Écrire l'art
"Elles existent à travers le monde, affrontant l'avenir avec inquiétude et tentant d'embrasser ce qu'elles perçoivent, de faire corps avec elles-mêmes, d'être au plus près de la faille, de l'incertitude, du trouble, de l'approche de la vérité." Laure Adler. La plume érudite et brillante de Laure Adler, remet très justement en lumière les femmes - écrivaines, artistes, penseuses ou photographes - qui ont trop souvent été invisibilisées. Cet ouvrage est une compilation originale des textes issus de la collection "Les Femmes qui", préfacé d'un essai inédit de Laure Adler.
« Je suis amoureux du soleil et des reflets dans l'eau, et pour les peindre je ferais le tour du monde » (Venise, 1er novembre 1881). Cette anthologie réunissant trois cent quatorze lettres d'Auguste Renoir nous plonge dans le quotidien de l'artiste, de l'été 1865 - il a alors 24 ans - à l'automne 1919, quelques semaines avant sa mort. Elle éclaire ses liens avec quelques-unes des figures majeures du monde de l'art de son époque, peintres, sculpteurs, écrivains, critiques, collectionneurs ou encore marchands de tableaux : Frédéric Bazille, Claude Monet, Berthe Morisot, Auguste Rodin, Stéphane Mallarmé, Paul Berard, Marguerite Charpentier, Paul Durand-Ruel, Ambroise Vollard... Elle permet de suivre l'auteur du Bal du Moulin de la Galette dans ses déplacements incessants en France et à l'étranger, en quête de nouveaux motifs. En mettant en lumière ses amitiés, ses admirations, ses goûts, ses recherches, ses impressions de voyage, ses relations avec sa femme et ses enfants, ces lettres tracent un portrait inédit de Renoir, artiste dont la personnalité est encore largement méconnue.
« Je suis amoureux du soleil et des reflets dans l'eau, et pour les peindre je ferais le tour du monde » (Venise, 1er novembre 1881). Cette anthologie réunissant trois cent quatorze lettres d'Auguste Renoir nous plonge dans le quotidien de l'artiste, de l'été 1865 - il a alors 24 ans - à l'automne 1919, quelques semaines avant sa mort. Elle éclaire ses liens avec quelques-unes des figures majeures du monde de l'art de son époque, peintres, sculpteurs, écrivains, critiques, collectionneurs ou encore marchands de tableaux : Frédéric Bazille, Claude Monet, Berthe Morisot, Auguste Rodin, Stéphane Mallarmé, Paul Berard, Marguerite Charpentier, Paul Durand-Ruel, Ambroise Vollard... Elle permet de suivre l'auteur du Bal du Moulin de la Galette dans ses déplacements incessants en France et à l'étranger, en quête de nouveaux motifs. En mettant en lumière ses amitiés, ses admirations, ses goûts, ses recherches, ses impressions de voyage, ses relations avec sa femme et ses enfants, ces lettres tracent un portrait inédit de Renoir, artiste dont la personnalité est encore largement méconnue.
« Le film est le type même de l'oeuvre qui réclame un style. » R. B. Pendant quarante ans, Robert Bresson a accordé nombre d'entretiens à la presse française et étrangère, à la radio et à la télévision. Ses réponses aux multiples questions, de toutes sortes, apportent d'importantes précisions sur ses films, son art et l'évolution de sa pensée. Et elles accompagnent, devancent, prolongent ses Notes sur le cinématographe. Interrogé par Yvonne Baby, François-Régis Bastide, Michel Ciment, Serge Daney, Pierre Desgraupes, Jean Douchet, Jean-Luc Godard, André Parinaud, Georges Sadoul, Roger Stéphane ou Serge Toubiana, entre autres, Robert Bresson parle avec passion, simplicité, détermination et humour de tous les éléments d'un film qui, savamment combinés, font du cinématographe un art à part entière.
« Le film est le type même de l'oeuvre qui réclame un style. » R. B. Pendant quarante ans, Robert Bresson a accordé nombre d'entretiens à la presse française et étrangère, à la radio et à la télévision. Ses réponses aux multiples questions, de toutes sortes, apportent d'importantes précisions sur ses films, son art et l'évolution de sa pensée. Et elles accompagnent, devancent, prolongent ses Notes sur le cinématographe. Interrogé par Yvonne Baby, François-Régis Bastide, Michel Ciment, Serge Daney, Pierre Desgraupes, Jean Douchet, Jean-Luc Godard, André Parinaud, Georges Sadoul, Roger Stéphane ou Serge Toubiana, entre autres, Robert Bresson parle avec passion, simplicité, détermination et humour de tous les éléments d'un film qui, savamment combinés, font du cinématographe un art à part entière.
De l'âge de 19 ans jusqu'à sa mort du sida en 1990, à 31 ans, Keith Haring a consigné dans ses carnets ses réflexions sur son travail, son succès commercial, ses rencontres, son homosexualité, ses lectures, et sur ses contemporains. Icône du Pop Art, internationalement reconnu à 24 ans, Haring savait que ses journaux seraient un jour publiés. Certains textes trahissent cette conscience de soi juvénile. Ses déclarations sans détour aident en particulier à comprendre la sexualité qui imprègne son art. Elles en disent long sur son esthétique, sa créativité, ses méthodes de travail, sa compétition avec les autres artistes, son ouverture aux expériences nouvelles, son amour des enfants, son dévouement à ses amis et sa lutte acharnée contre la maladie. Les textes sont classés par année. Une introduction élogieuse de l'historien de l'art Robert Farris Thompson (Yale) met son oeuvre en contexte.
De l'âge de 19 ans jusqu'à sa mort du sida en 1990, à 31 ans, Keith Haring a consigné dans ses carnets ses réflexions sur son travail, son succès commercial, ses rencontres, son homosexualité, ses lectures, et sur ses contemporains. Icône du Pop Art, internationalement reconnu à 24 ans, Haring savait que ses journaux seraient un jour publiés. Certains textes trahissent cette conscience de soi juvénile. Ses déclarations sans détour aident en particulier à comprendre la sexualité qui imprègne son art. Elles en disent long sur son esthétique, sa créativité, ses méthodes de travail, sa compétition avec les autres artistes, son ouverture aux expériences nouvelles, son amour des enfants, son dévouement à ses amis et sa lutte acharnée contre la maladie. Les textes sont classés par année. Une introduction élogieuse de l'historien de l'art Robert Farris Thompson (Yale) met son oeuvre en contexte.
Nous avons tenu à garder de cet échange avec Sam Szafran, qui eut lieu en 1999 dans son atelier, son caractère propre, sans rien modifier de son vocabulaire, de sa syntaxe, sans effacer ses écarts, ses excès, ou toute incorrection de ton, de style ou de grammaire. C'était là respecter la singularité de l'artiste, en faire saisir la complexité, entre raffinement et grossièreté, en faire réentendre la voix, et retrouver la cadence. Samy, le gamin des rues, était le familier des Halles avant leur destruction, quand elles étaient encore le repaire de la faune brutale des vendeurs, voleurs et prostituées. Petit à petit, lentement, il a élaboré une peinture à la sensibilité raffinée, d'une grande érudition. Le barbouilleur, ignorant tout de l'enseignement de sa pratique, deviendra l'un des plus grands peintres de son temps. Jean Clair
Nous avons tenu à garder de cet échange avec Sam Szafran, qui eut lieu en 1999 dans son atelier, son caractère propre, sans rien modifier de son vocabulaire, de sa syntaxe, sans effacer ses écarts, ses excès, ou toute incorrection de ton, de style ou de grammaire. C'était là respecter la singularité de l'artiste, en faire saisir la complexité, entre raffinement et grossièreté, en faire réentendre la voix, et retrouver la cadence. Samy, le gamin des rues, était le familier des Halles avant leur destruction, quand elles étaient encore le repaire de la faune brutale des vendeurs, voleurs et prostituées. Petit à petit, lentement, il a élaboré une peinture à la sensibilité raffinée, d'une grande érudition. Le barbouilleur, ignorant tout de l'enseignement de sa pratique, deviendra l'un des plus grands peintres de son temps. Jean Clair
Christian Boltanski vient de disparaître. Ce livre d'entretiens s'est achevé quinze jours auparavant. Il avait décidé de tout, du titre, de la couverture, de l'ordre des chapitres. Il semblait heureux de ce texte qu'il avait minutieusement relu et corrigé. Il ne faut pas y lire la moindre dimension testamentaire. Christian était habité par une force de vie peu commune, il riait tout le temps, il était très drôle, et ce fut une joie de faire ce livre avec lui. Il était comme on dit « un bon vivant », même si son oeuvre, dans ses différents registres et ce, depuis l'origine, était hantée par la mort. L'éphémère, la finitude, la fragilité, le hasard constituent en un entrelacs serré l'arche de ses pensées. L. A.
Christian Boltanski vient de disparaître. Ce livre d'entretiens s'est achevé quinze jours auparavant. Il avait décidé de tout, du titre, de la couverture, de l'ordre des chapitres. Il semblait heureux de ce texte qu'il avait minutieusement relu et corrigé. Il ne faut pas y lire la moindre dimension testamentaire. Christian était habité par une force de vie peu commune, il riait tout le temps, il était très drôle, et ce fut une joie de faire ce livre avec lui. Il était comme on dit « un bon vivant », même si son oeuvre, dans ses différents registres et ce, depuis l'origine, était hantée par la mort. L'éphémère, la finitude, la fragilité, le hasard constituent en un entrelacs serré l'arche de ses pensées. L. A.
Au fil des quelque 360 lettres, télégrammes, câbles ou pneumatiques échangés entre Mary Cassatt et Paul Durand-Ruel et ses fils, se dévoilent les relations profondes et constructives entre l'artiste et son marchand. Leurs lettres nous plongent dans le monde des collectionneurs, des artistes et du marché de l'art, dans lequel ils sont tous deux bien implantés, tant en Europe qu'aux États-Unis. Cette correspondance qui s'étale sur 35 ans met en lumière le rôle essentiel d'intermédiaire et de conseil de Cassatt, avec Durand-Ruel, auprès des amateurs d'art, afin de promouvoir les impressionnistes et les maîtres anciens dans des collections privées et publiques de part et d'autre de l'Atlantique. Dans ces lettres transparaissent leur stratégie, leur combat pour l'impressionnisme et leur amour de l'art.