Economie en liberté
La mythologie programmée se situe en position d'interface, entre des fragments de mythes anciens et des pratiques sociales auxquelles il est impossible de se soustraire. Elle se dissimule et, par là même, s'impose grâce à une série de supports concrets qui peuvent être des événements, des personnages ou des objets. Un certain nombre de ces figures, prises à titre d'exemples, font chacune l'objet d'un chapitre (la carte de crédit, Mère Teresa, la bioéthique, la culture d'entreprise, l'ordinateur, etc.). La dernière partie est consacrée à la solidarité Nord-Sud, qui est au principe de la création du champ du développement. On a beau constater les échecs de celui-ci, et se lasser des illusions qu'il produit, personne ne saurait en contester le bien-fondé ni refuser d'y contribuer. Peu importe le contenu de la croyance, l'essentiel est que celle-ci rende certaines pratiques nécessaires et que chacun s'y conforme.
Derrière les apparences du pouvoir absolu, Femmes de dictateur - Bokassa révèle les destins brisés de Catherine, Gabriella et Marie-Joëlle, trois femmes piégées par l’ogre de Centrafrique.
Une étude dont l'objet est de rendre compte de la façon dont la famille, par sa composition, ses structures, s'inscrit dans l'emploi et contribue à définir les formes de travail et d'activité économique, tant pour les individus, les groupes ou les institu
Le chômage de cette fin de siècle déjoue autant la sagacité des économistes que celle des gouvernants. Pourquoi, dans une économie si largement mondialisée, les divers pays connaissent-ils des niveaux et des formes de chômage si divers? « Copyright Electre »
Et si la ville de demain se construisait par la négociation et l’innovation municipale ? Technopolis explore les crises urbaines et les nouvelles formes de gouvernance locale, entre efficacité technique et enracinement citoyen.
Et si la société moderne n’était qu’une vaste machine à détruire le temps et l’espoir ? Dans La parole et l’outil, Jacques Attali dissèque avec brio les mécanismes de la solitude, de la consommation et de l’inégalité mondiale.
L'ouvrage dénonce les mythes de l'industrialisation et du développement pour s'attaquer aux véritables raisons : la destruction des sources de créativité et le surréalisme suicidaire. « Copyright Electre »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Et si la monnaie était bien plus qu’un simple outil économique ? La Violence de la monnaie révèle comment elle façonne nos sociétés, entre conflits et cohésion sociale, et pourquoi elle reste au cœur des crises modernes.
Et si l'école, loin de réduire les inégalités, les renforçait ? Jacques Hallak déconstruit les mythes du système éducatif mondial et pose une question cruciale : *À qui profite vraiment l'école ?
Quels rapports une société entretient-elle avec son mode de production ? D'où vient le nôtre, et où nous mène-t-il ? Comment a-t-il modelé notre société, et par quoi pouvons-nous espérer un jour le dépasser ? Est-il vraiment possible de changer la société, sans remettre en cause le vieux mode de production hérité de la Révolution industrielle ? Toutes ces questions, cet ouvrage s'efforce d'y répondre le plus clairement et le plus franchement possible. En s'appuyant sur les tendances les plus récentes de nos sociétés pour mieux en discerner l'avenir, il ouvre les voies d'une réflexion nouvelle sur l'idée même de socialisme en cette fin de XXe siècle. Il s'adresse à tous ceux qui pensent que le socialisme ne peut se réduire à une simple centralisation des moyens de production entre les mains d'un État tout-puissant, laissant intacts les rapports sociaux capitalistes et l'ancienne division du travail. À tous ceux aussi qui espèrent encore qu'il ne sera pas la triste répétition du passé ou l'application mécanique des anciennes théories mais qu'il sera bien, au contraire, mouvement, foisonnement et imagination au profit d'une extension des libertés et des possibilités de création autonome de chaque individu.
Le travail n'a pas n'importe quel mode d'emploi et, en même temps, l'emploi ne peut pas être totalement assimilé au simple travail. Telles sont les deux pistes qui sont développées dans ce livre. À une époque où la compétition économique devient encore plus aiguë, la manière dont les entreprises et les nations vont gérer les ressources humaines sera déterminante. Il leur faudra non seulement anticiper le devenir de chaque poste de travail, mais aussi faire face, au jour le jour, aux défis changeants de l'environnement. Dans cette recherche d'une meilleure gestion, la tentation d'une flexibilité accrue de l'emploi n'est pas sans conséquences sur la situation du marché du travail et sur les comportements qui en découlent. Si l'entreprise veut préserver ses chances de réussite, elle devra prendre en compte toute la richesse de la relation qu'elle entretient avec ses salariés et ne pas la réduire à un simple échange de travail. Ainsi, après avoir assoupli le travail, développera-t-elle l'emploi.
L'automatisation est l'une de ces innovations majeures qui est souvent perçue comme étant à l'origine d'une nouvelle révolution technologique. Elle est devenue l'enjeu d'un débat de société, qui concerne tous les acteurs de la vie économique et sociale. Deux questions centrales se posent : dans quelle mesure cette technologie correspond à l'entrée de nos sociétés industrielles dans un nouveau type de civilisation ? Quel avenir est réservé au travail ? Cet ouvrage tente de répondre à ces interrogations, en se dégageant de tout déterminisme technologique. Il propose d'analyser l'automatisation au sein d'une trilogie sociétale, d'une dialectique à trois termes, technique, économique et social, qui tienne compte de l'histoire. Le voyage dans le temps et dans l'espace qui est ici proposé, a un objectif tant rétrospectif que prospectif. Il présente un bilan de la pensée en sciences sociales, sur ces grandes questions de l'automatisation et du travail. Il conclut sur l'absence d'un modèle défini sur la seule base technologique, pour envisager différents scénarios de configurations productives.
À l'heure où beaucoup s'interrogent sur les possibilités de réconcilier l'Entreprise et la Société, ce livre apporte un éclairage nouveau sur les alternatives gestionnaires. Il démontre, exemples à l'appui, que le monde de la gestion économique est pluriel, divisé, enjeu d'interprétations contradictoires. Et, surtout, il établit un lien inédit entre l'avènement de la révolution informationnelle et le bouleversement des règles du jeu économiques. Au coeur même de la compétition mondiale, l'entreprise ne peut se séparer de son environnement local, l'efficacité doit être sociétale. Mais cet objectif ne peut être atteint, s'il reste un débat d'experts, s'il n'est pas approprié par les gens d'en bas, s'il ne devient pas un enjeu central pour tous les acteurs de l'entreprise : cadres comme salariés d'exécution, syndicalistes comme managers. Ce livre concerne au premier chef tous les acteurs de l'entreprise, mais aussi tous ceux qui cherchent une alternative à la pensée unique et à l'idéologie de la mondialisation.
Comment assumer les bouleversements structurels contemporains, avec une théorie économique dont les hypothèses sont inadaptées à notre époque ? Devant l'ampleur des problèmes que, non seulement l'économie standard ne veut pas résoudre - le réel a tort - mais encore qu'elle contribue parfois à intensifier, avec l'identification croissante des économistes aux garants d'une austérité imposée en Europe, il est temps de réfléchir à de nouvelles perspectives. Les travaux non conformistes fournissent un appoint de réflexions et d'expériences nombreuses, pour créer le choc de ce réveil indispensable. Loin d'avoir disparu, l'économie qui refuse de se conformer à cette orthodoxie, est bien vivante à travers des courants pluriels. Mieux, il existe une tradition de plus d'un siècle, amplement représentée en France, qui peut être mise au service d'une autre approche des problèmes et des politiques économiques. Tel est le sens de cet ouvrage : reconstituer le fil du temps et restituer les éléments d'informations scientifiques et historiques, nécessaires à un débat actuellement obscurci par l'influence dominante de préférences doctrinales exclusives.
La définition de l'homme économique, homme rationnel adaptant ses moyens à ses fins, fait référence à des croyances qui paraissent partagées par tous. Comment contester en effet que la rationalité est le moyen le plus économique pour atteindre les objectifs que l'on se donne. Ainsi, pour pouvoir consommer, il faut produire et, pour produire, il faut travailler. Ce texte se propose de questionner cette représentation dont on commence à douter. La rencontre avec des sociétés que l'homme occidental a nommées sauvages a suscité des débats d'idées qui ont abouti à une représentation d'un monde universel, notre monde, qui se dit civilisé, et qui se vit comme un modèle que toutes les sociétés sont destinées à suivre. Dans cette évolution, le rapport que les hommes ont entretenu, et se doivent d'entretenir au travail, paraît jouer un rôle central. Après avoir analysé l'évolution de la valeur du travail entre les XVIe et XVIIIe siècles, en France, nous analysons les propos tenus à la même époque à l'encontre du sauvage, le plus souvent perçu comme ne travaillant pas. La pensée économique qui se constitue alors ne manquera pas d'utiliser ce sauvage comme un contre-modèle pour le nouvel ordre de société qu'elle souhaite instituer.
Les alternatives entre État et marché, public et privé, monopole et concurrence, politique et économique, majorité et unanimité, hiérarchie et égalité, ordre et liberté sont-elles irréductibles et indépassables ? L'opinion, commune ou savante, l'affirme. Ce livre démontre le contraire.
Il y a un certain temps déjà que le quotidien est devenu un objet de recherche légitime pour le sociologue. Plus récemment, il a été le dénominateur commun de nouveaux mouvements sociaux (urbains, écologistes, féministes...). On assiste aujourd'hui à un changement de registre dans la diffusion de ce thème : valorisation compulsive de la vie locale et de l'enracinement dans le territoire, incantation de l'intimité et réduction des rapports sociaux à leur dimension psychologique. Mais si on peut parler d'une nouvelle sensibilité culturelle, elle est surtout le fait de certaines fractions des classes moyennes et, en particulier, de celles issues de l'élargissement de l'espace socio-économique organisé par le développement de l'État-Providence. La croissance d'institutions telles que l'Éducation, la Santé, la Culture, a produit de nouveaux spécialistes de l'humain : pédagogues, thérapeutes, animateurs, etc. Ceux-ci ont trouvé des territoires professionnels pour mettre en oeuvre et diffuser leur vision du monde. Ces catégories sociales ont ainsi enrichi l'air du temps avec des productions culturelles qui sont des recherches d'identité collective, créatrices et innovantes et, en même temps, des élaborations idéologiques qui cautionnent leur expansion et légitiment leurs pratiques professionnelles. Les aventuriers du quotidien, qui se voudraient les expérimentateurs de rapports sociaux consensuels, sauront-ils s'aventurer hors du giron public qui les protège de la conflictualité du social ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.