandonner pour se consacrer aux plus pauvres d'entre les plus pauvres, les hommes et les femmes des slums de Calcutta. Elle fonda alors, l'ordre des Missionnaires de la Charité et étendit son action à tous les pays de la terre et à tous les " blessés de la vie ". Aujourd'hui, Mère Teresa, bientôt béatifiée, s'inscrit plus encore dans l'histoire de l'humanité. La réédition de cette excellente biographie, riche en anecdotes, que lui consacre Monseigneur Jean-Michel di Falco, nous a paru essentielle, tant l'auteur a su retracer fidèlement la quête spirituelle de cette âme promise à la sainteté. Il fallait être un homme de foi pour décrire, par-delà les clichés et les stéréotypes, le formidable destin de cette femme d'exception. " La sainteté n'est pas un luxe pour un petit nombre, mais un devoir simple pour chacun de nous. " Mère Teresa Par cette biographie bouleversante Mère Teresa, sainte femme du XXe siècle, nous fait comprendre les miracles de la foi.
Comment dialoguer avec les morts, revivre sa naissance,retrouver son alimal-totem ou visiter ses chakras? Marc Menant nous livre ici, dans un style direct, sans tricherie, le récit de son enquête menée pendant plusieurs mois au contact des médiums, magnétiseurs, chamans, guérisseurs et autres tenants du surnaturel. Il a ainsi pu mesurer les étonnantes capacités radiesthésiques des sourciers et des magnétiseurs, sans négliger les immersions dans les domaines de la voyance, du spiritisme et de la réincarnation. Pour cette démarche authentique, Marc Menant n'a pas hésité à jouer lui-même le rôle de cobaye, ce qui est une première dans le domaine de l'irrationnel. Sous le regard de Jacques Mandorla, il s'est prêté au jeu de ses interlocuteurs au risque de découvrir sur lui des vérités insoupçonnées... Treize expériences inédites qui plongent le lecteur dans l'univers mal connu et souvent méprisé du surnaturel et l'invitent à porter un regard neuf et critique sur les phénomènes du paranormal.
Vivre ensemble et se comprendre. C'est l'appel que lancent dans ce livre le docteur Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, président du Conseil Français du Culte Musulman et le professeur Bernard Kanovitch, membre du CRIF, président de la Commission chargée des relations avec la communauté musulmane. Les communautés juive et musulmane sont les premières victimes du climat d'intolérance qui s'installe dans notre pays. Pourtant, les musulmans et les juifs de France s'efforcent d'entretenir des relations fraternelles fondées sur le principes de dialogue, de compréhension et de respect mutuel. Les deux auteurs de cet ouvrage oeuvrent depuis de nombreuses années pour aller plus loin dans ce dialogue, l'approfondir, le sortir du cénacle des experts, le porter sur la place publique et le faire partager à l'ensemble de la nation. Chacun sait que les sphères closes de l'identité, qu'elles soient politiques, philosophiques ou religieuses, conduisent à l'affrontement et transforment le droit à la différence en une dangereuse dérive communautariste. L'identité sacrée de nos communautés ne doit pas être l'occasion d'un repli sur soi. L'objectif est bien de vivre ensemble, dans une même aspiration au bonheur, et non de constituer sur le territoire de la République une mosaïque où chacun serait enchaîné à ses doutes, à la peur qu'il a de l'Autre. C'est donc un vibrant appel au dialogue qui est lancé à un moment où l'histoire nous place face à nos responsabilités. Notre pays ne doit pas se laisser entraîner dans la spirale de l'opposition entre les communautés. Si l'Histoire contingente est faite de soubresauts, de conflits violents, d'affrontements entre les diversités, il appartient aussi aux hommes politiques d'entretenir l'espoir d'une paix universelle. C'est dans ce contexte que le fait religieux retrouve toute sa légitimité, car la religion n'est pas séparable de l'humanisme.
On ne présente plus Saddam Hussein, pourtant le connaît-on vraiment ? Aucun livre n'a été publié récemment sur le dictateur irakien, au pouvoir depuis 25 ans. Depuis 1980 le peuple irakien est directement victime de Saddam Hussein et de l'embargo imposé par l'ONU. Ce pays riche jadis est revenu à un niveau de grande pauvreté pour une population et une jeune génération totalement déstructurées par le pouvoir. La tyrannie du raïs la rend otage de ce régime sanguinaire. Pour les Américains et les autres états d'Occident, les sanctions devaient devenir insupportables pour le peuple sur lequel on misait pour renverser le dictateur. Il n'en a rien été tant le pouvoir exerce son contrôle sans faille sur tous les rouages du pays, sur toute la population. La famille, la tribu, le parti, les alliances communautaires... voici quelques éléments grâce auxquels Saddam Hussein se maintient en place usant d'une violence permanente, au milieu d'une piètre opposition locale non déclarée ouvertement, des chiites au sud, des Kurdes au nord, des rivalités, des velléités indépendantistes de cette mosaïque communautaire qui constitue l'Irak. Quelques soient les plans américains, la capacité de nuisance du pouvoir irakien est plus importante qu'on ne le présume, l'opposition inexistante. Jusqu'où le dictateur entêté de Bagdad est-il prêt à résister ? Jusqu'où son attitude suicidaire ira-t-elle ? Au moment où les Etats Unis s'apprêtent à donner l'assaut il est essentiel de faire connaître la véritable personnalité de Saddam Hussein par ce portrait total.
Avocat à la cour d'appel de Paris, Jean Chevais est spécialiste de droit pénal et de droit de la famille. Depuis 1995, il défend les enfants victimes de maltraitance. Avec beaucoup de dignité, maître Jean Chevais aborde dans ce livre la délicate question de la pédophilie dans l'Église. Chaque année, des milliers d'enfants sont maltraités par des individus qui en avaient la charge: enseignants, éducateurs et religieux. Plus odieux encore que les autres, le prêtre pédophile suscite l'indignation. Trop souvent, la hiérarchie ecclésiastique a fait le choix de couvrir ses représentants plutôt que de protéger les victimes. Avocat des parties civiles dans la plupart des procès de ces dernières années, Jean Chevais ouvre ses dossiers, et stigmatise le silence coupable de la hiérarchie. Le secret de la confession suffit-il à tout expliquer? L'Église peut-elle persister sans risques dans son attitude? Qu'en est-il réellement des directives données par le Vatican ? Le douloureux problème de la pédophilie incite à la remise en question: le célibat des prêtres, la formation de ceux qui recueillent le témoignage des enfants, et plus généralement, les aspects juridiques du problème font ici l'objet d'une analyse sans concession. Cet ouvrage n'est pas le procès de l'Église, mais celui des individus qui la salissent. À travers lui, maître Chevais entend donner à l'Église l'occasion et les moyens de faire son mea culpa.
Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ont marqué le XXe siècle, participant à ses combats : la Résistance, l'opposition à la guerre d'Algérie, la lutte contre la guerre menée par les Etats-Unis au Vietnam, Mai 68, le Mouvement de Libération des Femmes... Véritables consciences de leur époque, ils ont bataillé pour que triomphe partout la liberté. Bâtisseurs chacun d'une oeuvre littéraire et philosophique majeure, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir ont donné toute sa dimension à l'expression d'"intellectuel engagé". Animés d'une passion tumultueuse, hors norme, les amants ont imprimé le siècle de leurs mots et de leurs convictions. Claudine Monteil brosse un portrait original et personnel de ces figures de la littérature française. Elle rend vivants leurs relations, leurs déchirements comme leurs accomplissements. Un ouvrage dense et singulier, comme furent leur amour et leur foi en la liberté.
Que l'homme doué d'esprit calcule le chiffre de la Bête, c'est un chiffred'homme : son chiffre, c'est 666. Apocalypse, XIII, 18. Ce verset est tiré du livre le plus mystérieux, le plus troublant, le plus complexe d'entre tous les livres que contient la Bible, Ancien et Nouveau Testament confondus : l'Apocalypse de saint Jean.Aucun écrit biblique ne frappe autant l'imaginaire. Non sans raison : l'Apocalypse passe pour détenir les secrets de la fin de l'humanité, comme la Genèse contiendrait ceux de ses origines.A cejour, la plupart des théologiens et des chercheurs qui se sont penchés sur ce texte se sont toujours heurtés à un véritable mur de ténèbres, et toutes leurs tentatives de décryptage se sont révélées vaines.Il a fallu une série de coïncidences, suffisamment significatives, pour qu'à partir de 1994, Gérard Bodson décide de réunir une équipe composée de plusieurs chercheurs, de formations et de religions différentes, pour oser s'attaquer au décryptage du texte sacré.En progressant dans leurs recherches, une réalité troublante, bouleversante, tant par sa violence que par son aspect visionnaire, leur a été peu à peu révélé : l'Apocalypse contient un message chiffré complexe. Et la clef qui permet de la déchiffrer, étonnamment judicieuse, c'est Jean lui-même qui nous la tend. L'ouvrage prend à contre-pied tout ce que les historiens, les théologiens, les penseurs ont jamais écrit à ce jour sur l'Apocalypse. Les conclusions qui en découlent sont à tout point de vue spectaculaires, stupéfiantes et surtout totalement inattendues : il n'existe pas une, mais deux Apocalypses littéralement imbriquées.La première évoque la période la plus tourmentée de notre Histoire ; la seconde révèle notre avenir, ouvre une brèche dans le mur du temps, pour nous permettre d'entrevoir le futur, un futur bien plus terrifiant que toutes les atrocités commises au cours du IIIe Reich : la concrétisation de toutes les peurs de l'humanité. Gérard Bodson est ancien élève des Sciences Politiques, licencié en droit, et féru de théologie. Il est aussi l'auteur de trois ouvrages de géopolitique.
Les Lettres à Prunelle constituent un guide de sagesse universelle, un véritable manuel philosophique. Chacun peut y trouver matière à réflexion, à méditation, à enseignement. Ces "Lettres" ont été écrites par Alain Ayache, et sont autant de maximes, de pensées, qu'il destine à sa fille de deux ans. Comme tout père, il s'est interrogé sur l'avenir de son enfant, lui transmettant conseils et remarques afin de la guider, de la soutenir tout au long de sa vie. Qualités, défauts, vertus, tout est passé au crible par ce père attentif qui délivre ainsi une sorte de mode de conduite à l'usage de sa propre chair. En petits textes courts, fables, réflexions saisies sur le vif, observations fruits de ses expériences, il s'adresse à la future femme qui sommeille en Prunelle et qui, un jour, lira ces lignes. Ces textes nous renvoient à nos propres histoires d'enfance. "De même que nous avons entendu les histoires de nos parents, nous racontons ce que nous avons vu à nos enfants, qui raconteront à leurs enfants, et ainsi de suite. Nos histoires sont notre héritage", tel que l'écrit dans sa préface Paulo Coelho. Alain Ayache, journaliste, est aujourd'hui patron du groupe de presse qui porte son nom.
Comment les islamistes sont-ils parvenus à s'organiser et à constituer une véritable armée dotée de matériel sophistiqué qui, dans certains pays et notamment en Algérie, a failli permettre de prendre le pouvoir ? Comment ont-ils réussi à tisser leur toile en Europe, à organiser des filières, des bureaux et des sites internet ? pourquoi, dès 1995, ont-ils décidé d'exporter la guerre en France ? Le noyau dur des groupes armés algériens, constitué par les « afghans » (vétérans de la guerre d'Afghanistan), les démantèlements des réseaux de trafic d'armes, de groupes terroristes en France et dans d'autres pays d'Europe dans les années 1994-1997 et à la veille du Mondial 98, l'itinéraire des chefs et des nombreux cadres militants islamistes algériens, ont révélé les connexions et ramifications entre la nébuleuse islamiste algérienne et celles existant ailleurs dans le monde arabe et islamique, notamment avec les réseaux Ben Laden. Il est impossible de comprendre le phénomène, sans connaître les connexions internationales, les circuits de financement, banques islamiques, fondations religieuses, pour la plupart basée en Arabie Saoudite mais aussi à Londres. La nébuleuse islamiste algérienne, toutes tendances confondues, n'est qu'une partie d'un gigantesque mouvement international, et l'Algérie marque leur ligne de front pour l'Europe.
Beni Douala, 20 avril 2001. La mort d'un jeune homme de dix-neuf ans, Massinissa Guermah, dans la brigade de gendarmerie, met le feu aux poudres en Kabylie. Durant plusieurs semaines, les manifestants occupent les rues et défient les forces de l'ordre. Au cri de " Pouvoir assassin ", ils dénoncent l'injustice, le chômage, la misère et revendiquent l'identité berbère dans une Algérie en proie au terrorisme et à la crise sociale. Comment est né ce mouvement qui a embrasé la Kabylie pendant deux mois ? Comment les autorités algériennes ont-elles géré la situation, notamment lors de la marche du 14 juin, à Alger, et de sa répression ? Cette enquête menée sur le terrain par deux journalistes algériens fait pour la première fois le récit minutieux des événements et tente de comprendre les raisons d'une révolte qui dépasse la simple cause berbère. Shéhérazade Hadid est journaliste. Envoyée spéciale de Canal + et du magazine Elle, elle a réalisé une série de reportages sur la situation en Kabylie. Farid Alilat est journaliste au quotidien Le Matin, dont il a été le rédacteur en chef jusqu'en juillet 2000.
La très médiatique liaison entre Monica Lewinsky et Bill Clinton, les nombreuses maîtresses de François Mitterand, le sulfureux et mystérieux rapport entre les frères Kennedy et Marilyn Monroe, la passion d'Hitler pour Eva Braun : autant d'affaires qui concernent la vie privée des hommes d'Etat, mais qui, ayant des répercussions directes ou indirectes sur leurs actions et leurs décisions politiques, ont pu modifier le cours de l'Histoire. Sans voyeurisme, dévoilant des anecdotes, détails et épisodes rocambolesques, Patrick Girard nous révèle la face cachée des grands de ce monde, lorsque la petite histoire rejoint l'Histoire. Un ministre de Vichy, partisan de l'ordre moral et amateur... d'éphèbes ; Mao, le Grand Timonier, ardent consommateur de chair fraîche ; Staline, le Petit Père des peuples, en proie à des difficultés amoureuses ; Clemenceau, le tombeur de ministères... et de jolies Américaines ; le démêlés de Nelson Mandela avec sa harpie de femme... Patrick Girard nous brosse un panorama original de l'histoire du XXe siècle, vu à travers le prisme des passions amoureuses. Une manière singulière de découvrir ces grands hommes qui nous gouvernent. Né en 1950, Patrick Girard, historien, journaliste, ancien attaché de recherches au CNRS, a été rédacteur en chef adjoint à Jeune Afrique et conseiller de la direction de Globe Hebdo. Il est actuellement éditorialiste à L'Evénement et a publié plusieurs ouvrages historiques.