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« L'homme est capable de perdre, il est capable de deuil, il est capable de sacrifice, c'est-à-dire qu'en lui, dans son psychisme, la perte peut se transformer en énergie, la perte peut se transformer en existence, le deuil peut se transformer en goût de vivre. » À travers son expérience de psychanalyste et en s'appuyant sur l'image en tant que voie possible de connaissance, Élie G. Humbert montre la nécessité d'une sortie des illusions liées à la relation primordiale. C'est par la différenciation et la confrontation (au sens où l'entendait Jung) que passe le chemin de la connaissance de soi-même. La dimension d'aimer, la réalité de l'amour, impliquent une conjugaison paradoxale de la perte et du lien. Pour devenir « entier » et accéder à « l'entre-deux » de la relation, l'être a à se bâtir sur une épreuve de lui-même.
Il est en fin de carrière, n'a jamais été ministre. Et ne le sera sans doute jamais. Vice-président du Sénat, il désespère d'accéder au second rang de l'État, c'est-à-dire à la présidence de la Haute Assemblée. Et c'est tant mieux... Un ratage ? pas tout à fait : depuis quarante ans Étienne Dailly joue un rôle, au moins en coulisses, dans nombre d'épisodes de la vie politique française. Il pose volontiers, dans les débats de société, au père la morale. Et pourtant, pourtant... Une des raisons essentielles pour lesquelles il n'a pu accéder aux plus hautes fonctions malgré tout son savoir-faire, est qu'Étienne Dailly a trop mélangé les genres. Car à l'heure où l'on discourt et légifère sur la nécessaire « transparence » du monde politique, l'habile sénateur représente le plus bel exemple d'une constante vocation d'intermédiaire entre l'argent et la politique. En somme une leçon d'instruction civique à l'envers...