Crime story
L'affaire Troppmann reste, sans nul doute, une des plus étonnantes et une des plus sinistres des annales criminelles françaises du XIXe siècle. L'horreur qu'elle a suscitée a été telle qu'elle a frappé l'imagination de quelques-uns des plus grands écrivains de l'époque, que ce soit Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Tourgueniev ou Rimbaud en personne. Mais qui était au juste ce Troppmann ? Mécanicien, faux-monnayeur, chimiste, espion, fossoyeur, médecin, poète - on lui a prêté tous les emplois - et, surtout, tous les vices. Dans ce livre passionnant, Christophe Claro raconte Troppmann à travers ses meurtres épouvantables et montre comment un homme ordinaire peut un jour devenir un véritable monstre.
Waco, Texas. Depuis le 28 février 1993, 96 personnes s'étaient retranchées dans leur ferme-forteresse du Mount Carmel autour de leur leader David Koresh. Le 19 avril, après 7 semaines de siège et de négociations infructueuses, le FBI lance une offensive qui s'avère désastreuse : 86 adeptes dont 17 enfants périssent dans les flammes d'un gigantesque incendie. Dès lors, les questions affluent. Pourquoi avoir donné l'assaut de cette manière ? Pour prévenir quels risques avoir choisi d'interrompre le siège ? Le FBI était-il habilité à traiter une affaire de secte ? L'échec de l'opération policière, en tout cas, témoigne d'une regrettable erreur de stratégie, et apparaît comme le premier drame de la présidence Clinton. Une tragédie bouleversante, qui pourrait aussi se produire en France où 2 millions de personnes (adeptes et familles) sont victimes des sectes.
À Nice, le 18 juillet 1976, « sans haine, sans violence et sans arme », Albert Spaggiari réalise une opération sans précédent, montée façon commando : pénétrer dans la salle des coffres de la Société Générale, en passant par les égouts. Sa tête est mise à prix, il est arrêté, mais il parvient à s'évader du palais de justice, pour ne plus jamais être rattrapé. Un casse spectaculaire, une cavale réussie, l'histoire d'un voleur plus politique que truand, dont les révélations, s'il avait pu parler, auraient peut-être été fort gênantes.
Marie Besnard ! Les policiers qui l'arrêtent en 1949 lui attribuent la mort de douze personnes dont elle hérite à des degrés divers. Les témoignages l'accablent. Les expertises révèlent la présence d'arsenic dans les corps exhumés. Et pourtant, après un procès à rebondissements, Marie Besnard est acquittée en 1961. Ces longues années de procédure et d'emprisonnement préventif sont-elles à mettre au compte de la malveillance, de la négligence de l'instruction ou des erreurs des experts en toxicologie ? Une des plus mystérieuses affaires de la vie judiciaire. Une des plus dérangeantes aussi.
Crime crapuleux ou règlement de comptes politique ? Affaire d'État ou bavure policière ? Le 24 décembre 1976, Jean de Broglie, député de l'Eure et ancien ministre des Affaires algériennes, est assassiné. Avec Joseph Fontanet et Robert Boulin, il est de ces ministres de la Ve République qui trouveront la mort dans des conditions mystérieuses. Trois mois auparavant, pourtant, les rapports de l'inspecteur Roux annonçaient le meurtre du prince : une information dont la police n'avait pas su mesurer l'importance, et qu'elle avait négligé de transmettre à la justice. Le mobile officiel - une histoire de prêt - hâtivement exprimé dans une conférence de presse par le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski, ne satisfait personne et ne suffit pas à enterrer l'affaire. Alors, 17 ans après les faits, peut-on savoir pourquoi on a tué Jean de Broglie ?
Sous prétexte de mariage, il entraînait les veuves dans sa villa de Gambais. Landru ! D'une affaire crapuleuse, les événements feront une affaire d'État. Parce que Landru (exécuté en février 1922) a toujours clamé son innocence, une partie de l'opinion continue de croire à l'erreur judiciaire. Landru a-t-il servi d'alibi, ou de dérivatif, aux difficultés politiques du moment ? Séduit par la faconde du petit homme à la barbe pointue, Christian Gonzalez reprend l'histoire de ces pauvres femmes envolées en fumée. C'est l'occasion, pour le journaliste qu'il est, de lancer un réquisitoire contre l'arbitraire.
Diplômé de l'université, enseignant et cadre du Parti, Tchikatilo ne faisait pas un bon coupable. Andréi Tchikatilo, 56 ans, coupable de 52 meurtres et condamné à mort le 15 octobre 1992, occupe sans doute une place à part dans l'histoire des tueurs en série. Conjuguant sévices sexuels, mutilations et cannibalisme, il massacre au couteau ses victimes. Mais au-delà des faits, son cas est exemplaire en ce qu'il révèle de l'attitude des autorités soviétiques. Pour les agents de Rostov, soumis à la planification, les chiffres sont plus essentiels que la vérité. D'où leur tentation de clore rapidement l'affaire - quitte à condamner un innocent -, afin de ne pas attirer l'attention de Moscou.