Points Histoire
1917-1950 : découvrez comment la révolution russe a marqué le début d’un affrontement planétaire entre deux visions du monde.
Les scientifiques nous l'annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l'Anthropocène. Plus qu'une crise environnementale, nous vivons un basculement géologique d'origine humaine. Comment en sommes-nous arrivés là ? Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs revisitent l'histoire globale des derniers siècles au prisme de l'environnement : le manifeste d'une nouvelle génération d'historiens. Christophe Bonneuil est chargé de recherche au CNRS et enseigne à l'EHESS. Il a notamment codirigé Une autre histoire des "Trente Glorieuses" (La Découverte, 2013). Il dirige la collection "Anthropocène" aux éditions du Seuil. Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences, des techniques et de l'environnement. Chercheur au CNRS (Centre Alexandre Koyré), il enseigne à l'EHESS. Il a publié L'Apocalypse joyeuse (Seuil, "L'Univers historique", 2012). Edition révisée et augmentée de deux chapitres inédits.
Décolonisations Ce livre retrace l’histoire des décolonisations en adoptant un point de vue : celui des Suds. S’écartant d’une rupture chronologique convenue, colonisation-décolonisation, il débute en 1850 pour s’achever en 2013 : de l’invention des continents et des races jusqu’au naufrage des réfugiés partis d’Afrique de l’Est. Cartes, témoignages et arrêts sur images accompagnent cette synthèse : plutôt qu’un grand récit sur « l’Afrique » et « l’Asie », des histoires situées éclairent la singularité de sociétés africaines et asiatiques. Il en ressort combien nous vivons dans un monde postcolonial : le passé colonial pèse encore sur le présent, mais l’histoire nous permet de le comprendre sereinement. Guillaume Blanc Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Rennes 2, il est spécialiste de l’histoire environnementale et globale de l’Afrique. Il a notamment publié Une histoire environnementale de la nation (2015) et L’Invention du colonialisme vert (2020).
À côté de la Trinité, l’un des grands événements de l’histoire médiévale fut l’introduction d’une personne divine féminine, la Vierge Marie. Jacques Le Goff, l’un des meilleurs spécialistes du Moyen Âge, livre son regard personnel sur le Dieu de l’Occident médiéval. Officiellement, ce Dieu était unique mais, dans les faits, l’était-il vraiment ? On découvre que les chrétiens de ces temps-là étaient, au jour le jour, polythéistes. Ils s’adressaient tantôt au Dieu Père, tantôt au Dieu Fils, tantôt au Dieu Esprit, et à la Vierge Marie. Jacques Le Goff traque les représentations de Dieu à travers les institutions politiques, l’art, la culture, la théologie, les dogmes, les pratiques et la vie quotidienne des hommes et femmes de la société médiévale. Au terme d’une enquête passionnante, menée avec Jean-Luc Pouthier, se révèle une véritable « histoire de Dieu » qui éclaire ce que l’Occident contemporain doit au christianisme médiéval. Jacques Le Goff (1924-2014) Historien, médiéviste de renommée internationale, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a notamment publié au Seuil Le Moyen Âge expliqué en images (2013) et Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ? (2014).
LE livre de référence sur la Méditerranée à l’époque moderne (XVe-XVIIIe), au programme de l'agrégation d'histoire moderne 2023 et 2024. Cet ouvrage propose de réfléchir au large éventail des mobilités méditerranéennes de la fin du XVe au milieu du XVIIIe siècle, depuis les expulsions massives des populations juives et musulmanes de la péninsule Ibérique jusqu’aux déplacements des marchands et des marins habitués à fréquenter les ports, les villes et les escales pour les besoins du commerce. À travers une série d’histoires situées, il éclaire la vaste gamme des dispositifs institués pour réguler la mosaïque complexe des communautés politiques et religieuses dans les pays chrétiens et d’islam. Il offre ainsi une synthèse de l’histoire récente des migrations, des diasporas et de la condition des étrangers dans le monde méditerranéen de l’époque moderne. Guillaume Calafat Maître de conférences en histoire moderne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), il est spécialiste des relations entre l’Europe occidentale et l’Afrique du Nord. Mathieu Grenet Maître de conférences en histoire moderne à l’INU Champollion d’Albi (FRAMESPA), il est spécialiste des migrations en Méditerranée.
Histoire de l’Allemagne contemporaine Occupée, puis divisée par la guerre froide en deux Républiques opposées et néanmoins liées, l’Allemagne témoigne par son histoire récente d’une incroyable succession de changements, mais aussi de lancinantes permanences, comme l’atteste son rapport au passé, vis-à-vis du nazisme ou, depuis la réunification, de la RDA. Bien au-delà d’une simple histoire politique, le présent ouvrage propose une lecture « totale » de l’histoire de l’Allemagne après 1945, analysant en profondeur les évolutions économiques, sociales et culturelles, remettant sans cesse en perspective – à la fois panallemande et internationale – les changements intérieurs ou extérieurs. Ce livre inédit propose au lecteur une plongée dans l’histoire d’un pays proche, pourtant encore mal connu, alors que son poids politique et économique en a fait depuis longtemps un acteur central pour la France et l’Europe. Loïc Batel Ancien élève de l’ENS et de l’ENA, agrégé et Docteur en histoire allemande, il a enseigné à l’université de Caen. Haut fonctionnaire, il est actuellement détaché à l’ACPR.
La France des années 1930, dans toutes ses dimensions, tant politique qu’économique, sociale et culturelle. La France des années 30 est travaillée par un recul inquiet de la confiance en la démocratie libérale. Elle connaît une crise de la représentation parlementaire (6 février 1934), mais se caractérise aussi par l’espoir de lendemains meilleurs et d’une réinvention de la politique (le Front populaire), voire d’un dépassement des limites de l’homme. Le mot « transhumanisme » ne naît-il pas en 1937, tandis que le vertige de la modernité technologique inspire les premières pensées écologiques ? Une société nouvelle émerge, où les femmes actives, les immigrés, les travailleurs coloniaux transforment le visage des villes. Mais la guerre n'est plus seulement un souvenir traumatisant : elle devient une menace imminente. Lorsque Roger Martin du Gard apprend qu’elle scelle cette décennie féconde, il note : « Rien ne se passe comme on le prévoyait. » Renaud Meltz Professeur des universités, membre de l’Institut universitaire de France, il a notamment publié les biographies d’Alexis Léger et Pierre Laval. Actuellement directeur de recherche au CNRS (Maison des sciences de l’homme du Pacifique), il pilote un Observatoire des héritages des essais nucléaires en Polynésie.
Les ouvriers dans la société françaiseCe livre met en valeur les caractères originaux du processus de formation de la classe ouvrière au sein de la société française. Ouvriers de l'artisanat urbain et ouvriers-paysans ont pu éviter le déracinement jusqu'à la fin du XIXe siècle. Une deuxième vague d'industrialisation a assuré le triomphe des grandes usines, des banlieues et des rigidités du rapport salarial. La Première Guerre mondiale, la rationalisation du travail et l'immigration massive ont donné naissance à un nouveau monde ouvrier, sans liens avec le précédent, marginalisé jusqu'au Front populaire, moment de son irruption sur la scène politique et de son intégration dans la société française. Les travailleurs de la grande industrie (les « métallos ») dominent la scène sociale et politique dans les décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale jusqu'à l'éclatement actuel du monde du travail et la marginalisation du monde ouvrier.Gérard NoirielSpécialiste d'histoire sociale et d'histoire de l'immigration, il est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.
Les empires coloniaux Cet ouvrage propose, pour la première fois en langue française, une synthèse retraçant l'histoire de l'ensemble des empires coloniaux contemporains (européens, japonais, états-unien), aux XIXe et XXe siècles. Dans une perspective comparée et croisée, des spécialistes français et étrangers analysent les principaux éléments de l'histoire du fait colonial, tout en restituant les apports des grands courants historiographiques qui, depuis une trentaine d'années, en ont profondément renouvelé les approches. Avec les contributions d'Hélène Blais, Frederick Cooper, Armelle Enders, Bouda Etemad, Claire Fredj, Emmanuelle Sibeud, Pierre Singaravélou, Marie-Albane de Suremain, Isabelle Surun et Sylvie Thénault. Pierre Singaravélou (dir.) Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des empires coloniaux français et britannique aux XIXe et XXe siècles.
Pendant un demi-siècle, les États-Unis ont mené la guerre froide contre l'Union soviétique, défendu « le monde libre », bâti un Empire. Au monde entier, ils ont proposé un modèle de démocratie et de prospérité.Pourtant cette domination n'est pas allée sans incertitudes. La guerre du Viêt-nam, les conflits raciaux, la contre-culture et le bouleversement des moeurs ont divisé et inquiété. L'affaire du Watergate a porté un rude coup aux institutions politiques. La confiance est revenue avec l'élection de Ronald Reagan. L'effondrement de l'Union soviétique et le retour de la prospérité ont fait des États-Unis la seule superpuissance de la planète. Était-ce « la fin de l'histoire » ? Les attentats du 11 septembre 2001 ont démonté le contraire. De George W. Bush à Barack Obama, les États-Unis cherchent désormais leur place dans le nouvel ordre mondial.André KaspiProfesseur émérite à la Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire et la société des États-Unis.Nouvelle édition augmentée d'un chapitre inédit
Paris, « capitales » des XIXe siècle Cet ouvrage explore Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s’agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d’avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l’invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu’à l’autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques. Christophe Charle Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; « Points Histoire », 2018, 3 vol.).
Les Américains1. Naissance et essor des États-Unis. 1607-1945Au XVIIe siècle, une poignée d'Anglais s'établissent en Virginie et en Nouvelle-Angleterre. En 1945, les États-Unis sont devenus l'une des deux superpuissances. Comment, de quelques colonies, la nation américaine a-t-elle jailli ? Pourquoi des dizaines de millions d'hommes et de femmes ont-ils traversé l'Atlantique pour immigrer en Amérique ? L'industrialisation du XIXe siècle cache-t-elle des réalités plus sombres ? Quel rôle ont tenu les Américains dans les deux guerres mondiales ? Franklin Roosevelt a-t-il créé, au milieu d'une dépression sans précédent, une société plus juste ?Autant de questions que nous ne cessons pas de nous poser. La Déclaration d'indépendance, le melting pot, la statue de la Liberté, le rêve américain, les taudis de New York, la prohibition..., des images fortes qui dissimulent une histoire complexe et fascinante que les historiens américains n'ont pas fini de réécrire.André KaspiProfesseur émérite à la Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire et la société des États-Unis.
Le continent des ténèbres Mark Mazower s’emploie à démythifier l’idée trop agréable, et qui n’est pas sans danger, selon laquelle l’Europe est le continent par excellence de la démocratie, des valeurs de paix et de coopération, d’une diplomatie transparente et multilatérale. Dans l’histoire du xxe siècle européen, il met en lumière la fragilité de l’adhésion des populations européennes et de leurs leaders à la démocratie, tant dans l’entre-deux-guerres que pendant la guerre froide et après. Il nous rappelle nombre d’horreurs propres à l’Europe que nous nous plaisons souvent à oublier. Et il nous offre une histoire qui saisit le continent dans son entier, puisant ses exemples tant en Hongrie ou au Danemark qu’en Allemagne ou en France, et qui déploie devant nous les grands événements politiques et l’évolution des sociétés depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Mark Mazower Historien, professeur à l’université Columbia à New York, il a publié, entre autres, Dans la Grèce d’Hitler (1941-1944) (Les Belles Lettres, 2002 ; rééd. « Tempus », 2012). Traduit de l’anglais (États-Unis) par Rachel Bouyssou
À travers les contributions de douze auteurs proposant, à partir de leurs spécialités, des forages à l'intérieur des sociétés du Moyen-Orient entre la fin du xixe siècle et les années 1980, nous faisons le pari d'écrire une synthèse qui ne soit pas une somme. Les femmes, les migrations, les minorités, les citadinités, la modernisation ou encore l'âge des révolutions : autant d'objets d'histoire sociale dans leur forme la plus ouverte, d'emblée politique, en ce qu'ils interrogent ce qui est affecté par le politique et ce qui, dans le monde social, affecte le politique. Autant de questions pour aujourd'hui. L. D. Inédit Leyla Dakhli Chercheuse au CNRS, elle s'intéresse à l'histoire intellectuelle et sociale du monde arabe contemporain. Elle a récemment publié Histoire du Proche-Orient contemporain (La Découverte, 2015). Avec les contributions de : Emma Aubin-Boltanski, Philippe Bourmaud, Elena Chiti, Angelos Dalachanis, Leyla Dakhli, Edhem Eldem, Azadeh Kian, Vincent Lemire, Noémie Lévy-Asku, Philippe Pétriat, Matthieu Rey, Mehdi Sakatni, Emmanuel Szurek.
Nouvelle histoire de l'Antiquité1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle, de Clisthène à Socrate3. Pierre Carlier, Le IVe Siècle grec, jusqu'à la mort d'Alexandre4. Pierre Cabanes, Le Monde hellénistique, de la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée5. Claude Vial, Les Grecs, de la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31 av. J.-C.)6. Agnès Rouveret, Rome avant l'impérialisme (à paraître)7. Jean-Michel David, La République romaine, de la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-31 av. J.-C.)8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident, d'Auguste aux Sévères9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée occidentale d'Auguste aux Sévères10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation, des Sévères à Constantin (192-337 apr. J.-C.)Pierre Carlier (1949-2011)Docteur ès lettres, il a été professeur d'histoire grecque à l'université Paris Ouest-Nanterre-La-Défense.
Décadence romaine ou Antiquité tardive ?Pour décrire les derniers siècles de l'Empire romain, Henri-Irénée Marrou oppose à l'idée de décadence celle, largement positive, d'Antiquité tardive. C'est en effet au cours de cette période que l'Europe lègue aux générations futures nombre des institutions sur lesquelles repose encore son histoire.Dans ce petit livre posthume, l'auteur a magistralement résumé ses longues années de recherche et de découvertes. Il propose une réflexion générale sur le passage de la Grèce classique à l'Europe moderne, en abordant des thèmes aussi divers que le rapport entre l'art païen et l'art chrétien, la grandeur de Byzance, le processus de christianisation.Henri-Irénée Marrou (1904-1977)Un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme, qui fut aussi critique musical sous le nom d'Henri Davenson. Il a notamment publié, au Seuil, L'Église de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme ("Points Sagesses", 2003).
Nouvelle histoire de l'Antiquité1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle, de Clisthène à Socrate3. Pierre Carlier, Le IVe Siècle grec, jusqu'à la mort d'Alexandre4. Pierre Cabanes, Le Monde hellénistique, de la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée5. Claude Vial, Les Grecs, de la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31 av. J.-C.)6. Agnès Rouveret, Rome avant l'impérialisme (à paraître)7. Jean-Michel David, La République romaine, de la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-31 av. J.-C.)8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident, d'Auguste aux Sévères9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée occidentale d'Auguste aux Sévères10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation, des Sévères à Constantin (192-337 apr. J.-C.)Jean-Claude PoursatAncien membre de l'École française d'Athènes, il est professeur honoraire d'archéologie et de civilisation antique à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand.
Nouvelle histoire de l'Antiquité1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique. Des origines à la fin du VIe siècle2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle. De Clisthène à Socrate3. Pierre Carlier, Le IVe Siècle grec. Jusqu'à la mort d'Alexandre4. Pierre Cabanes, Le Monde Hellénistique. De la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée (323-188 av. J.-C.)5. Claude Vial, Les Grecs. De la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31 av J.-C.)6. Agnès Rouveret, Rome avant l'impérialisme7. Jean-Michel David, La République romaine. Da la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-3 av. J-C.)8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident. D'Auguste aux Sévères (31 av. J.-C.-235 apr. J.-C.)9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d'Auguste aux Sévères10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation. Des Sévères à Constantin (192-337 apr. J.-C.)Maurice SartreProfesseur émérite d'histoire ancienne à l'université François-Rabelais de Tours, il est notamment l'auteur d' Histoires grecques (Seuil, « Points Histoire », 2009).Ajout d'un complément bibliographique (2014)
Histoire d'une démocratie : AthènesGrâce à une mise en valeur de la documentation archéologique, épigraphique et littéraire, on mesure le caractère original et exceptionnel d'Athènes dans l'ensemble de la Grèce ancienne.Après la grande crise sociale des débuts du VIe siècle, la démocratie s'est imposée à Athènes en s'accompagnant du développement d'une économie servile et de l'établissement d'un système d'échanges hégémonique. Quand les autres Grecs furent en mesure de secouer le joug athénien, la Cité, réduite à ses seules forces, devint une proie facile pour les Macédoniens.Cet ouvrage, dont la première édition date de 1971, reste une introduction magistrale à l'histoire d'Athènes.Claude MosséElle est aujourd'hui en France l'une des meilleures spécialistes de l'histoire grecque. Professeur émérite à l'université de Paris-VIII, elle est l'auteur de nombreux travaux d'histoire ancienne qui font autorité.
Concilier sciences sociales et création littéraire, c'est tenter d'écrire de manière plus libre, plus originale, plus juste, plus réflexive, non pour affaiblir la scientificité de la recherche, mais au contraire pour la renforcer. Réciproquement, la littérature est compatible avec la démarche des sciences sociales. Les écrits du réel - enquête, reportage, récit de vie, témoignage - concourent à l'intelligibilité du monde par la qualité de leur raisonnement. Des sciences sociales qui émeuves et captivent ? Une littérature qui produit de la connaissance ? Il y a là des perspectives nouvelles pour le siècle qui s'ouvre.
Il serait temps de nous défaire enfin de ce poncif du troubadour errant, la guitare au côté, égayant de ses ballades les longs loisirs des tristes châteaux gothiques. C'est à cette image conventionnelle et fade que Henri-Irénée Marrou entend substituer la véritable identité et histoire des troubadours, en analysant plus généralement la "renaissance" du XIIe siècle.C'est à cette époque, en pays d'Oc, que les troubadours ont inventé l'amour, le mot comme la chose. C'est l'idéal quasi mystique de l'amour courtois qu'ils célèbrent dans leurs chansons, amour humain bien réel qui se trouve cependant presque élevé à la dignité d'un culte.La première édition de cet ouvrage date de 1961.Henri-Irénéee Marrou (1904-1977) est un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme ; a notamment publié au Seuil, L'Eglise de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme (2003).
Stéphane Lebecq est professeur d'histoire médiévale à l'université de Lille III.
1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle2. Edmond Lévy, La Grèce au Ve siècle, de Clisthène à Socrate3. Pierre Carlier, Le IVe siècle grec, jusqu'à la mort d'Alexandre4. Pierre Cabanes, Le Monde hellénistique, de la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée (323-188)5. Claude Vial, Les Grecs de la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31)6. Agnès Rouveret, Rome avant l'impérialisme, à paraître7. Jean-Michel David, La République romaine, de la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-31)8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident, d'Auguste aux Sévères (31 av. J.-C.-235 apr. J.-C.)9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale, d'Auguste aux Sévères (31 av. J.C.-235 apr. J.-C.)10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation, des Sévères à Constantin (192-337)
Condamnée par la lecture gaulliste de l'histoire comme le " régime des partis ", parfois devenue ensuite une sorte de modèle dont il fallait honorer la mémoire afin de mieux se démarquer de l'ombre du Général, la IVe République demeure la " mal aimée " des Français. Fondée en partie sur l'ouverture progressive des archives et la multiplication des témoignages, cette étude se nourrit d'une approche à la fois compréhensive et connectée. Compréhensive car elle donne la parole aux acteurs. Connectée car elle met en relation des thématiques souvent séparées : dimensions internationale et nationale, réformes de structure et vie quotidienne, grands destins et vie des Français " ordinaires ". Jenny Raflik propose ainsi une lecture profondément renouvelée de ces années où s'invente la modernité. Maîtresse de conférences à l'université de Cergy-Pontoise, Jenny Raflik est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont deux sur cette même période : La Quatrième République et l'Alliance atlantique (PUR, 2014) et La Société française depuis 1945 (avec Ludivine Bantigny et Jean Vigreux, La Documentation Photographique, 2016).
Pour nos contemporains, la révolution industrielle est située en Angleterre au XVIIIe siècle. Jean Gimpel nous démontre qu'elle plonge ses racines au Moyen Âge, qui avait déjà révolutionné le monde du travail par le renouvellement des sources d'énergie et par l'invention technologique. C'est un autre Moyen Âge qui nous est ici conté – ni celui des croisades ni celui des troubadours – un Moyen Âge inattendu et longtemps inconnu. Une époque que Jean Gimpel n'hésite pas à comparer à la nôtre. Audacieux parallèle ou surprenante actualité ? Jean Gimpel (1918-1996) Historien des techniques, il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés en particulier au Moyen Âge. Préface de Nicolas Reveyron, professeur d'histoire de l'art et d'archéologie du Moyen Âge à l'université Lumière Lyon 2
Histoire de l'éducation dans l'Antiquité1. Le monde grec« L'éducation homérique, l'éducation spartiate, la pédérastie en tant qu'éducation, l'ancienne éducation athénienne, etc. Autant d'ensembles bien centrés sur un problème vivant. Rien de stéréotypé. Beaucoup de grosses questions abordées et, sinon résolues, du moins discutées avec pénétration. Pas de pédantisme. Un réel et solide savoir. Le constant souci de fournir au lecteur le moyen d'en vérifier les sources. D'un mot, un livre éclairant. Capital pour qui veut comprendre, en profondeur, les sociétés de l'Antiquité classique. »Lucien FebvreHenri-Irénée Marrou (1904-1977)Un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme, qui fut aussi critique musical sous le nom d'Henri Davenson. Il a notamment publié, au Seuil, L'Eglise de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme (2003).
Histoire économique de la France du XVIIIe siècle à nos jours 1Les travaux d'histoire quantitative permettent de mieux cerner les paradoxes de la croissance française. En contradiction avec le pessimisme des vues traditionnelles, ils suggèrent que l'économie française, loin de subir passivement certains handicaps permanents, a connu une alternance particulièrement contrastée entre des phases de grand dynamisme et de déclin relatif. L'histoire de ces retournements majeurs, échappant à toute périodicité rigide, est au coeur du présent ouvrage. Elle rappelle, au seuil de nouveaux temps difficiles, que rien n'est joué d'avance.Jean-Charles Asselain (1942-2013)Spécialiste de sciences économiques, historien et correspondant de l'Institut, il a été professeur de sciences économiques à l'université de Bordeaux-IV.
Histoire économique de la France du XVIIIe siècle à nos jours 2Les travaux d'histoire quantitative aident à mieux cerner les paradoxes de la croissance française. En contradiction avec le pessimisme des vues traditionnelles, ils suggèrent que l'économie française, loin de subir passivement certains handicaps permanents, a connu une alternance particulièrement contrastée entre des phases de grand dynamisme et de déclin relatif. L'histoire de ces retournements majeurs, échappant à toute périodicité rigide, est au coeur du présent ouvrage. Elle rappelle, au seuil de nouveaux temps difficiles, que rien n'est joué d'avance.Jean-Charles Asselain (1942-2013)Spécialiste de sciences économiques, historien et correspondant de l'Institut, il a été professeur de sciences économiques à l'université de Bordeaux-IV.
Histoire de l'éducation dans l'Antiquité2. Le monde romain« L'éducation homérique, l'éducation spartiate, la pédérastie en tant qu'éducation, l'ancienne éducation athénienne, etc. Autant d'ensembles bien centrés sur un problème vivant. Rien de stéréotypé. Beaucoup de grosses questions abordées et, sinon résolues, du moins discutées avec pénétration. Pas de pédantisme. Un réel et solide savoir. Le constant souci de fournir au lecteur le moyen d'en vérifier les sources. D'un mot, un livre éclairant. Capital pour qui veut comprendre, en profondeur, les sociétés de l'Antiquité classique. »Lucien FebvreHenri-Irénée Marrou (1904-1977)Un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme, qui fut aussi critique musical sous le nom d'Henri Davenson. Il a notamment publié, au Seuil, L'Eglise de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme (2003).
Monique Bourin-Derruau est professeur d'histoire du Moyen Age à l'université de Paris I-Sorbonne.
L'Église des premiers temps« En une suite de tableaux, de bilans doctrinaux, littéraires, le Père Daniélou montre très clairement comment les premières communautés chrétiennes s'enracinent dans le cadre de la pensée sémitique puis, peu à peu, s'hellénisent et aboutissent, au IIIe siècle, à l'épanouissement d'un premier humanisme chrétien, dont le représentant le plus caractéristique pourrait bien être Clément d'Alexandrie. »Michel Meslin, Esprit« Le Père Daniélou, comme on pouvait l'attendre de lui, développe avec prédilection les mouvements de pensée : judéo-christianisme, gnosticisme, marcionisme, doctrines romaines, écoles d'Alexandrie, sans négliger pour autant l'expansion chrétienne, l'organisation de l'Église, les persécutions. »Jean-Rémy Palanque, Revue d'histoire de l'Église de FranceJean Daniélou (1905-1974)Jésuite, professeur à la faculté de théologie de l'Institut catholique de Paris, le cardinal Daniélou était un spécialiste des origines chrétiennes, ainsi que de l'histoire comparée des religions.
"H.-I. Marrou décrit remarquablement ces formes populaires de piété qui se développent, ces nouvelles liturgies qui s'élaborent, ces nouvelles relations, au plan politique, qui se nouent entre les chrétiens et le pouvoir, bref l'éclosion de ces Christiana tempora, de certaines structures de chrétienté dont le Moyen Age gardera le souvenir nostalgique et souvent erroné."Michel Meslin, Esprit"Le soin qu'il met à décrire le cadre politico-social où se développera la vie de l'Eglise pendant le Bas-Empire, puis sous les Byzantins, la multiplication de cartes très opportunes, l'insistance mise sur la description des cérémonies du culte ou des formes de dévotion apportent autant de touches concrètes [...] Ce maître des études religieuses ne sacrifie point l'étude du mouvement des idées ni l'oeuvre de maîtres de la pensée chrétienne. Les péripéties de la crise arienne, les querelles christologiques des Ve et VIe siècles, les efforts des grands conciles, si souvent traversés par l'esprit de secte ou de domination, font l'objet de chapitres très solides et précis."André Latreille, Le MondeHenri-Irénée Marrou (1904-1977)Normalien, il soutient sa thèse en 1937 sur Saint Augustin et la Fin de la culture antique. Titulaire de la chaire d'histoire de la Sorbonne, archéologue, épigraphiste, musicologue et historien, il s'est imposé comme l'un de nos grands spécialistes de l'Antiquité.